Survie des nouvelles entreprises : davantage de facteurs favorables en Franche-Comté

De
Publié par

Parmi les entreprises créées en 1998 en Franche-Comté, près de sept sur dix franchissent le cap de la troisième année. La Franche-Comté se classe ainsi au 10è rang des régions françaises. Ce taux supérieur à celui de la France (64%) s'explique par la combinaison de facteurs favorables Dans la région, les créateurs sont plus diplômés, les reprises d'activité sont plus nombreuses que les créations pures et les capitaux investis au départ sont plus importants.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 8
Nombre de pages : 4
Voir plus Voir moins
Parmi les entreprises créées en 1998 en Franche-Comté, près de sept sur dix franchissent le cap de la troisième année La Franche-ème Comté se classe ainsi au 10 rang des régions françaises Ce taux supérieur à celui de la France (64%) sexplique par la combinaison de facteurs favorables Dans la région, les créateurs sont plus diplômés, les reprises dactivité sont plus nombreuses que les créations pures et les capitaux investis au départ sont plus importants
Nº 68 - JANViER 2004
Créations d'entreprises
n 1998, un peu plus de 3300 entreprises o n té t éc r é é e se n Franche-Comté Le taux de création dans la région est plus faible quen moyenne nationale (9,5% con-tre 11,3%) En revanche, près de 70% des entreprises ayant er vu le jour au 1semestre 1998 étaient encore actives en 2001, ce qui classe la Franche-ème Comté au 10rang des ré-gions françaises avec un taux de survie de plus de 5 points supérieur à la moyenne natio-nale La Franche-Comté se trouve a i n s id a n su n ep o s i t i o n moyenne bien loin des régions de plus grande taille, telles lÎle-de-France, Rhône-Alpes e tP r o v e n c e - A l p e s - C ô t e dAzur dans lesquelles les
créations dentreprises sont nombreuses mais dune durée de vie souvent limitée Les facteurs de survie dune entreprise dépendent prin-cipalement des caractéris-t i q u e sd el  e n t r e p r e n e u r ( a c t i v i t ép r o f e s s i o n n e l l e , diplôme,) et des condi-tions de démarrage (reprise ou création pure, aides pu-b l i q u e s ,c a p i t a ld ed é -part) Le taux de survie est supérieur en Franche-Comté parce que ces fac-teurs positifs sont plus sou-vent présents quau niveau national Le fait dexercer déjà une ac-tivité professionnelle avant de créer son entreprise constitue un atout majeur pour la sur-vie En Franche-Comté, le taux de survie passe de 77%
INSEE Franche-Comté -L'ESSENTiEL68 Nº
INSEE Franche-Comté -L'ESSENTiEL Nº68
pour un créateur ayant un emploi à 53% pour un chô-meur de longue durée Or, 55% des créateurs francs-comtois étaient actifs avant de devenir créateurs contre seulement 48% en France De plus, les ouvriers et les créa-teurs ayant exercé plusieurs ac-tivités présentent les meilleures chances de survie de lentre-prise à trois ans En Franche-Comté, les ouvriers créateurs sont particulièrement sur-repré-sentés : ils sont 22% dans la région contre 14% en France
Enfin, la possession dun di-entreprise reprise dispose déjà plôme reste un critère essen-dune structure propre, dun tiel pour la survie dune en-marché et dune clientèle En treprise Les entreprises crééesFranche-Comté, les reprises par des non-diplômés ont unsont sur-représentées Elles taux de survie plus faible queconcernent 26% des créations celles fondées par des person-c o n t r es e u l e m e n t1 8 %e n nes diplômées Pour celles-ci,France Cet écart contribue disposer dun diplôme techni-aussi à expliquer en grande que semble être une meilleurepartie la différence de survie garantie de survie comparati-des nouvelles entreprises en-vement à un diplôme densei-tre la France et la région gnement général Ainsi, lesP a ra i l l e u r s ,l  o b t e n t i o n entreprises créées par un dé-daides publiques (subven-tenteur de CAP / BEP ont untions, prêts, exonérations, taux de survie de 76% contreallègements de charges socia-43% pour celles créées parles) au démarrage de len-une personne titulaire duntreprise est assez importante DEUG Or, en Franche-Comté,dans la région: 36% des en-les créateurs sont plus sou-treprises en bénéficient con-vent détenteurs de tels diplô-tre seulement 25% au niveau mes techniquesnational Cepen-Des créateurs quau niveau na-dant, limpact de tional (53% con-francs-comtoisces aides est dif-tre 44%), et plusférent pour les mieux armés grâce à particulièrement personnesphysi-leur diplôme technique en ce qui con-ques et pour les cerne les CAP/BEP (33% con-personnes morales Pour les tre 26% en France)premières, le taux de survie à Dans certains secteurs spéci-trois ans passe de 61 à 72% fiques, des diplômes de ni-suivant lexistence ou non veau minimum Bac + 3 sontdune aide En revanche, pour toutefois nécessaires Ainsi,les personnes morales, le fait dans le secteur « santé-action-dobtenir une aide influe peu sociale », la plupart des nou-sur le taux de survie velles entreprises sont des ca-Ces aides ont des répercussions binets de médecins ou dinfir-fortes sur le taux de survie dans mières, alors que les créateurscertains secteurs tels lindus-dans les services aux particu-trie ou la construction : il aug-liers ont plus souvent un CAP/mente de plus de 15 points si BEP (on y retrouve, par exem-lentreprise est subventionnée ple, des coiffeurs)Or, en Franche-Comté, plus de La survie dune entreprise dé-la moitié des créations dans pend aussi fortement de sonces secteurs bénéficient type de création Les chancesdaides En revanche, pour le de survie des reprises dacti-commerce et les services aux vités existantes sont supérieu-entreprises, lexistence dune res à celles des créations pu-aide na quun effet très limité res (79% contre 66% au ni-sur la pérennité des entreprises veau régional) En effet, unecréées
E nc eq u i concerne les c a r a c t é r i s t i -ques propres de lentreprise, la sur-vie varie aussi selon les capitaux investis au démar-rage Le seuil discriminant semble être de 7622 euros (50 000francs) Le taux de survie dune entreprise passe de 59% pour un capital in-vesti de 3811 à 7622 euros (25 à 50 000 francs) à 98% pour un capital de départ de 38 112 à 76 224 euros (250 à 500000 francs) En Fran-che-Comté, 6 entreprises sur 10 ont un capital de départLes moyens engagés au démar-supérieur à ce seuil de 7 622rage de lentreprise dépendent euros (50 000 francs)fortement du type de création Dans la région, elles sontEn effet, la proportion de créa-plus nombreuses àtions dont le capital Un capital avoir un capital dede départ dépasse le départ élevé quenplus élevé quauseuil des 7 622 euros moyenne nationalesélève à plus de 90% niveau national La différence est vi-pour les personnes sible à partir de 15245 eurosmorales (elle nest que de 41% (100 000francs) :36% despour les personnes physiques) créations en Franche-ComtéDe plus, les personnes morales ont un capital supérieur con-sont plus souvent créées en Fran-tre seulement 30% au niveauche-Comté avec un capital élevé national quauniveau national : 53% des
entreprises créées ont un capital de départ supérieur à 15245 euros contre 41% en France Ceci est dailleurs légèrement plus visible pour les créations pures que pour les reprises : en effet, dans la région, plus du quart des entreprises créées ex-nihilo disposent de plus de 38 112euros (250 000 francs) au démarrage contre une sur cinq en France
PERSONNES PHYSIQUES / PERSONNES MORALES
A vec un taux de survie de 84%, les personnes morales connaissent de meilleures chances de survie que les per-sonnes physiques (62%) En effet, elles sont plus solides tant au niveau financier qu!au niveau du profil du créateur Même si en Franche-Comté, elles ne représentent que 34% des créations d!entreprises en 1998 (contre 44% en France), leur taux de survie est nettement supérieur à celui de la France (84% contre 72%) Là encore, la région profite de la conjonction de facteurs positifs :la part plus importante des reprises en Franche-Comté dans les personnes morales (26 contre 15%), le fait qu!elles soient plus aidées (38% contre 20%), la proportion plus forte de cadres et d!ouvriers, le fait que les créateurs soient plus souvent diplômés (5% de non diplômés contre 12%) et que les projets menés par des personnes morales en Franche-Comté ont souvent un capital de départ plus élevé qu!en France
INSEE Franche-Comté -L'ESSENTiEL Nº68
Dautres critères de survie,taux de survie régional est é g a l e m e n ti m p o r t a n t so n ten retrait par rapport au ni-été identifiés En revanche,veau national alors que pour ceux-ci ne sont pas plus pré-le second, il est de près de s e n t se nF r a n c h e - C o m t é10 points supérieur quen FranceDautre part, prendre des con-Lactivité choisie au départseils préalablement à la créa-joue un rôle sur la survie: tionjoue également sur la pé-ainsi dans la construction, lerennité de lentreprise nouvel-taux de survie estlement créée 51% Meilleure survie denviron 80%,des entrepreneurs alors quil nestdans la constructionfranc-comtois di-que de 60% danss e n ta v o i rc o n -que dans le commerce le commercesulté un ou des En France, parmi les activi-conseillers (en dehors des ban-tés les moins touchées parques et des guichets dimma-des cessations, on trouve letriculation) contre 45% en s e c t e u rd el  é d u c a t i o n -France s a n t é - a c t i o ns o c i a l e ,l aToutefois, la prise de conseils construction, les transportsdoit être supérieure à 5 heures et les activités immobiliè-pour être totalement efficace res À lopposé, le secteurOr dans ce cas, la part des le plus touché est celui duentreprises franc-comtoises commerce et de la répara-est la même quau niveau na-tion tional Les résultats francs-comtoisDe plus, il est très positif de se démarquent peu de la ten-suivre une formation particu-dance nationale, exceptionlière avant de créer une entre-faite des activités immobi-prise En Franche-Comté, 40% l i è r e se td e si n d u s t r i e sdes entrepreneurs en bénéfi-a g r o a l i m e n t a i r e s( I A A ) cient contre seulement 33% Pour ce premier secteur, leen France Cependant, on peut
INSEE Franche-Comté -L'ESSENTiEL68 Nº
SINE Le Système dInformation sur les Nouvelles Entreprises (SINE) a pour objectif de suivre pendant cinq ans les entreprises nées une même année, au moyen de trois enquêtes directes par voie postale" La première intervient dès les premiers mois de création, la seconde après trois ans dactivité et la troisième, cinq ans après la naissance" Cette étude utilise les résultats des deux premières interrogations réalisées en septembre 1998 et en septembre 2001 auprès dun échantillon dentreprises créées ou reprises au premier semestre 1998" Ces entreprises font partie des secteurs de lindustrie, de la construction, du commerce et des services, à lexclusion des activités financières et de lagriculture"
remarquer que ces formations bien que plus importantes dans notre région, sont le plus sou-vent imposées Ce qui peut être relié au niveau important des aides en Franche-Comté En effet, celles-ci sont accor-dées sous des contraintes de plus en plus fortes dont celles d  u ns u i v ip r é a l a b l ed e formationn Nathalie Piquerey
INSEEFranche-Comté « le Major » 83, rue de Dole BP 1997 25020 BESANÇON Cedex Tél : 03 81 41 61 61Fax : 03 81 41 61 99 www.insee.fr/fc
Directeur de la publication :Didier Blaizeau Rédacteur en chef :Lionel Espinasse Mise en page :Maurice Boguet Imprimerie :Éblé Besançon
Nº de CPPAP : 3 021 AD ISSN : 1248-2544 © INSEE 2004 dépôt légal : Janvier 2004
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.