Un premier trimestre exceptionnel pour l'emploi et l'activité industrielle ( Flash d'Octant n° 50)

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Au premier trimestre 2000, dans un contexte porteur tant sur le plan international que national, les entreprises de la région ont enregistré de bons résultats. L'industrie a conservé un rythme de production aussi soutenu qu'au trimestre précédent sous l'effet d'une demande intérieure ferme pour un début d'année mais surtout grâce à la reprise de la demande étrangère. L'investissement des ménages en maisons individuelles soutient toujours l'activité de la construction. Dans la région comme au niveau national, le premier trimestre s'est avéré propice à l'activité commerciale malgré un fléchissement en fin de trimestre. La situation de l'agriculture s'améliore sur le marché du porc et de l'œuf et les cours des principales productions bovines se maintiennent. Cette bonne tenue de l'activité se traduit par une croissance exceptionnelle de l'emploi (+ 0,8 % au premier trimestre 2000) et un recul du chômage plus accentué qu'au niveau national.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Un premier trimestre
exceptionnel pour l’emploi
et l’activité industrielle
Au premier trimestre 2000, dans un contexte porteur tant surNuméro 50
le plan international que national, les entreprises de la région
ont enregistré de bons résultats. L’industrie a conservé unJuillet 2000
rythme de production aussi soutenu qu’au trimestre
précédent sous l’effet d’une demande intérieure ferme pour
un début d’année mais surtout grâce à la reprise de la
demande étrangère. L’investissement des ménages en
maisons individuelles soutient toujours l’activité de la
construction. Dans la région comme au niveau national, le
premier trimestre s’est avéré propice à l’activité commerciale
malgré un fléchissement en fin de trimestre. La situation de
l’agriculture s’améliore sur le marché du porc et de l’oeuf et
les cours des principales productions bovines se
maintiennent.
Cette bonne tenue de l’activité se traduit par une croissance
exceptionnelle de l’emploi (+ 0,8 % au premier trimestre
2000)et un recul du chômage plus accentué qu’au niveau
national.
es chiffres d’affaires déclarés par les du dynamisme retrouvé des marchés à
entreprises bretonnes aux centres des l’exportation. Après avoir stagné de jan-Limpôts ont progressé de 9 % au pre- vier 1999 à septembre 1999, les expor-
mier trimestre 2000 par rapport à la même tations régionales ont accéléré au qua-
période de 1999. Pour faire face à la fer- trième trimestre 1999 et ont conservé
meté de la demande, les entreprises ont un rythme de progression soutenu au
accéléré leurs investissements. En té- premier trimestre 2000. Les statistiques
moigne les déductions de TVA pour immo- des Douanes font apparaître une pro-
bilisations qui ont progressé de 14,5 % par gression de 37,6 % des exportations par
rapport au premier trimestre 1999. L’activi- rapport au même trimestre de 1999. Les
té régionale a bénéficié d’une demande importations, quant à elles, ont augmen-
nationale toujours vigoureuse, mais aussi té de 28,3 % au cours de cette période.
ISSN 1276-972X - Code SAGE : FLASH5064 - Prix : 12 FFpagne de l’année précédente en raison des maient que l’activité s’intensifierait avant
mauvaises conditions climatiques des mois l’été pour répondre à la vigueur de la de-griculture de janvier et avril. Les cours fluctuent en mande.A
fonction de la demande mais sont globale- Le rythme de production accélèrerait dans
Amélioration sensible ment supérieurs à ceux du début d’année les biens d’équipement professionnel, les
1999. biens intermédiaires et l’agro-alimentaire.pour l’oeuf et le porc
La production d’endives est également L’industrie automobile maintiendrait un
Pour les producteurs de lait, le début orientée à la baisse dans un contexte de rythme de croissance soutenu. Seuls les
d’année 2000 se présente mieux que le dé- baisse des prix liée aux difficultés de com- biens de consommation courante reste-
but 1999. Les conditions météorologiques mercialisation. Les premières mises sur le raient en marge de ce mouvement ascen-
favorables ont permis une progression de la marché de pommes de terre primeurs s’ef- dant. L’industrie du cuir et de la chaussure
collecte de lait, la hausse sur les cinq pre- fectuent dans le même contexte de prix en et le textile-habillement souffriraient de
miers mois est de 0,6 % par rapport à la baisse. l’atonie de la demande.
même période de 1999. Sur les quatre pre-
miers mois de l’année, le prix du lait payé
au producteur est supérieur de 2,4%àson ndustrie onstruction
niveau de l’année passée. I C
Le marché de l’oeuf, après deux années
Un premier trimestre La demande de maisonsdifficiles, retrouve une certaine sérénité. Le
performant et de bonnescours moyen de l’oeuf s’est à nouveau raf- individuelles soutient le marché
fermi au début 2000. Le marché de l’oeuf perspectives
Sans atteindre le niveau record du débutbénéficie d’une demande intérieure sou-
d’année 1999, l’activité construction deL’activité industrielle régionale a faittenue et de débouchés en direction de
preuve de dynamisme au premier trimestre logements s’est avérée dynamique au dé-l’Allemagne et de l’Italie confrontée à des
but de l’année 2000. De janvier à mai,2000. C’est le meilleurproblèmes sanitaires. Les cours de la vo-
depuis 1989. Des marchés à l’exportation 8 598 nouveaux logements ont été com-laille de chair se redressent en début
mencés, ce qui représente une baisse ded’année notamment pour les dindes dont la en plein essor et une demande nationale
5,6 % par rapport à la même période deplus solide que prévu ont généré une acti-production continue de bénéficier des ef-
vité soutenue en début d’année. L’industrie 1999. Cette baisse traduit le fort repli desfets de l’épizootie du nord de l’Italie.
constructions de collectifs (-36 %), lesautomobile, les biens d’équipement profes-Le cours du porc déprimé en 1998 et 1999
sionnel et les biens intermédiaires ont lar- de maisons individuellesbaisse à nouveau en janvier pour s’ajuster
continuant à bénéficier de la fermeté de lagement contribué à l’expansion de l’activi-aux autres cours européens. Il se raffermit
té. L’électronique-téléphonie et l’industrie demande.par la suite. De janvier à mai 2000, le
Dans la région, 9 913 nouvelles autorisa-du caoutchouc-plastique, entre autres, ontcours moyen du porc sur le marché de Plé-
enregistré d’excellents résultats. La produc- tions de construire ont été délivrées aurin est en augmentation de 26,5 % par rap-
cours des cinq premiers mois de 2000. Cetion de biens de consommation couranteport à la même période de 1999 et les
s’est légèrement infléchie au premier tri- chiffre représente une augmentation deabattages de porcs se stabilisent.
9,5 % par rapport à la même période demestre mais est restée à un bon niveau, su-L’abattage de gros bovins a progressé de
périeur à la moyenne des dix dernières an- l’année précédente, et un écart de +30 %6,6 % sur les cinq premiers mois de
par rapport à la moyenne des onze derniè-nées. Dans l’industrie agro-alimentaire, lel’année. Les cours des principales produc-
ralentissement de l’activité, habituel en dé- res années. La demande des ménages entions bovines se maintiennent au même ni-
résidences principales ne se dément pas etveau que l’an passé. Seul le cours du jeune but d’année, s’est révélé de faible ampleur.
constitue le principal soutien du marchéDébut avril, les perspectives d’activité pourbovin s’apprécie de 3,5 % sur un an. Côté
le deuxième trimestre étaient favorables. de la contruction neuve. Les autorisationsveaux de boucherie, l’offre est restée supé-
de construire de maisons individuelles ontLes carnets de commandes étaient bienrieure à la demande en début d’année, se
garnis, atteignant un niveau inégalé depuis progressé de près de 14 % par rapport à latraduisant par un effritement des cours. La
même période de 1999. Dans le mêmeplus de dix ans.tendance s’est ensuite retournée, les cours
Les stocks étaient jugés proches de la nor- temps, les projets de logements collectifsse redressent à partir d’avril.
affichent une baisse voisine de 3 %.male. La demande apparaissait bienSur les quatre premiers mois de l’année
orientée tant dans sa composante intérieure La construction de locaux à usage profes-2000, la production de choux-fleurs est en
sionnel est bien orientée en débutqu’étrangère. Les chefs d’entreprise esti-baisse de plus de 9 % par rapport à la cam-
Cours du porc charcutier breton-classe E- Ensemble de l’industrie
(unité : centimes par kilo) Opinion sur la production (unité : soldes d’opinion)
2 INSEE Bretagne - Flash d'OCTANT n° 50 - Juillet 2000d’année. Sur les cinq premiers mois de de l’année mais reste supérieur à sa semble de la région avaient été meilleurs
l’année 2000, le nombre de m2 autorisés moyenne de longue période. que l’an dernier. En mai, le nombre de
augmente de près de 4 % par rapport à la L’opinion des détaillants sur leurs ventes nuitées enregistrées en Bretagne baisse de
même période de 1999. Les projets de est également très favorable depuis le dé- 15 % par rapport au mois de mai de l’an
construction de bâtiments industriels et de but de l’année même si elle fléchit légère- dernier. Force est de constater que cette
bureaux soutiennent le marché du secteur ment en mars-avril. En particulier, le com- baisse importante s’explique par de mau-
privé. L’investissement dans le secteur pu- merce non spécialisé à prédominance vaises conditions météorologiques, mais
blic est toujours orienté favorablement en alimentaire a bénéficié d’une activité dyna- aussi par le décalage des ponts de l’Ascen-
lien avec les réalisations prévues dans l’en- mique alors que l’activité du commerce sion et de la Pentecôte sur le mois de juin.
seignement et la reprise de l’investissement spécialisé perd de la vigueur. Cette conjonction de facteurs défavorables
des collectivités locales. En Bretagne, les enquêtes de conjoncture empêche pour le moment de mesurer le
La bonne santé du secteur suscite chez les réalisées par la Banque de France confir- réel impact de la marée noire sur la fré-
professionnels du bâtiment un optimisme ment que l’activité du commerce de détail quentation touristique. Il est à noter que la
sans faille qui dure depuis deux ans. Lors est en hausse en janvier-février par rapport fréquentation des clientèles française et
de l’enquête de conjoncture réalisée en à la même période de 1999. En mars-avril, étrangère baisse dans les mêmes propor-
avril, les entrepreneurs jugeaient très favo- l’activité s’infléchit en raison du ralentisse- tions. La moindre baisse des taux d’occu-
rablement leur activité passée et à venir. Ils ment saisonnier de la demande dans les pation (-6 %) laisse penser que la clientèle
disposaient de carnets de commandes très principaux secteurs. Cependant, cela ne re- de groupe a particulièrement fait défaut à
étoffés qui devraient leur assurer en met pas en cause la tendance à la hausse la région au mois de mai.
moyenne 5,3 mois de travail par salarié mesurée à un an d’intervalle. Les trois départements des Côtes-d’Armor,
contre 4,5 mois un an plus tôt. En corol- Les dépenses des ménages en automobiles du Finistère et du Morbihan subissent une
laire du développement de l’activité, les sont restées soutenues au début d’année baisse du nombre de nuitées de l’ordre de
difficultés de recrutement en ouvriers qua- 2000. De janvier à mai, 36 740 nouvelles 20 %. L’Ille-et-Vilaine dont la fréquenta-
lifiés s’amplifient au fil du temps ; ce qui voitures particulières et commerciales ont tion hôtelière est moins dépendante du fait
pourrait accroître les délais de réalisation, été immatriculées en Bretagne, ce qui re- touristique connaît elle aussi une baisse du
voire à terme freiner la progression de l’ac- présente une progression de 8,8 % par rap- nombre de ces nuitées, mais elle est beau-
tivité. port à la même période de 1999. Cette coup moins significative, aux alentours de
croissance du marché est toutefois infé- 5 %.
rieure à celle du marché national qui a
progressé de plus de 10 % depuis le débutonsommationC de l’année. Au mois de mai, en particulier, mploi-marchéEle marché national s’est envolé puisque lesCommerce
ventes de voitures neuves ont augmenté du travail
de 32 % par rapport à mai 1999.Dynamisme de l’activité
Progression de l’emploi salariécommerciale
privé non agricole hors intérimôtellerieFrance entière, la consommation des mé- de 0,8 % au premier trimestreH
nages a progressé en début d’année 2000,
stimulée par un climat de confiance favora- La saison estivale Avec 0,8 % d’augmentation, l’emploi sala-
blement orienté, en phase avec la progres- rié privé non agricole -hors intérim- a pro-commence mal
sion de l’emploi et la baisse du chômage. gressé de façon exceptionnelle au cours
L’indicateur résumé d’opinion des ména- De janvier à mai 2000, un peu plus de 1,9 du 1er trimestre 2000. Ainsi, entre mars
ges, reflet de leur moral, se situe à un haut millions de nuitées ont été enregistrées 1999 et mars 2000, la Bretagne compte
niveau depuis le début de l’année. dans les hôtels de la région, ce qui repré- 25 000 emplois supplémentaires, ce qui
Les enquêtes de conjoncture réalisées au représente une augmentation de 4,5 %.sente une baisse de 0,7 % par rapport à la
niveau national révèlent que l’appréciation même période de 1999. Ce léger repli de L’essentiel des créations d’emplois concer-
des grossistes sur le volume de leurs ventes nent le secteur tertiaire (+5,2 % soitla fréquentation hôtelière est imputable au
est en nette amélioration par rapport au dé- seul mois de mai qui s’est révélé particuliè- 17 000 emplois). Ainsi, bénéficiant de la
but d’année 1999. Selon les négociants, le forte consommation des ménages, le com-rement médiocre, alors que les quatre pre-
volume des ventes fléchit depuis le début miers mois de l’année 2000 pour l’en- merce affiche une hausse de 5,2 %. Les
Nombre de logements neufs autorisés Immatriculations de voitures neuves en Bretagne
en Bretagne (unité : 1 logement) particulières et commerciales (unité : 1 voiture)
INSEE Bretagne - Flash d'OCTANT n° 50 - Juillet 2000 3services aux entreprises (hors intérim) crois- d’emploi. Au 31 mai, 12 789 jeunes de INSEE BRETAGNE
sent une nouvelle fois très fortement moins de 25 ans étaient inscrits à l’ANPE 36, place du Colombier
(+ 6,7 %). soit près de 4 000 de moins qu’en mai CS 94439
La hausse est également remarquable dans 1999. Sur les douze derniers mois, le 35082 RENNES Cédex
le secteur de la construction qui continue à nombre de jeunes au chômage diminue de Tél. : 02 99 29 33 33
Fax : 02 99 29 33 90profiter de la conjoncture favorable 23,7 % dans la région et de 23 % France
(+ 5,2 %). entière.
DirecteurDans l’industrie, les effectifs augmentent très La baisse du chômage de longue durée
de la Publication :sensiblement (+ 3 %). Les deux secteurs les initiée en fin d’année 1998 se poursuit. Fin
Jean-Jacques MALPOT
plus dynamiques sont les industries agro-ali- mai 2000, le nombre de chômeurs de
mentaires et les biens intermédiaires. longue durées’élève à 32 733, soit 23 % de Rédactrice en chef :
Dans l’automobile, la reprise des embau- moins qu’un an plus tôt. Micheline TESSIER
ches constatées au cours de l’année 1999 Le chômage des femmes régresse moins ra-
s’intensifie. pidement toutefois que celui des hommes. Composition :
Dans ce contexte dynamique, le chômage Fin mai, en Bretagne les femmes à la re- Jean Paul MER
s’inscrit toujours à la baisse. Fin mai 2000, cherche d’un emploi représentent 54,5 %
Note rédigée par :89 435 demandeurs d’emploi de catégorie 1 des inscrits à l’ANPE contre 51,8 % France
Marie-Paule LE BRISétaient inscrits à l’ANPE (en données bru- entière.
Monique LE CAMtes). Sur un an, entre mai 1999 et mai 2000, A la fin du premier trimestre 2000, le taux
Frédéric TARDIEU
le nombre de demandeurs d’emploi de caté- de chômage au sens du Bureau International
gorie 1 a reculé de 19,3 % dans la région, du Travail s’élève à 9,4 % en Bretagne Pour tout
soit deux points de mieux qu’au niveau na- contre 10,0 % France entière. renseignement :
tional. Bureau d’information
Le repli du chômage continue de favoriser Tél. : 02 99 29 33 66
plus particulièrement les jeunes demandeurs Rédaction achevée le 6 juillet 2000
1
Contexte national et contexte international
Plein régime
L’élément le plus marquant de la situation conjoncturelle cas des échanges extérieurs, la même vigueur caractéri-
française est la persistance d’une demande intérieure trèsvi- sant les importations et les exportations. Par contre, la
goureuse. Elle est le reflet d’anticipations très optimistes des contribution de l’investissement tend à s’accroître. Une
entreprises comme des ménages. A cette vigueur de la de- des caractéristiques de la reprise actuelle est en effet, en
mande intérieure vient s’ajouter le dynamisme des exporta- réponse à la vigueur de la demande anticipée, un renfor-
tions : celles-ci croissent depuis le printemps 1999 à un cement de l’offre à partir d’une forte augmentation des
rythme de 10 % l’an. moyens de production. Ainsi le taux d’investissement, en
Il est toutefois vraisemblable que l’environnement interna- vif redressement depuis la mi-1997, retrouvera à la fin de
tional de la zone euro a passé son pic d’activité, en raison cette année le niveau record atteint dix ans plus tôtau
du resserrement progressif des politiques monétaires. Le ra- sommet du cycle précédent. L’emploi évoluerait de façon
lentissement de l’économie américaine est engagé,même tout aussi exceptionnelle : plus de 500 000 postes de tra-
s’il n’est pas sûr que l’infléchissement récent de la demande vail seraient créés en 2000. Le taux de chômage ne de-
ne soit pas suivi de signaux contraires. Un atterrissage brutal vrait que légèrement excéder 9 % à la fin de cette année.
est toujours possible. A l’inverse, la croissance dans la zone La contrepartie de la croissance actuelle, qui permettrait
euro tend plutôt à se raffermir encore, avec une accélération une progression du PIB de 3,5% en moyenne annuelle,
en Allemagne et peut-être en Italie, ces deux pays pouvant est le développement de tensions. Celles-ci ne constitue-
retrouver une consommation des ménages plus vigoureuse. raient pas cette année, sauf pour quelques branches dont
Le rééquilibrage entre la croissance européenne et la crois- la construction, un frein à l’activité. Ainsi, dans l’in-
sance américaine est ainsi en cours. dustrie, le taux d’utilisation des capacités de production
En France, la progression du PIB au premier trimestre serait encore à l’hiver un point en deçà du maximum de
semble davantage le reflet d’une faiblesse temporaire de la fin des années 1980. L’inflation sous-jacente se re-
l’offre au tournant de l’année que d’une inflexion de la ten- dresse lentement. Le glissement annuel des prix à la
dance sous-jacente de la croissance en France. Celle-ci est consommation, dont la remontée reflète essentiellement
en effet nettement supérieure à 3 %. De fait, l’économie la hausse de l’inflation importée, se maintiendrait au-des-
française se situe dans la quatrième annéed’une phase sus de 1,5 % sur la majeure partie de l’année. Sous l’hy-
d’expansion dont on n’entrevoit pas le terme. Le contexte pothèse d’une stabilisation du cours du pétrole à 25 dol-
monétaire et budgétaire reste favorable. L’augmentation des lar le baril, il s’infléchirait en décembre, revenant à
revenus d’activité assure la progression de la consommation 1,2 %.
malgré la légère remontéedel’inflation. La reconstitution
des stocks, normale dans cette phase du cycle, devrait ap-
(1) résumé de la note nationale de l’INSEE diffusée le 7 juillet 2000.porter une contribution à la croissance. Ce ne serait pas le
4 INSEE Bretagne - Flash d'OCTANT n° 50 - Juillet 2000

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