Vie des entreprises : Les créations continuent de baisser en 2000

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Spécificité industrielle et forte représentation des grands établissements font de la Haute-Normandie une région où la densité de l'appareil productif est assez faible. Le taux de création d'entreprises de la région reste inférieur au taux national et se place au 16ème rang des régions françaises. La proportion de reprises est nettement plus élevée qu'ailleurs. En ce qui concerne les défaillances, la Haute-Normandie se situe dans la moyenne nationale. Les transports et l'hôtellerie-restauration semblent cependant être des secteurs un peu plus fragiles. Lire l'article pages 4 et 5
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 10 - décembre 2001
Lettre
statistique
et
économique
de Haute-Normandie
UN ÉTRANGER N’EST PAS
LES ÉTRANGERS EN HAUTE-NORMANDIEUN IMMIGRÉ,
UN IMMIGRÉ N’EST PAS
FORCÉMENT UN ÉTRANGER Une population citadine qui vieillit
et se féminiseDans ce numéro, l’Insee parle des étrangers
et non des immigrés. Ce sont deux catégories
Marie-Claude COLLETde population définies assez différemment.
Un étranger est une personne résidant en
France et qui posséde une nationalité autre
que française : jusque là, c’est assez simple.
Le nombre d’étrangers a baisséEn 1999, la Haute-NormandieUn immigré est aussi une personne résidant
depuis dix ans, en Haute-Normandie,
en France, qui posséde également la nationa- compte près de 56 600
comme dans l’ensemble de la métropole.
lité étrangère mais qui est née à l’étranger. Il
étrangers, soit 2,7% de la Toutefois, la baisse a été plus forte en
faut y ajouter les étrangers nés à
Haute-Normandie (-13,8%) que danspopulation totale. Lesmais qui sont devenus Français par
l’ensemble de la France (-9,3%).
acquisition. Marocains, les Algériens et les La baisse de la part d’étrangers dans
On peut donc dire que de nombreux immi- Portugais en représentent un la population totale a été un peu plus
grés sont des Français (par acquisition). Cer-
élevée dans l’Eure qu’en Seine-Mari-peu plus de la moitié. Au courstains sont Français depuis peu de temps ;
time ; cette part reste cependant légère-
d’autres le sont depuis 40 ou 50 ans. Dans la des dix dernières années, la
ment supérieure dans l’Eure.
mesure où ils sont nés à l’étranger de natio- population étrangère a vieilli et Les cinq principales nationalités pré-nalité étrangère, ils resteront des immigrés
sentes en Haute-Normandie représens’est féminisée. Elle est moins -toute leur vie. Les enfants nés en France de
tent 67,2% des étrangers de la région.parents immigrés ne font pas partie de la po- diplômée et davantage touchée
Toutes ces communautés ont vu leurpulation immigrée.
par le chômage que le reste de
effectif diminuer, en particulier les SénéIl est important pour un analyste d’avoir en -
la population haut-normande. galais (-26,5%). Les Marocains, Algétête ces définitions car, dans bien des cas, il -
peut être trompeur de considérer dans nos riens et Portugais ont globalement
études un étranger qui vient d’arriver sur le n 1999, on a recensé 56 556 “perdu” 5 000 personnes depuis 1990
sol français de la même manière qu’un Fran Eétrangers, soit 2,7% de la popula- - (soit 17%), mais restent encore majoritai-
çais par acquisition arrivé depuis longtemps tion totale de la région. C’est moitié res. En revanche, le nombre de Turcs a
en France. moins que la moyenne nationale qui est peu reculé (-3,7%).
de 5,6%. Cette proportion place la Dans le même temps, le nombre de
Jean LEMATTRE Haute-Normandie au 18e rang des ré- ressortissants européens a également
Chef du service des études et de la diffusion gions, loin derrière l’Ile-de-France baissé. C’est le cas pour les Italiens, les
(11,9%), la Corse (9,9%), l’Alsace Espagnols et les Belges par exemple. A
(7,4%), Rhône-Alpes (6,5%), ou encore l’inverse, on a recensé un peu plus de Bri-
Provence-Alpes-Côte d’Azur (6,3%). tanniques et d’Allemands qu’ilyadix ans.S O MM A IRE
LES DIX PRINCIPALES NATIONALITÉS EN HAUTE-NORMANDIE
POPULATION
Évolution 1990/1999
LES ÉTRANGERS EN HAUTE-NORMANDIE 1999 Haute-Normandie
Une population citadine qui vieillit Nationalité
Seine- Haute-
et se féminise. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Eure Maritime Normandie Part en % Nombre %
Marocains 2 508 6 374 8 882 18,4 -1 359 -13,3
ENTREPRISES Algériens 1 677 6 911 8 588 17,8 -2 013 -19,0
VIE DES Portugais 2 787 4 570 7 357 15,2 -1 703 -18,8
Les créations continuent de baisser en 2000 . . 4 Sénégalais 1 170 2 880 4 050 8,4 -1 463 -26,5
Turcs 1 976 1 612 3 588 7,4 -136 -3,7
ANALYSES CONJONCTURELLES Tunisiens 378 1 311 1 689 3,5 -1 071 -38,8
LA CONJONCTURE EN HAUTE-NORMANDIE Italiens 423 954 1 377 2,9 -323 -19,0
AU 3E TRIMESTRE 2001
Espagnols 468 675 1 143 2,4 -197 -14,7La baisse d’activité dans l’industrie
Congolais 404 708 1 112 2,3 488 78,2se confirme. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
Britanniques 341 737 1 078 2,2 270 33,4
Source : INSEE - Recensements de la population 1990 et 1999 - exploitation principale Unités : étranger, %
POPULATIONfemmes en 1990, 45% en 1999.
Il existe toutefois des différences selon
les nationalités, toutes n’ayant pas été
concernées par ce mouvement de fémini-
sation. Certaines d’entre elles sont encore
très “masculines” : six algériens ou tuni-
siens sur dix sont des hommes (la part des
femmes n’a progressé que de 0,3% entre
1990 et 1999). Chez les Portugais, la part
des hommes a même légèrement aug-
menté (passant de 55 à 57%). Les femmes
marocaines, par contre, sont plus nom-
breuses et représentent maintenant 45%
de la population marocaine installée dans
la région.
En ce qui concerne les ressortis-
sants européens, quoique moins repré-
sentés, on observe une plus grande
parité hommes-femmes.
UNE POPULATION PLUS ÂGÉE
QU’IL Y A DIX ANS
En 1999, la structure par âge de la
population étrangère se caractérise par
un poids élevé des populations “d’âge
actif” (25 à 59 ans).
Seulement 26% des étrangers ont
moins de 25 ans, contre 32% pour les
Français. De même, la part des plus de
60 ans est moins élevée que dans la po-
pulation de nationalité française.
En 1990, la population étrangère
vivant en Haute-Normandie était plus
jeune (41% avaient moins de 25 ans). La
UNE PRÉSENCE ÉTRANGÈRE PLUS politique de fermeture des frontières,dans les communes appartenant à
FORTE EN MILIEU URBAIN mise en place par les gouvernementsl’espace à dominante rurale : un peu
successifs depuis le début des annéesplus de 1% de la population de ces
83% des étrangers résident dans 1990, a limité les entrées sur le territoire.communes.
des communes appartenant à un pôle Ces mesures ont contribué au vieillisse-
urbain, et plus particulièrement dans
celles situées dans la vallée de la LA POPULATION
RÉPARTITION DE LA POPULATION PAR ÂGE EN 1999
Seine. On recense plus de la moitié ÉTRANGÈRE
35
Françaisdes étrangers de la région dans les SE FÉMINISE
Étrangers
30deux plus grosses unités urbaines,
La présence étrangère féavec une forte concentration dans les - 25
minine est légèrement plusvilles-centres (les villes de Rouen et
20
faible en Haute-Normandiedu Havre abritent près d’un tiers des
15(45%) que dans l’ensembleétrangers haut-normands). Par contre,
de la métropole (47%). 10si l’on considère la proportion d’étran-
Mais la diminution dugers dans la population totale, c’est 5
nombre d’étrangers est surdans les agglomérations de l’Eure que -
0
tout le fait des hommesl’on observe les parts les plus élevées :
de0à14ans de 15à24ans de 25à39ans de 40à59ans 60 ans et plus(-17,1%), ce qui a eu pourVernon, avec 8,9%, mais aussi Évreux
conséquence de féminiser laet Louviers qui dépasse les 6%.
Source : INSEE - Recensement de la population 1999 Unité : % de la population totale
population étrangère : 43% deLa présence étrangère est plus faible
2 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 10 - Décembre 2001ment de la population étrangère. étrangers âgés de 25 à 59 ans (âge où, féminin qui accentue le taux de chômage
De plus, il est probable qu’après avoir globalement, on enregistre la plus forte des étrangers : 29,3% des hommes étran-
vécu et travaillé trente ou quarante ans activité) ont des taux d’activité peu éloi gers sont à la recherche d’un emploi, contre-
en France, beaucoup choisissent de ne gnés de ceux des Français (87,4% contre 43,2% pour les femmes avec, là encore,
pas retourner dans leur pays d’origine. 93,1%), mais légèrement plus faibles. des différences notables entre les nationali-
C’est une des raisons pour laquelle au Cette différence s’explique par une pro tés. Chez les Portugais, par exemple, l’écart- -
jourd’hui, en Haute-Normandie, plus de portion non négligeable d’hommes étran entre les hommes et les femmes (13% et-
14% des étrangers ont plus de 60 ans. Ils gers poursuivant des études après 25 ans. 19%) n’est pas très important. Par contre,
étaient environ 8% en 1990. Contrairement à la population mas on trouve, en proportion, presque deux fois-
culine, on note des différences selon la plus de chômeuses que de chômeurs chez
nationalité des femmes : 77,7% des les Sénégalais.
LA TAILLE DES MÉNAGES DIMINUE, femmes françaises de cette tranche
CELLE DES LOGEMENTS AUGMENTE d’âge sont actives, contre 51,7% pour
les étrangères. Pour ces dernières, une MOINS DE DIPLÔMÉS
Le nombre moyen de personnes par CHEZ LES ÉTRANGERSanalyse des taux par pays d’origine
ménage étranger est bien plus élevé que montre des écarts importants.
En Haute-Normandie, les étrangerscelui des ménages français (3,65 contre La proportion de femmes actives va
sont moins diplômés que les Français. En2,46). Cependant, si en Haute-Nor- d’environ une sur trois pour les Marocai-
1999, 48,4% des étrangers ont déclaré nemandie, la taille moyenne des ménages nes ou les Turques jusqu’à sept sur dix
posséder aucun diplôme, contre 24% desa globalement baissé de 0,2 depuis pour les Congolaises ou les Portugaises.
Français. Cependant, les étrangers des1990, c’est aussi le fait des ménages Plus généralement, les femmes étrangè-
pays d’Europe sont moins nombreux àétrangers (3,65 contre 3,88 ilyadix ans). res ont un taux d’activité plus élevé si elles
n’avoir aucun bagage scolaire (40,7%), par
RÉPARTITION DE LA POPULATION EN HAUTE-NORMANDIE PAR NATIONALITÉ EN 1990
opposition aux étrangers originaires des
Français Étrangers
autres pays (51,7%)Ensemble De naissance Par acquisition Total CEE Autres Total
Ensemble 1 737 907 1 658 795 22 556 1 681 351 14 780 41 776 56 556
Hommes 848 885 806 075 10 532 816 607 8 354 23 924 32 278
Femmes 889 022 852 720 12 024 864 744 6 426 17 852 24 278
Source : INSEE - Recensements de la population 1990 et 1999 - exploitation principale Unité : habitant POPULATION ÉTRANGÈRE,
POPULATION IMMIGRÉE
RÉPARTITION DE LA POPULATION EN HAUTE-NORMANDIE PAR NATIONALITÉ EN 1999
Français Étrangers
La population étrangère est différente de la
Ensemble De naissance Par acquisition Total CEE Autres Total population immigrée :
Ensemble 1 780 439 1 699 395 32 765 1 732 160 13 396 34 883 48 279
La notion de population étrangère est fondée
Hommes 865 983 823 046 16 175 839 221 7 472 19 290 26 762 sur le seul critère de nationalité : toute per-
Femmes 914 456 876 349 16 590 892 939 5 924 15 593 21 517
sonne résidant en France ayant déclaré au re-
Source : INSEE - Recensements de la population 1990 et 1999 - exploitation principale Unité : habitant censement une nationalité autre que la
nationalité française est considérée comme
En 1990, 35% des ménages étran sont originaires d’un pays européen (67%- étrangère.
Un immigré est une personne née étrangère àgers comptaient cinq personnes et plus ; contre 46% pour les non européennes).
l’étranger. Après quelques années, certains
ils ne sont plus que 30% en 1999 (contre Les étrangers sont plus touchés par
immigrés peuvent devenir Français par acqui-
8% seulement des ménages français). le chômage que l’ensemble de la popula- sition, les autres rester étrangers.
La population immigrée est donc plus impor-Les ménages étrangers sont moins tion (33,8% contre 14,6%). Là aussi, la si-
tante que celles des étrangers : 3,5% de la po-
souvent propriétaires de leur logement tuation est différente en fonction de leur
pulation régionale, contre 2,7% pour les seuls
(28,4%) que les ménages français origine : le taux de chômage des ressor étrangers. Elle a augmenté de 3,8% entre 1990-
et 1999.(53,7%), mais un peu plus qu’ilyadix tissants de l’union européenne est iden-
ans (25,3%). De plus, ils occupent des lo tique à celui des Français de naissance- Immigrés
62 832gements un peu plus spacieux qu’avant : (de l’ordre de 14%), par opposition aux
Etrangers
3,8 pièces par logement en moyenne en Français par acquisition qui sont plus 48 279
1999, contre 3,7 en 1990. souvent sans emploi (21,5%). Les étran-
gers non européens, quant à eux, accu-
sent un taux de chômage de 43%.
UN TAUX DE CHÔMAGE ÉLEVÉ, Cependant, il existe des écarts impor-
SURTOUT POUR LES FEMMES tants entre les nationalités : 14% pour les
Italiens, 15% pour les Portugais, mais
Si le taux d’activité des étrangers est plus de 40% pour les Marocains, les Etrangers
Français parnés en Franceplus faible que celui de l’ensemble de la Algériens ou les Tunisiens. On atteint acquisitionEtrangers7 489
nés à l’étrangernés à l’étrangerpopulation, c’est surtout le fait de la po même 54% pour les Congolais.- 22 04240 790
pulation féminine. En effet, les hommes Mais c’est surtout le taux de chômage
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 10 - Décembre 2001 3VIE DES ENTREPRISES
Les créations continuent de baisser en 2000
André BOHL
Spécificité industrielle et forte LES CRÉATIONS D’ENTREPRISES EN 2000
Eure Seine-Maritime Haute-Normandie Francereprésentation des grands
Nombre % Nombre % Nombre % Nombre %
établissements font de la Créations pures 981 57,8 1 860 54,8 2 841 55,8 176 754 65,0
Réactivations 369 21,7 684 20,2 1 053 20,7 53 666 19,7Haute-Normandie une région où
Reprises 347 20,5 847 25,0 1 194 23,5 41 652 15,3
Ensemble 1 697 100,0 3 391 100,0 5 088 100,0 272 072 100,0la densité de l’appareil productif
Source : INSEE - Fichier DEMO/SIRENE Unités : création, %
est assez faible. Le taux de Champ : industrie, commerce, services marchands hors agriculture et activités financières
création d’entreprises de la
TAUX DE CRÉATION D’ENTREPRISES PAR RÉGION EN 2000région reste inférieur au taux
Languedoc-Roussillonnational et se place au 16e rang
Corse
Provence-Alpes-Côte d’Azurdes régions françaises. La
Aquitaine
Ile-de-Franceproportion de reprises est
France
nettement plus élevée Midi-Pyrénées
Pays-de-Loire
qu’ailleurs. Rhône-Alpes
Lorraine
En ce qui concerne les Bretagne
Basse-Normandiedéfaillances, la
Alsace
Poitou-CharentesHaute-Normandie se situe dans
Nord-Pas-de-Calais
Franche-Comtéla moyenne nationale. Les
Haute-Normandie
transports et Picardie
Centre
l’hôtellerie-restauration Champagne-Ardenne
Auvergnesemblent cependant être des
Bourgogne
Limousinsecteurs un peu plus fragiles.
0 246 8 10 12 14 16
e tissu productif haut-normand est Source : INSEE Unité : %
Lassez peu dense si on le compare
point de vue, la région se place au 16e faiblesse de la création pure, notammentà celui de l’Hexagone. En 2000, la région
rang des régions françaises, derrière le dans les services. Les entreprisescompte en effet un peu moins de 51 000
Nord-Pas-de-Calais ou la Franche-Comté, créées de toutes pièces ne représentententreprises, soit 29 entreprises pour
autres régions industrielles. que 55% des créations (65% en France)1 000 habitants. En France, ce rapport
Depuis une dizaine d’années, la créa et le taux de création pure n’est que de-est de 46 entreprises pour 1 000 habi-
tion d’entreprise est tendanciellement en 5,6% contre 7,4% en France. Le déficittants. Cette faible densité de l’appareil
baisse tant en France qu’en Haute-Nor observé peut s’expliquer en partie par la-productif est à rattacher à la forte repré-
mandie. Ce mouvement, nettement plus structure de l’appareil productif. La taillesentation des grands établissements et à
accentué dans la région, s’est poursuivi des établissements et leur poids écono-la spécificité industrielle de la région
en 2000 (-3,9%) alors qu’une légère re mique constituent probablement une bar- -(production automobile, raffineries, phar-
prise (+1,2%) est apparue au niveau na rière à l’entrée pour les tout nouveaux-macie ou production d’électricité).
tional. Il est principalement lié à la entrepreneurs. En outre, la proportion deAvec près de 5 100 entreprises
créées en 2000, le tissu économique
LA CRÉATION D’ENTREPRISE PAR EFFECTIF SALARIÉ AU DEMARRAGE EN 2000 EN HAUTE-NORMANDIE
s’est renouvelé au même rythme que les
Créations pures Reprises Réactivations Ensemble
années précédentes, soit 10%. La crois- Effectif salarié Répartition Répartition Répartition Répartition
au démarrage Nombre en % Nombre en % Nombre en % Nombre en %sance économique n’a pas beaucoup sti-
Pas de salarié 2 401 84,5 586 49,1 894 84,9 3 881 76,3mulé la création d’entreprise. Il est
Un à deux salariés 325 11,4 317 26,5 109 10,4 751 14,8
possible en outre que l’amélioration du
Trois à cinq salariés 69 2,4 170 14,2 36 3,4 275 5,4
marché de l’emploi ait moins poussé les Six à neuf salariés 27 1,0 64 5,4 8 0,8 99 1,9
chômeurs à créer leur propre structure. Dix salariés et plus 19 0,7 57 4,8 6 0,6 82 1,6
Ensemble 2 841 100,0 1 194 100,0 1 053 100,0 5 088 100,0Le taux de création reste inférieur à celui
Source : INSEE - Fichier DEMO/SIRENE Unités : entreprise, %observé dans l’hexagone (11,4%). De ce
Champ : industrie, commerce, services marchands hors agriculture et activités financières
4 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 10 - Décembre 2001
ENTREPRISESreprises d’entreprises déjà existantes les défaillances d’entreprises ont éga- NOUS AVONS LU POUR VOUSNOUS AVONS LU POUR VOUS
(23% des créations) est nettement plus lement diminué (780 contre 930 en
élevée dans la région qu’en France où 1999), suivant la tendance observée QUELLE POPULATION À L’HORIZON 2030 ?
elles ne représentent que 15% des créa depuis cinq ans. Elles concernent tou- - En 2030, si les tendances observées au cours des
tions. Cette forte part des reprises est le jours principalement les activités com- périodes récentes se maintiennent, la population mé-
tropolitaine devrait augmenter pour atteindre 63,9 mil-reflet d’un moindre dynamisme du tissu merciales, la construction et
lions de personnes contre 58,7 millions actuellement.
productif qui se répercute sur la création l’hôtellerie-restauration. Cela étant, les
La population continuerait à se concentrer dans le
d’emplois supplémentaires. Ainsi, en entreprises haut-normandes, prises sud du pays et diminuerait dans une large bande allant
du quart nord-est jusqu’au Massif central.2000, le nombre d’emplois créés ou sau dans leur ensemble, ne sont pas plus-
Toutes les régions devraient être concernées par levegardés (4 740 emplois ) a baissé de plus défaillantes qu’en moyenne. Ainsi, le
vieillissement de la population. L’Ile-de-France devien-
de 20%. Parmi ceux-ci, seulement 1 130 taux de défaillance régional est drait la région la plus jeune de l’hexagone ; le Limou-
ont été générés par les créations ex-nihilo conforme à celui observé en France sin, la plus âgée.
Actuellement, la Haute-Normandie fait partie deset sont donc réellement nouveaux. (1,6%). L’analyse par secteur montre
régions les plus jeunes et les plus fécondes et devrait
que seuls les transports et l’hôtel- logiquement connaître une évolution de sa population
lerie-restauration semblent a priori un d’ici à 2030 de +9,4%. Cependant, avec un déficit mi-
gratoire important, surtout chez les jeunes, la popula-LES CESSATIONS DIMINUENT AUSSI peu plus fragiles. Dans le transport, la
tion de la région ne devrait augmenter que de 5%.
forte augmentation des prix des carbu- L’âge moyen passerait de 37 ans en 2000 à un peu
Le parc d’entreprises haut-normand rants, qui a pesé sur les marges des en- moins de 44 ans en 2030.
évolue aussi en fonction des cessations, treprises, combinée à une concurrence Projections régionales de population pour 2030 :
l’impact des migrations/Omalek L. – In : INSEE pre-des défaillances, des fusions et des accrue a probablement précipité bon
mière. – N° 805 (2001, sept.) ; 4 p.
transferts. Au cours de la dernière dé nombre de défaillances.-
cennie, le parc haut-normand n’a cessé Les cessations économiques(1), HANDICAPS ET DÉPENDANCE :
LA VIE EN INSTITUTIONde diminuer en raison, notamment, d’un prises dans leur ensemble, diminuent
L’enquête «Handicaps, incapacités, dépendance»moindre dynamisme de la création d’en depuis la reprise de 1997. En 2000, le-
est la toute première enquête nationale sur ce sujet.
treprise. En particulier, la création dans mouvement s’est poursuivi. Leur nombre
Par rapport aux autres enquêtes de santé plutôt médi-
les services ne compense pas les pertes est estimé à un peu plus de 5 000 cales, elle apporte une dimension sociale en étudiant
les conséquences des problèmes de santé sur l’intégrisubies dans les autres secteurs tels la -
té physique, la vie quotidienne et sociale desconstruction ou le commerce. En 2000,
personnes.
660 000 personnes vivent dans quatre types d’insti-
TAUX DE DÉFAILLANCES DES ENTREPRISES EN 2000 PAR SECTEUR D’ACTIVITÉ
tutions : les foyers pour enfants handicapés (47 322),
Nombre de défaillances en Haute-Normandie Taux de défaillance les foyers pour adultes handicapés (82 633), les éta-
Haute- blissements pour personnes agées (481 246) et les
1998 1999 2000 Normandie France établissements psychiatriques (49 950). Un tiers des
Industrie IAA 47 33 28 1,4 1,5 personnes ne peuvent se mouvoir ou se déplacer sans
Industrie hors IAA 93 100 80 2,0 2,0 aide et 50% ont besoin d’assistance pour la toilette et
Construction 185 178 170 2,6 2,4
l’habillement. Leurs relations sociales sont relative-
Commerce et réparation automobile 40 55 36 1,9 1,9
ment développées puisque 88% des pensionnaires ont
Commerce de gros 67 52 47 1,8 2,5
des contacts avec leur famille et 50% ont des amis auCommerce de détail 199 171 135 1,5 1,4
sein de l’institution.Hôtels, cafés, restaurants 131 117 113 2,4 2,0
Transports et télécommunications 44 44 60 2,5 1,9 Enquête «Handicaps, incapacités, dépendance» en
Activités immobilières et financières 31 44 18 0,7 1,2 institution en 1998 : résultats détaillés / Goillot C. et
Services aux entreprises 109 87 61 0,9 1,2 Mormiche P. – Paris : INSEE, 2001. – 213 p. ; 30 cm. –
Services aux particuliers 36 46 28 0,5 0,7 (INSEE Résultats. Démographie-Société) ; N° 83-84
Total 982 927 776 1,6 1,6
Source : INSEE - Fichier DEMO/SIRENE ; BODACC Unités : entreprise, évolution en % 138 000 CIE SIGNÉS EN 2000
Champ : hors agriculture, administration publique, éducation, santé, action sociale, activités associatives, services domestiques et activités extra-territoriales.
138 000 contrats «initiative emploi» (CIE) ont été
signés en 2000, soit une diminution de 12% par rap-
port à 1999 et de 30% par rapport à 1998. La part des
CRÉATION D’ENTREPRISE, CESSATION, DÉFAILLANCE publics prioritaires est de plus en plus importante, pas-
sant de 67% en 1996 à 84% en 2000. On constate un
Une entreprise est une personne juridique, phy Une entreprise cesse son activité lorsque son- vieillissement de la population entrant dans ce disposi-
sique ou morale, exerçant pour son propre dernier établissement cesse son activité ou est tif. Ainsi, la part des jeunes de moins de 26 ans est en
compte une activité non salariée. Une entreprise transmis à un autre exploitant. recul (-2,4 points) alors que celle des travailleurs les
peut se composer de plusieurs établissements. L’information sur les créations d’entreprises est plus âgés augmente de +3,7 points. On compte moins
La création d’entreprise est enregistrée dans le de bonne qualité, les étant enregis de femmes que d’hommes surtout parmi les plus de 50-
ans. Le type de contrats signés est souvent un CDIrépertoire SIRENE lors de la déclaration de son trées de façon exhaustive dans SIRENE.
pour les bénéficiaires les plus âgés alors que lespremier établissement par l’entrepreneur. Cette En revanche, les cessations ne sont pas tou-
jeunes sont surreprésentés dans la population endéclaration précise l’origine de la création (nou jours déclarées, hormis les défaillances dont le-
CDD. Si l’insertion dans le monde du travail paraît du-velle, achat, ou prise en location-gérance d’un jugement d’ouverture de la procédure de re-
rable, les rémunérations perçues évoluent peu entrefonds existant…) et la date du début d’activité. dressement judiciaire fait l’objet d’une publica-
1999 et 2000. 50% des salariés se situent au niveauLa création est localisée à l’adresse du premier tion dans le BODACC (Bulletin officiel
du SMIC et 75% en dessous de 1,15 SMIC.établissement immatriculé dans SIRENE. d’annonces civiles et commerciales).
Le CIE en 2000 : une mesure de plus en plus tournée
vers le soutien à l’emploi des salariés les plus âgés /
Belleville A. – In : Premières informations, premières
(1) Les cessations économiques ne sont pas soumises aux règles de la publicité. Elles sont donc estimées à partir de la variation du synthèses DARES. – N° 38.2 (2001, sept.) ; 8 p.
stock d’entreprises. L’estimation retenue est de la forme : cessations 2000 = stock d’entreprises au 1er janvier 2000 + créations en
2000 + arrivées dans la région - départs de la région - stock d’entreprises au 31 décembre 2000.
Florence PIMENTA
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 10 - Décembre 2001 5ANALYSES CONJONCTURELLES
LA CONJONCTURE EN HAUTE-NORMANDIE AU 3E TRIMESTRE 2001
La baisse d’activité dans l’industrie se confirme
Francis COUVOUT
TENDANCES RÉCENTE ET PRÉVUE DES EFFECTIFS DANS L’INDUSTRIEn Haute-Normandie, au 3e trimestre 2001, l’activité dans
EN HAUTE-NORMANDIEEl’industrie continue à décliner et retombe au niveau du 20
creux observé début 1999. Alors que les perspectives de pro-
duction étaient nettement orientées à la hausse, aujourd’hui,
10
elles chutent encore plus lourdement que la tendance passée.
Tendance récente des effectifs
Ce constat est confirmé par la pente négative de la tendance de
0la demande globale tant passée que future. L’évolution des ef-
fectifs passés et futurs suit malheureusement la même inclinai-
-10son. Il n’y a donc pas lieu d’être surpris si le niveau des stocks
Tendance prévue des effectifsde produits fabriqués ne cesse de remonter depuis un an et si
les taux d’utilisation des capacités de production diminuent. -20
Tous les secteurs sont touchés par cette baisse d’activité et les
contrastes ne portent que sur des écarts limités. -30
Dans la viande et le lait, l’activité ralentit, répondant à une
demande totale sans dynamisme. Les perspectives restent
-40
atones. Les effectifs progressent à nouveau mais cela pourrait Janvier Janvier Janvier Janvier Janvier Janvier
1996 1997 1998 1999 2000 2001n’être que passager. Dans les autres branches du secteur, la
Source : INSEE - Enquête trimestrielle dans l’industrie Unité : solde d’opinions en %production ralentit également, la demande faiblit et les perspec-
tives générales de production sont pessimistes. Les effectifs
suivent une tendance à la baisse qui pourrait s’accélérer dans nuent à nouveau dans les équipements électriques et
les prochains mois. électroniques.
Dans les biens intermédiaires, la demande chute dans
TENDANCES RÉCENTE ET PROBABLE DANS L’INDUSTRIE EN HAUTE-NORMANDIE
toutes les branches, ce qui freine la production. Les compo-
50
sants électriques et électroniques et la métallurgie profitent
encore de leur lancée, mais toutes les branches s’accordent
40
Tendance récente de la production pour dire que les carnets de commandes ne se remplissent
guère et que les perspectives sont négatives. Les effectifs décli-30
nent et les entreprises s’attendent à une accélération de ce
mouvement dans les prochains mois.20
La demande dans l’automobile reste moyenne, la progres-
Tendance probable de la production
10 sion des effectifs est nettement ralentie et la tendance devrait
s’inverser. Les perspectives générales de production chutent à
0 leur plus bas niveau, et de loin, depuis trois ans.
Dans le raffinage du pétrole, l’activité reste moyenne et les
-10 effectifs toujours orientés à la baisse.
-20
Octobre Avril Octobre Avril Octobre Avril Octobre
1998 1999 2000 2001 BÂTIMENT : UNE ACTIVITÉ DYNAMIQUE
Source : INSEE - Enquête mensuelle dans l’industrie Unité : solde d’opinions en % DANS LE SECOND OEUVRE
Dans les biens de consommation, la parachimie-phar Au 3e trimestre 2001, l’activité dans le bâtiment haut-nor- -
macie fait preuve de dynamisme, profitant d’une demande mand se maintient au même niveau qu’au trimestre précédent,
abondante qui ne tarit pas. Les effectifs poursuivent leur pro mais la tendance prévue chute nettement. La raison paraît en-
gression sur un rythme soutenu depuis un an. L’équipement être la baisse d’activité dans le bâtiment neuf, en partie
du foyer et l’habillement enregistrent une activité assez sou comblée par un rebond de l’entretien-amélioration. Néanmoins,-
tenue ; seule l’édition connaît un rythme ralenti. Les perspec la baisse de niveau des carnets de commandes s’aggrave, les-
tives de production chutent néanmoins dans toutes les prévisions d’activité sont moroses et les entreprises réduisent
branches. leur personnel après deux ans de hausse. Les difficultés à re-
Les biens d’équipement connaissent une activité ralentie cruter du personnel qualifié n’en sont qu’un peu soulagées
avec une demande totale sans dynamisme. Les effectifs sont mais demeurent. D’autre part, les entreprises continuent à in-
tout juste stables dans les équipements mécaniques et dimi vestir mais avec de plus en plus de réserve pour renouveler le-
6 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 10 - Décembre 2001ANALYSES CONJONCTURELLES
processus dans les prochains mois. COMMERCE DE GROS : LES VENTES RESTENT BIEN
Dans le gros œuvre, l’activité ralentit également. Le non-ré- ORIENTÉES DANS LES BIENS DE CONSOMMATION
sidentiel neuf, qui avait permis au 2e trimestre de pallier la dé- NON ALIMENTAIRES
faillance du logement neuf, suit à son tour la même tendance
négative. En revanche, la restauration-amélioration se main En juillet et août 2001, le volume des ventes dans le com- -
tient à un bon niveau et permet une légère remontée du niveau merce de gros haut-normand est resté stable. Il continue à dé-
des carnets de commande. Malheureusement les réductions cliner dans les biens intermédiaires et les biens d’équipement,
d’effectifs sont nettement orientés à la baisse, sans pour autant mais augmente dans les biens de consommation non alimentai-
que les difficultés de recrutement de personnel qualifié res. Les ventes à l’étranger sont orientées à la baisse depuis un
disparaissent. an dans la plupart des secteurs, sauf dans les biens de
L’activité dans le second œuvre est soutenue bien que le consommation alimentaires. Les intentions de commande pour
logement neuf et le bâtiment neuf en général fassent de plus les deux prochains mois sont également en recul, notamment
en plus défaut. Les taux de capacités de production dans les biens intermédiaires et les biens d’équipement. Les
inemployée sont multipliés par trois en l’espace d’un tri stocks dans les biens de consommation retrouvent un niveau-
mestre. Le niveau des carnets de commandes chute brutale normal qu’ils conservent dans les autres secteurs. Les perspec- -
ment après deux années amplement pourvues. Les tives pour les prix de vente passés et prévus sont légèrement
entrepreneurs se montrent ainsi beaucoup plus réservés sur orientées à la hausse tandis que celles des effectifs le sont à la
l’avenir tant en matière d’investissement que d’embauches. baisse.
Les prix sont revus à la baisse et les difficultés de trésorerie
TENDANCES DE L’ACTIVITÉ DANS LE BÂTIMENT EN HAUTE-NORMANDIE COMMERCE DE DÉTAIL : DES VENTES DYNAMIQUES
40 DANS LES GRANDES SURFACES
En juillet et septembre 2001, les ventes dans les grandes30
surfaces à prédominance alimentaire progressent de nouveau
et retrouvent un haut niveau comparable à celui du printemps
20
2000. Le renforcement des effectifs confirme cette activité sou-
tenue. Les perspectives d’activité sont néanmoins plus réser-
10
vées, notamment en matière de gestion des effectifs. Le
Tendance passée
secteur non spécialisé ne connaît pas une situation aussi bril-
0 lante, loin s’en faut. Les ventes déclinent une nouvelle fois et re-
tombent à leur niveau du printemps 1999. Les effectifs passésTendance prévue
-10 suivent cependant une pente légèrement ascendante mais la
persistance de perspectives atones ne permet d’envisager au
mieux qu’une stabilisation des effectifs dans les prochains-20
41 234 1 2 3412 3 mois. Les stocks sont assez bien maîtrisés dans les deux sec-
1998 1999 2000 2001
teurs
Source : INSEE - Enquêtes trimestrielles dans le bâtiment Unité : solde d’opinions en %
se rapprochent. Toutes les branches profitent de la reprise VENTES PASSÉES ET TENDANCE PRÉVUE DANS LE COMMERCE DE DÉTAIL*
EN HAUTE-NORMANDIEd’activité du secteur mais avec des nuances. La «char-
20pente-couverture» connaît un léger sursaut grâce à l’entre-
tien-amélioration qui a favorisé les embauches mais on est
encore loin du dynamisme qui régnait ilyaunan.Les «tra-
10
vaux d’installation» ont également bénéficié d’une demande Tendance prévue
accrue en matière d’entretien-amélioration mais insuffisante
pour regarnir complètement les carnets de commandes et
0
permettre de nouvelles embauches. En revanche, les travaux
de finition enregistrent une activité très dynamique avec des
effectifs renforcés. Néanmoins, dans tout le secteur les -10
marges sont limitées par l’intensité de la concurrence et les Ventes passées
prévisions réservées.
-20Selon les statistiques provisoires de l’Equipement, relatives
au bâtiment neuf en Haute-Normandie au cours des neuf pre-
miers mois 2001, le nombre des logements commencés ne
-30
s’élève qu’à 5 430, en recul de -5% par rapport à la même pé Janvier Mai Septembre Janvier Mai Septembre Janvier Mai Septembre-
1999 2000 2001riode 2000. Les surfaces commencées qui prennent en compte
Source : INSEE - Enquêtes bimestrielles dans le commerce de détail Unité : solde d’opinions en %
l’ouverture d’un chantier exceptionnel dans l’Eure progressent * Ensemble du secteur (alimentaire et non alimentaire)
de 20%. Quant aux autorisations, elles diminuent de plus de
10% tant pour les logements que pour le non-résidentiel.
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 10 - Décembre 2001 7L’ACTUALITÉ À L’INSEE
Recensement de la population 1999
Les données bilocalisées : des indicateurs de mobilité
A partir des questions posées dans le bulletin individuel sur le lieu de travail, le lieu
d’études et le lieu de résidence en 1990, l’INSEE vous propose trois produits, disponi-
bles sous forme de tableaux ou de bases de données, intitulés « Mobilités »
Mobilités «Domicile-Travail» : 30 indicateurs sur la population qui se déplace quo• -
tidiennement entre son lieu de domicile et son lieu de travail (sexe, âge, catégorie so-
ciale (CSP), activité économique, mode de transport)
Mobilités «Domicile-Études» : 20 indicateurs sur la population scolarisée qui se dé -
place entre son lieu de domicile et son lieu d’études (sexe et âge)
Mobilités «Domicile 1990-Domicile 1999» : 60 indicateurs sur la population qui a
changé de domicile entre 1990 et 1999 (sexe, âge, nationalité (français/étrangers),
type d’activité, niveau de diplôme, statut d’occupation et année d’achèvement du lo-
gement, taille du ménage, CSP et activité économique)
Pour une zone géographique donnée, ces indicateurs de mobilité permettent d’étudier
trois types de population :
la population «entrante»
la «sortante»
la population «stable»
Exemple 1
Tableaux «Mobilités Domicile-Travail» (Flux supérieurs à 10)
Commune A : 76095 BIHOREL
Population active ayant un emploi:3638
Emplois dans la zone : 2 082
Commune B Sorties (A ⇒B) Entrées (A ⇐ Β)
76540 ROUEN 1 420 345
ACCUEIL, CONSEIL, INFORMATION76095 BIHOREL 515 515
Du lundi après-midi au vendredi soir de 9h à 12h30
76108 BOIS-GUILLAUME 278 78
et de 13h30 à 17h
etc. Service téléphonique : 02 35 52 49 94 - Télécopie : 02 35 15 06 32
Indices courants (serveur vocal 24h/24) :
08 92 68 07 60 (2,21 F/mn)
Service vidéotex
Exemple 2 Informations générales : 3615 INSEE (1,01 F/mn)
Pour plus d’informations avec possibilité de les recevoir par télé-Tableaux «Mobilités Domicile-Études» par sexe et âge
copie : 3617 INSEE (5,57 F/mn)
Consultation SIRENE : 3617 SIRENE (2,23 F/mn)Lieu de résidence : 76095 BIHOREL
Principaux indices de prix : 3617 PVI (2,23 F/mn)
Lieu d’études : 76540 ROUEN
L’INSEE sur Internet : http://www.insee.fr
ABONNEMENT ANNUEL7 à 12 à 16 à 19 à 25 ans
(nouvelle formule 2001)Total 3 ans 4 ans 5 ans 6 ans 11 ans 15 ans 18 ans 24 ans ou plus
Prix : 300 francs – 45,73 eurosEnsemble 636 2398 59 119 268 142 26
Hommes 305 2133 28 61 135 65 7 L’abonnement comprend :
Femmes 331 0265 31 58 133 77 19 AVAL, publication mensuelle de huit pages en quadrichromie
(10 numéros par an),
“L’année économique et sociale en Haute-Normandie” bilan 2000
Cahier d’Aval publié en juin,
Les tableaux économiques de la Haute-Normandie, TEHN 2001.
Exemple 3
Base de données
INSEE Haute-Normandie :
nivgéo* codgéo libgéoA nivgéo codgéo libgéoB etotals e1 519 s e2 024 s e 2 529 s etc. Directeur régional : Jacques JACOB
Service des études et de la diffusion : Jean LEMATTREcom 76004 alvimare com 76001 allouville 8 0 0 1
Service statistique : Christian COPENOLLEcom 76004 com 76004 alvimare 28 0 2 2
Service de l’administration des ressources :Jean-Paul BOCQUET
com 76004 alvimare com 76114 bolbec 7 0 0 2
Aval : Directeur de la publication : Jacques JACOB
Rédacteur en chef : Marie-France GUILLIEN
zone départ zone arrivée flux total caractéristiques des migrants
© INSEE 2001 - ISSN : 0245-9809 -
Dépôt légal : décembre 2001- N° CPPAP : 1543 AD -
Code Sage : AVAL1068
Imprimerie IPP 560 bis, route de Dieppe(*) L’intitulé exact des variables figure dans le fichier “documentation”
76250 Déville-lès-Rouen
Tél : 02 35 76 33 30
Pour plus d’informations, contactez l’INSEE Haute-Normandie au 02 35 52 49 94.
Prix : 25 F - 3,81€

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