Les prénoms des nouveau-nés bas-normands en 2002, Léa, Théo, Manon, Lucas et les autres

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Les deux tiercés gagnants des prénoms 2002 : Léa, Manon et Camille chez les filles Théo, Lucas et Hugo chez les garçons. Si Léa et Théo sont premiers dans le calvados et dans l'Orne, Manon et Lucas ont la préférence de la Manche. Les goûts des bas-normands se retrouvent dans le palmarès national. Cependant quelques prénoms sont plus spécifiques à la région, tels Romane ou encore Erwan d'influence bretonne. L'embarras du choix pour les parents : 500 prénoms possibles au début du siècle, plus de cinq fois plus en 2002 ! Les indémodables : l'éternelle Marie et le retour de Paul.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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n° 128 - janvier 2004
Les prénoms des nouveau-nés bas-normands en 2002
Léa, Théo, Manon, Lucas
et les autres…
n 2002, Léa, Manon et Camille Camille (177) fait partie depuis le début Les deux tiercés gagnants des
sont les prénoms féminins les plus des années quatre-vingt-dix des prénoms prénoms 2002 : Léa, Manon etEattribués à la naissance en Basse- préférés des Bas-Normands, presque à
Camille chez les filles, Théo, Lucas
Normandie. Léa sort donc une nouvelle égalité avec Océane (174). Cette dernière
et Hugo chez les garçons.fois victorieuse du hit-parade avec 281 avait fait son entrée dans les 10 premiers
naissances, soit plus de 3 % des 8 820 prénoms féminins en 1996, et depuis garde
filles nées cette année-là. Elle est toujours l’estime des bas-normands qui la placent
Si Léa et Théo sont premierstalonnée par Manon (248 naissances) qui tous les ans en bonne position dans ce
dans le Calvados et dans l'Orne,lui a cédé la première place depuis 1999, palmarès. En revanche Chloé (166) quitte
conférant à la Basse-Normandie une le podium en 2002, classée tout de même Manon et Lucas ont la préférence
etouche méridionale qui rappelle Pagnol. en 5 position devant Emma (150) et de la Manche.
Derrière ces deux prénoms phares, Clara (143).
Les goûts des Bas-Normands
se retrouvent dans le palmarès
LES TIERCÉS GAGNANTS
national. Cependant quelques pré-
DES PRÉNOMS LES PLUS ATTRIBUÉS EN 2002
noms sont plus spécifiques à la
région, tels Romane ou encore
Erwan d'influence bretonne.
L'embarras du choix pour les
parents : 500 prénoms possibles
au début du siècle, plus de cinq fois
plus en 2002 !
Les indémodables : l'éternelle
Marie et le retour de Paul.
CENT POUR CENT BASSE-NORMANDIE n° 128••••••••• •••••••••Chez les garçons, les lauréats 2002 sont pavé en 1998 et 2000, Thomas (182) est plus à l’avenir être fortuit, les Emma, Clara
Théo, Lucas et Hugo. Avec 267 petits ainsi relayé à la quatrième place en 2002 ou encore Lisa ne manqueront pas non
Théo, ce prénom a vu sa côte de popula- derrière Hugo (197). Il semble aujour- plus de se faire entendre dans les cours
rité considérablement augmenter depuis la d’hui menacé par des prénoms ayant le de récréation.
fin des années quatre-vingt-dix. Il a sauté vent en poupe comme Clément et Paul Manon et Lucas, l’autre
de la neuvième place en 1998 à la pre- (166).
paire de la Manchemière en 2001, et finalement conserve la Les Bas-Normands, à l’image d’ailleurs
tête du hit-parade en 2002 en étant donné des Français, aiment aujourd’hui faire Par son poids dans la natalité bas-nor-
mande, le Calvados pèse lourd dans lesà plus de 2,8 % des 9 300 garçons bas- court ! Les deux lauréats Théo et Léa mon-
succès des prénoms de la région. Ilnormands nés cette année-là. C’est en trent une même concision : seulement
regroupe en 2002 la moitié des Théo et2000 que Lucas et Hugo se sont vraiment deux syllabes à prononcer. Ces terminai-
inscrits dans le cœur des Bas-Normands, sons en « eo », « o », ou « ea », « a », chan- presque 47 % des Léa nées en Basse-
entrant alors dans les cinq premiers pré- tantes et douces, se retrouvent ailleurs Normandie. Cependant, si ces deux pré-
noms se retrouvent à la première placenoms donnés en région. Depuis, fort de ces dans les prénoms d’aujourd’hui. C’est une
dans le Calvados et l’Orne, dans lapremiers succès, Lucas (254) s’est même petite note qui s’attache au genre du pré-
Manche c’est Lucas qui pointe en pre-en 2002 attaqué à l’une des stars de la fin nom. Citons ainsi Theo, Léo et Matheo,
du siècle dernier, Thomas, le délogeant de encore orthographié Matteo, Mateo ou mière position, devant Théo et Hugo à
la place de dauphin qu’il occupait l’an- Mattheo, sans oublier Hugo, Enzo ... Du égalité. Ce département se distingue aussi
pour les filles, puisque Manon la coquinenée précédente. Après avoir tenu le haut du côté des filles, si croiser une Léa ne pourra
LES PALMARES DES PRENOMS EN 2002
CENT POUR CENT BASSE-NORMANDIE n° 128••••••••• •••••••••fait un pied de nez à Léa et passe en tête. raît encore plus en retrait au niveau natio- Les reines des prénoms
eEt le choix des prénoms qui suivent ces nal (19 ). Ce prénom, après avoir recueilli
lauréats est encore plus disparate selon les faveurs dans la région en se plaçant
eles départements. notamment 2 dans la Manche en 1997,
Dans la suite du classement, Thomas doit recule partout en Basse-Normandie …
son aura régionale surtout à la Manche sauf dans l’Orne.
e(4 ) où, depuis 1996, il n’a cessé d’oscil- Pour les filles, en dehors du duo de tête qui
ler entre pôle position et seconde place, et est d’ailleurs le même sur l’ensemble du
dans une moindre mesure au Calvados où territoire, chaque département a su trou-
e eil se place 5 ex aequo avec Tom qui peut ver sa 3 perle : Océane qui sied à un Cal-
d’ailleurs s’interpréter comme l’un de ses vados bordé par la mer, Camille pour la
diminutifs. Quant au succès de Paul, pré- Manche, et enfin la petite Chloé pour
nom classique revenu à la mode, il est l’Orne. On retrouve ces prénoms bien pla-
sans conteste imputable lui aussi à la cés dans le palmarès féminin national (res-
e e eManche et au Calvados. Plus de 88 % pectivement 6 , 5 et 4 ), et tous les trois
des Paul nés dans la région le sont dans ces toujours bien représentés au sein des
départements. Dans l’Orne, les prénoms départements bas-normands. A tel point
qui recueillent les suffrages semblent être d’ailleurs que dans notre région ils for-
des prénoms qui sont plutôt en perte de ment un peu d’ombre à Emma qui occupe
evitesse ailleurs… à moins que cela ne pré- une 6 position dénotant quelque peu au
efigure leur futur redressement. Ainsi, en regard de son succès national en 3 place.
e3 position, plutôt qu’Hugo, c’est Clément Emma est en effet boudée dans la Manche
qui continue à jouir d’une certaine popu- et l’Orne, alors qu’elle suit Océane dans
elarité, alors qu’il est seulement 7 dans le le Calvados.
eCalvados et 9 dans la Manche, rangs plus
een accord avec sa position nationale (8 ).
Un palmarès régional Ce prénom a amorcé un léger déclin après
proche du nationalson heure de gloire en 1998 où il avait
Le Top10 régional suit donc de près le hit-réussi à atteindre la troisième place dans
la région. L’Orne se distingue aussi par parade national. Les élues nationales Léa
eson 4 prénom, Valentin, qui reste à peine et Manon sont les mêmes, suivies des stars
timidement aux portes des dix premiers pour la plupart déjà citées dans le palma-
prénoms de la Basse-Normandie et appa- rès régional mais déclinées cette fois-ci
1Les 10 prénoms plus fréquents en Basse-Normandie qu'en France
2triés par spécificité décroissante
Année 2002
Basse-Normandie France
3 2 2 3PrénomRang Fréquence Fréquence Rang
50 45 ADELE 17 107
35 65 ERWAN 31 66
10 115 ROMANE 57 33
6 179 PAUL 94 20
40 60 ANTONIN 32 62
28 84 MATHEO 47 44
16 100 CLEMENCE 57 32
49 45 KYLIAN 27 76
11 154 VALENTIN 94 19
7 162 TOM 99 16
33 73 ELISE 45 44
29 79 SIMON 49 40
18 95 LOUISE 59 30
42 58 FLAVIE 37 52
52 42 AXELLE 27 68
24 80 ZOE 52 39
39 63 LOU 41 46
34 69 AMELIE 45 42
14 142 MATHIS 93 21
39 61 THIBAULT 40 52
1 La fréquence est le nombre de nouveau-nés portant le prénom pour 10 000 naissances enregistrées
(de même sexe)
2 La spécificité régionale est mesurée par le rapport entre la fréquence bas-normande et la
fréquence française.
3 Le rang correspond au classement du prénom parmi les prénoms du même sexe
Source : INSEE, RNIPP
CENT POUR CENT BASSE-NORMANDIE n° 128••••••••• •••••••••dans un ordre différent : Emma, Chloé, quente de prénoms comme Antonin,Les rois des prénoms
Camille, Océane suivies de Clara et Marius, Manon, etc. confère à la Basse-
Marie. Mais les bonnes places tenues en Normandie une petite note méridionale
France par Sarah et Ines, respectivement un peu plus surprenante.
e e9 et 10 , démontrent que l’Hexagone suit
l’influence de modes demeurées plus Dis-moi comment
étrangères à la Basse-Normandie. On ne
tu t’appelles, retrouve en effet ces deux prénoms uni-
e e je te dirai qui tu esversels qu’en 23 et 25 position dans le
classement régional.
Les années passent et les prénoms chan-De même du côté des garçons, les choix
gent. Le choix du prénom mûrit souventde la nation ne sont point orthogonaux
dans la sphère familiale et n’échappe pasaux goûts de la région. Certes en France
à l’héritage culturel et social des parents.Lucas est préféré à Théo, et Thomas à
Mais il suit aussi les modes et usages de sonHugo, mais globalement les dix premiers
époque. Ainsi notre société, imprégnéeprénoms nationaux jouissent d’une estime
d’une culture enrichie par la multiplica-comparable en Basse-Normandie. Seuls
tion des moyens de communication et letrois prénoms dans le top 10 national ne
brassage des populations, présente unese retrouvent pas dans la région. Enzo,
e palette de prénoms de plus en plus large. sixième en France, n’est que 12 dans la
région. Il en est de même pour Alexandre
Si au début du siècle dernier quelques 500et Quentin, qui sont relégués en Basse-
e e prénoms suffisaient à baptiser les bébésNormandie respectivement en 15 et 16
bas-normands, aujourd’hui on compteposition.
respectivement 1 300 prénoms différents
En revanche, certains prénoms jouissent rien que chez les garçons, et presque 1 500
d’une popularité particulière dans la chez les filles. Cette diversité des prénoms
région. C’est le cas notamment de s’est accélérée au cours de la dernière
eRomane qui pointe en 9 position. Pro- décennie, portée par un assouplissement
portionnellement au nombre de naissances considérable des règles législatives en
féminines 2002, ce prénom est deux fois 1993 (cf. encadré). Ainsi le nombre des
plus fréquent dans la région qu’en France, prénoms bas-normands, qui avait déjà
baptisant onze Bas-Normandes sur 1000. augmenté de 17 % entre 1980 et 1990, a
Son ascension fut très rapide, puisqu’en explosé de + 39 % entre 1990 et 2002.
e2001 ce prénom n’était encore que 25 . Alors qu’au début des années quatre-vingt,
Elle n’est pas la seule à distinguer la les 15 premiers prénoms dénommaient
erégion : Clémence (16 ), particulièrement quatre nouveau-nés bas-normands sur dix,
choisie dans l’Orne et la Manche, ou seulement le quart des bébés 2002 pour-
eencore Adèle (50 ), bien que moins don- ront se reconnaître dans les 15 premiers de
nées, se rencontrent cependant plus fré- 2002.
quemment chez les nouveau-nées de
Basse-Normandie qu’ailleurs. Cette diversité croissante des prénoms ne
Certains prénoms masculins se distin- profite pas aux noms composés. Si en
1980, 12 % des prénoms donnés intègrentguent aussi par leur implantation régio-
e e le petit tiret, ils ne sont plus que 9 % ennale. Paul (5 ) et Tom (7 ) prénomment
1990 et à peine plus de 5 % en 2002. Ainsiainsi en 2002 respectivement 18 et 16
bébés sur 1000 en Basse-Normandie, en 2002 seulement 200 bébés sont bapti-
contre moins de 10 ‰ en France. sés avec un prénom composé contre 700
en 1980. Le goût des Bas-Normands pour
la brièveté se confirme. Les combinai-La proximité bretonne permet à Erwan
e sons ont aussi quelque peu évolué avec le(35 , plus rarement orthographié Erwann)
temps. Jean-Baptiste arrive en tête desd’être deux fois plus fréquent en Basse-
garçons, mais a perdu beaucoup de saNormandie qu’en France.
suprématie par rapport à 1980. Plus géné-En revanche, la présence un peu plus fré-
CENT POUR CENT BASSE-NORMANDIE n° 128••••••••• •••••••••A propos de Léa et Théo
Philippe Bes- Léa, considérée comme conformiste il a connu une ascension importante
nard et Guy depuis 1997, pourrait revendiquer une d’abord chez les cadres et professions
Desplanques, dans origine romaine (la lionne en latin) Son intermédiaires, et plus marquée à ses
leur ouvrage « La cote des ascendance hébraïque est cependant débuts en Rhône-Alpes et Franche-
prénoms » qui paraît chaque année, se plus vraisemblable… le mot hébreu a Comté.
fondent sur des études statistiques et deux sens : « fatiguée » et « vache sau- Ajoutons qu’au cours de son trajet social
sociologiques pour connaître la mode vage ». Elle a d’abord été adoptée chez habituel, un prénom est adopté par toutes
des prénoms. Voici un court résumé les cadres tout en étant ignorée du Bot- les catégories socioprofessionnelles
traitant de nos deux lauréats bas-nor- tin Mondain. mais avec d’éventuels décalages dans
mands : Quant à Théo (du grec theos « Dieu »), le temps.
Appréciées depuis le milieu des annéesralement, les mariages de prénoms avec Le passé des prénoms
soixante-dix, Camille et Lucie semblentJean, alors extrêmement prisés, ont coulé
d’aujourd’hui plus avancées dans leur cycle de vie.à pic en laissant la place à Pierre qui appa-
Devenues conformistes en Basse-Nor-raît aujourd’hui plus fréquemment dans Bien souvent, dans un premier temps, le
mandie, elles stagnent depuis respecti-Pierre-Louis, Pierre-Emmanuel ou prénom est choisi par une minorité de la
vement 10 et 20 ans. Chez les garçonsencore Pierre-Alexandre. Chez les filles, population avant d’être saisi par la mode.
Thomas, Maxime et Antoine, de plusl’année 2002 sacre Lou-Anne comme Il démarre alors une ascension relative-
en plus attribués dès le début des annéesreine des prénoms composés bas-nor- ment rapide, puis culmine et devient
soixante-dix, ont entamé leur déclin aprèsmands, assez loin devant Anne-Lise, puis conformiste. Suit un reflux plus ou moins
une période de gloire au cours des annéesLou-Ann qui a peur de faire trop long et lent, le prénom finissant par devenir
quatre-vingt-dix. Quant à Clément, ildonne une touche anglo-saxonne, et démodé, parfois jusqu’à disparaître.
suit avec un temps de retard le mêmeAnne-Claire beaucoup plus rare. Anne est C’est peut-être ce parcours typique
chemin qu’Antoine, avec une ascensionprésente dans les six premiers prénoms qu’amorcent les nouveaux prénoms à suc-
assez lente mais uniforme depuis la fincomposés féminins, Marie étant moins cès récent, peu répandus avant les années
des années soixante-dix. usitée de nos jours. quatre-vingt, et aujourd’hui en plein essor,
tels chez les filles Léa, Manon, Océane,
Cependant tous les prénoms n’ont pasChloé, Emma, Clara ou Romane, et chez2003 suivi ce schéma. Il en est ainsi de Marieles garçons Théo, Lucas, Hugo, Tom ou
comme 2002 ? chez les filles et de Paul chez les gar-Léo.
Les premières statistiques (cf. encadré
méthodes) disponibles sur les huit pre-
miers mois 2003 confirment les bonnes Effectifs des prénoms féminins préférés des bas-normands en 2002
places de Théo, Hugo et Lucas, talonné ayant émergé avant 1980
par Enzo, Mathis et Thomas. Pour l’ins-
tant Tom aurait pris du retard, alors que
Nathan ferait une percée dans les dix pre-
miers prénoms masculins alors qu’il n’est
eque 20 en 2002.
En ce qui concerne les filles, on retrouve
Léa, Manon, Chloé, et bien sûr Emma qui
conforteraient leur cote d’amour, suivies
d’Océane. Enfin un peu plus loin, peut-être
nourrissant l’espoir de revenir dans le
Top10, deux prénoms en « ine », Justine
et Pauline, talonnent l’indémodable
Source : INSEE, RNIPPMarie.
CENT POUR CENT BASSE-NORMANDIE n° 128••••••••• •••••••••çons. Ces deux prénoms classiques ont carrières pour ces prénoms de toujours
Le RNIPPconnu en Basse-Normandie un succès qui séduiront sans doute encore longtemps
rarement démenti au cours de la première les futurs mamans. Les statistiques
emoitié du XX siècle, et on les trouve présentées ici
encore aujourd’hui dans les prénoms Marie-Laure BOHUON proviennent du Réper-
phares des palmarès. Voilà donc de belles Alain MÉNARD toire National d’Identification des Per-
sonnes Physiques (RNIPP), mis à jour
à partir des registres d’état civil. Ce
répertoire existe depuis 1940 etEffectifs des prénoms masculins préférés des bas-normands en 2002
contient les personnes nées depuisayant émergé avant 1980
1881. Il donne pour chaque individu :
- Le nom patronymique et les pré-
noms ;
- Le sexe ;
- La date et la commune de naissance ;
- La date et le lieu de décès (éven-
tuellement) ;
- Le numéro d’inscription au réper-
toire (NIR), plus connu sous le nom de
« numéro de Sécurité Sociale ».
L ’utilisation de ce répertoire est limi-
tée et ses conditions d’emploi ont été
définies par la Commission Nationale
Source : INSEE, RNIPP de l’Informatique et des Libertés
(CNIL) et fixées par décret du 22 jan-
vier 1982.
Une loi d’assouplissement… mesurée
Selon la loi du 8 personnages connus dans l’histoire précise d’ailleurs ce qu’il faut entendre
janvier 1993, « l’offi- ancienne. par contraire à l’intérêt de l’enfant. Sont
cier de l’État Civil porte immédiatement visés les prénoms « ayant une apparence
sur l’acte de naissance les prénoms choi- La législation, bien qu’assouplie, n’a pas ou une consonance ridicule, péjorative ou
sis » par les parents. Ceci a marqué un oublié pour autant l’intérêt de l’enfant. grossière, ceux difficiles à porter en rai-
tournant dans la législation qui jusque Car si l’un des prénoms parait à l’officier son de leur complexité ou de la référence
là s’asseyait sur la loi du 11 germinal de l’État Civil y porter atteinte, il avise à un personnage déconsidéré dans l’his-
eran XI (1 avril 1803). En effet pendant le Procureur de la République qui peut toire » ou encore les vocables « de pure
très longtemps l’officier se devait d’in- initier l’affaire en justice et faire suppri- fantaisie ». Parents à l’inspiration farfe-
terdire des noms autres qu’en usage dans mer si besoin le prénom litigieux des lue voir saugrenue, vous êtes donc invi-
les différents calendriers ou ceux des registres. Une circulaire du 3 mars 1993 tés à réviser vos choix !
DIRECTION REGIONALE DE L’INSEE CENT POUR CENT Basse-Normandie
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ISSN 1267-2769 Dépôt légal : janvier 2004 Code SAGE : CENT12870 © INSEE 2004
CENT POUR CENT BASSE-NORMANDIE n° 128••••••••• •••••••••
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