Les prénoms des nouveaux-nés en Haute-Normandie en 2002 : Léa et Théo toujours en-tête

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Cette année 2002, encore, Léa et Théo sont les prénoms le plus souvent donnés aux nouveaux-nés de Haute-Normandie. L'évolution dans l'attribution des prénoms est importante sur les 50 dernières années. Les prénoms courts et originaux sont à l'honneur.

Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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LES PRÉNOMS DES NOUVEAUX-NÉS EN HAUTE-NORMANDIE EN 2002
Léa et Théo toujours en tête
Sandrine ROCHELLE
Cette année 2002, encore, Léa LES CINQ PRÉNOMS FÉMININS LES PLUS DONNÉS, SELON LES DÉCENNIES, EN HAUTE-NORMANDIE
1950-1959 1960-1969 1970-1979 1980-1989 1990-1999 2000-2002et Théo sont les prénoms le
Martine Nathalie Stéphanie Aurélie Camille Léaplus souvent donnés aux
Françoise Isabelle Sandrine Emilie Marine Manon
nouveaux-nés de
Catherine Sylvie Christelle Julie Laura Chloé
Haute-Normandie. L’évolution
Chantal Valérie Céline Elodie Manon Camille
dans l’attribution des prénoms Brigitte Catherine Nathalie Céline Marie Océane
est importante sur les 50
dernières années. Les prénoms LES CINQ PRÉNOMS MASCULINS LES PLUS DONNÉS, SELON LES DÉCENNIES, EN HAUTE-NORMANDIE
1950-1959 1960-1969 1970-1979 1980-1989 1990-1999 2000-2002courts et originaux sont
Patrick Pascal David Nicolas Kévin Théoà l’honneur.
Philippe Eric Sebastien Julien Thomas Thomas
Alain Thierry Christophe Guillaume Alexandre Hugo
Michel Philippe Stéphane Mathieu Maxime Quentinruit de multiples influences,
Dominique Bruno Frédéric Sébastien Quentin MaximeFchaque année, un certain nombre
Source : INSEE - CDRom “Fichier des prénoms”, édition 2003de prénoms connaissent un réel succès,
plus ou moins durable dans le temps. En
Haute-Normandie, en 2002, Léa, Manon comme en 2001, le premier prénom re- considèrent peut-être qu’il est plus
et Chloé font partie du trio de tête pour censé est Théo. Il a été donné à 380 gar- facile pour une fille de porter un
les prénoms féminins et Théo, Hugo et çons soit plus de 3,3% de ceux nés cette prénom original. La loi de 1993, en
Lucas pour les garçons. Même scénario année-là. assouplissant les règles de contrôle
depuis 1998, Léa est le premier des pré- Depuis quelques années, les pré- des prénoms, permet aux parents
noms féminins en 2002, donné à noms dans l’air du temps sont plutôt d’avoir une plus grande liberté dans
quelque 330 nouveaux-nés, soit un peu courts, d’une ou de deux syllabes, l’attribution des prénoms pour leurs
plus de 3% de ces naissances haut-nor- avec parfois une consonance en «a», enfants. Et les parents en profitent.
mandes. Chez les garçons, en 2002 plutôt pour les filles, et en «o» pour les L’apparition de nouveaux prénoms,
garçons. Ainsi, parmi les autres pré- parfois inspirés de feuilletons, émis-
noms les plus choisis en Haute-Nor- sions de télévision ou de films, d’ar-
L’article repose sur l’exploitation du fi-
mandie, on trouve Emma, Lucie, Clara, tistes, d’autres nationalités ou mêmechier départemental des prénoms. Le
Sarah, Marie… ou Thomas, Enzo,champ de ce fichier couvre l’ensemble de marques, est timide mais bien
des personnes nées en France (Métro- Tom, Paul … réelle et progressive. Les prénoms
pole et Départements d’Outre-Mer), en- Les parents ont une grande imagi- féminins comme Lili, Loana, Loïs ou
registrées à l’état civil à partir des
nation pour écrire les prénoms de Noëlie et chez les garçons, Jarod,bulletins de naissances, entre 1946 et
leurs enfants. Certains peu- Lancelot, Lohan ou Néo apparais-2002. Pour être répertoriés, les prénoms
cités ont dû être attribués au moins 20 vent avoir jusqu’à 5 ou 6 écritures dif- sent petit à petit en Haute-Normandie.
fois sur l’ensemble de la période férentes selon que l’on remplace un Le nombre de prénoms attribués
(1946-2002) et au moins 3 fois pour les
«c» par un «k», un «i» par un «y», a ainsi beaucoup augmenté en 50
femmes ou pour les hommes sur une
que l’on enlève ou ajoute un «h» ou ans. L’éventail des prénoms est plusannée donnée et dans un département
donné. un «s», ou que l’on mette un ou deux large depuis une décennie qu’il ne
Pour protéger l’anonymat des person- «t» ou «l»… Le prénom de Christelle, l’était dans les années cinquante,
nes concernées, les effectifs des nais-
dans les années soixante-dix, en est même hors prénoms rares (voir
sances correspondant aux prénoms ne
le meilleur exemple avec six orthogra- encadré). Il existe plus de prénomsremplissant pas ces conditions sont re-
groupés (pour chaque département, par phes différentes. La recherche de féminins que masculins mais c’est
sexe et année de naissance) dans une l’originalité dans les prénoms est plus chez les garçons que l’augmentation
rubrique désignée «prénoms rares».
flagrante pour les filles. Les parents du nombre de prénoms entre les
4 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 39 - Novembre 2004
DÉMOGRAPHIEannées 50 et 90 est la plus forte. Ce PART DES NAISSANCES POUR CHAQUE PRÉNOM couvrait entre 35 et 40% des naissan-
ENTRE 2000 ET 2002
phénomène est surtout vrai pour la ces, chez les filles comme chez les
Léa 3,24 Théo 2,90
Seine-Maritime. Ainsi, dans les garçons. Dans les années 90 ou
Manon 2,59 Thomas 2,40
années 90, 730 prénoms féminins ont 2000, cette part ne concerne plus
Chloé 2,44 Hugo 2,12été donnés contre 400 dans les que 20% des naissances. La repré-
Camille 2,06 Quentin 2,06années 50 (augmentation de près de sentativité du prénom le plus souvent
Océane 1,68 Maxime 1,8683%). La progression est encore plus donné est elle aussi en baisse. Ainsi
Emma 1,66 Clément 1,76forte chez les garçons : le nombre de le prénom le plus couramment donné
Marie 1,64 Lucas 1,74prénoms choisis passe de 260 dans dans les années 60 pour les filles,
les années 50 à 660 dans les années Lucie 1,47 Antoine 1,72 Nathalie, représentait alors jusqu’à
90 (soit +154%). Dans l’Eure, l’aug- près de 6,5% des naissances sur laSarah 1,45 Alexis 1,71
mentation du nombre des prénoms est décennie (Pascal était son équivalentMathilde 1,20 Paul 1,54
également plus importante pour les masculin avec 5,5% des naissancesSource : INSEE - CDRom “Fichier des prénoms”, édition 2003 Unité : %
garçons que pour les filles mais dans masculines haut-normandes). Cette
une moindre mesure qu’en Seine-Ma- part est descendue autour de 2,5%
part est de plus de 12% pour les gar-ritime (passage d’environ 260 prénoms dans les années 90, pour les pré-
çons et de 15% pour les prénomsféminins à 370 entre les deux décen- noms féminins comme Camille ou
féminins.nies et de 170 prénoms masculins à Léa. En fait, le prénom «au top» le
Avec la diminution du nombre des330, soit respectivement +42% et reste aussi moins longtemps qu’il y a
naissances ces dernières décennies,+94%). 40 ans. On assiste à un renouvelle-
l’actuelle diversité des prénoms en-Les prénoms rares prennent aussi ment plus important dans l’attribution
traîne une baisse de l’importance prisede plus en plus d’ampleur. Dans les des prénoms pour les filles (excep-
auparavant par les prénoms les plusannées 50, entre 3 et 4% des nou- tion faite apparemment de Léa, à
courants. Dans les années 50 ou 60, laveaux-nés haut-normands portaient un confirmer au cours des prochaines
part des 10 premiers prénoms les plusprénom considéré comme rare (voir années) comme pour les garçons
souvent donnés sur une décennie,encadré). Dans les années 90, cette
Le nombre d’accidents dans les 34 communes de l’agglomération rouennaise a
baissé de plus de 19% par rapport à 2002, passant de 683 à 552 en 2003.
Le nombre de tués entre 2002 et 2003 est également en recul avec une baisseNOUS AVONS LU POUR VOUSNOUS A de 9,2% en Seine-Maritime dont 18% dans l’agglomération rouennaise. Cette
baisse atteint 35,5% pour la région Haute-Normandie avec un recul important dans
l’Eure (où le nombre de tués est passé de 129 à 51 entre les deux années).
C’est au mois d’octobre que l’on constate le plus d’accidents. 30,1% des acci-
dents ont lieu la nuit et sont plus graves que ceux se produisant le jour.
BONNE ACTIVITÉ DU BÂTIMENT AU 1er SEMESTRE 2004
Oscar 2003 : organisation du suivi des circulations de l’Agglomération rouennaise
En Haute-Normandie, on enregistre une forte progression du nombre de loge- / Centre technique de l’équipement. - Le Grand-Quevilly : CETE, 2004. - 52 p.
ments neufs mis en chantier au 1er semestre 2004 ; le niveau de 8 000 logements
annuels est atteint et dépasse largement la moyenne des 10 dernières années. Le
LES SILOS À BLÉ BIEN REMPLISdépartement de l’Eure se distingue particulièrement par un rythme annuel de 3 000
Le beau temps de la première semaine de septembre a permis d’achever la pluslogements.
importante moisson que le département de Seine-Maritime n’ait jamais connue.La construction de logements individuels dope le marché puisqu’elle atteint
Avec une récolte en blé estimée à 9 165 000 quintaux, le département quadruple le5 500 logements à la fin juin 2004, en hausse de 26%.
niveau de production de 1970 !La construction de logements collectifs poursuit son redressement depuis le
L’Eure n’est pas en reste : avec 12 500 000 quintaux, la production atteint ledébut de l’année 2002, pour dépasser le niveau de 2 400 logements en rythme
niveau des meilleures années et dépasse d’un million de quintaux celle de 2003. Aannuel, soit une forte hausse de 38% sur un an.
l’intérieur du département les rendements sont hétérogènes : les plus importants
Le marché de la construction en Haute-Normandie à fin juin 2004 / Cellule Econo-
se situent sur le Plateau du Neubourg, 96 quintaux à l’hectare, contre 79 sur le Pla-mique régionale de Haute-Normandie. - In : Informations CERHN. - N° 77 (2004,
juin) teau d’Evreux Saint André.
Agreste Eure / DDAF. - N° 294 (2004, sept.)
Agreste Seine-Maritime : situation mensuelle / DDAF. - (2004, sept.)MOINS D’ACCIDENTS ET DE TUÉS
Pour la région, les chiffres d’accidentologie sont en baisse de 13,8% entre 2002
et 2003 ; pour la Seine-Maritime le recul est de 9,8%. Nelly LANNEFRANQUE, Corinne MARISSIAUX
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 39 - Novembre 2004 5

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