Recul de la mortalité en France en 1994

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Après une quasi-stagnation en 1993, la mortalité a reculé en 1994. L'espérance de vie a augmenté de 0,4 an pour chacun des sexes : elle s'élève à 73,7 ans pour les hommes et à 81,8 ans pour les femmes, plaçant ces dernières au premier rang en Europe. La mortalité infantile a continué à diminuer. Comme toujours, la mortalité a été moindre en été, une augmentation est cependant apparue en juillet peut-être en raison des fortes chaleurs. Les décès sont survenus en général dans le département de domicile, et il s'en produit dans la plupart des communes. Mais la moitié ont lieu en dehors de la commune de résidence, compte tenu du fait que près d'un décès sur deux a pour cadre un établissement hospitalier.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 497 NOVEMBRE 1996
Prix : 14 F
RECUL DE LA MORTALITE
EN FRANCE EN 1994
Bruno Lutinier,
Division Répertoires et mouvement de la population, Insee
représentent une diminution de 2,3 %. Ceprès une quasi-stagnation en
recul est d’autant plus important que la po
1993, la mortalité a reculé en 1994.pulation vieillit et s’accroît. Si les conditionsA L’espérance de vie a augmenté dede mortalité de 1993 s’étaient maintenues,
on aurait dénombré en 1994 environ 9 5000,4 an pour chacun des sexes : elle
décès de plus que l’année précédente.
s’élève à 73,7 ans pour les hommes et à L’ampleur de cet écart est due à une épidé
81,8 ans pour les femmes, plaçant ces mie de grippe qui avait sévi en décembre
1993. Les données provisoires de 1995 en dernières au premier rang en Europe. La
registrent une forte hausse des décès con
mortalité infantile a continué à diminuer. sécutive à une nouvelle épidémie de grippe.
Comme toujours, la mortalité a été moin-Ces épidémies, qui frappent fatalement sur
tout les personnes âgées, ne remettent pasdre en été, une augmentation est cepen-
en cause la tendance longue au recul de la
dant apparue en juillet peut-être en raisonmortalité.
des fortes chaleurs. Les décès sont sur-
venus en général dans le département deLa mortalité infantile poursuit sa chute
domicile, et il s’en produit dans la plupart En 1994, 4 193 enfants sont morts avant
des communes. Mais la moitié ont lieu e leur n premier anniversaire ; ils étaient 3 817
de plus dans ce cas en 1980. La mortalitédehors de la commune de résidence,
infantile a fortement diminué. Sur 10 000
compte tenu du fait que près d’un décèsnouveau nés, 59 sont décédés avant un an,
sur deux a pour cadre un étabssemli ent ils étaient 100 en 1980. Selon des données
provisoires, la mortalité infantile devrait con hospitalier.
naître une chute prononcée en 1995 et pas
ser en dessous de 50 pour 10 000. Le
Le nombre de décès en France métropoli niveau de la mortalité infantile en France se
taine est au plus bas depuis trente ans : en rait alors parmi les plus bas au monde.
1994, 519 965 personnes sont décédées, Dans tous les pays d’Europe occidentale et
soit 90 décès pour 10 000 habitants. Les septentrionale, la mortalité infantile baisse
12 300 décès en moins par rapport à 1993depuis des décennies (graphique 1). Les
Taux de mortalité infantile depuis 1960 dans quelques pays
Source : Eurostat
?
INSEE
PREMIEREpays affectés d’une mortalité infantile nées sont proches. D’une manière gé Taux de mortalité infantile par
relativement élevée dans les années nérale, la mortalité infantile masculine sexe depuis 1975
soixante ont réussi à la faire diminuer est supérieure de 30 à 40 % à celle
considérablement. Les écarts entre les des filles. Les différences de mortalité
pays se trouvent donc aujourd’hui ré de la première semaine et du premier
duits mais leur classement reste pour mois entre garçons et filles sont sensi
l’essentiel inchangé. La France se situe blement dans les mêmes proportions.
toujours dans une position intermédiaire Finalement, le niveau de la mortalité
devant les pays de l’Europe du Sud et infantile des garçons est proche en
derrière les pays scandinaves (tableau 1994 de celui des filles en 1988.
1). La mortalité infantile demeure la plus
élevée au Portugal et devient la plus Un mois de juillet
basse en Islande. particulièrement difficile
Les premiers instants de la vie sont par
ticulièrement critiques : plus du tiers desIl est en moyenne décédé 1 425 per Sources : Statistiques de l’état civil, Insee
enfants qui décèdent avant leur premier sonnes chaque jour en 1994. La pé
anniversaire sont morts dès la premièreriode estivale est toujours la plus Alpes (17 %). A l’opposé, le nombre
semaine et plus de la moitié dès le pre clémente. Ainsi, environ 1 350 person de décédés en juillet est sensiblement
mier mois. Les mortalités de la premièrenes sont décédées quotidiennement le même que l’année précédente dans
semaine et du premier mois sont quasi en mai, juin et août. Le nombre moyenles Pays de la Loire, en Bretagne, en
ment stabilisées. La baisse de la morta de décès quotidien a toutefois forte Basse-Normandie, en Picardie, en
lité infantile intervient donc au delà du ment augmenté en juillet avec 1 417 Franche Comté et en Limousin. La
premier mois. décès. Sur le mois, c’est 7 % de plus saisonnalité mensuelle des décès est
La mortalité infantile des garçons est qu’au cours du même mois de l’annéemoins marquée en 1994 qu’en 1993
nettement supérieure à celle des filles précédente. Cette hausse est peut (graphique 3), à l’exception du mois de
(graphique 2). Le taux de mortalité des être liée aux fortes chaleurs. Elle a été janvier durant lequel sont décédées en
garçons s’élève à 6,7 ‰ et celui des particulièrement élevée en Langue moyenne 1 611 personnes chaque
filles à 5 ‰. Les évolutions pour chacundoc-Roussillon (12 %), en Corse jour (suites de l’épidémie de grippe de
des sexes depuis une vingtaine d’an (14 %), en Alsace (16 %) et en Rhône décembre 1993).
Taux de mortalité infantile et espérances de vie à la naissance des femmes et des hommes dans les principaux pays
d’Europe occidentale et septentrionale
Ecart des
Taux de mortalité infantile Espérances de vie des femmes Espérances de vie des hommes
espérances
(pour m ille nassani ces) (en années) (en années)Pays de vie
1980 1993 1994 1980 1993 1994 1980 1993 1994 1994
Europe du Nord
Danemark 8,4 5,4 5,7 77,3 77,8 78,1 71,2 72,6 72,7 5,4
Finlande 7,6 4,4 4,7 77,6 79,5 80,1 69,2 72,1 72,8 7,3
Islande 7,7 4,8 3,4 80,1 80,8 81,2 73,4 77,0 77,1 4,1
Norvège 8,1 5,1 5,2 79,6 80,2 80,6 72,7 74,2 74,9 5,7
Suède 6,9 4,8 4,4 78,8 80,8 81,4 72,8 75,5 76,1 5,3
Europe de l’Ouest
Allemagne 12,4 5,8 5,6 - 79,2 79,6 - 72,7 73,1 6,5
Autriche 14,3 6,5 6,3 76,1 79,4 79,7 69,0 73,0 73,4 6,3
Belgique 12,1 8,0 7,6 76,8 79,9 80,1 70,0 73,0 73,4 6,7
France 10,0 6,5 5,9 78,4 81,4 81,8 70,2 73,3 73,7 8,1
Irlande 11,1 6,0 5,9 75,6 78,2 78,7 70,1 72,6 73,2 5,5
Luxembourg 11,5 6,0 5,3 75,9 79,4 79,7 69,1 72,2 73,2 6,5
Pays-Bas 8,6 6,3 5,6 79,3 80,0 80,3 72,7 74,0 74,6 5,7
Royaume Uni 12,1 6,3 6,2 76,2 78,9 79,4 70,2 73,6 74,2 5,2
Suisse 9,1 5,6 5,1 79,6 81,4 81,7 72,8 74,9 75,2 6,5
Europe du Sud
Espagne 12,3 6,7 6,0 p 78,6 80,9 p 81,0 p 72,5 73,3 p 73,3 p 7,7 p
Grèce 17,9 8,5 7,9 76,8 79,9 80,2 72,2 75,0 75,2 5,0
Italie 14,6 7,2 p 6,6 p 77,4 80,9 p 81,2 p 70,6 74,5 p 74,7 p 6,5 p
Portugal 24,3 8,7 8,1 75,2 77,9 78,6 67,7 70,6 71,6 7,0
p : Donnée provisoire.
Les données de 1980 regroupent pour certains pays plusieurs années.
Lecture : le taux de mortalité infantile est 5,9 ‰ en France en 1994. Cela indique que 59 enfants sont décédés avant leur premier anniversaire pour 10 000 naissances. L’espérance de
vie à la naissance en France est 81,8 ans pour les femmes et de 73,7 ans pour les hommes en 1994. Ces chiffres représentent la durée moyenne de vie avec les conditions de mortalité
par âge de 1994. L’écart entre l’espérance de vie des femmes et celle des hommes est 8,1 ans.
Source : Eurostat
˚`moyen des défunts s’élève à 69 ans etcalcule ainsi a augmenté en 1994 deSaisonnalité des d écès en 1993
5 mois et celui des défuntes à 78 ans0,4 an pour les hommes comme pouret 1994
et 10 mois. D’une manière générale, les femmes. Selon des données provi
l’âge moyen au décès est plus élevé soires, l’espérance de vie n’aurait aug
aussi bien pour les hommes que pour menté pour chacun des sexes que de
les femmes dans la moitié sud du pays 0,1 an en 1995. De 1980 à 1994, l’es
(cartes 1 et 2). Cela est en partie dû à pérance de vie des hommes a pro-
une structure de population plus âgée gressé de trois ans et six mois et celle
dans le sud notamment en raison des des femmes de trois ans et cinq mois,
migrations de retraités. soit une augmentation moyenne an
La géographie oppose les départe nuelle proche de trois mois. Depuis
ments franciliens où les décès inter 1977, les deux espérances de vie évo
viennent plus tôt en moyenne - par luent parallèlement, celle des femmes
exemple la Seine Saint Denis (64 dépassant celle des hommes de huit
ans) au Lot, à la Lozère et au Tarn ans. L’espérance de vie des hommes1. 100 : niveau moyen sur l’année.
Sources : Statistiques de l’état civil, Insee pour les hommes. Pour les femmes, laen 1994 est proche de celle des fem
Moselle, le Pas de Calais et le Nord mes d’il y a 34 ans, soit en 1960.
La saisonnalité des décès est inverséesont proches des départements franci Les différences de durées de vie ne
pour les moins de 50 ans. Leur décèsliens et s’opposent à l’Ariège, la s’observent pas qu’entre les hommes
survient plus fréquemment en été Creuse et l’Aveyron (82 ans). L’âge et les femmes. Ainsi, la vie est plus
qu’en hiver en raison notamment des moyen au décès des hommes domici courte au bas de l’échelle sociale et
accidents dont ils sont victimes. Il liés dans le Tarn dépasse légèrement les personnes mariées vivent en
meurt alors plus de jeunes hommes celui des habitantes de la Seine Saint moyenne plus longtemps que les au
que de jeunes femmes : trois fois plusDenis. L’écart entre les âges moyens tres. Le veuvage concerne davantage
d’hommes expirent même entre 19 des femmes et des hommes est parti les femmes (près de trois fois sur qua
ans et 30 ans. En revanche, les per culièrement élevé pour les résidents tre) pour lesquelles il dure en
sonnes âgées décèdent davantage en de l’Essonne, de Paris et du Val de moyenne plus longtemps.
hiver surtout lors d’épidémies de Marne et faible pour ceux du Lot et Les espérances de vie à la naissance
grippe. Les femmes y sont plus vulné Garonne, du Tarn et de la Lozère. pour chacun des sexes ont augmenté
rables car elles vivent plus longtemps A chaque âge, la probabilité de décé en 1994 dans les principaux pays
que les hommes : à partir de 81 ans, ilder dans l’année est plus élevée pour d’Europe du Nord et de l’Ouest (ta
meurt à âge donné plus de femmes car les hommes que pour les femmes. Le bleau 1). Cette augmentation est la
elles sont beaucoup plus nombreuses. comportement des hommes est sou plus faible en Espagne. L’espérance
vent plus risqué. S’ils devaient connaî de vie des hommes en France est si
tre tout au long de leur vie les risquestuée à un niveau intermédiaire, loinLes femmes vivent huit ans
de mortalité observés en 1994 à cha derrière l’Islande et la Suède, mais de de plus que les hommes
cun des âges depuis la naissance, lesvant le Portugal, la Finlande et l’Alle
En 1994, la moitié des décédés hommes vivraient en moyenne 73,7 magne. En revanche, l’espérance de
avaient au moins 73 ans et la moitié ans et les femmes 81,8 ans. L’espé vie des femmes en France est l’une
des décédées au moins 83 ans. L’âgerance de vie à la naissance que l’on des plus élevées du monde. Elle de
vance la Suisse, la Suède, l’Islande et
l’Italie. Le Danemark se démarque des
Age moyen des hommes au dé- Age moyen des femmes au décès autres pays nordiques avec une espé
cès selon le département de do- selon le département de domicile rance de vie médiocre (78,1 ans), la
micile en 1994 en 1994 plus basse de tous les pays d’Europe
occidentale et septentrionale. En con
séquence, c’est en France que l’écart
entre les espérances de vie à la nais
sance des femmes et des hommes est
le plus important devant l’Espagne et
la Finlande. A l’opposé, l’écart est le
plus faible en Islande et en Grèce.
Une personne sur deux décède
dans sa commune de résidence
On décède exceptionnellement en de
hors de sa région de domicile (5 % des
décès) et rarement en dehors de son
département de résidence (12 %),
mais seulement un décès sur deux seSources : Statistiques de l’état civil, Insee Sources : Statistiques de l’état civil, Insee
´`?résidence. 48,2 % des décès ont lieu tion fictive"). Elle est indépendante de laProportion de d écédés morts
dans un établissement hospitalier, structure par âge de la population.dans leur commune de domicile
9,9 % dans une clinique privée, 8,8 % On définit de même l’espérance de vie à unen 1994 selon leur département
dans une maison de retraite, 27,2 % âge donné comme étant la moyenne desde décès
dans un logement qui n’est de plus pasdurées restant à vivre pour les survivants à
forcément celui du défunt, et l’essen cet âge, toujours sous réserve des conditions
tiel du restant sur la voie ou dans les actuelles de mortalité, au delà de cet âge.
lieux publics. Le taux de mortalité infantile est la propor
La proportion de personnes qui décè tion d’enfants qui meurent avant l’âge d’un
dent dans leur commune de résidence an, calculé pour mille naissances vivantes.
tend à croître avec l’âge ; en effet, la Le quotient de mortalité à l’âge x correspond
maison de retraite est alors parfois au nombre de décédés dans l’année pour
considérée comme leur lieu de domi 100 000 personnes d’âge x encore vivantes
cile. C’est plus fréquemment le cas au premier janvier de l’année considérée. On
des femmes qui meurent certes plus l’interprète comme la probabilité de décéder
tard que les hommes. Les décès de à cet âge.
personnes vivant dans des communes
rurales surviennent rarement dans
Pour en savoir plusleur commune (un décès sur trois). En
revanche, les décès survenus dans
les communes rurales sont souvent le Les résultats détaillés annuels et régio
Sources : Statistiques de l’état civil, Insee
naux sont disponibles dans les direc fait des résidents (trois décès sur qua
tions régionales de l’Insee environ un antre). Les personnes vivant ou décé
produit dans la commune où le défunt après la fin de l’année considérée.
dant dans l’agglomération parisienne
vivait. Ces résultats détaillés sont publiés dansmeurent fréquemment dans leur ré
Les personnes qui décèdent dans les la collection Insee Résultats sous le titre
gion de résidence mais hors de leur
La situation démographique en 19.. . LaDeux Sèvres ou dans un département
commune et même hors de leur dépar dernière année disponible est 1993 (In baignant ou proche de la Méditerranée
tement : les départements composant see Résultats, série Démographie So
meurent plus fréquemment dans leur
ciété, n°49 50, 1996).cette agglomération sont certes petits.
commune de résidence (carte 3). En
Dans cette collection, des résultats con
revanche, celles qui expirent dans un
cernant notamment la mortalité par ré
département francilien, dans l’Ain, dans gion et par département viennent d’être
la Meurthe-et Moselle, dans l’Isère ou publiés (Données de démographie ré
gionale 1990, Insee Résultats, série Dé dans la Creuse décèdent souvent hors Pour comprendre
mographie Société, n° 45 46, 1995).de leur commune de domicile. La con ces résultats
Chaque trimestre, l’Insee publie dans lecentration et la répartition spatiale des
Bulletin Mensuel de Statistique les résul hôpitaux et des maisons de retraite n’y
tats provisoires de l’état civil (mensuels
sont pas étrangères : le tiers des décèsL’espérance de vie à la naissance n’a pas de
pour la France métropolitaine, trimes
surviennent dans cent communes et la valeur prédictive, contrairement à ce que son triels pour les départements et les ré
moitié dans deux cent quarante sur les nom suggère. C’est un indicateur conjoncturel gions).
36 500 que compte la France métropo qui indique ce que serait la durée moyenne de Le premier bilan démographique de l’an
litaine. Certains soins ne sont pas dis vie pour une génération qui connaîtrait depuis née 1996 sera publié dans la collection
Insee Première début 1997, celui de l’an pensés partout et par conséquent le la naissance et à tout âge les conditions ac
née 1995 l’a été en février 1996 (n° 428).décès peut se produire loin du lieu de tuelles de la mortalité (principe de la "généra
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