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Dictionnaire des chefs de brigade, colonels et capitaines de vaisseau de Bonaparte, premier consul

De
456 pages
Ce dictionnaire regroupe les notices des 267 chefs de brigade et colonels ainsi que des 77 capitaines de vaisseau ayant servi sous le Consulat et ayant cessé leur carrière avant la fin de cette période. Il fait mention des 771 chefs de brigade et colonels ainsi que des 129 capitaines de vaisseau qui ont poursuivi leur carrière au delà dont les notices figurent dans le Dictionnaire de Six et dans ceux de Danielle et Bernard Quintin. Il s'appuie sur des archives conservées au SHD, Départements Terre et Marine.
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Cet ouvrage est le soixante-quatrième de la collection Kronos Fondée et dirigée par Eric Ledru
SPM
© SPM, 2012 Kronos : 64 ISSN : 1148-7933 ISBN : 978-2-901952-91-6
Éditions SPM 34, rue Jacques-Louvel-Tessier 75010 Paris Téléphone : 01 44 52 54 80 - Télécopie : 01 44 52 54 82 - courriel : Lettrage@free.fr www.spm-editions.com
DIFFUSION – DISTRIBUTION : L’Harmattan 5-7, rue de L’Ecole-Polytechnique 75005 Paris Tél : 01 40 46 79 20 – Fax : 01 43 25 82 03 – Site : www.harmattan.fr
Des mêmes auteurs
Dictionnaire des colonels de Napoléon , préface de Jean Tulard, Paris, SPM, collection Kronos, 1996 Dictionnaire des capitaines de vaisseau de Napoléon , préface de Jacques-Olivier Boudon, Paris, SPM, collection Kronos, 2003 Austerlitz 2 décembre 1805, Dictionnaire biographique des officiers, sous-of -ficiers et soldats tués ou mortellement blessés à Austerlitz , préface de Jean-Pierre Mir, Paris, Archives et Culture, 2004 La tragédie d’Eylau, 7 et 8 février 1807. Dictionnaire biographique des offi -ciers, sous-officiers et soldats tués ou blessés mortellement au combat, préface de Jean-Pierre Mir, Paris, Archives et Culture, 2007 Notices de colonels in Dictionnaire du Second Empire , sous la direction de Jean Tulard, Paris, Fayard, 1996 Notices de colonels in Dictionnaire Napoléon , sous la direction de Jean Tulard, Paris, Fayard, 1999
AVA N T- P R O P O S
Lorsque Bonaparte prend le pouvoir après le coup d’état des 18 et 19 brumaire an VIII (samedi 9 et dimanche 10 novembre 1799), la France est en guerre contre la Seconde Coalition, animée par l’Angleterre gouvernée par le roi George III et son premier ministre William Pitt et regroupant l’Autriche de François II, « Empereur germanique », la Russie du tsar Paul I er qui reproche à la France son occupation des îles ioniennes, de Malte et de l’Égypte, la Turquie de Sélim III à la suite de la conquête de l’Égypte par l’armée française d’Orient, le royaume de Naples et des Deux-Siciles de Ferdinand IV et de son épouse Marie-Caroline, sœur de Marie-Antoinette, réfugiés en Sicile lors de l’organisation de la République parthénopéenne, la Bavière et le Portugal. Si la majeure partie de l’Italie est perdue à la suite des défaites françaises de la Trébie les 18 et 19 juin 1799, de Novi le 15 août 1799 et de Genola le 4 novembre 1799, la situation militaire s’est redressée à l’automne de 1799. La République batave est sauvée, Brune rejetant à la mer une ten -tative de débarquement anglo-russe en octobre 1799. Il en est de même pour la République helvétique grâce à Masséna, vainqueur du général russe Souvorov à la bataille de Zurich les 25, 26 et 27 septembre 1799. À la suite de cette défaite, ce général s’estimant trahi par les Autrichiens, retira ses troupes de la coalition. Dès le 19 novembre 1799, Reinhard, ministre des Relations extérieures aux premiers jours du Consulat, écrivit aux agents en poste à l’étranger pour les rassurer sur le caractère républicain du nouveau gouvernement et pour leur demander de communiquer aux puissances auprès desquelles ils étaient accrédités le désir du gouvernement de rechercher une paix « honorable et solide ». Peu après, le chef de brigade d’artillerie Duroc, aide de camp du Premier consul, fut envoyé en mission à Berlin pour remettre une lettre des consuls au roi de Prusse Frédéric-Guillaume III pour l’informer de leur intention d’exécuter religieusement tous les traités existants et lui demander confirmation de la neutralité de son pays. Il fut répondu à cette lettre remise au début de décembre par les félicitations d’usage et par une vague promesse de maintien de la neutralité de la Prusse.
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Le 25 décembre 1799, deux lettres furent signées par le Premier consul, adressées, l’une « à François II, Empereur germanique », l’autre « à George III, Roi de la Grande Bretagne et d’Irlande ». Elles furent publiées par les journaux français pour montrer à la population que le nouveau gou -vernement avait pris le parti de rechercher la paix conformément aux vœux des Français. « Le cri unanime est la paix » écrivit le ministre de la Police Fouché au Premier consul. Ce dernier invita François II et George III à négocier et à conclure la paix, insistant sur les méfaits de la guerre pour toutes les nations civilisées. À François II, il ajouta « Étranger à tout senti -ment de vaine gloire, le premier de mes vœux est d’arrêter l’effusion de sang qui va couler. Tout fait prévoir que dans la campagne prochaine des armées nombreuses et habilement dirigées tripleront le nombre des victimes que la reprise des hostilités a déjà faites. » Le gouvernement de Pitt décida que le Premier consul ne recevrait pas de réponse officielle mais qu’une simple note du ministre des Affaires étran -gères serait adressée à son homologue français. À la mi-janvier 1800, le ministre des Relations extérieures Talleyrand reçut une note de Grenville rappelant que son gouvernement souhaitait la paix, stigmatisant les « agres-sions » dont la France s’était rendu coupable depuis le début de la Révolution, qualifiant le nouveau régime de « subversif de tout ordre social » et annon-çant que l’Angleterre ne traiterait qu’avec les Bourbons, une fois ceux-ci restaurés et la France revenue à ses anciennes limites. Aux Communes, Pitt confirma que la paix ne pourrait être atteinte que « par le rétablissement en France de l’ancienne dynastie qui assurerait à ce pays son ancien terri -toire ». Le 16 janvier 1800, Bonaparte donna pour instruction à Talleyrand de faire remarquer à Grenville que, loin d’être l’agresseur, la France n’avait fait que se défendre, de renouveler son offre de négociation et de rejeter toute ingérence anglaise dans les choix de gouvernement des Français. Pitt et Grenville confirmèrent leur fin de non-recevoir, acceptant tout au plus la poursuite des échanges de prisonniers mais sans aller au-delà. Le 17 février suivant, Pitt prit la parole aux Communes pour clore le débat par une attaque directe contre Bonaparte. Fin janvier 1800, la réponse de François II arriva à Paris sous forme d’une note de son ministre des Affaires étrangères, le baron Thugut, à Talleyrand : l’Autriche refusait le traité de Campoformio comme base de négociation. Après plusieurs mois de discussion, Thugut repoussa les ouvertures fran -çaises : Campoformio appartenait au passé et toute discussion devait avoir pour base la situation actuelle, c’est-à-dire la domination autrichienne sur la majeure partie de l’Italie. De plus, il rejeta toute idée de paix séparée. La paix fut remise à plus tard, les hostilités reprirent avec nos adver -saires traditionnels : l’Autriche et Naples en Europe, la Turquie en Égypte, l’Angleterre sur mer et en Égypte. Quant aux Russes du tsar Paul I er , ils avaient rompu le contact avec leurs alliés de la 2 e Coalition dès octobre 1799. Dès le 8 mars 1800, le Premier consul adressa une proclamation aux
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