Dictionnaire des colonels de Napoléon

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Publié pour la première fois en 1996 et aujourd'hui largement complété, ce dictionnaire recense les 1574 colonels et adjudants commandants ayant servi sous l'Empire, de 1804 à 1814, en tenant compte des promotions accordées sous les Cent-Jours en 1815, et ayant souvent cessé leur carrière militaire à la fin de cette période. Cette recherche s'appuie sur des archives conservées au Service historique de la Défense, Département Terre et Département Marine. Voici, selon Jean Tulard, un ouvrage de référence.
Publié le : samedi 1 juin 2013
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EAN13 : 9782296538870
Nombre de pages : 980
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Danielle et Bernard
Quintin
DICTIONNAIRE DES COLONELS Danielle et Bernard QuintinDanielle et Bernard
DE NAPOLÉON
Quintin
Le grade de colonel, supprimé sous la Révolution et remplacé par
celui de chef de brigade par décret du 21 février 1793, est rétabli sous
le Consulat par lÊarrêté du 24 septembre 1803 et maintenu sous lÊEmpire. DICTIONNAIRE
Chaque unité formant corps, dénommée le plus souvent régiment, est DICTIONNAIRE
DES COLONELScommandée par un colonel.
DES COLONELSPublié pour la première fois en 1996, et aujourdÊhui largement DE NAPOLÉON
complété, ce dictionnaire recense les 1574 colonels et adjudants
commandants ayant servi sous lÊEmpire, de 1804 à 1814, en tenant DE NAPOLÉON
compte des promotions accordées sous les Cent-Jours en 1815, et ayant
cessé, en règle générale, leur carrière militaire à la fin de cette période.
Cependant 1531 notices biographiques seulement sont publiées dans
cet ouvrage, les 43 autres – 11 commandants des demi-brigades de Préface de Jean Tulard
vétérans, officiers généraux sous la Révolution, et 32 colonels et adjudants
membre de lÊInstitut
commandants ayant exercé les fonctions de ce grade sous lÊEmpire en
qualité de généraux provisoires ou de généraux au service de lÊétranger
– figurant dans le ÿ Six Ÿ.
Cette recherche sÊappuie sur des archives conservées au Service
historique de la Défense, Département Terre et Département Marine.
De très nombreux tableaux statistiques complètent les notices,
affirmant le caractère prosopographique de lÊétude et révélant une
typologie originale.
Le Professeur Jean Tulard, dans sa nouvelle préface, conclut ainsi
parcesmots:ÿce dictionnaire est devenu un ouvrage de référence. Il y
eut le „Six‰, ilyale „Quintin‰ Ÿ.
77 €
ISSN : 1148-7933
ISBN : 978-2-901952-78-7 9 782901 952787 SPMSPM_01_C1. 1e?re page.qxd:1 27/05/13 15:12 Page 1_01_C1. 1e?re page.qxd:1 27/05/13 15:12 Page 2_01_C1. 1e?re page.qxd:1 27/05/13 15:12 Page 3
Dictionnaire des colonels
de Napoléon_01_C1. 1e?re page.qxd:1 27/05/13 15:12 Page 4_01_C1. 1e?re page.qxd:1 27/05/13 15:12 Page 5
Danielle et Bernard QUINTIN
Dictionnaire des colonels
de Napoléon
2013
Édition revue et corrigée
KRONOS
Ce volume est le vingt-deuxième de la collection Kronos
Il a été publié avec le concours de la Fondation Napoléon
S.P.M._01_C1. 1e?re page.qxd:1 27/05/13 15:12 Page 6
© S.P.M., 2013
ISSN : 1148-7933
ISBN : 978-2-901952-78-7
ère1 édition 1996 :
ISBN : 2-901952-17-8
Edition 2010 :
ISBN : 978-2-901952-75-6
SPM 34, rue Jacques-Louvel-Tessier 75010 Paris
Tél. : 01 44 52 54 80 - Télécopie : 01 44 52 54 82 - Courriel : Lettrage@free.fr
Diffusion-Distribution : L’Harmattan
5-7 rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris
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Site internet : http://www.harmattan@wanadoo.fr_01_C1. 1e?re page.qxd:1 27/05/13 15:12 Page 7
À l’armée française et à ses colonels.
À la mémoire de René Baillargeat._01_C1. 1e?re page.qxd:1 27/05/13 15:12 Page 8_01_C1. 1e?re page.qxd:1 28/05/13 13:53 Page 9
Préface
Qui n’a lu Le colonel Chabert et n’a gardé en mémoire la scène fameuse où
Chabert se présente à Derville, avoué près du Tribunal de Première Instance
du département de la Seine : “Peut-être savez-vous que je commandais un
régiment de cavalerie à Eylau. J’ai été pour beaucoup dans le succès de la
célèbre charge qui fit Murat et qui décida le gain de la bataille.”
Hélas ! Il en va des colonels d’Empire comme des maîtres des requêtes au
Conseil d’État napoléonien. L’Histoire n’a retenu que les maréchaux et les
généraux qui s’illustrèrent sur les champs de bataille entre 1792 et 1815,
comme elle n’a porté intérêt qu’aux conseillers d’État qui participèrent aux
grands débats sur le code civil et à l’élaboration des principales lois du début
edu XIX siècle.
Qui connaît les maîtres des requêtes qui assuraient au conseil d’État le
service ordinaire, un Allent, un Coquebert de Montbret, un Préval ? Qui pourrait
citer, Chabert et Poncarral, héros de fiction mis à part, un colonel de la Grande
Armée ?
Le colonel est pourtant celui qui commande un régiment ; non seulement
il le conduit à l’ennemi mais il le prépare au combat. Le nom (qui vient de
colonne) avait disparu en février 1793 ; il reparut le 24 septembre 1803.
De l’aveu général des auteurs de mémoires militaires, les colonels de
Napoléon furent parmi les meilleurs de notre histoire. Coignet par exemple en
cite avec éloge, qui jouèrent le rôle de “père du régiment” et veillèrent à une
stricte discipline : que l’on se souvienne du récit qu’il nous donne de la
punition infligée par son colonel à une cantinière accusée de pillage lors de la
deuxième campagne d’Italie.
Si les maréchaux et les généraux ont eu leur dictionnaire avec le grand
ouvrage de Georges Six, les colonels attendaient le leur. Le voici. Il englobe les
nominations entre mai 1804 et avril 1814, et de mars à juin 1815. Ces colonels
sont 1531 dont on peut suivre la carrière.
Fondé sur le dépouillement de leurs dossiers au Service historique de
l’Armée de Terre au château de Vincennes, ce dictionnaire est devenu un
ouvrage de références. Il y eut le “Six”, il y a le “Quintin”.
Jean TULARD
Membre de l’Institut
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Introduction
Dans son avant-propos au Dictionnaire des officiers du train des équipages
impérial 1807-1814, le général Jean Delmas, chef du Service historique de
l'Armée de Terre de 1980 à 1986, exprime le souhait de voir l'œuvre du
général Jean-Louis Villaume servir d'exemple à d'autres chercheurs afin de
disposer d'une meilleure connaissance des officiers du Premier Empire.
Consacrée aux colonels de l'Armée de Terre française sous le Premier
Empire, l'étude que nous vous présentons s'inscrit dans cette perspective et
s'inspire du Dictionnaire des généraux et amiraux de la Révolution et de
l’Empire de Georges Six. Elle concerne d'une part les colonels et adjudants
commandants en activité de service dans un emploi correspondant à leur
grade à la proclamation de l'Empire le 18 mai 1804, d'autre part les officiers
supérieurs nommés au grade de colonel et d'adjudant commandant par
erdécret signé par l'Empereur du 18 mai 1804 au 6 avril 1814 et du 1 mars 1815
au 22 juin 1815 (cf. Annexe I).
Les colonels et adjudants commandants en activité de service sous l'Empire
que nous avons répertoriés sont au nombre de 1 574.
Le présent dictionnaire ne comprend toutefois que 1 531 notices
biographiques, le lecteur ayant la possibilité de se reporter à l'ouvrage de Georges Six
pour les biographies des 11 commandants des demi-brigades de vétérans,
officiers généraux sous la Révolution et des 32 colonels et adjudants
commandants ayant exercé les fonctions de ce grade sous l'Empire et figurant dans Six
en qualité de généraux provisoires ou de généraux au service des royaumes
de Naples, d'Espagne, de Hollande, de Westphalie et du duché de Varsovie
rentrés dans les cadres de l'Armée française après la chute de l'Empire
(cf. répertoire alphabétique en Annexe II).
Le lecteur peut également consulter Georges Six pour les 635 colonels et
adjudants commandants promus au grade de général de brigade de 1804 à
1814 (cf. répertoire alphabétique en Annexe III).
L'analyse des dossiers des 1 574 colonels et adjudants commandants en
activité de service sous le Premier Empire permet de dégager un certain
nombre d'indications d'ordre général sur leur répartition entre les différentes
armes, leur origine géographique, militaire et sociale, leur nomination, leur
devenir après la chute de l'Empire, les fonctions parlementaires ou
ministérielles exercées par certains d'entre eux, les récompenses qui leur ont été
accordées, leur décès, leur sépulture.
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I – Tableau de répartition par arme
Arme Nombre de colonels %
- Infanterie 428 27,1
- Etat-major (adjudants commandants) 353 22,4
- Cavalerie 223 14,1
- Artillerie 145 9,2
- Commandants d’armes 104 6,6
- Génie 80 5
- Gendarmerie 60 3,8
- Troupes hors ligne et troupes auxiliaires 51 3,2
- Aides de camp 40 2,5
- Artillerie de marine 18 1,1
- Divers 72 4,5
Total 1574 -
Des “passerelles” existent bien entre les différentes armes. Ainsi, Bruguière, colonel du
e4 régiment de chasseurs à cheval, devient aide de camp de Joseph Bonaparte en 1806.
Charles Delacroix, colonel aide de camp du prince Eugène en 1807, est mis à la tête du
e9 régiment de chasseurs à cheval en 1808 pour reprendre ses fonctions d'aide de camp du
eprince Eugène à la fin de la campagne de 1809. Pierre Lejeune, colonel du 56 de ligne en
1811 est nommé adjudant commandant en 1812 tandis que Martin de Beurnonville, colonel
eaide de camp du maréchal Macdonald, devient colonel du 19 léger en décembre 1813. Ces
mouvements sont toutefois limités à quelques cas particuliers et s'équilibrent dans une
certaine mesure sans remettre en cause les ordres de grandeur constatés.
II – Origine géographique
A) Les colonels d'origine française sont au nombre de 1 389, soit 88,2 % de l'effectif total :
1 338 sont nés en France dans ses limites actuelles, 23 dans les territoires d'outre-mer sous
contrôle français au moment de leur naissance (Guadeloupe 6, Martinique 6, Saint-Domingue
4, île Maurice 3, Réunion 2, Sainte-Lucie 1, Chandernagor 1), 8 à Sarrelouis et à Landau, villes
françaises jusqu'en 1815, 20 enfin à l'étranger de père français.
1°) Répartition par département
La répartition des 1 338 colonels nés en France selon le département de leur naissance est
extrêmement inégale. De très sensibles différences apparaissent à la lecture du tableau
figurant ci-après, établi par ordre décroissant, entre d'une part les départements du Centre, de
l’Ouest et du Sud-Ouest, d’autre part les départements du Nord, de l'Est, du Sud-Est ainsi que
Paris qui fournissent les plus forts contingents.
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Nbre de colonels nésDépartement
dans chaque départe-(Dénomination et découpage actuels)
ment énuméré ci-après
- Paris 114
- Moselle 50
- Côte-d'Or 40
- Meuse 37
- Meurthe-et-Moselle 36
- Nord, Yvelines 33
- Haute-Saône 31
- Isère, Bas-Rhin 27
- Aisne 26
- Ardennes, Doubs 25
- Gard, Marne 24
- Haute-Garonne 23
- Hérault 22
- Jura, Pas-de-Calais, Rhône 20
- Ain, Bouches-du-Rhône, Ille-et-Vilaine 19
- Calvados 18
- Saône-et-Loire 17
- Manche, Somme 16
- Haute-Corse, Puy-de-Dôme 15
- Charente, Haute-Vienne 14
- Ardèche, Drôme, Lot-et-Garonne, Haute-Marne, Orne, Var 13
- Maine-et-Loire, Pyrénées-Atlantiques, Sarthe, Vosges 12
- Allier, Hautes-Alpes, Aude, Seine-Maritime 11
- Eure, Eure-et-Loir, Loire-Atlantique, Nièvre, Haut-Rhin,
Seine-et-Marne, Tarn, Tarn-et-Garonne, Vaucluse 10
- Gers, Landes, Lot, Mayenne, Yonne 9
- Aveyron, Charente-Maritime, Savoie 8
- Corse-du-Sud, Indre, Loiret, Morbihan, Oise, Deux-Sèvres,
Vienne 7
- Alpes-de-Haute-Provence, Ariège, Aube, Corrèze, Creuse,
Gironde, Indre-et-Loire, Hauts-de-Seine, Territoire de Belfort 6
- Dordogne, Loire, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales,
Val-d'Oise, Vendée 5
- Alpes-Maritimes, Cantal, Cher, Côtes-d'Armor, Finistère,
Haute-Loire, Haute-Savoie 4
- Essonne, Loir-et-Cher, Lozère, Val-de-Marne 2
- Seine-Saint-Denis 1
Total 1 338
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2°) Répartition par région
Indépendamment de l'Ile-de-France où Paris et Versailles jouent un rôle exceptionnel, la
Lorraine est la région ayant donné le plus grand nombre de colonels aux armées du Premier
Empire. Viennent ensuite la région Rhône-Alpes, la Franche-Comté, la région Midi-Pyrénées
et la Bourgogne comme le tableau ci-dessous permet de le constater.
Région (dénomination et découpage actuels) Nombre de colonels
- Ile-de-France 173
- Lorraine 135
- Rhône-Alpes 109
- Franche-Comté 82
- Midi-Pyrénées 80
- Bourgogne 76
- Champagne-Ardenne 68
- Normandie (Haute et Basse) 68
- Languedoc-Roussillon 64
- Provence-Alpes-Côte-d'Azur 63
- Nord-Pas-de-Calais 53
- Picardie 49
- Pays-de-Loire 48
- Aquitaine 45
- Alsace 37
- Poitou-Charente 36
- Centre 36
- Auvergne 34
- Bretagne 34
- Limousin 26
- Corse 22
Total 1 338
3°) Répartition entre villes, bourgs et villages
Bien que la France soit encore à cette époque un pays essentiellement rural, plus de la
moitié des colonels du Premier Empire, très exactement 682, sont nés dans les villes. 187 sont
nés dans les bourgs et 469 seulement dans les villages.
Paris mis à part, les villes ayant vu naître le plus de colonels sont :
Versailles .................................................................................................................... 24
Lyon............................................................ 17
Metz ................................................................................................................ 15
Toulouse...................................................................................................... 13
Grenoble, Strasbourg.................................................................................................. 11
Marseille, Montpellier..................................... 10
Besançon, Nancy ....................................................................................................... 9
Dijon, Lille ....................................... 8
Caen, Nantes, Nîmes, Thionville, Douai .................................................................... 7
Angers, Bar-le-Duc, Clermont-Ferrand, Montauban, Limoges .................. 6
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B) Les colonels d’origine étrangère admis au service de la France sont au nombre de 185,
soit 11,8 % de l’effectif total. Les principaux pays représentés sont l’Italie (33), la Hollande (33),
la Belgique (20), la Suisse (21), la Pologne (19), l’Allemagne (19), le Portugal (10), l’Irlande (8),
les Pays Baltes (7), la Croatie (3).
A noter que du fait du rattachement de leur pays à l’Empire, les Belges, les Piémontais, les
Liguriens, les Hollandais étaient réputés avoir acquis la nationalité française.
III – Origine militaire
Les 1 563 colonels dont l’origine militaire est connue se répartissent ainsi :
• 573, soit 36,7 %, ont servi avant 1789 et fait partie de l’armée de l’Ancien Régime, 234 en
qualité d’officier et 339 comme sous-officier ou soldat. A remarquer que 4 officiers et 188
sousofficiers et soldats d’Ancien Régime se sont engagés sous la Révolution dans les bataillons de
volontaires nationaux.
• 771, soit 49,3 %, sont entrés en service sous la Révolution (14 juillet 1789 - 10 novembre
1799) dont 421 enrôlés dans les bataillons de volontaires nationaux et 72 anciens élèves de
l’Ecole polytechnique, de l’Ecole d’artillerie de Châlons, de l’Ecole du génie de Mézières puis de
Metz.
• 219, soit 14 %, ont commencé à servir sous le Consulat et l’Empire dont :
- 28 anciens élèves de “grandes écoles” : 6 pour l’Ecole polytechnique, 19 pour l’Ecole
spéciale militaire, 3 pour l’Ecole d’application du génie de Metz.
- 66 incorporés dans l’armée dont 20 en qualité d’officier.
- 125 officiers d’origine étrangère, en particulier à la suite du rattachement de leur
pays d’origine à l’Empire.
Les point suivants méritent en outre d’être soulignés :
1°) 613 colonels du Premier Empire (39,2 %) ont servi dans les bataillons de volontaires
nationaux, 421 sur enrôlement direct dans ces formations, 192 après avoir appartenu à
l’armée de l’Ancien Régime.
2°) le nombre des colonels du Premier Empire ayant la qualité d’officier d’Ancien Régime
est loin d’être négligeable, avec un pourcentage de 14,9 %.
3°) 25 anciens élèves de l’Ecole polytechnique sont parvenus au grade de colonel sous le
Premier Empire.
IV – Origine sociale
C’est en prenant en compte l’état ou la profession des parents que l’on peut apprécier
avec le plus de vraisemblance l’origine sociale. Ne disposant pas d’informations suffisamment
précises sur les colonels d’origine étrangère, notre étude se limite sous cet angle aux 1 389
colonels d’origine française en activité de service de 1804 à 1815.
1°) Les colonels de condition roturière sont au nombre de 1 113, soit 80,12 %. La profession
du père au moment de la naissance est connue pour 821 d’entre eux, soit en fait dans 802 cas,
plusieurs familles ayant eu la chance de voir deux de leurs enfants servir avec le grade de
colonel sous l’Empire et même trois dans le cas de la famille Bizot.
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Nous constatons à l’examen du tableau figurant ci-après que :
• les colonels d’ascendance paysanne sont en nombre relativement peu important (10 %
seulement),
• les colonels issus du prolétariat urbain et rural sont encore moins nombreux (2,5 %),
• les colonels appartiennent en grande majorité à ce que nous appelons maintenant la
classe moyenne (négociants, marchands, hommes de loi et magistrats, fonctionnaires royaux
et municipaux, bourgeois).
Profession Nombre
- Marchands, Artisans, Aubergistes 233
- Hommes de loi (Avocats, Notaires, Huissiers) et Magistrats 139
- Laboureurs, Cultivateurs, Fermiers, Vignerons, Jardiniers 83
- Fonctionnaires royaux et municipaux 78
- Négociants, Financiers, Entrepreneurs et Fabricants 67
- Militaires 55
- Bourgeois, Propriétaires 49
- Professions de santé (Médecins, Chirurgiens, Apothicaires) 42
- Ouvriers, Journaliers, Domestiques 21
- Employés dans la maison du Roi, des Princes et des Grands, Régisseurs 14
- Professions artistiques 9
- Enseignement 8
- Marins 4
Total 802
2°) Les colonels nés d’un père dont la noblesse apparaît certaine, sont au nombre de 276,
soit 19,87 % et se répartissent comme suit :
• 112 ont fait partie de l’armée de l’Ancien Régime et ont continué de servir sous la
Révolution (non sans avoir été pour certains suspendus de leurs fonctions en 1793-94) puis sous
l’Empire : il s’agit surtout d’officiers supérieurs appartenant au corps de l’artillerie et à celui du
génie.
• 36 ont été officiers de l’Armée royale, ont émigré à la Révolution ou combattu en Vendée
puis ont repris du service sous le Consulat comme Cachedenier de Vassimon et de Castres ou
sous l’Empire comme Drummond de Melfort, de Mathan, de Vachon de Briançon de Belmont,
Belly de Bussy ou de Scépeaux de Bois Guignot.
• 75 ont commencé à servir sous la Révolution entre le 14 juillet 1789 et le 10 novembre
1799 comme de Brancas, de Boudon de Pompéjac, de Courbon-Blénac, de Ligniville ou de
Limozin Saint-Michel.
• 53 enfin sont entrés au service sous le Consulat ou au début de l’Empire conformément
à la politique de l’Empereur de ralliement de la noblesse d’Ancien Régime à l’Empire et sont
devenus colonels à la fin de l’Empire comme par exemple de Briqueville, Denys de
Damrémont, Huchet de la Bédoyère, de la Bourdonnaye, de Saint-Chamans, de Talhouet ou
les frères de Montesquiou-Fezensac.
La profession du père est connue pour 182 d’entre eux, soit en fait dans 173 cas, plusieurs
familles ayant eu deux enfants servant sous l’Empire avec le grade de colonel.
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Dans 58,9 % des cas, il s’agit de fils de militaires ou de commissaires et trésoriers des
guerres.
Profession Nombre
- Militaires 92
- Commissaires et Trésoriers des guerres 10
- Officiers de marine 3
- Employés dans la maison du Roi et des Princes 20
- Fonctionnaires royaux 17
- Hommes de loi et Magistrats 12
- Secrétaire du Roi 1
- Conseillers des Parlements 2
- Conseillers supérieurs à Saint-Domingue et à la Réunion 2
- Officiers de finances 6
- Maires, Échevins, Magistrats municipaux 5
- Employés auprès de souverains étrangers 3
Total 173
V – Nomination
Le tableau I ci-dessous fait le point sur le nombre des nominations au grade de colonel et
d’adjudant commandant prononcées sous l’Empire.
Année Nombre de Observations
Nominations
mai-décembre 1804 21 dont 6 colonels promus au grade de
général avant le 6 avril 1814
1805 75 « 38 « « «
1806 87 « 52 « « «
1807 132 « 76 « « «
1808 99 « 42 « « «
1809 202 « 73 « « «
1810 69 « 20 « « «
1811 146 « 24 « « «
1812 155 « 16 « « «
1813 374 « 21 « « «
janvier-avril 1814 122 « 3 « « «
mars-juin 1815 75
Total 1 557 « 371 « « «
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18
Tableau II
RÉPARTITION DES NOMINATIONS PAR TRANCHE D’ÂGE
Tranche d’âge Infanterie Adjudants Cavalerie Artillerie Génie Aides de Gendar- Cdts Artillerie de Total
cdts camp merie d’armes marine
N % N % N % N % N % N % N % N % N % N %
- de 25 ans 1 0,40 6 3,07 1 2,77 8 0,71
25 à 29 ans 6 1,53 14 5,69 19 9,74 2 1,78 1 2,08 8 22,22 50 4,49
30 à 34 ans 30 7,65 46 18,69 35 17,94 20 17,85 12 25 13 36,11 2 6,06 158 14,20
35 à 39 ans 119 30,35 76 30,89 51 26,15 37 33,03 17 35,40 9 25 6 17,14 3 9,09 1 6,66 319 28,68
40 à 49 ans 218 55,61 90 36,58 80 41,02 34 30,35 14 29,16 3 8,33 19 54,28 21 63,66 6 40 485 43,61
50 à 59 ans 19 4,84 18 7,31 4 2,05 14 12,5 2 4,17 2 5,59 10 28,57 5 15,12 6 40 80 7,19
60 ans et plus 1 0,40 5 4,46 2 4,17 2 6,06 2 13,33 12 1,07
Total 392 246 195 112 48 36 35 33 15 1112_02_C2. Notes pre?liminaires.qxd:1 27/05/13 15:13 Page 19
En cette période de guerre permanente, les pertes causées par le feu, la maladie, les
vicissitudes des combats (blessure, captivité), les désastres de la retraite de Russie et de Leipzig se
traduisent par une accélération du nombre des nominations à la fin de l’Empire en 1813 et
1814.
Le tableau II a pour objectif de répondre à la question : à quel âge devient-on colonel sous
le Premier Empire ? Il donne la répartition des nominations par tranche d’âge pour l’infanterie,
les adjudants commandants, la cavalerie, l’artillerie, le génie, les aides de camp, la
gendarmerie, les commandants d’armes et l’artillerie de marine.
Son examen appelle les remarques suivantes :
1°) L’âge moyen auquel les officiers supérieurs sont nommés au grade de colonel est
différent suivant l’arme à laquelle ils appartiennent ; les colonels d’infanterie et de gendarmerie,
les colonels commandants d’armes sont, dans la majorité des cas, promus après 40 ans. En
revanche, on devient colonel dans la cavalerie, l’artillerie, le génie ou adjudant commandant
à un âge relativement plus jeune.
2°) Si elles sont exceptionnelles en ce qui concerne les commandants d’armes (6 %) et les
colonels d’infanterie (9 %), les nominations avant l’âge de 35 ans sont relativement
nombreuses en ce qui concerne les colonels d’artillerie (19,5 %), les adjudants commandants
(24,7 %), les colonels du génie (27 %). Elles dépassent 30 % pour les colonels de cavalerie et
61 % pour les colonels aides de camp.
3°) Les nominations avant l’âge de 30 ans sont relativement rares puisqu’elles ne
concernent que 5,2 % des cas. Il faut reconnaître que les bénéficiaires de ces avancements accélérés
– qui ont tous à leur actif de très brillants états de services – appartiennent le plus souvent aux
familles alliées à la famille impériale, à celles des maréchaux, des généraux ou des
dignitaires du régime impérial.
Le plus jeune colonel du Premier Empire, nommé à l’âge de 21 ans, Bon Jannot de
Moncey, ancien page de l’Empereur, est le fils du maréchal duc de Conegliano. On peut
également citer, à titre d’exemple, Alphonse de Grouchy, fils du maréchal, de
TalleyrandPérigord, neveu du prince de Talleyrand, vice-grand-électeur, de Faudoas, beau-frère du
général Savary, Ordener, fils du général, Desaix, neveu du général du même nom tué à la
bataille de Marengo, Martin de Beurnonville, neveu du général de Beurnonville, les frères de
Tascher de la Pagerie, consins de l’impératrice Joséphine, Alexandre Lebrun, fils du troisième
consul et architrésorier de l’Empire, Charles et Ambroise de Montesquiou-Fezensac, fils du
comte de Montesquiou-Fezensac, grand-chambellan de l’Empereur.
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VI – Carrière après la chute de l’Empire
Si la fin de l’Empire se traduit pour beaucoup de colonels par leur admission à la retraite
ou par leur mise en non activité, d’autres au contraire poursuivent leur carrière sous les
différents régimes politiques qui vont se succéder en France. Ils sont au nombre de 390, se
répartissant ainsi :
• 187 terminent leur carrière militaire sous la Seconde Restauration, comme de Caux de
Blacquetot ou les frères d’Ambrugeac ;
• 127 servent sous la Seconde Restauration et la Monarchie de Juillet comme Denys de
Damrémont, Despans-Cubières, Fabvier, Fantin des Odoards, de Faudoas, Gueulluy de
Rumigny, de Marbot, de Tholosé ou Woirol ;
• 4 cessent leurs fonctions sous la Seconde République : Anthoine de Saint-Joseph,
Gauldrée-Boilleau, Alphonse de Grouchy et François Gérard ;
• 71, retraités ou mis en non activité après la chute de l’Empire, sont remis en activité sous
la Monarchie de Juillet comme Bro, Duchand de Sancey, Gourgaud, Ordener, Simon-Lorière.
C’est le cas également de Bugeaud, élevé à la dignité de maréchal de France le 31 juillet 1843
et décédé sous la Seconde République ;
er• enfin de Castellane, colonel major du 1 régiment de gardes d’honneur sous l’Empire,
maréchal de camp sous la Seconde Restauration, lieutenant général sous la Monarchie de
Juillet, commandant en chef de l’armée de Lyon sous la Seconde République, maréchal de
France le 2 décembre 1852, meurt en activité de service sous le Second Empire.
Outre Bugeaud et de Castellane maréchaux de France, 45 colonels du Premier Empire ont
été promus au grade de lieutenant général ou de général de division (8 sous la Seconde
Restauration, 36 sous la Monarchie de Juillet, 1 sous la Seconde République) et 189 à celui de
maréchal de camp correspondant à général de brigade (125 sous la Seconde Restauration, 64
sous la Monarchie de Juillet).
Cinq enfin ont exercé d’importantes fonctions ministérielles : de Caux de Blacquetot,
ministre secrétaire d’État de la Guerre en 1828-29 puis ministre d’État jusqu’à la Révolution de
1830, Schneider, ministre secrétaire d’État de la Guerre en 1839-40, Despans-Cubières, ministre
secrétaire d’État de la Guerre en 1840, Trézel, ministre de la Guerre en 1847-48, Destutt de
Tracy, ministre de la Marine et des Colonies en 1848-49.
VII – Fonctions parlementaires
77 colonels du Premier Empire ont exercé des fonctions parlementaires. Le tableau I est
consacré à ceux qui ont été choisis par un corps électoral même restreint, le tableau II à ceux
qui ont été désignés par le pouvoir exécutif pour exercer les fonctions de pair de France sous
la Restauration, les Cent-Jours, la Monarchie de Juillet ou de sénateur sous le Second Empire.
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Tableau I
Assemblées Colonels membres de ces Assemblées
Convention L. Brue, Poultier d’Elmotte, Rivaud du Vignaud,
Sirugue-Maret
Conseil des Anciens et L. Brue, Poultier d’Elmotte, Rivaud du Vignaud
des Cinq-Cents
Corps législatif Agnel, Bardenet, Bord, Caissoti-Chiusano, Chevillard
(Consulat et Empire) de Marlioz, C. Jannot de Moncey, Noizet Saint-Paul,
Nompar de Caumont duc de La Force, Pavetti, Poultier
d’Elmotte, Sirugue-Maret, Terrasson
Tribunat (Consulat et Empire) de Carrion-Nisas
Chambre des Députés des Chevillard de Marlioz, C. Jannot de Moncey,
départements Noizet Saint-Paul, Sirugue-Maret
(Première Restauration)
Chambre des Représentants J. d’Albignac, Calès, Camus de Richemont, Dubalen,
(Cent-Jours) L. Dupuy, Majou, de Marmier, Poultier d’Elmotte,
Séganville, Sirugue-Maret, Teullé, Tripoul
Chambre des Députés (Seconde de Briqueville, Camus de Richemont, de Caux de
Restauration) Blacquetot, Demarçay, Destutt de Tracy, Ph. Higonet,
Jacqueminot, de la Bourdonnaye, de Lafont, de
Marmier, Reinaud de Boulogne Lascours, T. Sébastiani,
de Trenqualye, L. de Valon du Boucheron d’Ambrugeac
Chambre des Députés Atthalin, Boyer de Peireleau, de Briqueville,
Brunet(Monarchie de Juillet) Denon, Bugeaud, Camus de Richemont, de Caux de
Blacquetot, Demarçay, Desaix, Destutt de Tracy,
L. Doguereau, A. de Grouchy, Gueulluy de Rumigny,
Jacqueminot, de la Bourdonnaye, de Marmier,
A. de Montesquiou-Fezensac, Poudret de Sevret,
Reinaud de Boulogne Lascours, Schneider, T. Sébastiani
Assemblée constituante Bugeaud, Destutt de Tracy
(Seconde République)
Assemblée législative (Seconde Achard, Bugeaud, Destutt de Tracy, Fabvier, Gourgaud,
République) A. de Grouchy, de Montholon-Sémonville, Rapatel, Rogé
Corps législatif Brunet-Denon, A. Petiet, Rogé
(Second Empire)
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Tableau II
Assemblées Colonels membres de ces Assemblées
Chambre des Pairs de Forbin-Janson, Huchet de la Bédoyère,
(Cent-Jours) de Marmier, de Turenne
Chambre des Pairs Clément de Ris, de Clermont-Tonnerre, Martin de
(Restauration) Beurnonville, de Mathan, Nompar de Caumont duc de
La Force, Porcher-Dupleix de Richebourg, de Talhouet
de Bonamour, Thomas de Pange, L. de Valon du
Boucheron d’Ambrugeac, de Villeneuve de Vence
Chambre des Pairs Achard, Atthalin, Baudrand, Buchet, de Castellane,
(Monarchie de Juillet) de Caux de Blacquetot, Clément de Ris, de
ClermontTonnerre, Denys de Damrémont, Despans-Cubières,
L. Doguereau, Fabvier, Gourgaud, Jacqueminot,
de Marbot, Martin de Beurnonville, de Mathan,
A. de Montesquiou-Fezensac, Nompar de Caumont
duc de La Force, Porcher-Dupleix de Richebourg,
Rapatel, Reinaud de Boulogne Lascours, T. Sébastiani,
de Talhouet de Bonamour, Thomas de Pange, Trézel,
de Turenne, L. de Valon du Boucheron d’Ambrugeac,
Villeneuve de Vence, Woirol
Sénat Achard, de Castellane, A. de Grouchy, de Lawoestine,
(Second Empire) P. de Tascher de la Pagerie, Ordener
VIII - Récompenses
A) Légion d’honneur
Plus de 92 % des colonels ont reçu la Légion d’honneur sous le Consulat, l’Empire et les
Cent-Jours, les 1 453 colonels décorés se répartissant comme suit :
• 110 commandants selon le terme utilisé sous le Premier Empire pour désigner les
commandeurs de l’ordre,
• 813 officiers,
• 530 chevaliers.
Les titulaires de la Légion d’honneur bénéficient d’un traitement annuel de 2 000 F pour un
commandant, de 1 000 F pour un officier et de 250 F pour un chevalier.
Si l’on tient compte des nominations et promotions dont les intéressés ont fait l’objet sous
les régimes politiques suivants (Restauration, Monarchie de Juillet, Seconde République et
Second Empire), il apparaît que, sur un total de 1 480 récipiendaires, 17 ont obtenu la
décoration de grand-croix de la Légion d’honneur, 52 celle de grand officier, 297 la cravate de
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commandeur (dont le colonel André Maréchal à l’âge de 99 ans sous le Second Empire),
les officiers étant au nombre de 760 et les chevaliers de 354.
B) Titres de noblesse
L’Empereur a décerné un titre de noblesse à 556 de ses colonels, soit à 35,2 % d’entre eux.
Les titres généralement accordés aux colonels sont ceux de baron (294) ou de chevalier (251).
Le titre de comte de l’Empire est attribué dans des cas exceptionnels : Jean et Pierre de
Tascher de la Pagerie, cousins de l’impératrice Joséphine, Alexandre de Talleyrand-Périgord,
neveu du prince de Talleyrand, de Montholon-Sémonville, Jannot de Moncey, fils du
maréchal, Ordener par transmission du titre de son père, Thomas de Pange, de Turenne et de
Marmier, nobles ralliés à l’Empire, de Salha, ministre de la Guerre du roi Jérôme de
Westphalie, enfin Huchet de la Bédoyère pendant les Cent-Jours.
Il convient en outre de préciser que 77 titres de noblesse sont décernés sous la Restauration
à d’anciens colonels du Premier Empire, à savoir :
• Ducs : 2 (de Talleyrand-Périgord et de Marmier, anciens comtes de l’Empire).
• Marquis : 1 (de Mathan).
• Comtes : 6 (dont Hulot d’Osery et Label de Lambel, anciens barons de l’Empire).
• Vicomtes : 12 (dont 5 anciens barons et 2 anciens chevaliers de l’Empire).
• Barons : 53 (dont 13 anciens chevaliers de l’Empire).
• Chevaliers : 3.
eEnfin, sous la Monarchie de Juillet, le maréchal Bugeaud, colonel du 14 de ligne aux
Cent-Jours, reçoit le titre de duc d’Isly à la suite de sa victoire du 14 août 1844 sur les
Marocains.
C) Dotations
542 colonels du Premier Empire ont obtenu des récompenses pécuniaires sous forme de
dotations consistant en revenus annuels provenant de biens immobiliers situés le plus souvent
à l’étranger (Monte Napoleone, Westphalie, Hanovre, Bayreuth, Erfurt…).
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1Montant global de dotation Nombre de bénéficiaires
(rentes annuelles)
16 000 F 1
10 000 F 4
9 000 F 1
8 000 F 7
7 000 F 3
6 000 F 13
5 000 F 8
4 500 F 8
4 000 F 136
3 500 F 1
3 000 F 7
2 500 F 19
2 000 F 207
1 500 F 1
1 000 F 48
500 F 78
Les colonels bénéficient en règle générale de dotations comprises entre 500 et 4 000 F
(91 % des cas).
Le colonel de Marbeuf est le plus doté, avec 16 000 F de rente annuelle : il est le fils du
lieutenant général des armées du Roi, gouverneur de la Corse, protecteur de la famille Bonaparte
avant 1789 ; l’Empereur n’a pas manqué de témoigner sa faveur à différentes reprises à cet
ancien élève de l’École spéciale militaire en le nommant baron de l’Empire en 1809 et colonel
edu 6 régiment de chevau-légers en 1811 à l’âge de 25 ans.
Les bénéficiaires de dotation d’un montant de 10 000 F sont les colonels Charles de
Montesquiou-Fezensac, Bégougne de Juniac, Marie Louis Corbineau et Greiner, ces deux
derniers ayant été amputés à la suite de leur blessure à la bataille de Wagram.
__________
1. Il s’agit là de montants théoriques. Dans la réalité des faits, le professeur Jean Tulard a montré dans son
ouvrage Napoléon et la noblesse d’Empire que “beaucoup de ces revenus n’ont jamais été touchés ou
seulement de façon partielle par les bénéficiaires”. Par ailleurs, pour apprécier ce que ces rentes
annuelles pouvaient représenter en terme de pouvoir d’achat, il convient de rappeler que la solde
annuelle d’un colonel ou adjudant commandant sous l’Empire est de 5 000 à 6 000 F, à laquelle s’ajoute,
en temps de guerre, une indemnité de campagne de l’ordre de 2 000 F par an et que le salaire
journalier des ouvriers parisiens sous l’Empire varie selon les catégories professionnelles de 1,25 F à 4 F (Jean
Tulard, Nouvelle Histoire de Paris, Le Consulat et l’Empire 1800-1815. p. 95).
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IX – Décès
Pour répondre à la question comment sont morts les colonels du Premier Empire, il
convient de distinguer :
• ceux qui ont péri au cours des campagnes
• ceux qui sont morts dans des circonstances tragiques
• ceux qui sont morts de maladie et de vieillesse
1°) La première catégorie comprend les colonels tués à l’ennemi ou ayant succombé à
leurs blessures (A), les colonels portés disparus en cours de campagne (B) et les colonels morts
en campagne des fatigues de la guerre, victimes d’épidémie ou par suite d’accidents de
service (C).
Tableau de répartition des pertes au cours des campagnes de l’Empire
Campagne (A) (B) (C) Total
1805 en Autriche 10 10
1806 en Prusse 9 1 10
1807 en Pologne 18 3 21
1809 en Autriche 22 22
1812 en Russie 33 3 17 53
1813 en Allemagne 30 2 7 39
1814 en France
(Grande Armée) 16 1 2 19
Péninsule Ibérique
et Pyrénées 1808-1814 44 15 59
1815 10 10
Autres théâtres d’opérations
(Saint-Domingue, Java, 6 1 1 8
Proche-Orient, captivité)
Total 198 7 46 251
Le pourcentage de pertes établi par rapport aux 1 574 colonels en activité de service sous
l’Empire est de 12,57 % en tenant compte des seuls colonels tués au combat ou blessés
mortellement et de 15,9 % en prenant en compte les 251 victimes de guerre.
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Les campagnes les plus meurtrières sont la campagne et la retraite de Russie, celle de
1813 en Allemagne mais aussi la campagne de France de janvier à avril 1814 et celle de
1815 dont la durée des opérations est inférieure à un mois.
Tableau de répartition des pertes par arme
Arme (A) (B) (C) Total
Infanterie 90 1 10 101
Adjudants commandants 37 4 21 62
Cavalerie 35 3 38
Artillerie 12 12
Majors de la Garde impériale 7 4 11
Génie 4 2 6
Commandants d’armes 4 2 4 10
Légion de la Vistule 3 3
Artillerie de marine 2 2
Aides de camp 1 1
Gendarmerie 1 1
Autres unités 3 1 4
Total 198 7 46 251
Ce tableau met en évidence le rôle primordial joué par l’infanterie, “reine des batailles”,
dans les guerres napoléoniennes. Les pertes enregistrées pour les colonels d’infanterie sont
proportionnellement plus élevées que pour les autres armes : 45,45 % en tenant compte des
seuls colonels tués au combat ou blessés mortellement et 40,23 % en prenant en les
251 colonels victimes de guerre alors que les colonels d’infanterie ne représentent que 27,1 %
des colonels en activité sous le Premier Empire.
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Tableau des pertes par bataille
Nombre de colonels tués et
Bataille
blessés mortellement
• Wagram 5 et 6 juillet 1809 11
• Leipzig 16, 17, 18 et 19 octobre 1813 10
• La Moscova 7 septembre 1812 9
• Eylau 7 et 8 février 1807 7
• Essling 21 et 22 mai 1809 6
• Waterloo 18 juin 1815 6
• Friedland 14 juin 1807 5
• Austerlitz 2 décembre 1805 4
• Bussaco 27 septembre 1810 4
• Chiclana 5 mars 1811 4
• Lützen 2 mai 1813 4
• Iéna 14 octobre 1806 3
• défense de la Bidassoa 31 août 1813 3
• Sare 10 novembre 1813 3
• Paris 30 mars 1814 3
• Ligny 16 juin 1815 3
• Caldiero 30 octobre 1805 2
• Auerstaedt 14 octobre 1806 2
• Heilsberg 10 juin 1807 2
• Ebersberg 3 mai 1809 2
• Raab 14 juin 1809 2
• Ocaña 18 novembre 1809 2
• Arapiles 22 juillet 1812 2
• Vitoria 21 juin 1813 2
• Kulm 30 août 1813 2
• Hanau 30 octobre 1813 2
Deux autres cas méritent d’être signalés : celui du colonel du génie Boutin, envoyé par
l’Empereur en Egypte et en Syrie, assassiné dans des conditions mystérieuses après la chute de
l’Empire en juillet ou en août 1815, celui du général Denys de Damrémont, colonel aide de
camp du maréchal Marmont en 1813-14, gouverneur général des possessions françaises dans
le Nord de l’Afrique, tué d’un coup de canon au siège de Constantine le 12 octobre 1837.
2°) La seconde catégorie concerne les colonels morts dans des circonstances tragiques, au
nombre de 18.
• Trois ont été fusillés : Charles Prévost, convaincu au début de 1814 d’espionnage pour le
compte des Alliés, traduit devant une commission militaire siégeant à Paris, condamné à mort
erle 1 février 1814 et fusillé le lendemain dans la plaine de Vaugirard. Le colonel de Gordon,
resté fidèle au Roi aux Cent-Jours, envoyé après le désastre de Waterloo, à Condé-sur-l’Escaut
pour inviter le général Bonnaire, commandant supérieur de la place, à reconnaître l’autorité
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de Louis XVIII, est arrêté et fusillé le 6 juillet 1815. Huchet de la Bédoyère, condamné à mort
esous la Seconde Restauration pour avoir rallié avec son régiment, le 7 de ligne, l’Empereur à
Vizille le 7 mars 1815, est fusillé dans la plaine de Grenelle le 19 août 1815.
• Six sont morts par suicide : Fortuné Marchant en 1811, Taubin en juin 1815, Pavetti en
juillet 1815, Leseur en 1818, Chrysostôme de Bruneteau de Sainte-Suzanne en août 1830, Noël
Girard en 1839.
• Cinq ont été assassinés : Morio en 1811, Noizet en 1818, La Caussade de Prévost
SaintCyr en 1820, auxquels il convient d’ajouter deux victimes des passions politiques : Ramel,
tombé sous les coups des Verdets aux cris de “Vive le Roi. A bas Ramel” à Toulouse en août
1815 et de La Chasse de Vérigny, frappé d’une balle au front lors de l’attentat perpétré à Paris
par Fieschi le 28 juillet 1835.
• Deux sont morts à la suite d’un duel : Larcher en 1812, Rottier de Laborde en 1828.
• Quesnel, dont le corps est retiré de la Seine au-dessous du pont de Sèvres sur la
commune de Boulogne le 6 mars 1815, est mort dans des conditions qui n’ont jamais été élucidées.
Certains parlent de suicide, d’autres d’assassinat.
• Enfin Bon Jannot de Moncey, le fils du maréchal duc de Conegliano, est mort à 25 ans
à la suite d’un accident de chasse.
3°) La troisième catégorie, la plus nombreuse, concerne les colonels morts de maladie et
de vieillesse : 1 265 après déduction des deux premières catégories (271) et de ceux dont nous
n’avons pas connaissance de la date du décès (38).
Les actes de décès ne faisant pas généralement mention de la maladie, cause du décès,
nous avons peu de renseignements sur la nature des maladies dont sont décédés les
intéressés. Nous avons par contre connaissance de l’âge auquel ils sont morts. Les statistiques sur ce
point montrent que les colonels ayant échappé à la mort sur le champ de bataille ou aux
aléas de la guerre ou encore à la mort dans des circonstances tragiques, ont vécu très vieux :
968 sont décédés après l’âge de 60 ans, répartis comme suit :
. 60 - 69 ans : 350
. 70 - 79 ans : 398
. 80 - 89 ans : 194
. 90 - 99 ans : 25 dont Petit mort à 97 ans, François Berthier de Grandry, Lèbre et Portal à
95 ans, Paulin à 94 ans.
. Le colonel André Maréchal, enfin, est mort à l’âge de 102 ans.
X – Sépultures
erAu 1 décembre 1997, les investigations menées à cet égard ont permis d’établir
l’existence de 423 sépultures, certaines ne portant plus aucune inscription pour les distinguer,
d’autres ne correspondant qu’à un simple emplacement dans un cimetière, d’autres enfin
menacées d’être reprises par l’Administration en raison de leur état d’abandon.
• 115 de ces sépultures se trouvent à Paris : 3 aux Invalides (Bugeaud, Denys de
Damrémont, de La Chasse de Vérigny), 79 dans le cimetière de l’Est dit du Père-La Chaise, 19
dans le cimetière du Nord dit de Montmartre, 11 dans le cimetière du Sud dit de
Montparnasse, 1 dans le cimetière de Passy, 1 dans celui d’Auteuil et 1 dans celui de Picpus.
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• 291 sont situées en province (dont 14 dans le département du Bas-Rhin, 12 en
Seine-etMarne, 11 dans les Yvelines, 9 dans le Doubs) et 17 à l’étranger (5 en Belgique, 4 en
Allemagne, 3 aux Pays-Bas, 2 en Pologne, 2 en Suisse et 1 en Italie).
XI – Colonels dont le nom figure sur l’Arc de Triomphe de l’Étoile
Douze colonels du Premier Empire détiennent le privilège d’avoir leur nom inscrit sur l’Arc
de Triomphe de l’Étoile.
• Neuf d’entre eux sont des colonels tués au champ d’honneur ou morts des suites de
blessures reçues au combat. Il s’agit de Claude Blancheville, François Damas, Claude Henry,
Joseph Higonet, Antoine Houdar de Lamotte, Gérard Lacuée, Joseph Marigny, Jacques
Mazas et François de Morlan ou Morland.
• Les trois autres colonels retenus sont :
- Jean Baptiste Pelletier, colonel d’artillerie en 1807, passé au service du duché de
Varsovie avec le grade de général de brigade, lieutenant général sous la Monarchie de
Juillet.
- Antoine Schneider, colonel à la Première Restauration, confirmé dans ce grade aux
CentJours, ministre secrétaire d’État de la Guerre sous la Monarchie de Juillet, membre de la
commission chargée de choisir les noms des officiers généraux et supérieurs de la Révolution et de
l’Empire à inscrire sur l’Arc de Triomphe de l’Étoile.
e- Joseph Michault de Saint-Mars, colonel du 3 régiment de chasseurs à cheval sous
l’Empire, secrétaire général de la Grande Chancellerie de la Légion d’honneur, secrétaire de
la commission précitée.
Malgré le soin que nous avons apporté à la rédaction des 1 531 notices biographiques
figurant dans le présent dictionnaire, il serait présomptueux de prétendre avoir réalisé un
travail exhaustif et sans faille. Il va de soi que nous serons particulièrement reconnaissants à nos
lecteurs de nous signaler les erreurs ou inexactitudes à rectifier et les compléments à ajouter,
chacune des notices présentées devant être considérée comme un point de départ et pouvant
faire l’objet d’une étude plus approfondie.
Danielle et Bernard Quintin
29_02_C2. Notes pre?liminaires.qxd:1 27/05/13 15:13 Page 30
Notes préliminaires
– Les notices biographiques, classées par ordre alphabétique, ont été rédigées sur la base
des renseignements et des états de services figurant dans les dossiers (classement alphabétique
et pensions) conservés au Service historique de l'Armée de Terre et dans les dossiers Légion
d'honneur mis en dépôt aux Archives nationales par la Grande Chancellerie.
er– Pour les décès survenus à Paris avant le 1 janvier 1860, l’arrondissement indiqué (en abrégé:
arrt) correspond à l'organisation administrative en vigueur à l'époque du décès, caractérisée par la
erdivision de Paris en douze arrondissements. La création au 1 janvier 1860 des vingt
arrondissements que nous connaissons encore actuellement s'est traduite par un changement de
dénomination des douze anciens arrondissements selon le tableau schématique ci-après.
Anciens arrondissements Nouveaux arrondissements
er(avant 1860) (au 1 janvier 1860)
er e1 8
e e2 9
e e3 2
e er4 1
e e5 10
e e6 3
e e7 4 (en partie)
e e8 11
e e9 4 (en partie)
e e10 7
e e11 6
e e12 5
e– Dans les actes de décès du XIX siècle, l’expression “à … heures de relevée” signifie
“à … heures de l’après-midi”.
– Abréviations :
• Ordre de la Légion d'honneur : L.h.
• Chevalier : Ch.
• Officier : O.
• Commandant ou commandeur à partir de la Seconde Restauration : C.
• Grand officier : G.o.
• Grand-croix : G.c.
• Ordre royal et militaire de Saint-Louis : St-Louis
Chevalier : Ch. ; Commandeur : C. ; Grand-croix : G.c.
• Ordre de la Couronne de Fer, ordre de la Réunion, décorations étrangères : les mêmes
abréviations que ci-dessus sont utilisées.
• Montant de la succession : S • Décret : d.
• Ordonnance : ord. • Lettres patentes : l.p.
30C. Lettre A.qxd:2013 27/05/13 15:15 Page 31
ABSOLUT de LA GASTINE
malheureux pour la France comme pour
vous”. Le décret du 10 juin 1815 le confirme
dans ses fonctions de maire de Gap.
ABSOLUT de LA GASTINE (François Charles,
baron) est né à Ham (Somme) le 16 janvier 1751,
fils d’Alexandre Absolut, chevalier seigneurA de La Gastine et officier de l’hôtel général des
Invalides, et de Reine Thérèse Tupigny ;
marié à Jeanne de La Touche.
erÉlève surnuméraire 1 janvier 1767 puis
ABON (Charles Louis d’) est né à Gap (Hautes- élève lieutenant en second à l’École du génie
erAlpes) le 5 août 1756, fils de François d’Abon, de Mézières 1 janvier 1770, il en sort ingénieur
seigneur de Reynier et d’Antrais, officier au ré- ordinaire (lieutenant en premier) au corps du
giment de Bourbon-Cavalerie, et de Lucrèce génie 14 janvier 1772. Capitaine 5 décembre
de Poncet ; marié à Sophie Victoire Charlotte 1782, affecté à l’armée de la Moselle 1792 puis
de Sinard le 7 février 1801. à l’armée de Sambre-et-Meuse 1793-94, il est
erÉlève sous-lieutenant 1 janvier 1775 puis nommé chef de bataillon à titre provisoire
er eraspirant lieutenant en second 1 mai 1777 à 1 septembre 1794 et confirmé dans ce grade
l’École du génie de Mézières, il sort de cette éco- 22 septembre 1794. Promu le 8 novembre de
le en qualité de lieutenant en premier du génie la même année chef de brigade à l’âge de
er10 février 1782. Capitaine 1 avril 1791 chargé 43 ans et après 24 ans de services, il reçoit à
du service des fortifications à Mont-Dauphin puis Mayence l’ordre de partir pour l’Italie pour
à Embrun 1794, chef de bataillon 21 mars 1795, prendre le commandement du génie de
l’aril exerce les fonctions de sous-directeur des for- mée de Rome 23 octobre 1798. Directeur des
tifications à Neuf-Brisach puis à Strasbourg 4 oc- fortifications à Brest 28 mars 1800 puis à
Neuftobre 1795. Commandant en chef du génie de Brisach, il est désigné pour commander le
géela 2 division de l’armée du Rhin 9 novembre nie du camp de Bayonne 24 septembre 1803
1795, il est promu chef de brigade 10 mars 1797 et de Brest 25 décembre 1803. Commandant
eà 40 ans et après 22 ans de services. du génie du 7 corps de la Grande Armée lors
Commandant en chef du génie de l’armée des campagnes de 1805 et de 1806, il devient
d’Italie 22 novembre 1799, il est nommé direc- directeur des fortifications à Custrin 4 novembre
teur des fortifications à Turin 24 novembre 1801, 1806 puis est attaché temporairement à
l’étaterà Grenoble 1 juillet 1805 puis à Corfou 18 dé- major du génie de la Garde impériale 9 octobre
cembre 1807. De retour en France en 1809, il est 1807. Après son retour en France en
ocdésigné comme membre de la commission de tobre 1808, il est employé comme directeur des
défense d’Anvers 8 octobre 1809. Admis à la re- fortifications à Sarrelouis de 1809 jusqu’à son
traite avec pension de 2 703 F 16 mars 1810. admission à la retraite 14 décembre 1811, sa
Décédé à Grenoble (Isère), rue de France, pension étant fixée à 3 000 F 16 janvier 1812.
le 28 février 1817 à huit heures du matin ; ob- Décédé à La Villeneuve-en-Chevrie
ersèques célébrées le 1 mars 1817 en la pa- (Yvelines), château de La Gastine, le 26 février
roisse Saint-Louis de Grenoble. 1814 à onze heures du soir ; inhumé dans le
Décorations et distinctions cimetière communal où la sépulture de
familL.h. : Ch. 11 décembre 1803 ; O. 14 juin 1804. le existe encore de nos jours. S : 19 414,25 F.
St-Louis : Ch. 19 juillet 1814. Décorations et distinctions
Membre du conseil général du département L.h. : Ch. 11 décembre 1803 ; O. 14 juin 1804 ;
des Hautes-Alpes 20 septembre 1812. C. 8 mars 1807.
1Membre du conseil municipal de la ville de St-Louis : Ch. 28 janvier 1791.
erGap 1 mars 1811, maire de Gap 3 avril 1813.
__________
Napoléon ayant demandé à le voir lors de er1. Le décret du 1 janvier 1791 transforme les statuts
son passage à Gap au retour de l’île d’Elbe
de l’ordre de Saint-Louis et change son appellation
5 mars 1815, il est reçu à 11 heures du soir ; pour celle de Décoration militaire. Sous Louis XVIII,
interrogé sur ce qu’il pensait de son retour en les titulaires de la Décoration militaire sont assimilés
France, il lui aurait répondu “je crois qu’il est aux chevaliers de l’ordre de Saint-Louis.
31C. Lettre A.qxd:2013 27/05/13 15:15 Page 32
ABSOLUT DE LA GASTINE
Ch. de l’ordre de Saint-Lazare et de Notre- ACHARD (Jacques Michel François, baron) est
Dame-du-Mont-Carmel. né à Carénage, île de Sainte-Lucie (Antilles) le
Baron de l’Empire par l.p. du 24 juin 1808. 14 octobre 1778, fils de François Joseph Achard
Donataire (4 000 F) sur les biens réservés en et de Marie Paris ; marié en premières noces
Westphalie 17 mars 1808. à Marie Julie Dagobert de Fontenille le 15 juin
1807, en secondes noces à Hélène Louise
ABYBERG ou Ab YBERG (Joseph Placide Félix Victoire Corinne Fauconnet, veuve de Joseph
Anton) est né à Schwyz (Suisse) le 15 no- Eyckholt le 10 octobre 1863.
ervembre 1767, fils de Georges François Félix Entré au service comme soldat au 1
baAbyberg et de Marie Anne Catherine taillon de volontaires de Sainte-Lucie 17 avril
Françoise Josèphe de Meyenberg ; marié à 1793, il obtient les grades de caporal 17 juin
Marie Thérèse Barcas le 22 avril 1808. 1793 et de sergent 23 mai 1794 au même
baEntré au service du royaume de Piémont- taillon puis les épaulettes de lieutenant au
eSardaigne comme cadet au régiment suisse de 2 bataillon de volontaires de Sainte-Lucie
Kalbermatten 12 mai 1781, enseigne à ce mê- 22 mai 1795. Fait prisonnier de guerre par les
me régiment devenu Courten 22 novembre Anglais 26 mai 1796 et conduit en Angleterre,
1781, il sert comme sous-lieutenant 14 décembre il est libéré 23 octobre 1797 ; incorporé
come1781, aide-major 17 octobre 1786 et lieutenant me lieutenant à la 13 demi-brigade
d’infan9 mars 1791, puis comme major 7 mai 1793 et terie légère 11 septembre 1798, il sert à l’armée
lieutenant-colonel 11 mars 1796 au régiment de l’Ouest 1798-99 et est mis à la suite 4 juin
esuisse de Peyerimhoff. Il passe au service de la 1799. Admis avec son grade à la 19
demireFrance en qualité de chef de bataillon à la 1 lé- brigade d’infanterie légère 23 septembre 1799,
gion helvétique 30 novembre 1798 et reçoit un il fait campagne à l’armée de réserve puis à
coup de feu au cou et un autre à la hanche droi- l’armée d’Italie 1800-01. Envoyé à
Saintte à l’affaire du 26 mars 1799 près de Vérone Domingue en 1802, il est blessé d’un coup de
contre les Autrichiens. Fait prisonnier de guerre feu au bras droit au combat de Port-au-Prince
par ces derniers lors de la reddition de la place 20 février 1802 ; nommé capitaine
adjudantede Mantoue 29 juillet 1799, il rentre de captivi- major à la 19 légère 12 juillet 1802 puis à la
eté pour être employé au dépôt des légions hel- 5 légère 22 mars 1803, il est blessé d’un coup
vétiques à Turin 29 mai 1800. Chef de bataillon de feu au genou droit 14 juin 1803, de treize
à la suite 13 décembre 1800 puis titulaire 22 mars coups de sabre à la tête et de six coups de
e1801 à la 3 demi-brigade helvétique, il partici- sabre sur le corps dans un combat dans la
pe aux opérations de l’armée du Rhin 1800-01. plaine du Cul-de-Sac à Saint-Domingue
erMajor du 1 régiment d’infanterie suisse 28 oc- 11 août 1803. Capitaine de grenadiers
attatobre 1805, il sert aux armées d’Italie et de Naples ché à la garde du général de Rochambeau
e1805-11. Il est promu colonel en second du 2 ré- 24 octobre 1803, il est fait prisonnier de
guergiment d’infanterie suisse 31 mars 1812 à l’âge re 30 novembre 1803. Rendu à la liberté
de 44 ans et chargé d’organiser la demi-briga- 6 juillet 1804, il reprend ses fonctions de
caede composée de détachements des 4 régiments pitaine adjudant-major au 5 régiment
d’insuisses au camp d’Utrecht 6 avril 1813. Licencié, fanterie légère 30 juillet 1804 et fait campagne
il se retire en Suisse 7 avril 1815. Admis au trai- à la Grande Armée 1807. Nommé chef de
baetement de réforme 17 février 1819, il est retraité taillon au 26 régiment d’infanterie légère 17
fépar ordonnance royale du 3 novembre 1819 vrier 1809, il prend part avec l’armée
eravec jouissance du 1 octobre 1819. d’Allemagne à la campagne contre l’Autriche
Décédé à Schwyz le 16 janvier 1824 ; in- 1809. Âgé de 32 ans et comptant 17 ans de
humé dans la sépulture de la famille Abyberg services, il est promu colonel du régiment de
esise dans la crypte de l’église de Schwyz. l’île de France 17 février 1811 puis du 108
réDécorations giment d’infanterie de ligne 23 août 1811 et
L.h. : Ch. 23 décembre 1813 ; O. 18 août 1814 ; participe à la campagne de Russie 1812,
reC. 23 mai 1815. cevant un coup de feu à la partie supérieure
erSt-Louis : Ch. 1 novembre 1814. du bras droit au combat de Mohilev
Ch. de l’ordre des Saints-Maurice-et-Lazare-de- 23 juillet 1812 et un coup de boulet qui lui fait
Sardaigne. deux plaies profondes l’une au bras droit,
Ch. de l’ordre des Deux-Siciles 16 juillet 1811. l’autre au dos à la bataille de la Moscova 7
sep32C. Lettre A.qxd:2013 27/05/13 15:15 Page 33
ADAM
tembre 1812. Il continue de servir à la Grande 1844. Inspecteur général d’infanterie en 1834
eArmée pendant la campagne d’Allemagne dans la 13 division militaire 14 juin 1834, en
re e eet commande pendant le siège de Hambourg 1835 et en 1836 dans les 1 , 4 et 14 divisions
l’aile gauche du camp de Harbourg 1813-14, militaires 6 juin 1835 et 6 juin 1836, en 1837
re ese distinguant au cours de plusieurs sorties, dans les 1 et 14 divisions militaires 30 mai
notamment celles des 20 janvier, 9 et 17 fé- 1837, il est chargé les années suivantes de
vrier 1814. Confirmé lors de la Première l’inspection générale des arrondissements
d’ine eRestauration dans le commandement de son fanterie ci-après : 8 30 mai 1838, 7 17 juin
e e e erégiment, devenu 89 de ligne 14 octobre 1814, 1839, 6 10 juin 1841, 5 22 mai 1842, 8 11 juin
eil est mis en non activité 2 mai 1815 ; promu 1843, 7 25 mai 1844 et 24 mai 1845. Placé
maréchal de camp 3 juin 1815 et nommé com- dans la section réserve du cadre de
l’état-mamandant du département de la Mayenne jor général 15 octobre 1846, il est admis à
fai9 juin 1815, il est remis en non activité 21 juillet re valoir ses droits à la retraite par suite du
1815 et replacé dans son grade de colonel décret du 11 avril 1848 supprimant le cadre
conformément aux dispositions de l’ordon- de réserve et retraité avec pension de 7 200 F
ernance du 1 août 1815. Colonel de la légion 30 mai 1848 avec jouissance du 12 avril 1848.
départementale du Lot 15 juillet 1818 puis du Relevé de la retraite sur sa demande, il fait
e er18 régiment d’infanterie de ligne 17 novembre partie à compter du 1 janvier 1853 de la
e1820, il prend part à l’expédition d’Espagne 2 section du cadre de l’état-major général.
e1823 et obtient les étoiles de maréchal de Décédé à Paris (7 arrt), place du Palais
camp 23 juin 1823 ; il commande une briga- Bourbon n° 2, le 6 janvier 1865 à deux heures
ede au 4 corps de l’armée des Pyrénées puis et demie du matin ; inhumé dans le
cimetièela 3 brigade de la division de Catalogne au re de Saint-Lô (Manche) où la sépulture
exiscorps d’occupation en Espagne 6 novembre te encore en 1973 (Carré I). S : 118 075,01 F.
1823. Mis en disponibilité à son retour en Décorations et distinctions
France 17 mars 1824, il exerce les fonctions L.h. : Ch. 16 mai 1809 ; O. 24 août 1814,
confirerd’inspecteur général d’infanterie pour 1824 mé par d. du 29 mai 1815 ; C. 1 mai 1821 ;
e edans les 7 et 9 divisions militaires 23 juin 1824 G.o. 9 janvier 1833 ; G.c. 6 mai 1846.
eet pour 1826 dans la 19 division militaire St-Louis : Ch. 27 juin 1814.
17 mai 1826 puis est employé au camp d’in- Décoré de la médaille de Sainte-Hélène 1857.
er efanterie 1 juillet 1828. Appelé à commander Ch. de 4 classe de l’ordre de Saint-Ferdinand
e rela 2 brigade de la 1 division de l’armée d’Espagne.
d’Afrique 21 février 1830, il prend part à l’ex- G.c. de la Couronne de Chêne des Pays-Bas
pédition d’Alger 11 mai 1830 et se voit ac- 10 juin 1842.
corder le grade de lieutenant général Ch. 6 août 1841 puis G.c. 26 avril 1849 de
13 décembre 1830 ; placé en disponibilité à l’ordre du Lion néerlandais.
son retour en France 7 février 1831, il reçoit le C. de l’ordre de Léopold de Belgique 10 mars
ecommandement de la 2 division d’infanterie 1833.
de l’armée du Nord 5 janvier 1832 et est char- Baron héréditaire par l.p. du 11 novembre
gé de l’inspection générale de la division sous 1815.
ses ordres 5 juillet 1832 et 25 mai 1833. Mis en Pair de France 15 avril 1845.
erdisponibilité 1 février 1834, il est nommé Élu représentant du peuple pour le
départemembre du comité de l’infanterie et de la ca- ment de la Moselle à l’Assemblée législative
ervalerie 28 octobre 1834 et 1 janvier 1836 puis 1849.
recommandant de la 1 division d’infanterie du Sénateur 26 janvier 1852.
camp de Compiègne 26 juillet 1837.
eCommandant la 3 division militaire à Metz ADAM (Charles François) est né à Mars-la-Tour
er29 novembre 1837, il est désigné pour com- (Meurthe-et-Moselle), le 1 octobre 1770, fils
remander la 1 division d’infanterie du corps de de Louis Adam, commandant une brigade
rassemblement sur la frontière du Nord 22 jan- de maréchaussée, et de Marie Briffault ;
mavier 1839, reprend ses fonctions à Metz après rié à Rose Toublant.
le licenciement de ce corps 25 mai 1839 et Enrôlé volontaire comme dragon au
régirecommande en 1844 la 1 division d’observa- ment Royal-Lorraine 15 octobre 1786, il est
nomtion du corps d’opérations sur la Moselle 12 mai mé brigadier fourrier 21 mars 1791, le
33C. Lettre A.qxd:2013 27/05/13 15:15 Page 34
ADAM
eRoyal-Lorraine étant devenu 16 régiment de ADHÉMAR de CRANSAC (Jean Baptiste Joseph
ecavalerie en 1791 puis 15 régiment de cava- d’) est né à la Dominique (Antilles) le 6 mai
lerie en 1792 à la suite de l’émigration de l’ex- 1767, fils de Jean Charles Emmanuel
chevaRoyal-Allemand. Il fait campagne avec ce lier d’Adhémar de Cransac et de Jeanne Rose
régiment aux armées du Centre 1792, des Lynch ; marié à Marie Thérèse Philippine
erArdennes 1792-93, de Sambre-et-Meuse 1794- Vandermaesen le 1 août 1792.
95, de Rhin-et-Moselle 1796-98, du Rhin 1800, Sous-lieutenant au régiment de Viennois
d’Italie 1800-01 en qualité de maréchal des lo- 15 janvier 1782, il fait campagne aux Antilles
gis 18 juin 1793, adjudant sous-officier 21 juin 1782-83 et est nommé lieutenant en second
1793, sous-lieutenant 15 janvier 1794, lieute- 20 septembre 1789, son régiment devenant
enant 2 décembre 1798, capitaine 10 avril 1800. en 1791 22 régiment d’infanterie. Il cesse ses
e eLe 15 de cavalerie ayant formé le 24 régi- fonctions pour émigrer 15 septembre 1791 et
ment de dragons à l’organisation du 24 sep- sert à l’armée des Princes 1792. Rentré au
sertembre 1803, il commande une compagnie de vice dans les gendarmes d’ordonnance à pied
ce régiment à l’armée d’Italie 1805, à l’armée 17 mars 1807, il est employé à la Grande
de Naples 1806 où il se distingue à la prise de Armée et devient sous-lieutenant en premier
eCurtella del Tronto dans les Abbruzes puis en à la 6 compagnie de gendarmes
d’ordonEspagne où sa conduite est remarquée au siè- nance à cheval 3 avril 1807. Capitaine
adge de Rosas 1808, au combat de Cardaden joint à l’état-major de l’armée d’Espagne
16 décembre 1808 où il coopère à la capture 29 janvier 1808, fait prisonnier de guerre à
de 5 pièces de canon, de 2 obusiers et de 1 500 Gérone 8 juin 1808 et échangé 15 janvier 1809,
prisonniers, à celui de Vals 25 février 1809. Ses il est détaché par le général
Gouvion-Sainteservices sont récompensés par sa nomination Cyr pour commander un bataillon du 4 de
eau grade de chef d’escadron au 22 régiment ligne italien, se distinguant en Catalogne au
de dragons 14 août 1809. Il continue à servir combat de Molino del Rey où il est blessé d’un
en Espagne et reçoit un coup de sabre au com- coup de feu à la cuisse 2 février 1809. Chef de
ebat de Las Rosas 11 août 1812 puis part en ren- bataillon 14 août 1809, au 56 régiment
d’infort à la Grande Armée en Saxe 30 juin 1813 fanterie de ligne 5 décembre 1809, il est à
nouet se distingue au combat de Wachau 14 oc- veau blessé à Molino del Rey 11 février 1810,
tobre 1813. Major en second 3 janvier 1814, il quitte l’Espagne en 1811 et participe à la
camse couvre de gloire à la bataille de Brienne pagne de Russie en 1812. Conduisant une
co29 janvier 1814 en reprenant le village et en lonne d’attaque à la bataille de Drissa, il enlève
faisant plusieurs prisonniers dont un général ; aux Russes deux batteries de huit pièces de
eil est promu colonel du 22 dragons 6 février canon et a la poitrine traversée par une
baler1814 à l’âge de 43 ans et après 27 ans de ser- le 1 août 1812. Il est promu adjudant
comvices et termine la campagne de France en mandant 19 novembre 1812 à l’âge de 45 ans
ecette qualité. Mis à la suite du 13 dragons et après 14 ans de services. Autorisé à rentrer
16 novembre 1814, il est désigné le 29 mai 1815 en France pour prendre un congé 4 mars 1813,
comme colonel titulaire de ce régiment, rede- il est employé au corps d’observation de
evenu 18 dragons conformément au décret du Mayence 15 juin 1813 et assume les fonctions
e25 avril 1815. Mis en non activité 28 décembre de chef d’état-major de la 45 division du
e1815, il est retraité avec pension de 2 400 F 10 14 corps de la Grande Armée. Fait prisonnier
février 1816. Commandant de la garde natio- de guerre à la capitulation de Dresde 11
nonale de Nancy après la Révolution de 1830. vembre 1813 et rentré de captivité 2 juin 1814,
Décédé à Nancy (Meurthe-et-Moselle), il est désigné pour prendre le commandement
eGrande-Rue n° 41, le 12 novembre 1853 à une du 29 régiment d’infanterie de ligne 28 juin
heure du matin ; inhumé le lendemain après 1814. Remplacé à la tête de ce régiment aux
obsèques célébrées en la paroisse Saint-Epvre. Cent-Jours 29 mars 1815, il reprend le grade
Décorations d’adjudant commandant et est mis en
dispoL.h. : Ch. 28 juin 1805 ; O. 28 juin 1813 ; nibilité 28 avril 1815. Colonel de la légion
déC. 14 juin 1831. partementale des Deux-Sèvres 16 août 1815
St-Louis : Ch. 29 juillet 1814. et placé en non activité 21 octobre 1817, il
asCh. de l’ordre de la Couronne de Fer sume à compter du 29 décembre 1818 les
fonc3 avril 1814. tions de lieutenant du roi à La Rochelle jusqu’à
34C. Lettre A.qxd:2013 27/05/13 15:15 Page 35
AGNEL
sa mise à la retraite par ordonnance du 8 avril Augustin d’Affry et de Marie Constantine de
1829 avec effet du 18 mai suivant. Il est pro- Diesbach-Steinbrugg.
mu au grade honorifique de maréchal de Entré au service de la France comme
cacamp 14 juin 1829. det aux gardes suisses 7 avril 1786, il y sert
Décédé à Fronton (Haute-Garonne), rue comme enseigne 7 avril 1787, second
sousdu Bourg, maison des héritiers Jougla, le lieutenant 8 juin 1788 et premier
sous-lieute12 avril 1841 à quatre heures du soir. nant à la compagnie colonelle 22 mai 1791
Décorations jusqu’au licenciement de cette unité 10 août
L.h. : Ch. 18 juin 1812 ; O. 2 août 1813. 1792. Passé au service de l’Autriche au
régiSt-Louis : Ch. 24 juin 1814, confirmé par ord. ment hongrois de S. A. l’Archiduc Antoine 1792,
du 8 juillet 1814. il fait campagne en Italie jusqu’en 1796. Il
revient en Suisse pour devenir capitaine
aideADVYNÉ (Christophe) est né à Soissons (Aisne) major dans la milice du canton de Fribourg
le 16 septembre 1763, fils de Jacques François 1797 et en est nommé colonel 1804. Reprenant
Advyné, ingénieur en chef, et de Marie Rosalie du service en France comme chef de bataillon
ePannier. au 3 régiment d’infanterie suisse 23 septembre
Après avoir été élève au corps des ponts 1806, il est employé en Espagne 1808-09 et est
er eet chaussées du 1 janvier 1780 au début de promu colonel en premier du 4 régiment
d’in1785, il s’enrôle dans le régiment de dragons fanterie suisse 29 juin 1810 à l’âge de 38 ans.
de Monsieur 27 janvier 1785 et obtient son En garnison à Cherbourg 1811, il participe à
congé 17 juillet 1790. Sous-lieutenant 12 jan- la campagne de Russie 1812 où son régiment
evier 1792 et lieutenant 26 avril 1792 au 7 ré- est pratiquement anéanti après le combat de
giment d’infanterie, il sert à l’armée du Midi Polotsk 19 octobre 1812 et la bataille de la
1792 puis à l’armée des Pyrénées orientales Bérézina 28 novembre 1812. Licencié 4 avril
1793, exerçant les fonctions d’aide de camp 1815, il se retire en Suisse où il devient colonel
edu général Marchant de la Houlière 14 février divisionnaire commandant la 3 division de
er1793 puis du général Dagobert 1 mai 1793. l’armée de la Confédération suisse 16 mai 1815
Fait prisonnier à l’affaire du Mas d’Eu 19 mai puis inspecteur des troupes de ligne de la
1793, il est nommé pendant sa captivité ca- Confédération 20 octobre 1815. Il est rappelé
epitaine à la 14 demi-brigade de bataille au service de la France comme colonel
com20 mai 1795. Libéré après la signature de la mandant les troupes suisses en cours
d’orgapaix avec l’Espagne, il rejoint l’armée d’Italie nisation 16 mai 1816 et est nommé colonel du
een qualité de capitaine adjoint à l’état-major 2 régiment suisse de la Garde royale 22 juillet
mars 1796. Servant aux armées de Rome et 1816, avec brevet de maréchal de camp 6 juin
de Naples 1799, il se distingue à la prise de 1818 pour prendre rang du 22 juillet 1816.
Castel Forte où il commande la colonne de Décédé à Fribourg le 9 août 1818 ;
inhugauche 12 janvier 1799 et à celle de Frascati. mé dans la sépulture de la famille d’Affry en
Nommé chef de bataillon à titre provisoire par l’église des Cordeliers de cette ville.
le général en chef de l’armée de Naples 7 juin Décorations
1799, il est confirmé dans ce grade 19 octobre L.h. : Ch. 6 février 1812 ; O. 19 novembre 1812 ;
1799 et promu adjudant général chef de bri- C. 17 mars 1815.
gade 14 mars 1800. Affecté à l’armée de ré- St-Louis : Ch. 5 septembre 1814.
serve 28 mars 1800, il fait campagne en Italie Médaille de Fidélité de la Confédération
suisepuis est employé dans la 27 division militai- se 12 octobre 1815.
re à Turin 22 juillet 1801, faisant partie des ad- C. de l’ordre impérial de Saint-Léopold
judants commandants en activité à d’Autriche octobre 1815.
l’organisation du 3 août 1801.
Décédé à Turin (Italie) le 13 décembre AGNEL (Gaspard Basile) est né à Embrun
1806. (Hautes-Alpes) le 14 juin 1761, fils de Jean
Décorations Agnel, avocat en parlement, procureur en ce
L.h. : O. 14 juin 1804. bailliage, et d’Ennemonde Victoire Silvestre ;
marié en premières noces à Élisabeth Rosalie
AFFRY (Charles Philippe d’) est né à Fribourg Sylvestre de Riouclar, divorcé ; marié en
se(Suisse) le 7 avril 1772, fils de Louis Auguste condes noces à Catherine Chrétien.
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AGNEL
erEntré au service comme soldat au 1 ba- Décorations et distinctions
taillon de volontaires des Hautes-Alpes 18 oc- L.h. : Ch. 5 février 1804 ; O. 14 juin 1804.
tobre 1791, lieutenant 13 novembre 1791 et St-Louis : Ch. 27 novembre 1814.
capitaine 14 décembre 1791 au même ba- Député des Hautes-Alpes au Corps législatif
taillon, il sert à l’armée des Alpes 1792 puis à 22 mars 1802-1805.
celle des Pyrénées Orientales 1793 où il enlè- Maire de Brunoy après 1830 et jusqu’à son
déve à la baïonnette, à la tête de deux compa- cès.
gnies, la redoute de la Madeleine défendue
par six cents Espagnols et est blessé à la cuis- AGUIAR (Roberto Ignacio d’).
erse droite 12 novembre 1793. Il se distingue éga- Nommé colonel du 1 régiment de
cavalement à l’affaire de Bezalu sur la Fluvia 24 lerie de la légion portugaise à titre provisoire
ejuillet 1794. Incorporé avec son grade à la 69 par le général Muller juin 1808 puis à titre
dédemi-brigade de bataille au premier amalga- finitif 20 août 1808, il cesse ses fonctions lors de
me 21 mars 1795, il est employé après la fin la réorganisation du 2 mai 1811. Son âge et
des hostilités avec l’Espagne à l’armée d’Italie ses infirmités le mettant hors d’état de servir, il
e1795 et passe au second amalgame à la 18 obtient une gratification de 2 400 F pour une
demi-brigade d’infanterie de ligne 7 mars 1796. durée d’un an 29 novembre 1811.
Mis en congé pour infirmités 20 avril 1796, ad- Décorations
joint à l’état-major du général Masséna 17 mai L.h. : Ch. 7 août 1809.
1797, il est nommé à titre provisoire chef de
bataillon par Bonaparte, général en chef de l’ar- AKERSLOOT van HOUTEN (Laurent) est né à
mée d’Italie 24 juin 1797. Affecté à l’état-major Zwolle (Pays-Bas) le 2 août 1770.
du général Brune 8 mars 1798, il est promu à Admis dans l’artillerie hollandaise en
qua38 ans et 8 ans après son entrée en service ad- lité de cadet 23 avril 1785, il y sert comme
judant général chef de brigade à titre provi- enseigne 22 mars 1790, lieutenant en second
soire 18 octobre 1799 pour sa conduite à la 30 décembre 1792, lieutenant en premier 29
bataille de Castricum et confirmé dans ce gra- avril 1795 et capitaine 25 septembre 1799,
de par le Directoire exécutif pour prendre rang faisant campagne en Brabant 1793-94 et dans
à la date de sa nomination provisoire 19 oc- le Nord Hollande 1799. Capitaine
adjudanttobre 1799. Employé à l’armée de réserve de major aux chasseurs de la Garde royale
holseconde ligne en Italie 14 juin 1800, il figure au landaise 31 mars 1807, il est nommé
tableau des adjudants commandants 3 août lieutenant-colonel aux gardes du corps à pied
1801 et est mis en non activité 23 septembre 5 août 1808 puis colonel commandant de ces
1801. Après avoir exercé son mandat au Corps gardes 5 août 1809, servant en Zélande 1809.
législatif, il est employé à l’état-major de l’ar- Admis dans l’armée française à la suite de la
mée des Côtes de l’Océan 24 septembre 1805 réunion de la Hollande à l’Empire, il reçoit
puis en qualité de commandant supérieur de l’ordre de rejoindre Hambourg pour servir en
Montreuil-sur-Mer février 1807. Affecté à l’état- qualité de commandant d’armes à la suite
major du corps d’observation de la Grande du quartier général du corps d’observation
Armée 3 mai 1807, il exerce les fonctions de de l’Elbe 21 janvier 1812 puis de colonel
comcommandant supérieur de la place de mandant l’arrondissement de l’Elbe mars
Friedland 12 juillet 1807 puis de Greisswald 15 1812.
juillet 1807 avant de rejoindre l’Espagne pour Décédé à La Haye (Pays-Bas) le 10 janvier
eservir au 2 corps d’observation de la Gironde 1826.
7 juin 1808. Réformé sans traitement sur plain- Décorations
te du général d’Agoult concernant sa maniè- Ch. de l’ordre de la Réunion 7 mars 1812.
re de servir 12 octobre 1808, il est autorisé à se Ch. de l’ordre de l’Union de Hollande 25
norendre dans ses foyers 2 novembre 1808. Il lui vembre 1807.
faut attendre le retour de Louis XVIII pour être
admis à la retraite 6 octobre 1815. ALBERT (Georges, baron) est né à
Saint-MauriceDécédé à Brunoy (Essonne), rue Réveillon d’Échazeaux (Ain) le 18 juin 1776, fils de
n° 35, le 9 juillet 1840 à sept heures du matin ; François Marie Albert, laboureur, et de Marie
inhumé dans le cimetière communal où la sé- Thérèse Cristin ; marié à Marie Marguerite
pulture existe encore de nos jours. S : 308 862,25 F. Laurent, veuve Rochet.
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ALBIGNAC
Soldat 5 août 1792 puis lieutenant 10 août Philippeville 18 avril 1794. Après avoir
ape1792 au 10 bataillon de volontaires du Jura, partenu à l’état-major du général Daendels
il fait campagne à l’armée du Rhin 1792-93 1797, il est nommé capitaine 4 juin 1802 et
et est blessé d’un coup de feu au pied droit de- sert au Cap de Bonne Espérance 1802-06.
evant Mayence en 1793. Incorporé avec son Lieutenant-colonel 25 mars 1808, major du 3
egrade à la 170 demi-brigade de bataille au régiment de hussards 16 juin 1809 en Espagne,
epremier amalgame 22 juillet 1794 et à la 69 il est promu adjudant commandant avec
efdemi-brigade d’infanterie de ligne au second fet du jour de son arrivée à Java par décret
amalgame 11 avril 1796, il sert aux armées du 4 décembre 1810. Blessé lors de l’attaque
des Alpes et d’Italie et est nommé capitaine de Java par les Anglais 10 août 1811, il est
ede grenadiers à la 69 de ligne 28 octobre fait prisonnier de guerre 17 septembre 1811.
1796. Lors de l’expédition d’Egypte 1798-1801, Décédé près de Batavia (Java) dans le
il reçoit un éclat de pierre à la poitrine au siè- courant de l’été 1812.
erge de Saint-Jean-d’Acre 1 mai 1799 et est Décorations
blessé d’un coup de feu à la cuisse gauche à L.h. : Ch. 4 décembre 1810.
la bataille de Canope 21 mars 1801. A l’ar- Ch. de l’ordre de la Réunion 7 mars 1812.
mée des Côtes de l’Océan 1804-05 et à la Ch. de l’ordre de l’Union de Hollande 4
sepGrande Armée 1805-07, il est admis avec son tembre 1808.
grade aux grenadiers à pied de la Garde
impériale 28 mars 1807 et participe à la cam- ALBIGNAC (Jean Philippe Aimar, baron d’) est
pagne de 1808 en Espagne et à celle de 1809 né à Bayeux (Calvados) le 26 octobre 1782,
een Autriche. Chef de bataillon au 2 régiment fils de Pierre Jean Levi Comte d’Albignac,
de grenadiers à pied de la Garde 24 juin 1811, mestre de camp et lieutenant-colonel du
réeril passe, après la retraite de Russie, au 1 gre- giment de dragons de la Reine, chevalier de
nadiers à pied de la Garde 1813. Prenant part Saint-Louis, et de Madeleine Aimée Gabrielle
à la campagne de Saxe en cette qualité, il est de Bailleul.
epromu, avec rang de colonel dans la ligne, Enrôlé volontaire comme dragon au 18
er ermajor du 1 régiment de tirailleurs de la Garde régiment de dragons 1 septembre 1803, il y
3 janvier 1814 à l’âge de 37 ans et après 21 sert comme brigadier fourrier 6 novembre 1803,
ans de services. Aux Cent-Jours, il est rappe- maréchal des logis 29 avril 1804, maréchal
elé à l’activité comme major du 4 régiment de des logis-chef 18 octobre 1804, adjudant
soustirailleurs de la Garde 13 avril 1815. Retraité officier 20 février 1805 et, après les campagnes
par décision royale du 2 octobre 1816 avec de 1805 et 1806 à la Grande Armée, comme
pension de 1 705 F. sous-lieutenant 4 novembre 1806. Prenant part
Décédé à Cornod (Jura) le 17 janvier 1855 avec son régiment aux opérations en Pologne
à deux heures du soir ; inhumé dans le cime- 1807, il est nommé lieutenant, aide de camp
tière communal où la sépulture existe encore du maréchal Ney 16 mars 1807. Il termine la
de nos jours. campagne de 1807 en cette qualité et suit le
Décorations et distinctions maréchal Ney dans ses différentes affectations
L.h. : Ch. 14 avril 1807 ; O. 5 juin 1809. en Espagne et au Portugal 1808-11 avec le
graSt-Louis : Ch. 17 janvier 1815. de de capitaine 7 mars 1810. Il participe
égaCh. de l’ordre de la Réunion 16 août 1813. lement à la campagne de Russie 1812, est
Chevalier de l’Empire par d. du 15 mars 1810 blessé d’un coup de feu dans les reins à la
baet l.p. du 23 mai 1810. taille de Valoutina-Gora 19 août 1812 et est
Baron de l’Empire par d. du 14 septembre 1813. nommé chef d’escadron 22 août 1812. Il est
Maire de Cornod. promu colonel 4 mai 1813 à l’âge de 30 ans
et après 9 ans de services et maintenu
proviALBERTI (Louis) est né à Pyrmont (Allemagne) soirement dans ses fonctions d’aide de camp.
ele 20 octobre 1768. Colonel du 138 régiment d’infanterie de ligne
Entré au service de la Hollande comme 30 août 1813, il sert à Leipzig 1813 et aux
comlieutenant en second au régiment de Waldeck, bats livrés par la Grande Armée en 1814.
eil fait campagne en Brabant 1793-94 ; il ob- Colonel du régiment du Dauphin (3 de ligne)
tient le grade de lieutenant en premier 4 avril 28 juin 1814, maréchal de camp pour tenir
1794 et est blessé au bras à l’affaire de rang 11 octobre 1814, il est employé dans son
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ALBIGNAC
ergrade sous les ordres du lieutenant général 1 juillet 1811, il est admis à prendre sa
recomte de Vioménil chargé d’organiser les vo- traite 25 septembre 1811, obtenant une
penlontaires royaux à Vincennes 13 mars 1815. sion de 1 805 F 19 décembre 1811. Autorisé à
Mis en non activité pendant les Cent-Jours rentrer au Portugal 1816.
20 mars 1815, il est promu maréchal de camp
ertitulaire 1 juillet 1815 avec rang du 13 mars ALLAIN (Jacques Gabriel Victor) est né à
er1815 et mis à nouveau en non activité 1 sep- Saumur (Maine-et-Loire) le 7 janvier 1773, fils
tembre 1815. Remis en activité comme ins- de Jacques Allain, marchand, et de Marie
pecteur général d’infanterie pour 1816 dans Anne Digneron.
ela 9 division militaire 18 août 1816, pour 1817 Entré au service aux carabiniers de
e edans les 10 et 11 divisions militaires 27 avril Monsieur 5 mai 1789, il obtient son congé
1817, membre du comité des inspecteurs gé- 27 avril 1791. Admis dans la garde
constitunéraux 25 octobre 1817, il est compris comme tionnelle du roi 9 décembre 1791 et licencié
inspecteur général d’infanterie dans le cadre avec cette garde 5 juin 1792, il est élu
capiede l’état-major général 30 décembre 1818. taine au 2 bataillon de volontaires du
MaineInspecteur général d’infanterie pour 1819 dans et-Loire 17 août 1792 et est employé à l’armée
ela 14 division militaire 16 juin 1819, pour 1820 du Nord quand il est destitué au début de 1793
e edans les 11 et 20 divisions militaires 21 avril comme ayant appartenu à la garde du roi.
e1820, pour 1821 dans la 13 division militaire Réintégré à l’armée de l’Ouest comme
adjue e4 juillet 1821, pour 1822 dans les 19 et 21 di- dant de place à Angers 4 mai 1794,
incorpoevisions militaires 19 juin 1822. Employé com- ré avec son grade à la 97 demi-brigade de
e eme commandant de la 2 brigade de la 2 bataille 5 mars 1795, il sert en qualité
d’aderdivision du 1 corps de l’armée des Pyrénées joint à l’adjudant général Guidal en fonctions
e12 février 1823, il participe au siège de Saint- dans la 17 division militaire à Paris 6 juin 1795.
eSébastien et à la prise de La Corogne. Mis à la suite du 16 régiment de dragons 12
Décédé à Madrid (Espagne) le 29 octobre août 1795, il devient adjoint à l’adjudant
gé1823. néral Lacour 9 octobre 1795 à l’armée du Nord
Décorations et distinctions puis à celle de Sambre-et-Meuse. Il rejoint
L.h. : Ch. 18 février 1808 ; O. 10 août 1813 ; l’Italie et y sert comme aide de camp du
géerC. 26 février 1814 ; G.o. 1 septembre 1823. néral Lemoine 30 mars 1797 puis comme chef
eSt-Louis : Ch. 14 novembre 1814. d’escadron au 16 régiment de dragons 13
noBaron de l’Empire par d. du 10 août 1813. vembre 1797. Chef d’état-major de la division
Gentilhomme de la chambre du roi 1821. Lemoine à l’armée de Rome puis à l’armée de
Membre de la Chambre des Représentants Naples, il se distingue à la prise de Terni et de
élu par le département du Calvados 13 mai Popoli puis, étant affecté à l’armée de
réser1815. ve 1800, à la bataille de Marengo 14 juin 1800.
Il est promu adjudant général chef de
brigaALBUQUERQUE de SALDANHA (Joachim, comte de à l’armée d’Italie 7 août 1800 à l’âge de
d’) est né à Lisbonne (Portugal) le 11 novembre 27 ans et après 11 ans de services. Admis au
1759. traitement de réforme 23 septembre 1801, il
Entré au service du Portugal en qualité de est inscrit au tableau des adjudants
comcadet au régiment d’infanterie de ligne n° 1 mandants en activité pour être employé à
er e1 septembre 1777, il obtient les grades de sous- l’état-major de la 9 division militaire à Mende
lieutenant 30 décembre 1780, lieutenant 11 dé- 3 novembre 1801. Mis en non activité 23
sepcembre 1783, capitaine faisant fonctions tembre 1802, il reprend ses fonctions à Mende
d’adjudant-major 12 août 1790, capitaine titu- 6 avril 1803. Désigné comme chef
d’état-malaire 18 juillet 1793, chef de bataillon 4 sep- jor de la division de grosse cavalerie
comertembre 1796 et major 19 juin 1797 au même mandée par le général Nansouty 1 août 1805
errégiment. Nommé colonel du 1 régiment d’in- à l’armée des Côtes de l’Océan puis à la
fanterie de la légion portugaise par le général Grande Armée, il exerce les mêmes fonctions
er eJunot 1 février 1808 et confirmé dans ses fonc- à la division Suchet du 5 corps 27 octobre
tions, il est employé à l’état-major de l’armée 1805 et se distingue à Austerlitz 2 décembre
du Portugal 3 août 1810. Mis à la suite du ba- 1805. Le maréchal Lannes ayant demandé
taillon de dépôt de la légion portugaise son remplacement, il est mis en disponibilité
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ALLOIS d’HERCULAIS
24 septembre 1806. Il participe à la campagne mées d’Helvétie et de Batavie. Nommé à titre
de 1806-07 en Prusse et en Pologne comme provisoire par le général Brune chef de
baechef d’état-major de la division Gudin du 3 taillon sur le champ de bataille de Bergen 19
corps de la Grande Armée. Remis à la dispo- septembre 1799 puis chef de brigade 8
ocsition du major général par le maréchal tobre 1799 à l’âge de 31 ans et après 7 ans de
Davout 20 août 1807, il est placé en disponi- services, il est confirmé dans ses deux grades
ebilité 15 octobre 1807 et est affecté au 2 corps par arrêtés du Directoire exécutif des 9 et 19
ocd’observation de la Gironde 10 novembre 1807 tobre 1799. A nouveau en Italie 1800-01, il est
mais ne rejoint qu’en mai 1808 l’Espagne où inscrit au tableau des adjudants
commaneril est employé à l’état-major général 1 oc- dants faisant partie de l’état-major général de
e etobre 1808 puis à la 3 division du 2 corps de l’armée 24 août 1801 et mis en non activité 23
erl’armée d’Espagne 1 juillet 1809. Autorisé à septembre 1801. Il est rappelé à l’activité
comrentrer en France pour raison de santé no- me adjudant commandant employé au corps
vembre 1809, il est admis à la retraite 6 sep- de troupes françaises en République
cisalpietembre 1810, sa pension étant fixée à 1 000 F ne 27 janvier 1802 puis à l’état-major de la 2
13 décembre 1810. Nommé prévôt près la cour division militaire à Mézières 23 septembre 1802.
eprévôtale siégeant à Ajaccio 12 mars 1816, il Chef d’état-major de la 18 division militaire
cesse ses fonctions 5 février 1817 et est rétabli à Dijon 27 janvier 1803, il est appelé à servir
dans la jouissance de sa pension de retraite à l’armée des Côtes de l’Océan 7 septembre
er1 juillet 1817. Il est promu au grade honori- 1805 puis à la Grande Armée de 1805-07, au
erfique de maréchal de camp 17 avril 1822. 1 corps de réserve et en Poméranie. Mis en
Décédé à Passy près de Paris, rue de Seine disponibilité 30 novembre 1807, il est envoyé
en° 1, le 14 juillet 1852 à dix heures du matin ; en Espagne comme chef d’état-major de la 2
einhumé dans le cimetière de Passy où la sé- division du 4 corps 17 octobre 1808 et est
blesepulture existait encore en 1980 dans la 10 di- sé à deux reprises, au combat de Medellin 28
vision. S : 543 574,77 F. mars 1809 et à celui de Mora 22 décembre
Décorations et distinctions 1810. En disponibilité à son retour en France
L.h. : Ch. 5 février 1804 ; O. 14 juin 1804 ; 15 décembre 1811, il est à nouveau employé
eC. 25 décembre 1805. comme chef d’état-major de la 18 division
St-Louis : Ch. 25 septembre 1815. militaire à Dijon 23 septembre 1812. Il devient
Ch. de l’ordre de l’Épée de Suède. au début de 1814 chef d’état-major de la
diDonataire (500 F) sur le Monte Napoleone vision commandée par le général Allix.
17 mars 1808. Tué à Sens (Yonne) le 11 février 1814 lors
du combat avec la division wurtembergeoise.
ALLEMAND (Joseph Nicolas) est né à Saint- Décorations
Nazaire-en-Royans (Drôme) le 15 septembre L.h. : O. 14 juin 1804.
1768, fils d’André Pascal Allemand, bourgeois
et notaire, et de Julie Terrot ; marié à Claire ALLOIS d’HERCULAIS (Louis Alexandre d’) est né
Cécile Bazire. à Grenoble (Isère) le 10 février 1754, fils de
eSoldat au 2 bataillon de volontaires de François André d’Allois d’Herculais, baron de
erla Drôme 1 février 1792, élu lieutenant 16 avril They, seigneur de Saint-Gervais, La Rivière,
1792, il est incorporé avec son grade dans la Quaix, La Roche et autres terres, ci-devant
cae118 demi-brigade de bataille au premier pitaine de cavalerie, et de Claire Charlotte de
eamalgame 22 octobre 1793 puis dans la 32 Vaulserre des Adrets ; marié à Mathilde Bruce
demi-brigade d’infanterie de ligne au second Gordon.
amalgame 15 mars 1796. Il prend part aux Après avoir été garde de la marine 1770,
opérations de l’armée des Alpes 1792-93, du il sert comme sous-lieutenant au régiment
ersiège de Toulon septembre-décembre 1793 et d’Orléans-Cavalerie 1 décembre 1772 et
comde l’armée d’Italie 1794-97. Il est blessé lors de me capitaine au régiment de Chartres-Dragons
la prise des redoutes de Malogne 27 juin 1795, 21 avril 1777. Parti aux Indes pour
commaneobtient le grade de capitaine à la 32 de ligne der un corps auxiliaire de 750 hommes 1781,
28 avril 1797 et devient aide de camp du gé- il est employé comme major à la suite des
néral Brune 24 mars 1798, l’accompagnant troupes en garnison à Pondichéry 25 avril 1787.
dans ses différents commandements aux ar- Passé à son retour en Europe au service de
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ALLOIS d’HERCULAIS
l’Espagne avec l’autorisation du roi, il rentre de l’armée d’Allemagne 1809 et de la Grande
au service de la France et est chargé d’une Armée 1812-14, il est mis en non activité
ermission auprès des puissances barbaresques. 1 septembre 1814. Major 11 janvier 1815 et
e eColonel du 2 régiment d’infanterie de marine chef d’état-major de la 12 division du corps
er e1 juillet 1792 puis chef de brigade de la 3 d’observation de la Moselle 31 mars 1815
deedemi-brigade d’artillerie de marine, il com- venu 4 corps de l’armée du Nord, il est
promande le détachement d’artillerie de la mari- mu adjudant commandant 9 juin 1815 à
ne employé à l’armée d’Italie 1800. Colonel du 40 ans passés et après 23 ans de services.
e2 régiment d’artillerie de marine 30 mai 1803, Maintenu dans ses fonctions, il participe à la
il est admis à prendre sa retraite 21 septembre campagne de Belgique. Il est replacé dans
1808 et obtient une pension de 2 440 F 21 oc- son grade de major et mis en non activité
tobre 1809. Promu au grade honorifique de conformément aux dispositions de
l’ordonermaréchal de camp 2 octobre 1816. nance du 1 août 1815 annulant les
promoeDécédé à Paris (5 arrt), maison royale de tions prononcées pendant les Cent-Jours.
santé sise rue du Faubourg-Saint-Denis n° 112, Admis comme lieutenant-colonel dans le corps
le 30 septembre 1842 à une heure de relevée ; royal d’état-major 27 mai 1818, chef de
l’étateinhumé le 2 octobre à Paris, cimetière du Nord. major de la 20 division militaire à Périgueux
Décorations 22 juillet 1818, il est employé à l’état-major de
reL.h. : Ch. 25 mars 1804 ; O. 14 juin 1804. la 1 division militaire à Paris 20 mars 1819,
St-Louis : Ch. promu colonel 5 mars 1823 et maintenu dans
son emploi. Mis en disponibilité 6 août 1830,
ALLOUIS (François, baron) est né à Saumur il est admis à faire valoir ses droits à la
retrai(Maine-et-Loire) le 9 juillet 1774, fils de Silvain te 11 septembre 1830, sa pension fixée à 3 000
Allouis, architecte, et d’Anne Alleaume ; ma- F par ordonnance du 10 juillet 1831 étant
porrié à Louise Reine Ambierle-Lebrun le 2 jan- tée à 3 400 F 26 octobre 1832.
evier 1805. Décédé à Paris (10 arrt), rue de Seine n° 23,
er erEntré au service comme soldat au 1 ba- le 1 février 1848 à huit heures du matin ;
intaillon de volontaires du Maine-et-Loire 19 juin humé à Paris, cimetière du Sud le lendemain
1792, il sert à l’armée du Nord 1792-93. après obsèques en l’église
Saint-Germain-deseLieutenant au 2 bataillon bis de sapeurs 28 dé- Prés.
ecembre 1793, capitaine 24 février 1794, au 2 Décorations et distinctions
erbataillon de sapeurs 1 avril 1798, il est em- L.h. : Ch. 9 novembre 1814 ; O. 24 août 1820.
ployé à l’armée des Côtes de l’Océan 1794-97 St-Louis : Ch. 7 janvier 1818.
puis en Italie 1798. Aide de camp du général Baron à titre héréditaire par l.p. du 7 septembre
Lemoine 27 avril 1799, il remplit ensuite les 1822.
fonctions de substitut au capitaine rapporteur Donataire (500 F) sur le Monte Napoleone
auprès du premier conseil de guerre de l’ar- 17 mars 1808.
mée d’Italie 14 septembre 1799, de capitaine
rapporteur auprès de ce conseil de guerre 20 ALMAIN (Louis) est né à Sancerre (Cher) le 9 juin
octobre 1799, puis auprès du conseil de guer- 1759, fils de Claude Almain, marchand, et de
erre de la division Lemoine 1 décembre 1799. Louise Françoise Foy ; marié à Alexis Catherine
Aide de camp du général Rusca, comman- Arbey le 12 octobre 1803.
dant à l’île d’Elbe 21 mai 1801, il est nommé Sous-lieutenant sans brevet à la légion de
chef de bataillon 18 juillet 1804 et maintenu Luxembourg 30 juin 1779, il participe à la
desdans ses fonctions. A son retour de l’île d’Elbe, cente sur l’île de Jersey, est blessé à la jambe
il est employé comme adjoint à l’état-major gauche au combat de Saint-Hélier et fait
prigénéral de l’armée d’Italie 30 avril 1806 puis sonnier de guerre le même jour 6 janvier 1780 ;
de la Grande Armée 1807. Prévenu d’avoir échangé 17 mai 1780 et rentré en France, il
reçu vingt frédérics pour avoir favorisé le dé- cesse ses fonctions à la légion de Luxembourg
barquement de marchandises à Volgast, il est 19 août 1780. Engagé comme carabinier au
destitué 10 février 1808 mais les faits repro- régiment royal des carabiniers 7 juin 1782, il
chés s’étant révélés sans fondement, il est ré- y sert comme brigadier à la compagnie
erintégré dans son grade de chef de bataillon d’Oilliamson 1 février 1784 puis comme
ma25 février 1809. Adjoint à l’état-major général réchal des logis fourrier à la compagnie de
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ALY
Violaine 29 octobre 1786 et obtient son congé du parc d’artillerie de campagne de cette
ar21 janvier 1787. Reprenant du service à la mée 9 novembre 1809. Sous-directeur
d’arRévolution, il est élu lieutenant-colonel en chef tillerie à Berg-op-Zoom 17 mai 1810, directeur
edu 2 bataillon de volontaires d’Indre-et-Loire du parc d’artillerie du corps d’observation de
10 août 1792, sert à l’armée du Nord et est Hollande 13 décembre 1810, il revient en
blessé à la jambe dans un combat près de France à Saint-Malo 17 janvier 1811 puis sert
Liège 7 décembre 1792. Chef de brigade de à Brest comme sous-directeur d’artillerie 28
ela 10 demi-brigade de bataille au premier mars 1811, à Klingenthal comme inspecteur
eramalgame 18 août 1794 à l’âge de 35 ans et de la manufacture d’armes 1 août 1811.
après 8 ans de services, il continue de servir Major 29 janvier 1812, il repart en Hollande
à l’armée du Nord et participe à la conquête comme sous-directeur d’artillerie au Helder 5
erde la Hollande. Employé à l’armée de l’Ouest mars 1812. Major du 1 régiment d’artillerie
1795-96 puis à l’armée d’Italie à la fin de 1796, à pied 30 décembre 1812, il est promu, à 44
eil est nommé chef de brigade de la 33 demi- ans et après 20 ans de services, colonel 30 juin
brigade d’infanterie de ligne au second amal- 1813, fait fonctions de directeur d’artillerie à
game 21 août 1796 et se distingue au blocus Strasbourg 8 août 1813 avant d’être confirmé
de Mantoue, à Arcole et à Rivoli. Il passe dans comme directeur titulaire 15 novembre 1813
la gendarmerie comme chef de brigade, com- et participe à ce titre au blocus de cette ville
emandant de la 8 division de gendarmerie à en 1814 et 1815. Mis en non activité 13 mai
ePérigueux 11 mai 1797. Chef de la 25 divi- 1816, il est nommé directeur d’artillerie à Lille
sion de gendarmerie en 1800, il est désigné 17 octobre 1816. Admis au traitement de
rée erpour commander la 20 légion de gendar- forme 1 mai 1822 puis de disponibilité 2
nomerie à Besançon 5 septembre 1801, il devient vembre 1822, il est retraité avec pension de
een 1804 colonel de la 13 légion en résidence maréchal de camp 16 septembre 1825 avec
erà Nevers puis à Moulins. Admis à faire valoir jouissance du 1 janvier 1825 et obtient le
graerses droits à la retraite 21 juin 1810, il obtient de honorifique de maréchal de camp 1
noune pension de 1 500 F 11 juillet 1810. vembre 1828.
Décédé à Baume – aujourd’hui Baume-les- Décédé à Strasbourg (Bas-Rhin), rue des
Dames (Doubs) – le 4 mai 1812 à sept heures Serruriers n°26, le 8 février 1837 à cinq heures
du matin. du soir.
Décorations Décorations
L.h. : Ch. 5 février 1804. L.h. : Ch. 14 avril 1807 ; O. 5 août 1814.
erSt-Louis : Ch. 1 novembre 1814.
ALPY (Jean François) est né au village de
Cerniebaud, paroisse de Fraroz (Jura) le 19 oc- ALY (François Louis) est né à Fontainebleau
tobre 1768, fils de Claude Alexis Alpy et de (Seine-et-Marne) le 15 novembre 1749, fils de
Rosalie Girod ; marié à Julie Brackenhoffer le Jean Louis Aly, capitaine de dragons,
lieute18 mai 1815. nant inspecteur général des chasses de la
caeEnrôlé comme canonnier au 8 régiment pitainerie royale de Fontainebleau, et d’Anne
d’artillerie 18 juillet 1792, il sert en qualité de Pétronille Maignien ; petit-fils d’un musulman
fourrier 15 mars 1793 et de sergent 26 février distingué par sa naissance, fait prisonnier et
1794 aux armées de l’Ouest 1793 et du Nord amené en France par le duc de Bourbon ;
ma1794. Elève sous-lieutenant à l’École d’artille- rié à Marie Françoise Gobin.
erie de Châlons 5 mars 1795, lieutenant au 8 Engagé comme canonnier au régiment
régiment d’artillerie à pied 17 juillet 1796, il est d’artillerie de Strasbourg 6 juin 1771, il y sert
employé aux armées d’Angleterre et de l’Ouest successivement en qualité de sergent 15
noer1796-99 puis à l’armée d’Italie 1800-01. vembre 1775, sergent-major 1 juin 1779,
lieuCapitaine 27 mai 1803 en service à l’armée de tenant en troisième 7 juillet 1786. Lieutenant
eHanovre 1803 puis à l’armée des Côtes de en second au 5 régiment d’artillerie,
nouvell’Océan 1804, il prend part aux campagnes le dénomination du régiment de Strasbourg,
er erde la Grande Armée 1805-07. Aide de camp 1 janvier 1791, adjudant-major 1 avril 1791,
du général Navelet 12 avril 1808, chef de ba- capitaine en second 26 juillet 1792, il fait
camtaillon 19 août 1809, il est affecté à l’armée du pagne à l’armée du Nord 1792-93. Capitaine
eNord 27 août 1809 et devient sous-directeur en premier au 5 régiment d’artillerie à pied
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17 juin 1793 puis capitaine commandant à la France 4 mars 1819, sa situation est revue
l’École d’artillerie de Châlons 1793, il devient après la Révolution de 1830 : le grade de
coechef de bataillon au 6 régiment d’artillerie à lonel lui étant reconnu, il perçoit le traitement
pied 20 mai 1794 et est affecté à l’armée de de réforme y afférent 24 décembre 1830.
l’Ouest où il assure la direction des arsenaux Retraité avec pension de 3 492 F par
ordonde Tours et d’Angers. Après avoir participé à nance du 29 juillet 1837 avec jouissance du
erl’expédition d’Irlande août 1798 et s’être dis- 1 juillet 1837.
tingué au combat livré sous l’île de Thory, il Décédé à Pastoreccia di Rostino
(Hautecommande l’artillerie de la place de Corse) le 16 janvier 1849 à huit heures du
maLuxembourg 24 avril 1800. Sous-directeur d’ar- tin.
tillerie à Saint-Malo 13 juillet 1804, puis à La Décorations
Rochelle, il est promu colonel 14 mars 1811 à L.h. : Ch. 25 janvier 1810 ; O. 28 novembre
l’âge de 61 ans et à 40 ans de services. 1831, le d. du 26 avril 1815 lui ayant conféré
erDirecteur d’artillerie à La Rochelle 1 août ce grade aux Cent-Jours ayant été annulé
er1811, il est admis à la retraite avec pension conformément à l’ord. du 1 août 1815.
de 3 000 F 12 août 1814. Ch. de l’ordre de la Couronne de Fer 6
déDécédé à La Rochelle (Charente-Maritime), cembre 1808.
rue de la Cloche, le 18 mars 1829 à sept heures
du soir ; obsèques célébrées en la cathédrale AMIRA (Jean Baptiste, chevalier) est né à
de La Rochelle 20 mars 1829. Constantinople (Turquie) le 3 juin 1766, fils de
Décorations Georges Alexandre d’Amira et de Marie Gassy ;
L.h. : Ch. 14 juin 1804. marié à Jeanne Joséphine comtesse de Klenau,
St-Louis : Ch. 29 juillet 1814. baronne de Janowitz le 16 juillet 1810.
Entré au service de la Pologne 1782, il sert
AMBROSI (Marc Marie) est né à Castineta successivement comme sous-officier dans le
er(Haute-Corse) le 1 février 1779, fils de Jean corps du génie 1784, enseigne 1788,
sous-lieuJacques Ambrosi et de Rosalinde Gavini ; ma- tenant 1789, lieutenant 1792 et capitaine 1794.
rié à Marie Christophe Olivetti le 11 mars 1819. Passé au service de la France dans la légion
Engagé volontaire comme soldat au polonaise en Italie 1797, il est nommé
capier1 bataillon de volontaires de la Corse 20 fé- taine 20 novembre 1798 et est employé à
l’arevrier 1792, il sert à l’armée d’Italie à la 104 mée d’Italie 1797-1801 puis à l’armée de Naples
demi-brigade de bataille 24 août 1794 dans 1805-06 où, blessé à Lauria en Calabre en juillet
laquelle son bataillon a été incorporé au pre- 1806, il est fait prisonnier de guerre par les
emier amalgame puis à la 85 demi-brigade Anglais. Rendu sur parole en septembre 1806,
d’infanterie de ligne 9 juillet 1796. Il passe au chef de bataillon 20 octobre 1806, maintenu
service de la République cisalpine comme dans ses fonctions à l’état-major général de
resous-lieutenant à la 1 demi-brigade d’infan- l’armée de Naples, il rejoint en 1807 la Grande
erterie légère 10 février 1798 devenue 1 régi- Armée en qualité d’adjoint à l’état-major
gément d’infanterie légère du royaume d’Italie. néral, commandant d’armes du quartier
géerLieutenant 6 août 1806, capitaine 1 août 1807 néral. Il conserve cet emploi à l’armée
et chef de bataillon 29 avril 1811 à ce même d’Allemagne en 1809 puis lors de la campagne
régiment, il participe à la guerre d’Espagne de Russie en 1812. Promu adjudant
commanet est blessé d’un coup de feu à la cuisse droi- dant 10 juillet 1812 à l’âge de 46 ans, il
contite à Saint-Félix en Catalogne 11 avril 1809. nue à être employé au quartier général de la
eAdmis comme chef de bataillon au régiment Grande Armée. Chef d’état-major de la 3
diede grenadiers à pied de la Garde royale ita- vision d’infanterie du 6 corps de la Grande
erlienne 17 mai 1813, il est promu colonel du 1 Armée lors de la campagne de Saxe 1813.
régiment d’infanterie légère 22 octobre 1813. Décédé à Mayence (Allemagne), hôtel de
Licencié 31 mai 1814, il rejoint Napoléon à l’île Thiergarten, le 11 novembre 1813 à sept heures
erd’Elbe 1 août 1814. De retour en France aux du matin après avoir été roué de coups et
déCent-Jours, il est nommé colonel pour prendre pouillé par les cosaques après la bataille de
le commandement d’un régiment étranger Hanau ; selon une lettre d’un notaire de
piémontais 29 avril 1815. Admis au traitement Mayence, ses quelques habits, son épée et
de réforme de chef de bataillon au service de trois napoléons furent laissés à l’aubergiste
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AMORETTI d’ENVIE
pour payer ses frais de nourriture et d’enter- l’Autriche et est blessé d’un coup de biscaïen
rement à Mayence. à la jambe gauche à la prise du fort de
Décorations et distinctions Malborghetto 18 mai 1809. N’étant pas
guéL. H. : Ch. 14 mai 1807. ri complètement de cette blessure, il se fait
Chevalier de l’Empire par d. du 15 août 1809 lier sur son cheval pour prendre part à la
baet l.p. du 17 août 1810. taille de Wagram où il est blessé à nouveau
Bénéficiaire de deux dotations, l’une de 500 F par le contrecoup d’un boulet de canon
sur le Monte Napoleone 17 mars 1808, l’autre 6 juillet 1809. Promu adjudant commandant
de 2 000 F sur les biens réservés à Bayreuth 9 juillet 1809 à l’âge de 35 ans et après plus
15 août 1809. de 16 ans de services, il exerce les fonctions
de chef d’état-major du général Durutte
comeAMORETTI d’ENVIE (Joseph Michel Hyacinthe mandant la 3 division de l’armée d’Italie
Félix) est né à Turin (Italie) le 13 août 1774, fils 16 juillet 1809. Mis en disponibilité à la suite
d’Eugène Amoretti d’Envie et de Rose de la réorganisation de l’armée d’Italie 1810,
Ginglardo. prévenu de vol envers le capitaine Genegé,
Entré au service du roi de Sardaigne en il doit être traduit devant les tribunaux
ordiqualité de cadet au régiment d’Ivrée 25 dé- naires de répression auxquels il appartient de
cembre 1792, il devient sous-lieutenant au connaître des délits commis par les militaires
même régiment 18 octobre 1793 et reçoit un en congé ou disponibles. Acquitté faute de
coup de feu au front en défendant le poste preuve directe du vol dont il est accusé par
de La Barrière au Mont-Cenis avec 35 hommes jugement du tribunal de première instance
13 septembre 1794. Nommé pour ce fait de la Seine du 30 mars 1811, il est toutefois
d’armes lieutenant au régiment d’Ivrée 14 destitué, de fortes présomptions pesant sur lui
septembre 1794, il s’empare au poste de 11 juillet 1811. Ayant suivi l’Empereur lors de
Vilarete de deux pièces de canon 27 sep- la campagne de Russie en 1812 pour
detembre 1794, devenant adjudant-major 10 mander justice et ses réclamations ayant été
novembre 1794. Adjudant adjoint à l’état-ma- examinées par le maréchal Bessières et le
géjor du général Colli 20 mai 1795 puis aide de néral comte de Lobau, il est remis en
activicamp du duc d’Aoste 19 avril 1796, il est bles- té dans le grade d’adjudant commandant
sé d’un coup de baïonnette à la cuisse droite pour être employé dans une division active
eà la bataille de Mondovi 21 avril 1796. Admis 29 juillet 1812. Chef d’état-major de la 3
dieau service de la France, avec le grade de ca- vision du 2 corps de la Grande Armée, il est
pitaine, en qualité de membre de la com- blessé à Thtaniski 2 novembre 1812 et à
mission chargée de l’organisation des troupes Borisov 24 novembre 1812. Appelé au début
piémontaises 6 juillet 1800, il est affecté com- de la campagne de Saxe en 1813 à remplir
e eme capitaine adjoint à l’état-major du géné- les mêmes fonctions à la 2 division du 3 corps
ral Valette à l’armée d’Italie 7 octobre 1800, de la Grande Armée, il est obligé de rentrer
obtenant les épaulettes de chef de bataillon en France pour soigner ses blessures mai 1813.
21 décembre 1800. Mis à la tête d’un bataillon Arrêté à son arrivée à Paris comme soupçonné
rede la 1 demi-brigade de chasseurs d’élite 18 d’abus de confiance, il reste dix mois en
préjanvier 1801, il se distingue en repoussant les vention à la Conciergerie et n’est rendu à la
erinsurgés piémontais ayant pris position dans liberté qu’en avril 1814. Acquitté par le 1
rela vallée d’Aoste jusqu’au pont Saint-Martin conseil de guerre de la 1 division militaire
14 février 1801 et reçoit une lettre de félicita- 11 avril 1815, il donne sa démission du
sertions du général en chef de l’armée d’Italie. vice de la France 5 janvier 1816 et obtient
Il est ensuite employé comme aide de camp l’autorisation de rentrer dans sa patrie.
du général Quantin 24 novembre 1803, ad- Décorations et distinctions
joint à l’état-major de l’armée d’Italie 24 oc- L.h. : Ch. 14 juin 1804.
tobre 1805, du général Lauriston en Dalmatie Ch. de l’ordre des Saints-Maurice-et-Lazare
15 juin 1806, de l’armée d’Italie 24 mai 1808 14 septembre 1794.
eet chef d’état-major de la 3 division de l’ar- Chevalier de l’Empire par d. du 15 août 1809
mée d’Italie commandée par le général et l.p. du 27 septembre 1810.
Grenier 27 avril 1809. Il participe avec cette Bénéficiaire d’une dotation de 2 000 F sur les
division à la campagne de 1809 contre biens réservés à Bayreuth 15 août 1809.
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AMY
AMY (Joseph, baron) est né à Thors (Charente- taine de carabiniers au bataillon de Neuchâtel
Maritime) le 25 octobre 1765, fils de Pierre Amy, 2 juillet 1807, il prend part à la campagne de
cultivateur, et de Marguerite Roturier. l’armée d’Allemagne contre l’Autriche 1809
eCapitaine au 3 bataillon de volontaires et sert en Espagne 1810-12, devenant chef de
de la Charente-Inférieure 20 septembre 1792, bataillon, commandant ledit bataillon 10
dépuis lieutenant-colonel en chef de ce bataillon cembre 1811. Après avoir participé avec la
5 décembre 1792, il est affecté aux armées de Grande Armée aux campagnes de Russie 1812
l’Ouest 1793-94 et des Côtes de Cherbourg 1795. où il est blessé dans un combat près de
eChef de bataillon du 3 bataillon de volontaires Krasnoïé 15 novembre 1812 et d’Allemagne
du Lot-et-Garonne 19 septembre 1795 à l’ar- 1813, il est nommé, au cours de la campagne
mée des Côtes de l’Océan 1795-97, il est in- de France, chef d’état-major de la division de
ecorporé avec son bataillon à la 30 gardes nationales commandée par le
généedemi-brigade d’infanterie légère de 2 forma- ral Pacthod 21 février 1814 et est promu
adtion 4 janvier 1797. Faisant partie de l’armée judant commandant 26 février 1814 à l’âge
d’Italie 1798, il est fait prisonnier de guerre à de 38 ans.
l’affaire de Verdurio 28 avril 1799 et libéré sur Tué au combat de Fère-Champenoise
parole le même jour conformément aux dis- (Marne) le 25 mars 1814.
epositions de la capitulation. La 30 légère ayant Décorations
eété versée dans le 25 régiment d’infanterie lé- L.h. : Ch. 8 octobre 1809.
gère à l’organisation du 24 septembre 1803, il
edevient major du 25 léger 3 novembre 1803. ANGOT-DARSONVAL (Jean François, chevalier)
erA l’armée des Côtes de l’Océan 1803-05, il par- est né à Paris le 1 décembre 1762, fils de Louis
ticipe aux campagnes de 1805-07 à la Grande Darsonval et de Catherine Girard ; marié en
Armée et est blessé d’un coup de biscaïen à secondes noces à Marie Thérèse Borel, veuve
la tête à la bataille de Friedland 14 juin 1807. Pelon en 1810.
eIl est promu colonel du 6 régiment d’infante- Enrôlé volontaire comme soldat au
régirie légère 11 juillet 1807 à l’âge de 41 ans et ment de Chartres 22 novembre 1777, il obtient
eraprès 14 ans de services. Parti d’Allemagne son congé 1 février 1782. Engagé à nouveau
pour l’Espagne 16 août 1808, il se distingue au comme soldat au bataillon auxiliaire des
combat de Tamamès 18 octobre 1809, aux troupes des colonies à Lorient 20 septembre
sièges de Ciudad Rodrigo juillet 1810 et 1782, il s’embarque sur le Fantasque pour la
d’Almeida août 1810. Guadeloupe 14 octobre 1784. Arrivé dans
cetTué à la bataille de Bussaco (Portugal) le te colonie et incorporé au régiment de la
27 septembre 1810. Guadeloupe 20 novembre 1784, il est
congéDécorations dié à Tobago 24 février 1790 et débarque à
L.h. : Ch. 25 mars 1804 ; O. 18 février 1808. Lorient 19 juillet 1791. Soldat à la légion belge
erBaron de l’Empire par l.p. du 2 novembre 1810. 1 mars 1792, il bénéficie d’un avancement
erDonataire (4 000 F) sur les biens réservés en accéléré : fourrier 1 mai, sous-lieutenant
faiWestphalie 17 mars 1808. sant fonctions de quartier-maître 6 mai,
lieuertenant quartier-maître 1 octobre, capitaine
erANDRIÉ de GORGIER (Charles Henry, vicomte) 1 novembre 1792, faisant campagne à
l’arest né au château de Gorgier, à Saint-Aubin, mée du Nord. Adjoint à l’état-major de cette
principauté de Neuchâtel (Suisse) le 2 janvier armée 3 novembre 1793 puis à l’adjudant
gé1776, fils de Jean Henry Andrié, seigneur de néral Dardenne 22 septembre 1794, il est
emGorgier et conseiller d’état, et de Marie Hélène ployé à l’armée de Batavie et nommé, à titre
Blum. provisoire, par le général Brune, chef de
baEntré au service de la Prusse en qualité taillon sur le champ de bataille de Bergen 19
d’élève à l’Académie militaire de Berlin 1788, septembre 1799 et chef de brigade pour sa
il obtient le grade de cornette au régiment de conduite à la bataille de Castricum 9 octobre.
eWerther-Dragons ; lieutenant en second puis Appelé à l’état-major de la 17 division
mililieutenant en premier au même régiment, il taire à Paris 17 octobre, il est confirmé dans
fait campagne en Pologne 1794-95 et obtient son grade de chef de brigade 19 octobre 1799
un congé pour se retirer dans ses foyers 1801. à l’âge de 36 ans. Après avoir servi à
l’étatAdmis au service de la France comme capi- major de l’armée d’observation du Midi 7 août
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ANTHOINE de SAINT-JOSEPH
1800, il est autorisé à passer en Égypte pour Dubois le 9 mars 1801. Sert sous le nom de
être mis à la disposition du général Menou Baptiste jusqu’à sa nomination comme
colo13 mai 1801, mais ne rejoint pas sa destina- nel.
tion, rentre en France et est mis en disponibi- Engagé comme grenadier au bataillon de
lité 9 juin 1802. Attaché à l’expédition des Indes volontaires de la Butte des Moulins (Paris) 8
seporientales pour commander à Mahé 11 sep- tembre 1792, il sert à l’armée du Nord 1792-93
tembre 1802, le capitaine général Decaen le et passe à la compagnie d’artillerie Le Pelletier
retient finalement à l’île de France (aujourd’hui 22 octobre 1793. Caporal fourrier 5 novembre
île Maurice) comme adjoint à l’état-major puis 1793 puis sergent-major 28 décembre 1793 à
comme adjudant commandant chef d’état-ma- cette compagnie, il est affecté à l’armée de
jor 22 juin 1804. Envoyé en mission en France, l’Ouest 1794 et est nommé lieutenant en
preil est de retour à Paris 21 avril 1805. Affecté à mier 18 décembre 1794. Parti à Saint-Domingue
l’état-major de la réserve de cavalerie de la 22 mars 1796, il obtient le grade de capitaine
Grande Armée 22 septembre 1805, il prend 7 octobre 1796, rentre en France 2 février 1801
part en cette qualité à la campagne de 1805 et est admis au traitement de réforme 19 février
contre l’Autriche et la Russie, puis à celle de 1801. Rappelé à l’activité comme capitaine à
e e1806-07 comme chef d’état-major de la 2 di- la 59 demi-brigade d’infanterie de ligne 23
vision de dragons 23 juillet 1806. Employé à juillet 1801, faisant partie de l’armée des Côtes
l’état-major de l’armée d’Allemagne 11 mars de l’Océan (Camp de Montreuil) 1803-05, il
par1809, il est désigné pour commander le dé- ticipe en cette qualité à la campagne de 1805
partement de l’Yonne 17 février 1810. Sous- à la Grande Armée, puis, après avoir été
nomechef de l’état-major de l’armée du Nord de mé chef de bataillon au 50 de ligne 18 juillet
l’Espagne 15 mai 1811, il est nommé un an 1806, à celles de Prusse 1806 et de Pologne 1807.
eplus tard commandant du département des Il est promu colonel du 25 régiment
d’infanteLandes 29 juillet 1812 et assure par intérim les rie légère 26 juin 1807 à l’âge de 34 ans et après
efonctions de chef d’état-major de la 11 divi- 14 ans de services. Il rejoint l’Espagne en 1808.
esion militaire à Bordeaux 25 mars 1814. Mis en Décédé à Paris (10 arrt), rue du Bac n° 27,
non activité 21 juin 1814, il est rappelé à l’ac- le 18 août 1810 à trois heures du matin des
etivité comme chef d’état-major de la 3 divi- suites d’un coup de feu reçu à la jambe
droiersion d’infanterie du 1 corps d’observation te au combat de Tamamès en Espagne 18
ocerdevenu 1 corps de l’armée du Nord 23 avril tobre 1809.
1815 et participe à la campagne de Belgique. Décorations et distinctions
Retraité 4 septembre 1815, il est promu au gra- L.h. : Ch. 5 novembre 1804 ; O. 14 mai 1807.
de honorifique de maréchal de camp 18 mars Baron de l’Empire par l.p. du 29 juin 1808.
1818. Donataire (4 000 F) sur les biens réservés en
Décédé à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de- Westphalie 17 mars 1808.
Seine) en la maison de M. Nicod, sise Vieille
Route de Paris n°16, le 16 août 1825 à onze ANTHOINE de SAINT-JOSEPH (François, baron)
heures du matin. est né à Marseille (Bouches-du-Rhône) le 18
féDécorations et distinctions vrier 1787, fils d’Antoine Ignace Anthoine et
L.h. : Ch. 29 mai 1806 ; O. 17 décembre 1811. de Marie Anne Rose Clary ; neveu de Julie,
St-Louis : Ch. 14 novembre 1814. reine d’Espagne, et de Désirée, reine de Suède ;
Chevalier de l’Empire par d. du 15 août 1809 marié à Adèle Redon de Belleville le 4 mars
et l.p. du 27 septembre 1810. 1820.
Bénéficiaire de deux dotations, l’une de 500 F Après avoir servi comme enrôlé
volontaiersur le Monte Napoleone 8 septembre 1808, re au 1 régiment de dragons 6 novembre
l’autre de 2 000 F sur les biens réservés à Erfurt 1804, il est admis en qualité d’élève à l’École
er15 août 1809. spéciale militaire à Fontainebleau 1 juillet
e1805 et affecté, à sa sortie, au 25 régiment de
ANSELME dit BAPTISTE (Joseph François Eugène chasseurs à cheval comme sous-lieutenant
surBenjamin, baron) est né à Lausanne (Suisse) le numéraire 8 mai 1806 puis comme
sous-lieu8 octobre 1772, fils de Baptiste Joseph François tenant titulaire 26 décembre 1806, faisant
Anselme et de Marie Bourdais, comédiens du campagne à l’armée de Naples 1806 puis à
Théâtre Français ; marié à Marie Madeleine la Grande Armée 1807 où il devient lieutenant
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ANTHOINE de SAINT-JOSEPH
aide de camp du maréchal Soult 14 mars 1807. 1846 jusqu’à sa mise en disponibilité 9 mars
Il sert ensuite en Espagne et est nommé capi- 1848. Membre du comité consultatif de
l’intaine pour être placé dans un régiment de ca- fanterie 20 mai 1849 et du comité consultatif
valerie légère 28 octobre 1808 ; admis avec d’état-major 20 août 1849, il assume la
présieson grade au 8 régiment de hussards 26 jan- dence de ce dernier comité 14 janvier 1851. Il
vier 1809, il est fait prisonnier de guerre par les exerce en outre à différentes reprises les
foncEspagnols alors qu’il se rendait à Madrid en tions d’inspecteur général des arrondissements
e ecompagnie du général Franceschi-Delonne 29 d’infanterie ci-après : 18 24 mai 1845, 11
e ejuin 1809 ; échangé et rentré de captivité no- 11 juin 1847, 16 18 juin 1849, 13 5 juin 1850
e evembre 1809, il reprend ses fonctions au 8 ré- et 7 9 juin 1851. Admis à faire valoir ses droits
giment de hussards faisant alors partie du corps à la retraite 19 février 1852, il est retraité par
d’observation en Hollande 1810. Aide de camp décret du 3 mai 1852 avec jouissance du 19
du général Suchet, commandant en Aragon février 1852. Relevé de la retraite, il est placé
e er ele 3 corps de l’armée d’Espagne 17 juillet 1810, à compter du 1 janvier 1853 dans la 2
secil conserve ses fonctions auprès de ce dernier, tion du cadre de l’état-major général par
dédevenu maréchal d’empire, à sa nomination cret du 26 décembre 1852.
eau grade de chef d’escadron 31 juillet 1811. Décédé à Paris (8 arrt), rue Tronchet n° 8,
Fait prisonnier de guerre à Villa Nueva près le 12 mars 1866 à six heures du matin ;
inhude Saragosse 7 juillet 1813, il est échangé 15 fé- mé à Paris, cimetière de l’Est où la sépulture
evrier 1814 et reprend ses fonctions d’aide de existe encore de nos jours (35 division). S :
camp du maréchal Suchet, obtenant sous la 207 780,88 F auxquels il faut ajouter sa
maiPremière Restauration sa promotion au grade son de campagne à Buc près de Versailles et
de colonel 28 juin 1814 à l’âge de 27 ans et sa propriété de la Brûlerie dans le Loiret.
après moins de 10 ans de services. Servant en Décorations et distinctions
cette qualité comme aide de camp du maré- L.h. : Ch. 24 avril 1810 ; O. 16 mars 1812 ;
chal Suchet, commandant de l’armée des C. 30 octobre 1829 ; G.o. 15 août 1851.
Alpes pendant les Cent-Jours, il est confirmé St-Louis : Ch. 17 septembre 1814.
erdans le grade de colonel 1 juillet 1815. Mis C. G.c. de l’ordre de l’Epée de Suède 17
déeren non activité 1 janvier 1816, admis com- cembre 1846.
me colonel au corps royal d’état-major 27 mai C. de l’ordre d’Isabelle la Catholique 31
dé1818 et placé en disponibilité 7 juin 1818, il re- cembre 1838.
prend du service comme chef de l’état-major Décoré de la médaille de Sainte-Hélène.
ede la 8 division militaire à Marseille 16 dé- Baron sur majorat par ord. du 29 novembre
cembre 1820. Employé au dépôt général de 1827 et l.p. du 6 décembre 1827.
la Guerre (section historique) 24 février 1822 Membre du Conseil de l’ordre de la Légion
puis comme sous-aide major général de la d’honneur 1851.
Garde royale 10 octobre 1823, il est mis en dis- Membre de la Commission des secours
viaponibilité après la chute de Charles X 21 août gers aux anciens militaires de la République
1830. La Monarchie de Juillet le rappelle à l’ac- et de l’Empire.
tivité au dépôt général de la Guerre 21 janvier Auteur d’un ouvrage sur le général
Franceschi1831 et le nomme maréchal de camp 11 oc- Delonne et du Journal d’un officier
d’état-matobre 1832, exerçant successivement les fonc- jor, aide de camp du maréchal Soult,
etions de chef de la section historique au dépôt commandant en chef du 4 corps.
général de la Guerre 20 novembre 1832, de
recommandant de la 1 brigade de la division ARBOD (Jean Pierre, baron) est né le 8 février
d’infanterie des Pyrénées- Orientales 8 octobre 1767 à Valence (Drôme), fils de Jean Jacques
1833, de commandant du département des Arbod, marchand, et de Marie Anne Eynard ;
Pyrénées-Orientales 24 juin 1834 et de com- marié le 2 novembre 1807 à Lucie Élisabeth
mandant d’une brigade d’infanterie à Lyon 10 Denike.
décembre 1839. Promu lieutenant général Engagé volontaire au Royal-Champagne
14 avril 1844 et mis en disponibilité, il est ap- 2 septembre 1784, il sert dans ce régiment de
epelé aux fonctions de commandant de la 13 cavalerie jusqu’à son congédiement 23
ocdivision militaire à Rennes 9 février 1845 puis tobre 1789. La défense de la patrie en danger
e ede la 9 division militaire à Montpellier 14 mai lui fait reprendre du service au 6 bataillon de
46C. Lettre A.qxd:2013 27/05/13 15:15 Page 47
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ervolontaires de la Drôme 5 août 1792. Élu le comme chef du génie à Luxembourg 1
ocmême jour capitaine, il rejoint avec son ba- tobre 1796, est employé à Metz juin 1797, à
taillon l’armée du Rhin. Il est employé aux ar- l’état-major du génie des armées de Rome, de
mées de la Moselle, de Rhin-et-Moselle, Naples puis d’Italie 7 octobre 1798. Nommé
d’Allemagne et d’Helvétie en qualité d’aide chef de bataillon à titre provisoire par le
géde camp du général Taponier 21 novembre néral en chef Macdonald pour sa conduite à
e1793 puis de capitaine titulaire à la 17 demi- la bataille de la Trebbia 19 juin 1799, il
obbrigade d’infanterie de ligne 19 juin 1797 et tient confirmation de son grade 6 janvier 1800
de chef de bataillon surnuméraire 7 janvier et exerce les emplois de sous-directeur des
for1799. Celle-ci ayant été affectée à l’armée de tifications à Metz 28 mars 1800, à Mayence 30
Naples, il est fait prisonnier de guerre à la ba- juin 1800, à Luxembourg 10 février 1802.
taille de la Trebbia 19 juin 1799. Rentré de Employé à l’état-major du génie de la Grande
captivité 20 février 1801 et confirmé chef de Armée 22 octobre 1805, il commande le
gébataillon 15 septembre 1802 à la même de- nie du corps d’observation de la Grande
emi-brigade devenue en 1803 17 régiment Armée stationné dans le Mecklembourg 16
d’infanterie de ligne, il participe aux cam- mai 1807 puis devient chef d’état-major du
pagnes de la Grande Armée de 1805 à 1807. génie au siège de Stralsund. Il dirige les
traDétaché au commandement de la garnison vaux de fortification entrepris à Stettin janvier
d’Hameln en Hanovre 15 septembre 1807, il 1808 avant d’être attaché à l’état-major du
eest nommé major du 17 de ligne 6 avril 1808, génie à l’armée d’Allemagne avril 1809.
ecommandant du 13 régiment provisoire d’in- Directeur des fortifications à Ostende 21 juillet
fanterie 17 avril 1808 et promu colonel 19 juillet 1810, il est promu colonel 7 octobre 1810, à
1808 à 41 ans et après 21 ans de services. l’âge de 49 ans et après 17 ans de services, et
eColonel du 114 régiment d’infanterie de ligne maintenu dans ses fonctions. A son retour en
28 octobre 1808, il prend une part active aux France, il est désigné comme directeur des
forecampagnes du 3 corps de l’armée d’Espagne tifications à Sedan 22 juin 1814. Admis à la
reet de l’armée d’Aragon du maréchal Suchet. traite avec pension de 2 400 F 18 octobre 1815,
erTué de plusieurs coups de feu au combat il cesse ses fonctions 1 janvier 1816 et est
prode Castalla près d’Alicante le 13 avril 1813 à mu au grade honorifique de maréchal de
erdeux heures de l’après-midi. camp 1 novembre 1826.
Décorations et distinctions Décédé à Metz (Moselle), rue de la Crête
L.h. : Ch. 14 juin 1804 ; O. 28 août 1810. n° 1, le 23 janvier 1836 à midi ; inhumé le
Baron de l’Empire par d. du 7 août 1810 et l.p. 25 janvier 1836 après obsèques en l’église
du 26 avril 1811. Saint-Germain, à Metz, cimetière de l’Est où la
Donataire (4 000 F) sur les biens réservés en sépulture existe encore de nos jours.
Hanovre 7 août 1810. Décorations et distinctions
L.h. : Ch. 14 juin 1804 ; O. 29 juillet 1814.
ARDANT de BEAUBLANC de MASJAMBOST (Jacques St-Louis : Ch. 17 septembre 1814.
François) est né à Limoges (Haute-Vienne) le Donataire (500 F) sur le Monte Napoleone
25 janvier 1761, fils de Jean Baptiste Ardant de 17 mars 1808.
Beaublanc, seigneur de Masjambost, conseiller
du roi, contrôleur contre garde de la monnaie ARENBERG (Prosper Louis, duc d’) est né à
de Limoges et prévôt consul, et de Marie Anne Enghien (Belgique) le 28 avril 1785, fils de Louis
de Douhet ; marié à Marie Françoise Maujean Engelbert d’Arenberg et de Pauline Louise
le 6 juillet 1797. Antoinette Candide Josèphe Félicité de
Breveté ingénieur des ponts et chaussées Brancas-Lauraguais ; marié en premières noces
er29 décembre 1786, admis en qualité de ca- à Marie Rose Tascher de la Pagerie le 1
fépitaine à titre provisoire dans le corps du gé- vrier 1808 (mariage annulé par jugement du
nie et employé à Metz 15 mars 1793, il est Tribunal civil de la Seine 29 août 1816 et
reliconfirmé dans ce grade 22 septembre 1793. gieusement 21 août 1818), en secondes noces
Sous-directeur provisoire des fortifications à à la princesse Marie Ludmilla Rose de
Longwy, chargé des places de Longwy et de Lobkowitz le 26 janvier 1819.
Montmédy 16 septembre 1794, capitaine du Colonel du régiment de chevau-légers
regénie de 1 classe 22 septembre 1794, il sert belges d’Arenberg 30 septembre 1806, il sert
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en 1807 au corps d’observation de la Grande cuisse droite à la bataille de Castricum 6
oceArmée. Il conserve le commandement de cet- tobre 1799. Chef de bataillon au 2 régiment
te unité lorsque celle-ci est incorporée dans l’ar- d’infanterie légère 25 février 1804, il prend part
mée française sous la dénomination de avec la Grande Armée aux campagnes de
e27 régiment de chasseurs à cheval 29 mai 1805-07. Il se distingue en particulier lors de
l’at1808. Affecté à l’armée d’Espagne 1809, il est taque de la ville et de l’île de Wollin le 6
janblessé à la jambe au combat de Gibralion 4 vier 1807 par 300 fantassins et 100 cavaliers
juin 1810 et fait prisonnier de guerre, après une prussiens appuyés par 4 pièces d’artillerie en
seconde blessure, au combat d’Arroyo del repoussant l’ennemi et en lui faisant une
cenMolino 28 octobre 1811. Retenu en captivité en taine de prisonniers. Il se fait remarquer, lors
Angleterre jusqu’en 1814. du siège de Dantzig, à la prise le 6 mai 1807
Décédé à Bruxelles (Belgique), en l’hôtel de l’île Holm en y débarquant à une heure du
d’Arenberg place du Petit Sablon n° 17, le matin à la tête de 200 hommes, en chargeant
27 février 1861 à onze heures et demie du soir ; les Russes à la baïonnette, en s’emparant de 3
inhumé le 4 mars 1861 dans la crypte de l’égli- redoutes armées de 17 pièces de canon et en
se des R.P. Capucins d’Enghien. faisant 200 prisonniers. Ses services sont
réDécorations et distinctions compensés par sa promotion au grade de
coL.h. : Ch. 6 novembre 1810 ; O. 6 août 1811. lonel 10 mai 1807 à l’âge de 42 ans et après 21
G.c. de l’ordre de la Réunion 22 février 1812. ans de services effectifs. Il est désigné pour
eGrand Cordon des ordres de Léopold de prendre le commandement du 22 de ligne 19
eBelgique, de l’Aigle Noir de Prusse, du Lion mai 1807 au 4 corps de la Grande Armée et
néerlandais, de Saint-Hubert et de Saint-Michel est blessé d’un coup de feu à la jambe gauche
de Bavière. à la bataille d’Heilsberg 10 juin 1807. Appelé
Septième duc d’Arenberg, duc d’Aerschot et à servir en Espagne et au Portugal 1808-11, il
de Croy, deuxième duc de Meppen, deuxiè- est admis à la retraite 2 juillet 1811 avec
penme prince de Recklinghausen. sion de 2 289 F 13 août 1811.
Décédé à Bourg-en-Bresse, rue des
ARMAND (Claude Joseph, baron) est né à Bourg Cordeliers, le 21 janvier 1840 à dix heures du
– aujourd’hui Bourg-en-Bresse (Ain) – le 19 no- soir ; inhumé dans le cimetière communal, la
vembre 1764, fils de Claude François Armand, sépulture ayant été relevée en 1976.
huissier général d’armes en la connétablie et Décorations et distinctions
maréchaussée de France, et de Marie L.h. : Ch. 14 juin 1804 ; O. 27 janvier 1807 ;
Françoise Hugon. C. 22 décembre 1809.
Soldat 14 mars 1782 puis caporal 10 oc- St-Louis : Ch. 16 janvier 1815.
tobre 1785 au régiment de la Couronne, il ob- Baron de l’Empire par l.p. du 2 août 1808.
tient son congé 14 avril 1788, reprenant du Donataire (4 000 F) sur les biens réservés en
service à la Révolution comme lieutenant au Westphalie 17 mars 1808.
e3 bataillon de volontaires de l’Ain 4 septembre Conseiller municipal de Bourg-en-Bresse.
1791. Adjudant-major au même bataillon
12 décembre 1791, il fait campagne aux ar- ARMANO dit ARMAND (Charles Louis Marie
mées du Rhin et de la Moselle 1792-94 et est Fidèle Jean Népomucène) comte de Gros, est
fait prisonnier de guerre à Kaiserslautern 2 juin né à Turin (Italie) le 29 avril 1761, fils du
com1794. Rentré de captivité 14 juillet 1795, il re- te Ignace Marie Armano et d’Angélique
eprend ses fonctions d’adjudant-major à la 199 Seconda Carroccio ; naturalisé français 23
débis demi-brigade de bataille. Incorporé avec cembre 1817 ; marié à Geneviève Alexandrine
eson grade à la 51 demi-brigade d’infanterie de Mollan.
de ligne au second amalgame 18 mars 1796, Au service du roi de Sardaigne comme
il sert à l’armée d’Italie 1796-97 puis en Belgique cornette 19 septembre 1774 et lieutenant
1798. Nommé chef de bataillon en récompense 29 août 1784 au corps des dragons, il est
adde sa conduite dans la lutte contre les révoltés mis dans les gardes du corps en qualité de
belges dans le département de la Dyle 12 août maréchal des logis avec rang de capitaine
e1799, il participe avec la 51 de ligne aux opé- 25 janvier 1787 et de major 21 mai 1793.
rations de l’armée gallo-batave en Nord Nommé par le général Grouchy capitaine
adHollande et est blessé d’un coup de feu à la judant-major et chef d’escadron aux
carabi48C. Lettre A.qxd:2013 27/05/13 15:15 Page 49
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niers piémontais au service de la France 30 jan- droite à la bataille de Tudela 23 novembre
evier 1799, il est promu chef de brigade com- 1808. Capitaine à la suite du 3 régiment de
mandant le dépôt général de la cavalerie hussards 19 décembre 1808 puis capitaine
tipiémontaise 25 juin 1800 puis chef de briga- tulaire au même régiment 16 mai 1809, il
exerde du régiment de chasseurs piémontais 24 ce les fonctions d’aide de camp du général
novembre 1800, conservant le commande- Savary 28 novembre 1809 puis du général
ement de ce régiment devenu 26 chasseurs à Clarke, ministre de la Guerre, 29 août 1810. Il
cheval 26 août 1801. Admis au traitement de est chargé par ce dernier de plusieurs missions
réforme de son grade 4 juin 1802, il cesse de en Aragon et en Catalogne en 1810-11, ses
sererle percevoir 1 octobre 1810 et se rend vo- vices étant récompensés par son accession au
lontairement en Espagne où il exerce de 1811 grade de chef d’escadron 22 juin 1811. Il est,
à 1813 les fonctions de commandant de pla- sur sa demande, affecté à l’état-major général
ce à Astorga, Palencia et Durango et est bles- de la Grande Armée 25 février 1812 et
particisé d’un coup de feu et d’un coup de sabre à pe à la campagne et à la retraite de Russie au
la bataille de Vitoria 21 juin 1813. Mis en non cours de laquelle il a les pieds gelés. Il est
proactivité sous la Première Restauration, il est mu adjudant commandant 5 avril 1813 à moins
nommé aux Cent-Jours commandant de la de 30 ans et après 10 ans de services, prend
place de Longwy 3 mai 1815 et remis en non part à la campagne de Saxe comme chef
reactivité 18 septembre 1815. Retraité avec pen- d’état-major de la 1 division de cavalerie
léesion de 2 400 F par ordonnance du 15 sep- gère du 3 corps de la réserve de cavalerie 23
ertembre 1819 avec jouissance du 1 juillet 1818, avril 1813 puis est employé à l’état-major
géil est promu au grade honorifique de maré- néral de la Grande Armée 18 février 1814.
echal de camp 8 avril 1821. Colonel du 25 régiment de dragons 20 mai
eDécédé à Paris (5 arrt), boulevard Saint- 1814 puis du régiment de dragons de Condé
Denis n° 18, le 19 mars 1830 à six heures du 22 juin 1814, il reste fidèle aux Bourbons lors du
matin ; inhumé le lendemain à Paris, cime- retour de l’île d’Elbe, est destitué par Napoléon
ertière de l’Est. 1 par décret du 15 avril 1815, rejoint le roi Louis
erDécorations XVIII à Gand 1 mai 1815 et prend le
comSt-Louis : Ch. 19 août 1818. mandement du régiment royal des
chevau-légers 2 juin 1815. Colonel du régiment de lanciers
ASTORG (Adrien Louis Antoine Jérôme, comte de la Garde royale 8 septembre 1815, il est mis
d’) est né à Paris le 3 décembre 1783, fils de en non activité 11 juin 1816. Délégué pour le
Jean Jacques Marie d’Astorg, lieutenant-co- recrutement dans le département de la
lonel de cavalerie, sous-lieutenant aux gardes Charente 15 mai 1820, il est employé à la
suidu corps du roi, et de Marie Thérèse Louise te de l’état-major général de l’armée des
Eon de Cely ; marié à Thérèse, Marie de la Pyrénées 15 mars 1823. Colonel du régiment
Conception Le Clément de Saint-Marcq le de chasseurs du Morbihan 28 avril 1824, il est
16 mai 1825. promu maréchal de camp 22 mai 1825 et mis
eEngagé volontaire comme chasseur au 10 en disponibilité. Commandant une brigade au
régiment de chasseurs à cheval 26 septembre camp de cavalerie pour 1829 19 mars 1829, il
1802, il y sert comme brigadier 6 janvier 1803, est remis en disponibilité à la levée de ce camp
er rebrigadier fourrier 10 janvier 1803, maréchal 1 octobre 1829. Commandant de la 1
subedes logis 13 mars 1803 et sous-lieutenant division de la 19 division militaire (Rhône, Loire
er1 avril 1803. C’est en cette qualité qu’il par- et Haute-Loire) 24 août 1830, disponible 29
noticipe aux campagnes de 1805 et de 1806 à vembre 1830, il est compris comme tel dans le
ela Grande Armée. Nommé lieutenant au 10 cadre d’activité de l’état-major général 22 mars
chasseurs 22 novembre 1806, il devient aide 1831. Il est nommé successivement au
comde camp du général Auguste Colbert, com- mandement du département de l’Ariège 19
ocemandant la brigade de cavalerie légère du 6 tobre 1833, des départements de l’Aude et de
corps de la Grande Armée (maréchal Ney) l’Ariège 10 janvier 1835, du département de la
12 février 1807 et est blessé d’un coup de lan- Nièvre 25 janvier 1836, de celui de la
Seine-etce au bras gauche au combat de Guttstadt 5 Marne 24 novembre 1837, commandant à titre
ejuin 1807. Il suit le général Colbert en Espagne temporaire la 2 brigade de la division de
ca1808 et est blessé d’un coup de feu à l’épaule valerie du camp de Fontainebleau 17 août
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1839. Promu lieutenant général 20 avril 1845, 1810-11. Officier d’ordonnance de l’Empereur
inspecteur général de cavalerie 12 juin 1845, 14 avril 1811, il sert auprès de ce dernier lors
il exerce les fonctions de commandant de la des campagnes de Russie 1812 et de Saxe
e19 division militaire à Clermont-Ferrand 10 fé- 1813. Chef de bataillon du génie 18 novembre
evrier 1846. Inspecteur général pour 1846 du 11 1813, sous-directeur du cabinet topographique
arrondissement de cavalerie 27 mai 1846 et de l’Empereur lors de la campagne de France
epour 1847 du 9 arrondissement de cavalerie 1814, il est promu colonel 15 mars 1814 à
11 juin 1847, il est admis à faire valoir ses droits moins de 30 ans et moins de 10 ans après son
à la retraite 17 avril 1848 et retraité par arrêté entrée à l’École d’application de Metz. Aide
du 8 juin 1848 avec jouissance du 18 avril 1848. de camp du duc Louis Philippe d’Orléans 2
Décédé à Nantes (Loire-Atlantique), hôtel juillet 1814, il est mis en disponibilité 6 avril
de Bretagne, place du Port Communeau n° 1, 1815 puis est nommé commandant du génie
le 24 septembre 1849 à onze heures trois quarts de la place de Landau 26 avril 1815. Il reprend
du soir ; inhumé le 27 septembre à Nantes, ci- ses fonctions auprès du duc d’Orléans 31 juillet
emetière de la Bouteillerie (Carré D, 11 rang). 1815 et est confirmé aide de camp titulaire de
La dépouille mortelle du général a été exhu- ce dernier 11 juillet 1817. Promu maréchal de
mée puis réinhumée le 27 septembre 1855 camp, aide de camp du roi Louis- Philippe 12
dans le cimetière de Cély-en-Bière (Seine-et- août 1830, compris comme disponible dans
Marne) où la sépulture existait encore en 1996. le cadre d’activité de l’état-major général
Le monument funéraire à Nantes subsistait 22 mars 1831, il est maintenu dans ses
foncégalement. tions auprès du roi lors de sa promotion en
qualité de lieutenant général 16 novembre
Décorations 1840. Admis à faire valoir ses droits à la
reL.h. : Ch. 18 février 1808 ; O. 29 octobre 1828 ; traite 17 avril 1848, il est retraité par arrêté du
C. 27 avril 1838. 14 août 1848 avec jouissance du 18 avril.
St-Louis : Ch. 17 août 1814. Décédé à Colmar, rue Wikram, le 3
sepCh. de l’ordre de Saint-Ferdinand d’Espagne : tembre 1856 à onze heures du matin ;
inhue e3 classe 23 novembre 1823 ; 2 classe 8 sep- mé dans le cimetière de Colmar où la sépulture
tembre 1824. existe encore de nos jours (partie sud B,
rangée 68).
ATTHALIN (Louis Marie Jean Baptiste, baron) est Décorations et distinctions
né à Colmar (Haut-Rhin) le 22 juin 1784, fils de L.h. : Ch. 3 octobre 1812 ; O. 24 octobre 1813 ;
erLuc Claude François Xavier Atthalin, magis- C. 1 mai 1821 ; G.o. 21 mars 1831 ;
trat au conseil souverain d’Alsace, et de Sophie G.c. 15 septembre 1846.
Catherine Larcher ; marié à Thérèse Françoise St-Louis : Ch. 11 octobre 1814.
Lelandais le 21 décembre 1836. G.c. de l’ordre de Charles III d’Espagne 14
noerÉlève à l’École polytechnique 1 octobre vembre 1844.
1802, sous-lieutenant élève du génie à l’Éco- Décoré de l’ordre du Nicham Iftikar de Tunis
le d’application de Metz 23 septembre 1804, 25 septembre 1846.
il est affecté en qualité de lieutenant en se- G.c. de l’ordre de Saint-Ferdinand d’Espagne
econd de sapeurs à l’état-major du génie du 6 15 décembre 1846.
corps de la Grande Armée 17 novembre 1806. G.c. de l’ordre de Léopold de Belgique 23 juillet
eLieutenant en premier au 5 bataillon de sa- 1847.
peurs, il est maintenu dans ses fonctions au Baron de l’Empire par d. du 20 juin 1813 ; titre
e6 corps jusqu’à la fin de la campagne de 1807. de baron héréditaire confirmé par l.p. royales
Attaché à la place de Magdebourg septembre du 13 janvier 1815.
er1807, employé à l’état-major du génie du 1 Bénéficiaire de deux dotations de chacune
ercorps de la Grande Armée 18 décembre 1807, 2 000 F accordées par d. des 1 janvier 1812
il devient aide de camp du général Kirgener et 20 juin 1813.
30 août 1808 et, conservant cet emploi lors- Député du Bas-Rhin 27 janvier 1831.
qu’il est nommé capitaine 16 décembre 1808, Pair de France 11 octobre 1832.
l’accompagne dans ses différentes affectations
en Espagne 1808-09, à l’armée d’Allemagne AUBERT (Pierre Antoine Parfait dit Aimé,
che1809, à l’armée du Nord 1809 et en Hollande valier) est né à Beaumont-le-Roger (Eure) le 10
50C. Lettre A.qxd:2013 27/05/13 15:15 Page 51
AUBRÉE
mars 1771, fils de Pierre François Aubert, re- régiment d’artillerie à pied 22 août 1793, il
receveur buraliste des aides, et d’Anne Rosalie joint l’armée des Alpes. Chef de bataillon au
Rouland ; marié à Marie Luciot en janvier 1810. même régiment 20 mai 1794, il participe aux
Réquisitionnaire au bataillon du district de opérations de l’armée d’Italie 1794-97 et de
Bernay 10 mars 1793, il sert à l’état-major de l’armée de réserve en Italie 1800. Promu chef
l’armée de l’Ouest 27 novembre 1793 et à de brigade 2 octobre 1802, à 44 ans, il est
déNantes en qualité d’adjoint du génie 10 mars signé pour assumer les fonctions de directeur
e1794 puis d’adjoint de 2 classe 22 septembre d’artillerie à Turin, puis de commandant de
1794. Admis au traitement de réforme 22 dé- l’École d’application de l’artillerie et du génie
cembre 1801, il est rappelé à l’activité comme de Metz 17 août 1807. Admis à la retraite 27
capitaine aide de camp du général Girardon août 1814 et retraité 6 octobre 1815, il obtient
15 février 1802 en Italie et à Naples 1805-06. le grade honorifique de maréchal de camp 3
Désigné pour exercer les fonctions de capitai- juillet 1816. Bibliothécaire de l’École
d’appline adjoint à l’état-major général de la Grande cation de l’artillerie et du génie de Metz 8
déArmée, il ne peut rejoindre sa destination qu’en cembre 1828.
avril 1807 en raison de son état de santé. Décédé à Metz (Moselle), rue aux Ours
Nommé chef de bataillon 10 novembre 1807, n° 7, le 9 novembre 1837 à une heure du
mail est employé successivement à l’état-major tin ; inhumé le lendemain à Metz, cimetière
général de l’armée d’Espagne 9 octobre 1808, de Bellecroix après obsèques célébrées en
de l’armée d’Allemagne 11 mars 1809, de l’ar- l’église Notre-Dame.
ermée d’Espagne 1 juin 1810 et de la Grande Décorations
Armée 5 février 1812. Promu adjudant com- L.h. : Ch. 11 décembre 1803 ; O. 14 juin 1804 ;
mandant 6 juillet 1812 à l’âge de 41 ans et C. 17 janvier 1815.
après 19 ans de services, il est maintenu à l’état- St-Louis : Ch. 27 juin 1814.
major général de la Grande Armée en Russie
et est blessé dans un combat sur la route de AUBRÉE (Alexandre Marie Charles, baron) est
Moscou 9 septembre 1812. Il est fait prisonnier né à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 21 novembre
de guerre aux environs de Wilna 10 décembre 1767, fils de René Antoine Aubrée, sieur de La
1812 et conduit dans cette ville d’où il fait part Porte, procureur au parlement de Bretagne, et
de sa captivité le 28 décembre. de Jeanne Magdelaine Bigot ; marié à Jeanne
Décédé à Wilna – aujourd’hui Vilnius Renée Pinault de La Touche le 4 mars 1794.
(Lituanie) – le 31 janvier 1813. Sergent-major 10 septembre 1791,
sous-lieuDécorations et distinctions tenant 26 mars 1792 puis capitaine 13 octobre
eL.h. : Ch. 11 juillet 1807. 1792 au 2 bataillon de volontaires
d’Ille-etChevalier de l’Empire par d. du 15 août 1809 Vilaine, il est employé à l’armée du Nord
1792eet l.p. du 19 janvier 1811. 93. Incorporé avec son grade au 7 bataillon
erDonataire (2 000 F) sur les biens réservés à de volontaires de la formation d’Orléans 1
féBayreuth 15 août 1809. vrier 1793, il rejoint l’armée de l’Ouest 12 mai
e1793 où son bataillon est versé dans la 144
deAUBERT de LAMOGÈRE (Louis Victor) est né à mi-brigade de bataille au premier amalgame
Montpellier (Hérault) le 18 mai 1758, fils de 29 mai 1794. A l’armée des Côtes de l’Océan
Louis Aubert de Lamogère, chevalier, gentil- 1794 à 1796, il passe au second amalgame à
ehomme ordinaire du roi, et de Marie Rose la 52 demi-brigade d’infanterie de ligne 5
oceFrançoise Haumoul ; marié à Marie Antoinette tobre 1796. Capitaine à la 42 de ligne
comLe Tessier de Launay. mandée par son frère René Aubrée, à titre
erÉlève à l’École d’artillerie de Douai 1 août provisoire 25 mars 1797 puis à titre définitif 4
no1780, lieutenant en second au régiment d’ar- vembre 1797, il fait campagne à l’armée de
tillerie de Strasbourg 12 août 1781, à l’armée Batavie 1798-99 et est nommé chef de bataillon
des Côtes de Normandie 1782, lieutenant en à titre provisoire par le général en chef Brune
premier 19 mars 1785 et capitaine en second 10 septembre 1799. Confirmé dans ce grade
eau même régiment, devenu 5 régiment d’ar- 28 mars 1800, il sert à l’armée du Rhin 1800-01
ertillerie 1 avril 1791, il prend part aux cam- et se distingue tout particulièrement en se
porpagnes de l’armée du Rhin 1792-93. Après tant volontaire dans la nuit du 18 au 19 juin
eavoir été nommé capitaine en premier au 2 1800 pour traverser le Danube à la nage et
chas51C. Lettre A.qxd:2013 27/05/13 15:15 Page 52
AUBRÉE
ser l’ennemi d’une tête de pont vis-à-vis de 1795, il est nommé capitaine 15 décembre 1795
eGuntzbourg. Le 42 de ligne ayant été affecté et est employé dans la division commandée
à l’armée de Naples 1803-06, il est fait prison- par le général Daendels à l’armée du Rhin 1796,
nier de guerre par les Anglais à Reggio de à l’armée de Batavie 1799 et en Allemagne
Calabre 11 juillet 1806 et rendu à la liberté 22 1805-07. Admis comme capitaine au régiment
août 1806. A l’armée d’Italie 1807, nommé ma- de grenadiers de la Garde royale hollandaise
jor 12 juillet 1807, il devient major titulaire du 20 mars 1807, il obtient le grade de major du
e e11 régiment d’infanterie de ligne 10 novembre 4 régiment d’infanterie de ligne hollandais 27
1807 et prend part aux opérations de l’armée mars 1808 et est autorisé à rester au service du
de Dalmatie 1807-09. Il est promu colonel de ce roi de Hollande sans perdre la qualité de
erégiment 20 juin 1809 à l’âge de 41 ans et après Français 7 juillet 1809. Le 4 de ligne
hollan17 ans de services, et rejoint l’armée dais ayant contribué, après l’annexion de la
ed’Allemagne pour combattre à Wagram 6 juillet Hollande, à la formation du 125 régiment
d’in1809 puis l’armée d’Espagne en Catalogne 1811. fanterie de ligne français 18 août 1810, il est
Blessé d’un coup de biscaïen à l’épaule droite confirmé dans l’emploi de major de ce
régieau blocus de Figueras 14 juillet 1811, il obtient ment 20 juillet 1811. Promu colonel du 136
réun congé de convalescence pour raison de san- giment d’infanterie de ligne français 16 janvier
té 14 décembre 1811 et, à l’issue de celui-ci, re- 1813 à l’âge de 39 ans et après 20 ans de
serprend le commandement des bataillons de vices, il prend part aux campagnes de Saxe et
guerre de son régiment en Espagne juillet 1813 de France, se distinguant tout particulièrement
epuis en France 1814. Maintenu colonel du 11 aux batailles de Lützen où il est blessé à la
poide ligne sous la Première Restauration et aux trine et à la hanche 2 mai 1813, de Würschen
Cent-Jours, il participe à la campagne de l’ar- 21 mai 1813, de Montmirail 11 février 1814 et
mée du Nord en Belgique 1815. au combat de Lizy où il reçoit un coup de feu
Décédé à Philippeville (Belgique) le 26 juin au bras droit 28 février 1814. Il démissionne du
1815 des suites de ses blessures reçues à la ba- service de la France après le licenciement de
ertaille de Waterloo 18 juin 1815. son régiment 1 juillet 1814 et est admis en
ocDécorations tobre 1814 comme colonel dans l’armée des
L.h. : Ch. 14 juin 1804. Pays-Bas, chargé du commandement de la
St-Louis : Ch. 8 juillet 1814. place de Mons et de l’organisation des troupes
Ch. de l’ordre de la Couronne de Fer 6 dé- de la province de Hainaut. Général major 21
ecembre 1811. avril 1815, il est nommé commandant de la 2
eBaron de l’Empire par d. du 15 août 1809 et brigade de la 3 division de l’armée
anglo-holl.p. du 27 avril 1810. landaise mai 1815 et est cité par le général
anDonataire (4 000 F) sur les biens réservés en glais Hill pour son courage et sa conduite à la
Hanovre 15 août 1809. bataille de Waterloo 18 juin 1815. Adjudant
général 23 février 1818, il exerce les fonctions
AUBREMÉ (Alexandre Charles Joseph Ghislain, de directeur du personnel au ministère de la
ercomte d’) est né à Bruxelles (Belgique) le 17 juin Guerre 1 octobre 1818 puis de commissaire
1773, fils de Charles François Joseph général de la Guerre 5 février 1819. Lieutenant
d’Aubremé et d’Anne Marie Léonard ; marié général 20 octobre 1825, il démissionne de ses
erà Amélie Caroline Baillet-Dubois. fonctions 1 juillet 1826.
Servant dans un corps de volontaires lors Décédé à Aix-la-Chapelle (Allemagne),
de la révolution brabançonne 1789, il est obli- rue du Théâtre, le 13 février 1835 à onze heures
gé de se réfugier en France 1790. Il s’engage du matin.
dans l’armée française comme sous-lieutenant Décorations et distinctions
eau 2 régiment d’infanterie belge 15 novembre L.h. : Ch. 17 août 1813.
1792 et fait campagne à l’armée du Nord. Ch. de l’ordre de la Réunion 7 mars 1812.
er erNommé lieutenant 1 décembre 1792, il est in- Ch. de l’ordre de l’Union de Hollande 1
décorporé avec les chasseurs de Gand pour for- cembre 1807.
er ermer le 1 bataillon de chasseurs tirailleurs 10 C. de l’ordre militaire de Guillaume I des
Paysnovembre 1793. Passé au service de la Hollande Bas.
e eren qualité de lieutenant au 3 bataillon de la Anobli avec le titre de comte par Guillaume I ,
e6 demi-brigade d’infanterie de ligne 9 juillet roi des Pays-Bas.
52C. Lettre A.qxd:2013 27/05/13 15:15 Page 53
AUGROS
AUBRESPY de COURSELLES (Jean Laurent, cheva- AUBRY (Joseph Emmanuel, baron) est né à
lier d’) est né à Longwy (Meurthe-et-Moselle) Mirecourt (Vosges) le 2 juillet 1772, fils de Jean
le 17 février 1752, fils de Claude d’Aubrespy, Charles Aubry, conseiller au bailliage
d’Épichevalier de Courselles, conseiller du roi, nal, et de Marie Balan ; marié à Thérèse
substitut au bailliage de Longwy, et de Alexandrine Pouillard le 30 mai 1811.
Marguerite Henrion d’Haussonville ; marié en Entré au service comme caporal de
greepremières noces à Antoinette Jeanne de nadiers au 4 bataillon de volontaires des
Chinion, en secondes noces à Thomase Éléo- Vosges 31 août 1791, il est nommé
sous-lieutenore Savart de Coincy. nant 12 janvier 1792 puis lieutenant 4 juin 1792
er eVolontaire dans la légion Royale 21 avril au 1 bataillon du 10 régiment d’infanterie,
1768, il sert en Corse en qualité de lieutenant à faisant campagne à l’armée du Midi, en Savoie
la suite de l’état-major juin 1768-69 et est bles- 1792-93 et participant au siège de Toulon
sepsé au bras à Oletta. Gendarme dans la com- tembre-décembre 1793. Incorporé avec son
epagnie des gendarmes écossais avril 1772, il grade à la 19 demi-brigade de bataille au
prereçoit, en service, un coup de feu nécessitant mier amalgame 29 mars 1794, il est affecté aux
l’amputation du bras droit 9 août 1772, est pen- armées des Alpes et d’Italie 1794-95, obtenant
sionné et admis à l’Hôtel royal des Invalides le grade de capitaine 25 octobre 1795 qu’il
e1773, le ministre de la Guerre lui décernant un conserve à la formation de la 69
demi-brigabrevet de premier lieutenant à la suite 19 mai de d’infanterie de ligne 10 avril 1796. Employé
1774. Officier major de la place de Mont- à l’armée d’Italie 1796-97 et à l’armée d’Orient
Dauphin 22 mai 1781, il sert comme volontai- 1798-1801, il se distingue à l’attaque du fort
trire aux sièges de Mahon et de Fort Saint-Philippe angulaire d’Alexandrie, recevant un coup de
(Minorque) sous les ordres du duc de Crillon feu à la tête 2 juillet 1798, et à l’assaut du 8 mai
1782. Adjudant-major de la place de Metz 7 1799 où il commande la compagnie
d’éclaire eaoût 1791, adjudant capitaine de 1 classe de reurs de la 69 de ligne ayant réussi à pénétrer
erla place de Verdun 1 novembre 1792, il est dans la forteresse de Saint-Jean-d’Acre. Chef
eemployé comme inspecteur du dépôt général de bataillon au 12 régiment d’infanterie légère
de cavalerie organisé à l’armée des Ardennes 25 février 1804 à la Grande Armée 1805-07, il
8 octobre 1793. Commandant de la place et de est nommé major à la division des grenadiers
la citadelle de Verdun 12 avril 1794, il est pro- et voltigeurs réunis 3 juin 1807 et est blessé d’un
mu adjudant général chef de brigade par com- coup de feu au pied droit à Heilsberg 10 juin
emission provisoire du 19 juin 1794, chargé de 1807. Major du 19 de ligne 10 novembre 1807,
l’inspection de la cavalerie des armées du Nord, il est promu colonel de ce régiment 13 avril
de la Moselle, de Sambre-et-Meuse et de Rhin- 1809 à l’âge de 36 ans et après 17 ans de
seret-Moselle, et est confirmé dans ce grade 7 dé- vices. C’est à la tête de ce corps qu’il prend part
cembre 1794. Nommé à nouveau commandant à la campagne de 1809 contre l’Autriche, où
de la place et de la citadelle de Verdun 24 no- il est blessé à la bataille de Wagram le 5 juillet
vembre 1795, il est détaché temporairement à d’un coup de feu à l’abdomen et le 6 juillet d’un
l’armée de Rhin-et-Moselle novembre 1796 et coup de feu à l’épaule gauche, et à celle de
reprend ses fonctions à Verdun 25 avril 1797. Russie en 1812.
Remplacé dans son emploi 7 décembre 1811, Tué d’un coup de feu au cœur devant
il est désigné comme commandant d’armes du Polotsk (Biélorussie) le 18 août 1812 sur les six
fort Mont-Jouy près de Barcelone 8 janvier 1813. heures du soir ; inhumé à Polotsk (Souvenirs
eSon âge et ses infirmités ne lui permettant pas du capitaine Aubry du 12 chasseurs
1798de servir en Espagne, il est sur sa demande ad- 1815).
mis à la retraite 10 février 1813, sa pension étant Décorations et distinctions
fixée à 3 000 F 15 juillet 1813. L.h. : Ch. 14 juin 1804 ; O. 23 juillet 1809.
Décédé à Reims (Marne), rue du Maillet- Baron de l’Empire par d. du 15 août 1809 et
Vert n° 7, le 30 juillet 1821 à deux heures du l.p. du 4 janvier 1811.
matin. Donataire (4 000 F) sur les biens réservés en
Décorations et distinctions Hanovre 15 août 1809.
L.h. : Ch. 25 mars 1804.
St-Louis : Ch. AUGROS (Raimond) est né à Chalon –
auChevalier de l’Empire par l.p. du 20 juillet 1808. jourd’hui Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) –
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AUGROS
le 2 septembre 1751, fils d’Étienne Augros, compagnie de canonniers de Sainte-Lucie par
maître vitrier, et d’Aimée Dureau ; marié en le commissaire du gouvernement Goyrand 3
secondes noces à Philiberte Baridole. mai 1795 et est fait prisonnier de guerre à
Enrôlé volontaire comme soldat au régi- Sainte-Lucie par les Anglais 26 avril 1796.
ment du Lyonnais 8 septembre 1767 jusqu’à Echangé et débarqué à Cherbourg 11
noson congédiement 8 septembre 1775, il s’en- vembre 1797, il est mis à la disposition du
miregage un an plus tard comme soldat au régi- nistre de la Guerre. Mis à la suite de la 1
ment provincial d’artillerie d’Auxonne 20 mai demi-brigade d’infanterie de ligne 20 juillet
1776 et obtient son congé 20 mai 1786. Il re- 1798, il obtient un emploi de capitaine
titulaieprend du service à la Révolution comme ca- re à la 59 demi-brigade d’infanterie de ligne
epitaine au 2 bataillon des fédérés nationaux 7 novembre 1798 et sert à l’armée de réserve
e25 juillet 1792 et fait campagne à l’armée du en Italie 1800. La 59 de ligne étant devenue
e eNord 1792-93. Chef de bataillon du 13 ba- 59 régiment d’infanterie de ligne à
l’organitaillon de la formation d’Orléans 29 mai 1793, sation du 24 septembre 1803, il est employé à
il est affecté à l’armée de l’Ouest et est promu l’armée des Côtes de l’Océan 1803-05 et à la
echef de brigade de la 6 bis demi-brigade de Grande Armée 1805-07 ; fait prisonnier de
guerbataille dite de l’Ouest à sa formation 16 août re par les Russes à Guttstadt 5 juin 1807, il est
1795, âgé de 44 ans et après 21 ans de ser- échangé 21 août 1807 et rentre à son corps 30
vices. Sa demi-brigade ayant rejoint l’armée septembre 1807. Il fait campagne en Espagne
ed’Italie et ayant contribué à la formation de lorsqu’il devient chef de bataillon au 59 de
ela 6 demi-brigade d’infanterie de ligne 14 ligne 19 décembre 1808. Après avoir pris part
août 1796, il est mis à la suite étant le moins avec l’armée d’Allemagne à la campagne de
ancien chef de brigade du nouveau corps. Il 1809 contre l’Autriche, il rejoint l’Espagne, y
sert à l’armée d’Italie 1796-1800, étant nom- servant de 1809 à 1813. Major en second pour
mé commandant de la place de Lonato 10 être employé à la Grande Armée 12 avril 1813,
e ejuillet 1797 puis de Tortone 13 novembre 1797. il est affecté au 155 puis au 105 de ligne
Affecté à l’armée des Côtes de l’Océan 4 juillet 11 août 1813, participant à la défense de
e1800, il est admis au traitement de réforme 27 Hambourg 1813-14. Mis à la suite du 55 de
octobre 1800 puis est rappelé à l’activité com- ligne sous la Première Restauration décembre
me colonel adjudant de côtes à la direction 1814, il est nommé aux Cent-Jours
commande Saint-Omer 7 juillet 1803. Il cesse ses fonc- dant d’armes à Montmédy 28 avril 1815 et
proertions 1 novembre 1814 et est retraité par dé- mu au grade de colonel 5 mai 1815 à l’âge de
cision du 13 février 1815. 40 ans et après 24 ans de services. Ce grade
Décédé à Chalon-sur-Saône, rue Saint- ne lui ayant pas été reconnu sous la Seconde
Pierre, maison Fauvet, le 18 octobre 1825 à Restauration conformément à l’ordonnance
ersix heures du soir. du 1 août 1815, il est mis en non activité
comerDécorations me major 1 septembre 1815. Remis en
actiL.h. : O. 14 juin 1804. vité en qualité de lieutenant-colonel,
commandant particulier de la partie
françaiAURANGE (Louis) est né à Basse-Terre se de l’île Saint-Martin (dépendances de la
(Guadeloupe) le 4 février 1775, fils d’Antoine Guadeloupe) 30 octobre 1822, il est embarqué
Aurange et d’Élisabeth Meunion. sur la corvette la Cornaline pour rejoindre son
Canonnier à la compagnie d’artillerie or- poste 15 janvier 1823 mais celle-ci ayant fait
ganisée à la Guadeloupe dite compagnie Félix naufrage au cap Roca sur les côtes du Portugal
3 février 1791, il est fait prisonnier de guerre 2 février 1823, il revient à Brest 9 mars 1823.
par les Anglais après le débarquement de Embarqué pour la seconde fois pour la
ceux-ci dans l’île 8 mai 1794 ; libéré peu après, Guadeloupe 20 mai 1823, il parvient à
destiil est envoyé en France 19 juillet 1794. Caporal nation 24 juin 1823. Nommé commandant
parerà la compagnie de canonniers du 1 bataillon ticulier de l’île Marie Galante 29 juillet 1824, il
des Antilles, il embarque à Brest sur la corvet- obtient un congé pour revenir en France pour
te la Républicaine à destination de la raison de santé ; parti de la Guadeloupe sur le
Guadeloupe 17 novembre 1794. Sergent 29 navire le Lionel 14 juillet 1827, il débarque au
novembre 1794 puis lieutenant en second Havre. Appelé à commander à nouveau la
e10 mars 1795, il est nommé capitaine de la 2 partie française de Saint-Martin 12 juin 1829,
54C. Lettre A.qxd:2013 27/05/13 15:15 Page 55
AUTARD de BRAGARD
eil embarque pour la Guadeloupe 14 novembre 1810. Chef d’état-major de la 3 division du
1829 et, arrivé à destination 19 décembre 1829, corps d’observation de réserve en Espagne, il
entre en fonctions à Saint-Martin 15 janvier est autorisé à rentrer en France et placé en
dis1830. Promu colonel pour exercer les fonctions ponibilité 8 octobre 1811. Affecté à
l’état-maede commandant militaire de la Guadeloupe jor de la 17 division militaire à Amsterdam 20
e12 février 1831 et mis à la suite du 2 régiment mars 1812, il assume, à titre provisoire, les
fonced’infanterie de marine 27 décembre 1831, il tions de chef d’état-major du 11 corps de la
est admis à faire valoir ses droits à la retraite Grande Armée lors de la campagne de France
4 août 1836, cessant ses fonctions 14 août 1836. 1814. Appelé à servir sous les ordres du
généRetraité avec pension de 3 600 F 11 octobre ral Sébastiani à la défense de Paris 28 juin 1815,
1836. il est admis à la retraite avec pension de 2 400 F
Décédé à Bordeaux (Gironde), allées 4 septembre 1815.
d’Amour n° 57, le 10 mai 1860 à quatre heures Décédé à Montredon-Labessonnié le
du soir ; inhumé le 12 à Bordeaux, cimetière 25 avril 1832 à vingt heures.
de la Chartreuse. Décorations
Décorations L.h. : Ch. 25 mars 1814.
L.h. : Ch. 14 avril 1807 ; O. 27 juin 1809 ; Ch. du Mérite militaire 10 décembre 1814.
C. 4 août 1836.
St-Louis : Ch. 26 août 1814. AUTARD de BRAGARD (Alexandre François) est
né à Orpierre (Hautes-Alpes) le 27 septembre
AUSSENAC (Louis Frédéric) est né à Labessonnié, 1739, fils de Jacques Autard de Bragard et de
commune de Montredon-Labessonnié (Tarn) Justine Olympe Laget.
erle 24 février 1768, fils de Jean Pierre Aussenac Volontaire 1 mars 1756 et lieutenant
et d’Olympe Barthes ; marié à Marie Jeanne 8 juillet 1756 au régiment de Conti- Infanterie,
Séverac. il fait campagne au Hanovre 1757-58 puis sert
Entré au service à Condé-Dragons 28 sep- dans les grenadiers royaux 1761 et au
régiertembre 1780, enseigne à ce régiment 1 juillet ment provincial d’artillerie de Grenoble 30 août
1788, il part un an plus tard à Saint-Domingue 1771. Capitaine au régiment de grenadiers
er10 août 1789 où le général Blanchelande, ca- royaux du Languedoc 1 septembre 1788,
pitaine général de la colonie, lui accorde le major du fort Barraux 8 novembre 1790,
comergrade de capitaine 1791. Il y est blessé à plu- mandant de la place de Grenoble 1 juillet
sieurs reprises lors de combats avec les es- 1791, il est promu chef de brigade 14 avril
claves noirs révoltés : coup de feu à l’épaule 1794. Nommé commandant à titre
temporaierà la prise du Dondon 7 juin 1791, coup de re de la place de Grenoble 1 septembre 1795,
baïonnette au combat de la Crête Rouge 6 oc- il est admis au traitement de réforme 30
octobre 1792, coup de sabre au bras gauche à tobre 1797 puis rétabli dans son
commandel’attaque de la Montagne de La Barre 6 juin ment 21 janvier 1800. Employé en qualité de
1793, coup de feu à la jambe droite aux Côtes commandant supérieur et de directeur
généde Fer du Môle Saint-Nicolas 15 septembre ral du service des établissements militaires sur
1793. Après avoir servi les Anglais en qualité le canal de Saint-Quentin 24 janvier 1801, il
de major de cavalerie 1793-1802, il rejoint le est désigné pour commander la place de
corps expéditionnaire français à Saint- Rouen 10 juillet 1801 et est réformé 23
sepeDomingue et est nommé capitaine à la 3 lé- tembre 1804. Remis en activité comme
comgion de gendarmerie de Saint-Domingue par mandant du dépôt de condamnés de
le général Leclerc 3 juillet 1802. Promu chef Saint-Quentin 22 janvier 1805, il est désigné
d’escadron par le général de Rochambeau 7 comme commandant d’armes à Briançon 13
février 1803, colonel à titre provisoire des ba- février 1809. Admis à faire valoir ses droits à
etaillons de la 89 de ligne en campagne à Saint- la retraite 23 décembre 1813, il reçoit une
penerDomingue par le général Ferrand 1 novembre sion de 3 000 F 28 mai 1814.
1807 puis adjudant commandant par le gé- Décédé à Grenoble (Isère), rue du Quai,
néral Barquier 16 mars 1809, il est, à son retour le 25 avril 1819 à dix heures du soir.
en France, confirmé dans le grade de colonel Décorations
eravec rang du 1 novembre 1807 pour être em- L.h. : Ch. 25 mars 1804.
ployé comme adjudant commandant 29 juin St-Louis : Ch. 16 décembre 1789.
55C. Lettre A.qxd:2013 27/05/13 15:15 Page 56
AUTAUSSERE
eAUTAUSSERE dit AUTESSERE (Jean Jacques Louis) taine au 5 bataillon de volontaires de l’Hérault
est né à Nîmes (Gard) le 26 juillet 1757, fils de 6 mai 1793 et prend part au siège de Toulon
Jean Joseph Autaussere, maître perruquier, septembre-décembre 1793. Capitaine adjoint
et de Suzanne Vertou ; marié à Marie Élisa- à l’état-major de l’armée des Pyrénées
orienbeth Bompar le 16 janvier 1796. tales par commission du général Dugommier 4
Soldat au régiment de Bourgogne 14 sep- janvier 1794 puis capitaine adjoint aux
adjutembre 1773, il y sert comme grenadier 21 avril dants généraux de cette même armée 20 avril
1776 et obtient son congé 14 septembre 1781. 1794, il se distingue à l’assaut des
retrancheReprenant du service à la Révolution comme ments de Saint-Clément près de Rosas 14 juillet
ercapitaine de grenadiers au 1 bataillon de vo- 1795 et est cité à l’ordre de l’armée. Chargé par
lontaires de la Marne 8 septembre 1791, il est le général Sauret de porter l’ordre d’attaquer
employé à l’armée du Nord 1792-93 et promu ces retranchements à un général de brigade
elieutenant-colonel du 3 bataillon franc du et, sur refus de celui-ci d’exécuter l’ordre
transNord 15 septembre 1792. Nommé adjudant mis en raison de l’insuffisance de ses forces, il
général chef de bataillon 7 juin 1793 puis ad- s’adresse au capitaine Breda, commandant des
ejudant général chef de brigade 5 mars 1794 grenadiers du 35 régiment d’infanterie,
ci-deà l’armée des Pyrénées orientales 1793-95, il vant Aquitaine, se met à la tête de leur
colonreçoit le commandement de la place d’Agde ne et s’empare de la position défendue par un
eret du fort Briscou 1 septembre 1795. Admis bataillon de gardes wallonnes au service du roi
au traitement de réforme 16 septembre 1796, d’Espagne. Il rejoint après la fin des hostilités
il est mis à disposition du général comman- avec l’Espagne l’armée d’Italie 1796. Il se conduit
e edant les 7 et 8 divisions militaires 21 juillet avec distinction à l’attaque du pont sur la Brenta
1799 puis exerce les fonctions de président du à Carpenedolo près de Bassano 26 janvier 1797.
e econseil de guerre de la 8 division militaire A la tête des grenadiers de la 25 de ligne, il
3 août 1799. Autorisé par le général com- passe un des premiers le pont défendu par deux
emandant la 8 division militaire à se rendre à pièces de canon et trois mille Autrichiens et
Dijon, quartier général de l’armée de réserve contribue à la victoire du général Masséna. Sa
25 mars 1800, il participe à la campagne bravoure est récompensée par sa nomination
d’Italie 1800 et est admis à jouir du traitement à titre provisoire par le général en chef Bonaparte
de réforme de son grade 24 décembre 1800. au grade de chef de bataillon 31 janvier 1797,
Confirmé dans le grade de chef de brigade et grade confirmé par arrêté du Directoire
exécudésigné comme commandant en second de tif 5 février 1798. Il prend part aux opérations
la succursale des Invalides de Louvain 28 mars des armées du Danube et d’Helvétie 1798-99 et
1801, il est admis à jouir d’une solde de retrai- est promu chef de brigade par le général en
te de 1 500 F 28 décembre 1812 mais conser- chef Masséna sur le champ de bataille de Zurich
ve ses fonctions à Louvain jusqu’au 31 mai 27 septembre 1799 à l’âge de 28 ans et après 8
1813. Commandant supérieur du château de ans de services. Un arrêté du Premier Consul du
Lourdes mis en état de siège 8 août 1813, il est 30 mars 1800 le confirme dans ce grade. Après
remplacé dans ses fonctions 16 novembre 1814 campagne à l’armée du Rhin 1800-01, il est
eet remis dans la position de retraite 24 dé- nommé colonel du 8 régiment d’infanterie de
cembre 1814. Ses états de services font état de ligne 5 octobre 1803. Après avoir fait partie du
cinq blessures dont l’une l’a privé de l’œil droit. corps d’occupation en Hanovre, il participe aux
Décédé à Agde (Hérault) le 15 août 1819 campagnes de la Grande Armée de 1805 à
à deux heures du matin. 1807 se distinguant en particulier à Austerlitz et
Décorations à la guerre d’Espagne à partir de 1808.
L.h. : Ch. 14 juin 1804. Tué au combat de Chiclana près de Cadix
(Espagne) le 5 mars 1811 à quatre heures de
AUTIÉ (Jean François Étienne, baron) est né à relevée.
Villeneuve-les-Béziers (Hérault) le 10 juin 1771, Décorations et distinctions
fils de Louis Autié, procureur, et de Marie Anne L.h. : Ch. 11 décembre 1803 ; O. 14 juin 1804 ;
Coustot ; marié à Julie Lessaye. C. 22 novembre 1808.
erEntré au service comme soldat au 1 ba- Baron de l’Empire par l.p. du 11 août 1808.
ertaillon de volontaires de l’Hérault 1 septembre Donataire (4 000 F) sur les biens réservés en
1791, à l’armée des Alpes 1792, il est élu capi- Westphalie 17 mars 1808.
56C. Lettre A.qxd:2013 27/05/13 15:15 Page 57
AVISARD
eAUTRAN (Jean Vincent) est né à Montélimar Capitaine au 104 régiment d’infanterie 3 août
(Drôme) le 7 septembre 1764, fils de Jean 1791, il sert à l’armée du Nord 1792-95 et est
François Autran, marchand, et d’Anne blessé à la poitrine par un éclat d’obus à la
Veyrint ; marié à Madeleine Agathe Ombry bataille de Neerwinden 18 mars 1793. Nommé
e ele 10 septembre 1804. chef de bataillon du 2 bataillon du 104
d’ineCapitaine au 7 bataillon de volontaires fanterie 8 février 1794, il est incorporé avec ce
ede la Drôme 9 août 1792 puis lieutenant-co- grade dans la 184 demi-brigade de bataille
lonel en second de ce bataillon 6 septembre au premier amalgame 21 décembre 1794 et
1792, il prend part aux opérations de l’armée en est promu chef de brigade 5 janvier 1795
du Nord 1792-93 et de l’armée du Rhin 1794- à l’âge de 32 ans et après 5 ans de services.
e e95 où le 7 bataillon de la Drôme est incorpo- La 184 de bataille étant affectée à l’armée
eré à la 203 demi-brigade de bataille au des Alpes 1795 puis versée au second
amalepremier amalgame 4 juillet 1795. Chef de ba- game dans la 40 demi-brigade d’infanterie
etaillon à la 100 demi-brigade d’infanterie de de ligne 2 septembre 1796, il en prend le
comligne au second amalgame 16 février 1796, il mandement à sa formation et participe à la
sert à l’armée de Rhin-et-Moselle, recevant campagne de l’armée d’Italie 1796-97. Nommé
trois blessures par coup de feu au genou, à la préfet de la Sarthe 2 mars 1800, il continue
cuisse et à la fesse gauches lors du passage d’appartenir au corps des officiers jusqu’à sa
du Rhin à Kehl 21 avril 1797, puis aux armées mise à la retraite avec pension de 1 500 F 7
d’Helvétie 1799 et du Rhin 1800, étant blessé janvier 1808. Remplacé dans ses fonctions
préà l’estomac à la bataille d’Engen en Souabe fectorales 12 mars 1813, il est désigné par le
3 mai 1800. Admis au traitement de réforme gouvernement provisoire pour faire partie de
4 juin 1802, il est remis en activité comme chef la délégation chargée d’accueillir le comte
ede bataillon à la 82 demi-brigade d’infante- d’Artois à Paris 12 avril 1814. Promu au
grarie de ligne 24 août 1802, son bataillon étant de honorifique de maréchal de camp 13 août
eensuite versé à la 106 demi-brigade de ligne 1814.
epour en constituer le 3 bataillon 18 juin 1803. Décédé en son château de Taillé,
comeC’est en qualité de chef de bataillon au 106 mune de Fondettes (Indre-et-Loire) le 11
norégiment d’infanterie de ligne qu’il participe vembre 1833 sur les dix heures du matin ;
aux campagnes de l’armée d’Italie de 1805 à inhumé dans l’ancien cimetière de Fondettes
e1809. Major du 27 régiment d’infanterie lé- où la sépulture existe encore de nos jours.
gère 7 avril 1809, il est promu colonel en se- Epitaphe à sa mémoire sur une tombe
exiscond pour commander à la Grande Armée tant à Tours, cimetière de la Salle (1997).
un régiment provisoire 21 février 1813 puis co- Décorations et distinctions
elonel du 7 régiment d’infanterie légère 9 août L.h. : Ch. 14 juin 1804.
1813 à l’âge de 48 ans et 21 ans jour pour jour St-Louis : Ch. 13 août 1814.
après son entrée au service. Baron de l’Empire par l.p. du 31 janvier 1810.
Présumé mort sur le champ de bataille de Donataire (4 000 F) sur les biens réservés en
Kulm (Saxe) à la suite des blessures reçues le Hanovre 3 décembre 1809.
30 août 1813.
Décorations et distinctions AVISARD (Antoine) est né à Montauban
L.h. : Ch. 14 juin 1804. (Tarn-et-Garonne) le 9 janvier 1776, fils de
Donataire (500 F) sur le Monte Napoleone Gilbert Avisard, commis de l’intendant de
17 mars 1808. Montauban, et de Marguerite Pilon ; marié en
premières noces à Alexandrine Warchel, en
AUVRAY (Louis Marie, baron) est né à Poitiers secondes noces à Émilie Cerveau le 7
dé(Vienne) le 12 octobre 1762, fils de Cyprien cembre 1852.
erAuvray, avocat en parlement et premier se- Entré au service comme soldat au 1
bacrétaire de l’intendance de Poitiers, et d’Élisa- taillon de volontaires des Lombards 4
sepbeth Jeanne Charlotte Rousset ; marié à tembre 1792, il devient caporal 13 février 1794
er eFrançoise Pellegrain de l’Étang le 1 mai 1803. avant d’être versé avec son bataillon à la 199
Secrétaire à l’intendance de Paris, il est en- demi-brigade de bataille ou demi-brigade des
rôlé comme capitaine dans la garde natio- Lombards au premier amalgame 18 août 1794.
ernale parisienne soldée 1 septembre 1789. Sergent 21 juillet 1795, il est incorporé au
se57C. Lettre A.qxd:2013 27/05/13 15:15 Page 58
AVISARD
econd amalgame à la 72 demi-brigade d’in- me tel dans le cadre d’activité de l’état-major
fanterie de ligne 31 mai 1796, obtenant les général 22 mars 1831, il est envoyé à Alger
grades de sergent-major 26 février 1797 et sous- pour commander une brigade d’infanterie
lieutenant 2 août 1797. Il fait campagne pen- 13 décembre 1832. Commandant de la
pladant cette période aux armées de Champagne ce d’Alger 25 mai 1833 jusqu’à sa mise en
diset du Nord 1792-96, en Hollande 1796-99, à ponibilité 30 avril 1835, il est admis à faire
l’armée de réserve en Italie 1800-01 et est bles- valoir ses droits à la retraite 17 novembre 1837
sé à deux reprises, recevant un coup de feu à et est retraité avec pension de 4 000 F par
orl’épaule gauche à la bataille de Bergen 19 sep- donnance du 24 janvier 1838 avec
jouissanertembre 1799 et un coup de feu à la mâchoire ce du 1 décembre 1837. Relevé de la retraite
esupérieure au passage du Mincio 25 décembre sur sa demande pour faire partie de la 2
sece er1800. Lieutenant à la 72 de ligne 23 octobre tion du cadre de l’état-major général 1
jane1801, devenue 72 régiment d’infanterie de vier 1853.
ligne à l’organisation du 24 septembre 1803, Décédé à Versailles (Yvelines), avenue de
il sert à l’armée du Nord 1805-06 puis en Paris n° 23, le 4 mai 1857 à deux heures du
Hanovre 1806 lorsqu’il entre au service du roi soir ; inhumé à Versailles, cimetière
Saintde Hollande comme lieutenant en premier aux Symphorien de Montreuil où la sépulture
exisgrenadiers de la Garde royale 14 août 1806. te encore de nos jours (canton D).
Nommé capitaine 11 décembre 1806 et lieu- S: 27 445,50 F.
tenant-colonel 23 décembre 1808 dans ce Décorations
corps, il est autorisé à rester au service de la L.h. : Ch. 22 septembre 1811 ; O. 19 novembre
erHollande sans perdre la qualité de Français 1812 ; C. 1 mai 1821.
er7 juillet 1809 et est promu colonel du 1 régi- St-Louis : Ch. : 7 mars 1815.
ment de chasseurs à pied hollandais 9 août Ch. de l’ordre de la Réunion 7 mars 1812.
e e1809. Commandant des 3 et 4 compagnies Ch. de l’ordre de l’Union de Hollande.
des gardes du corps à pied 30 juin 1810, il rentre
au service de la France à la réunion de la AVRANGE DUKERMONT (François Eugène, baron
Hollande à l’Empire 9 juillet 1810 et est nom- d’) est né à Versailles (Yvelines) le 30 juin 1784,
emé à l’emploi de colonel du 123 régiment fils de Jean François d’Avrange Dukermont,
d’infanterie de ligne 17 février 1811 pour commissaire ordinaire des guerres, et
prendre rang du 9 août 1809. Prenant part en d’Adélaïde Thérèse Nicole Lefranc ; marié à
cette qualité à la campagne de Russie 1812, Marguerite Félicité Desprez-Sérurier, fille
adopil est blessé au combat de Polotsk 18 octobre tive du maréchal Sérurier, en décembre 1814.
e1812. Fait prisonnier de guerre 12 janvier 1813, Entré au service comme hussard au 3
réil rentre en France 22 juin 1814 et est mis en giment de hussards 22 mars 1800, il est
autoernon activité 1 septembre 1814. Promu sous risé à remplir les fonctions d’élève commissaire
la Première Restauration au grade honorifique des guerres auprès de son père, commissaire
de maréchal de camp 27 janvier 1815, il re- ordonnateur à l’armée d’Italie 20 juillet 1800
prend du service aux Cent-Jours ; il est char- et, à l’issue de la campagne, reprend ses
foncegé de l’organisation des gardes nationales de tions au 3 hussards où il est nommé brigadier
ela 5 division militaire à Strasbourg 14 avril 23 octobre 1801 puis maréchal des logis 2
dé1815 et, recevant le commandement de la cembre 1801. Sous-lieutenant 24 avril 1802 et
eplace de Verdun 9 juin 1815, est confirmé ma- lieutenant au 21 régiment de dragons 5
sepréchal de camp 10 juin 1815. Reconnu dans tembre 1803, il est muté avec son grade au
er ece grade sous la Seconde Restauration 1 août 16 dragons 24 septembre 1805, faisant
camer1815 pour prendre rang du 1 juillet 1815, il pagne à la Grande Armée 1805-07. Capitaine
est mis en non activité 11 août 1815. Lieutenant au même régiment 8 décembre 1806, il est
edu roi de 2 classe à Valenciennes 7 octobre blessé d’un coup de feu à l’épaule gauche au
re1818 puis de 1 classe à Brest 28 août 1820, il combat de Bergfried 4 février 1807. Appelé
est nommé en outre commandant par inté- aux fonctions d’aide de camp du général
e erim de la 3 subdivision de la 12 division mi- Clément 26 avril 1807, il est blessé par un
boulitaire (Finistère) 20 novembre 1820 et en let de canon au bras et au côté droit devant
edevient commandant titulaire 5 juin 1822. Mis Königsberg 14 juin 1807 et est affecté au 6
réen disponibilité 21 août 1830 et compris com- giment de cuirassiers 11 juillet 1807. Désigné
58C. Lettre A.qxd:2013 27/05/13 15:15 Page 59
AVRANGE DUKERMONT
pour servir dans la cavalerie légère 6 octobre même date. Employé à la division de
cuiras1808, il est employé à l’état-major du major siers de l’armée des Pyrénées 12 février 1823,
général de l’armée d’Espagne 21 octobre 1808 il est remis en disponibilité 19 décembre 1823.
epuis, après avoir été mis à la suite du 5 chas- La Monarchie de Juillet l’emploie comme
comseurs à cheval 2 mars 1809, à l’état-major du mandant du département de Saône-et-Loire
major général de l’armée d’Allemagne 29 mars 14 janvier 1831, de la Côte-d’Or 3 mars 1835,
e1809. Chef d’escadron au 2 régiment de chas- des départements de la Côte-d’Or et de la
Hauteseurs à cheval 30 avril 1809, il reçoit une contu- Marne 8 décembre 1836 puis à nouveau de la
sion à la tête par le vent d’un boulet à la Côte-d’Or 27 septembre 1842. Admis dans la
erbataille de Raab 14 juin 1809 et participe à la section réserve 1 juillet 1846 puis à la retraite
ecampagne de Russie, étant blessé à la poitri- 17 avril 1848, il est replacé dans la 2 section
erne à deux reprises, au combat de Krasnoïé 14 de l’état-major général de l’armée 1 janvier
août 1812 et à celui devant Smolensk 16 août 1853.
e1812. Promu colonel du 9 régiment de chas- Décédé à Senlis (Oise), place de Creil n° 5,
seurs à cheval 3 mars 1813 à moins de 29 ans le 16 août 1863 à cinq heures et demie du soir ;
et après 13 ans de services, il prend part aux inhumé le 19 août dans le cimetière de Senlis.
campagnes de Saxe et de France, étant bles- Décorations et distinctions
sé d’un coup de feu à l’épaule gauche au com- L.h. : Ch. 17 juillet 1809 ; O. 13 septembre 1813 ;
bat de Goldberg 23 août 1813. Maintenu dans C. 17 octobre 1823 ; G.o. 27 avril 1846.
son commandement lors de la Première St-Louis : Ch. 27 novembre 1814.
Restauration, il est mis à la retraite aux Cent- Décoré de l’ordre de Saint-Ferdinand
eJours 2 mai 1815. Remis en activité comme co- d’Espagne (4 classe) 1823.
lonel du régiment de chasseurs des Ardennes Baron de l’Empire par d. du 4 décembre 1813,
27 septembre 1815, il est promu maréchal de titre de baron héréditaire confirmé par l.p.
camp 25 avril 1821 et mis en disponibilité à la royales du 28 novembre 1815.
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BAGNIOL
BAGNIOL (Jean Louis Charles, chevalier) est né
à Auneau (Eure-et-Loir) le 7 mars 1774, fils de
Charles Bagniol, concierge au château
d’Auneau, et de Marie Anne Besson ; marié
à Anne Françoise Césarie Coblence le
17 août 1797.
Enrôlé comme lieutenant dans une com-B pagnie franche d’Eure-et-Loir 20 août 1792,
inecorporé avec son grade à la 21 demi-brigade
red’infanterie légère de 1 formation 31 mars 1794,
il est nommé capitaine 10 juin 1794 et est
adeBABUT (Gaston Jean) est né à Nantes (Loire- mis en cette qualité à la 2 demi-brigade
d’ineAtlantique) le 13 avril 1767, fils de Pierre Babut fanterie légère de 2 formation 5 mai 1796,
le jeune, négociant, et de Françoise Sauvaget. faisant campagne aux armées du Nord
1792Cavalier à la légion nantaise 22 septembre 93, de Sambre-et-Meuse 1794-96 où il est
bles1793, il sert en Vendée et est blessé de deux sé d’un coup de feu au bras droit 19 octobre
coups de sabre, l’un à la tête, l’autre au bras 1796, d’Italie 1797 et d’Helvétie 1798. Adjoint
gauche au combat de Machecoul 25 novembre à l’adjudant général Coehorn 31 décembre
e1793. Sous-lieutenant au 11 régiment de ca- 1799, employé à l’armée du Rhin 1800-01 et à
valerie 22 septembre 1794, employé aux ar- la Grande Armée 1805, il devient aide de camp
mées du Rhin 1795, de Rhin-et-Moselle 1796, du général Lemarois 20 juillet 1806 et est
maind’Italie, de Rome et de Naples 1797-99, des tenu dans son emploi à sa nomination comme
Grisons 1800, il est nommé lieutenant 19 août chef de bataillon 2 décembre 1806. Il sert en
1800, adjudant-major 13 mars 1802 et capitai- cette qualité en Prusse et en Pologne 1806-07,
ne adjudant-major 9 septembre 1803 au mê- en Italie 1807-10 et au camp de Boulogne
1811eme régiment dénommé 11 régiment de 12. Il est âgé de 38 ans et compte près de
cuirassiers à l’organisation du 24 septembre 20 ans de services lorsqu’il est promu
adju1803. Il participe aux campagnes de la Grande dant commandant 19 avril 1812 ; chef
d’étatreArmée 1805-07, recevant un coup de baïon- major de la 1 division du camp de Boulogne
nette à la cuisse gauche à Austerlitz 2 décembre 13 mai 1812, il reçoit l’ordre de rejoindre Erfurt
1805 et un coup de biscaïen à la tête à Eylau 10 février 1813 et exerce les fonctions de chef
e8 février 1807 et devenant aide de camp du d’état-major de la 5 division d’infanterie du
egénéral Fouler 7 mai 1807. Chef d’escadron au 2 corps de l’armée de l’Elbe, de sous-chef
e e3 régiment de cuirassiers 27 mai 1809, il prend d’état-major du 6 corps de la Grande Armée
part à la campagne d’Allemagne de 1809 et en Allemagne 20 avril 1813 et de chef
d’étatà celle de Russie de 1812. Major en second 8 fé- major du général Lemarois, gouverneur
gévrier 1813, en fonction au dépôt de cavalerie néral de Magdebourg 7 août 1813 ; pendant
établi à Hanau sous les ordres du général le blocus de cette place 1813-14, il est
nomPréval, il est promu adjudant commandant mé à titre provisoire général de brigade par
6 novembre 1813, âgé de 46 ans et après 20 ans le général Lemarois 7 décembre 1813 et est
de services. Employé à l’état-major général de blessé d’un coup de feu à la jambe droite dans
erla Grande Armée pendant la campagne de une sortie de la garnison 1 avril 1814. Rentré
erFrance 1814, il est mis en non activité 1 sep- en France et mis en non activité dans le
graertembre 1814 et rappelé à l’activité sous les Cent- de de colonel 1 juillet 1814, il sert aux
CentJours à l’état-major général de l’armée du Nord Jours comme chef d’état-major de la
er re er1815. Remis en non activité 1 septembre 1815 1 division du 1 corps d’observation
comet maintenu dans cette position 12 juin 1818. mandé par le général Drouet d’Erlon 23 avril
Décédé à Nantes, rue Copernic n° 4, le 1815 et comme commandant du département
15 décembre 1822 à sept heures du matin ; du Maine-et-Loire en qualité de maréchal de
inhumé le lendemain après obsèques célé- camp provisoire 12 juin 1815. Chef
d’état-maebrées en la paroisse Saint-Nicolas. jor de la 13 division militaire à Rennes 26 juillet
Décorations 1815, il est remis en non activité par décision
erL.h. : Ch. 5 novembre 1804. du 7 décembre 1815 avec effet du 1 janvier
St-Louis : Ch. 16 août 1820. 1816. Retraité par ordonnance du 21 août 1822
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BAGNIOL
avec jouissance du 20 août 1822, il est promu BAILLIENCOURT dit COURCOL (Charles François
au grade honorifique de maréchal de camp Joseph de) est né à Béthune (Pas-de-Calais)
2 octobre 1822. le 22 novembre 1774, fils de Jérôme Guilain
Décédé à Rennes (Ille-et-Vilaine), rue de Joseph de Bailliencourt et de Marie Anne
Paris, le 8 décembre 1843 à sept heures et de- Josèphe Hameline Baudon ; marié à Eugénie
mie du soir ; inhumé le 11 à Rennes, cimetiè- Josèphe Laurent le 5 août 1811.
ere du Nord. Engagé volontaire au 8 régiment de
caDécorations et distinctions valerie 15 mars 1793, il est nommé brigadier
L.h. : Ch. 5 août 1804 ; O. 22 juin 1831. fourrier 4 juin 1794 et maréchal des logis-chef
St-Louis : Ch. 19 août 1818. au même régiment 30 octobre 1798, servant
Chevalier de l’Empire par d. du 15 août 1809 aux armées du Nord 1793, de
Sambre-etet l.p. du 11 juin 1810, confirmé dans le titre Meuse 1794-97, d’Allemagne 1798. Il fait
camde chevalier héréditaire par l.p. du 13 janvier pagne à l’armée d’Helvétie 1799 lorsqu’il est
1815. nommé sous-lieutenant à titre provisoire par
Bénéficiaire d’une dotation de 2 000 F sur le général en chef Masséna 30 juin 1799.
Bayreuth 15 août 1809. Employé en cette qualité à l’armée du Rhin
1800-01, il est confirmé dans son grade 8
féBAILLE (Antoine Adalbert) est né à Champlin vrier 1801 avec rang du 30 juin 1799.
(Nièvre) le 28 septembre 1769, fils de Philibert Lieutenant 7 janvier 1802 puis
adjudant-maeLouis Baille, officier d’infanterie, et de Suzanne jor 2 avril 1802 au 8 régiment de cavalerie,
eBidau. devenu 8 régiment de cuirassiers à
l’organiAprès être entré au service comme gen- sation du 24 septembre 1803, il exerce ses
foncerdarme à la compagnie Dauphin 1 juillet 1785 tions d’adjudant-major avec rang de capitaine
eret avoir été licencié avec ce corps 1 avril 5 octobre 1803 et prend le commandement
er1788, il est élu capitaine au 1 bataillon de d’une compagnie 16 mai 1805. C’est en cette
volontaires de la Nièvre 11 octobre 1791. qualité qu’il participe à la campagne de 1805
erLieutenant 1 avril 1792 et capitaine 15 juin en Italie, à celles de 1806-07 en Prusse et en
e1792 au 98 régiment d’infanterie, il fait cam- Pologne, à celle de 1809 contre l’Autriche, ses
pagne à l’armée du Nord 1792-93, est blessé services étant récompensés par sa
nominaed’un coup de feu à la cuisse gauche à l’affai- tion de chef d’escadron au 8 cuirassiers 12
sepre du bois de Vicogne près de Valenciennes tembre 1809. Prenant part à la campagne de
e10 mai 1793 et est fait prisonnier de guerre à 1812 contre la Russie, il commande le 8
cuierla capitulation de Valenciennes 1 août 1793. rassiers à la bataille de la Moscova, le
coloRendu à la liberté sur parole peu après, il sert nel Grandjean ayant été blessé dès le matin,
à l’armée du Nord puis à celle de Sambre-et- et contribue d’une manière décisive à la
prieMeuse en qualité de capitaine à la 175 de- se de la grande redoute du centre, étant
luimi-brigade de bataille 12 mars 1795 et à la même fortement contusionné d’un coup de
e67 demi-brigade d’infanterie de ligne 5 mai boulet à la jambe droite 7 septembre 1812.
1796. Employé aux armées du Danube 1799 Faisant campagne à la Grande Armée en
eret du Rhin 1800, il est nommé chef de bataillon Saxe 1813, il est promu colonel du 1
régie eà la 67 de ligne 20 juillet 1800. Major du 6 ment de carabiniers 28 septembre 1813 après
régiment d’infanterie de ligne 22 décembre 20 ans de services et âgé de près de 39 ans.
1803 en fonction aux armées d’Italie et de Il est blessé dès les débuts de la campagne
Naples 1805-11, il est âgé de 42 ans et comp- de France d’un coup de feu à la main gauche
te plus de 23 ans de services effectifs lorsqu’il au combat de La Chaussée près de
Châlonsest promu colonel en second 15 avril 1811 puis sur-Marne 3 février 1814. Maintenu dans ses
ecolonel du 105 régiment d’infanterie de ligne fonctions à la Première Restauration, il est
rem7 septembre 1811. C’est en cette qualité qu’il placé dans son commandement après avoir
prend part à la guerre d’Espagne 1811-13. donné sa démission aux Cent-Jours 19 mai
Décédé à l’armée d’Espagne le 22 mars 1815. Rappelé à l’activité comme colonel du
1813. régiment de cuirassiers de Condé (n° 6) 13
sepeDécorations tembre 1815, il est nommé colonel du 2
réL.h. : Ch. 25 mars 1804. giment de cuirassiers de la Garde royale avec
rang de maréchal de camp 26 mai 1823.
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BAILLON
eDécédé à Paris (10 arrt), rue Chevert n° 2, pagne de Russie 1812, il est blessé d’un coup
le 10 avril 1826 ; inhumé le 14 avril à Paris, ci- de biscaïen aux reins à la bataille de la
metière de l’Est où la sépulture existait enco- Moscova 7 septembre 1812. Major en premier
e ere en 1997 (9 division). S : 77 072,37 F. du 28 de ligne 10 avril 1813, il commande
eDécorations provisoirement une brigade de la 45 division
eL.h. : Ch. 5 novembre 1804 ; O. 18 octobre d’infanterie du 14 corps de la Grande Armée
e1812 ; C. 17 octobre 1823. lorsqu’il est promu colonel du 21 régiment
erSt-Louis : Ch. 1 octobre 1814, confirmé par d’infanterie de ligne 19 septembre 1813 à l’âge
erord. du 1 novembre 1814. de 46 ans et après 30 ans de services. Fait
priCh. de l’ordre de Saint-Ferdinand d’Espagne sonnier de guerre à la capitulation de Dresde
ede 2 classe 18 novembre 1823. 11 novembre 1813, il rentre en France 31 juillet
1814 et est mis en non activité 16 novembre
BAILLON (Jacques Louis) est né à Paris le 16 avril 1814. Rappelé à l’activité aux Cent-Jours en
e1767, fils de Jacques Baillon, bourgeois, et de qualité de colonel du 75 régiment
d’infanteeFrançoise Fleuret ; marié à Marie Rosalie rie de ligne 16 avril 1815, redevenu 88 de
Garnot. ligne conformément aux dispositions du
déEntré au service 8 juin 1783 comme sol- cret du 25 avril 1815, il fait campagne à
l’aredat au régiment de Conti, devenu 81 régi- mée du Nord. Remis en non activité 28
ment d’infanterie 1791, et congédié par septembre 1815, il est retraité avec pension
ancienneté 8 juin 1791, il est admis dans la de 2 400 F 9 décembre 1815.
garde constitutionnelle du roi 6 novembre 1791 Décédé à La Ferté-Gaucher
(Seine-etet est licencié 5 juin 1792. Enrôlé avec le gra- Marne) le 19 avril 1830 à deux heures du
made de lieutenant dans la compagnie de la sec- tin.
tion de Bonne-Nouvelle 7 septembre 1792 et Décorations
maintenu dans son grade à la formation du L.h. : Ch. 5 novembre 1804 ; O. 23 avril 1809.
e8 bataillon de volontaires de Paris dit de St-Louis : Ch. 26 octobre 1814.
erSainte-Marguerite 21 septembre 1792, il tient Décoré de l’ordre du Lys 1 août 1814.
garnison à Condé puis sert à l’armée du Nord
avril 1793-94, devenant adjudant-major avec BAILLON (Pierre Quentin Joseph, chevalier) est
rang de capitaine 4 juillet 1793 puis capitai- né à Liancourt-Fosse (Somme) le 20 janvier
ne de la compagnie de grenadiers de son ba- 1776, fils de Pierre Vincent Baillon et de Cécile
taillon 27 août 1793. Incorporé avec son grade Sorelle ; marié à Justine Labbé-Dumesnil.
e eà la 131 demi-brigade de bataille au premier Soldat au 8 bataillon de volontaires de
re eramalgame 22 septembre 1794 et à la 1 de- la Somme du 1 mai au 9 juin 1793, il
s’enemi-brigade d’infanterie de ligne au second gage comme dragon au 7 régiment de
draamalgame 18 février 1796, il fait campagne gons 16 septembre 1793, faisant campagne
à l’armée du Rhin 1795, en Zélande et sur le aux armées du Nord 1793-94, de
Sambre-etRhin 1796-98, à l’armée du Danube 1799, se Meuse 1794-97 et d’Italie 1798-99 et est
nomdistinguant à plusieurs reprises en Suisse, et à mé brigadier 19 février 1799. Gendarme à la
rel’armée du Rhin 1800. La 1 de ligne étant de- compagnie de la Loire 22 novembre 1799, il
ervenue 1 régiment d’infanterie de ligne à l’or- est admis en cette qualité dans la légion
d’éliganisation du 24 septembre 1803, il est te de la gendarmerie 20 février 1802, y sert
employé à l’armée d’Italie 1805-06 puis est ap- comme brigadier 22 mars 1804 et fourrier
pelé aux fonctions de premier aide de camp 16 janvier 1805. Fourrier du palais de
du général Espagne 24 novembre 1806, pre- l’Empereur 21 mars 1806, dépendant du grand
nant part à la Grande Armée aux campagnes maréchal du palais, il participe en cette
quade 1806 et de 1807 et obtenant le grade de lité aux campagnes en Prusse et en Pologne
chef de bataillon 6 mai 1807. Chef de bataillon 1806-07, est nommé lieutenant en second pour
eau 57 régiment d’infanterie de ligne 27 oc- prendre rang dans son arme et mis à la suite
tobre 1808, il participe avec l’armée de la gendarmerie d’élite 29 janvier 1808.
d’Allemagne à la campagne contre l’Autriche Après avoir exercé ses fonctions de fourrier du
e1809 et est nommé major en second au 85 palais lors des campagnes de 1809 et de 1812
régiment d’infanterie de ligne 22 juin 1811. à 1814, il rejoint l’Empereur à l’île d’Elbe où il
Servant à la Grande Armée pendant la cam- devient, selon ses déclarations, adjudant du
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BAILLON
palais en octobre 1814 et l’accompagne à son Oudinot 17 juillet 1809 à l’âge de 41 ans et
eretour en France en mars 1815, obtenant le après 18 ans de services. Colonel du 2
régigrade de chef d’escadron 11 avril 1815 et l’em- ment provisoire de cavalerie légère 26 janvier
eploi d’adjoint du palais de Saint-Cloud 15 mai 1811 puis du 5 régiment de chasseurs à
che1815. Promu après la campagne de Belgique val 7 septembre 1811, il sert à l’armée
colonel 21 juin 1815, il fait partie de l’escorte d’Espagne 1812-13 et à l’armée des Pyrénées
de l’Empereur jusqu’à Rochefort. Arrêté à plu- 1814. Commandant du régiment de chasseurs
e ersieurs reprises sous la Seconde Restauration et d’Angoulême (ex-5 chasseurs) 1 août 1814,
rayé des contrôles de l’armée, il lui faut at- il est remplacé dans son commandement
tendre la Monarchie de Juillet pour que le gra- 23 septembre 1814 et mis en non activité 28
ocde de colonel lui soit reconnu 19 novembre tobre 1814. Admis à la solde de retraite 12 mai
1831. Mis en solde de congé à partir de cette 1815, il est remis en non activité 5 août 1815.
date, il est admis à faire valoir ses droits à la Retraité par ordonnance du 6 juin 1821 avec
retraite 21 juillet 1840. jouissance du 20 septembre 1821.
Décédé à Houdan (Yvelines) le 30 octobre Décédé à Neuville-sur-Ornain (Meuse) le
1840 à sept heures du matin ; inhumé dans 27 août 1827 à huit heures du soir.
le cimetière communal. S : 41 290 F. Décorations et distinctions
Décorations et distinctions L.h. : Ch. 27 mars 1807 ; O. 21 février 1813.
erL.h. : Ch. 1 août 1805 ; O. 23 mars 1814. St-Louis : Ch. 16 août 1820.
Chevalier de l’Empire par l.p. du 5 août 1812. Chevalier de l’Empire par d. du 15 août 1809
Bénéficiaire de deux dotations de 500 F cha- et par l.p. du 21 novembre 1810.
cune, l’une sur le Monte Napoleone 8 sep- Bénéficiaire d’une première dotation de 500 F
tembre 1808, la seconde accordée par d. du sur le Monte Napoleone 17 mars 1808 et d’une
er1 janvier 1812. seconde dotation de 2 000 F sur Erfurt 15 août
1809.
BAILLOT (Louis Joseph, chevalier) est né à Bar
– aujourd’hui Bar-le-Duc (Meuse) – le 22 avril BALLEYDIER (Claude Joseph César) est né à
1768, fils de Nicolas Baillot, notaire, tabellion Annecy (Haute-Savoie) le 12 février 1762, fils
royal, garde du sel du bailliage de Bar, et de Pierre Balleydier et de Jeanne Périnne
de Thérèse Demengeot ; marié à Marie Marchant ; marié à Magdeleine Dupenloup
Madeleine Mécusson le 7 juin 1797. le 19 février 1794.
eSous-lieutenant au 4 régiment de dragons Soldat au régiment suisse de Chateauvieux
er20 septembre 1791, il sert aux armées du Centre 9 février 1783, il obtient son congé 1 mars
1792 et de la Moselle 1793-95 en qualité de 1787. Commandant provisoire des volontaires
elieutenant au 4 dragons 10 mars 1793 puis du district d’Annecy 23 mars 1793 puis
lieued’adjoint aux adjudants généraux 20 mai 1794. tenant-colonel en chef du 3 bataillon de
voCapitaine au même régiment 22 décembre lontaires du Mont-Blanc 16 mai 1793, il fait
1795, il est employé aux armées de Rhin-et- campagne à l’armée des Alpes et participe
eMoselle 1795-97, d’Angleterre 1798, de Batavie au siège de Toulon. Le 3 bataillon de
volon1799 et du Rhin 1800. Aide de camp du gé- taires du Mont-Blanc étant incorporé dans la
e renéral de Rochambeau 1801, il l’accompagne 18 demi-brigade d’infanterie légère de 1
forà Saint-Domingue 13 décembre 1801 et sé- mation au premier amalgame 15 novembre
journe dans cette île jusqu’au 6 juillet 1804. 1794, il en est promu chef de brigade 26
noDevenu aide de camp du général Oudinot vembre 1794. Servant à l’armée d’Italie, il
deconformément à l’autorisation verbale du ma- meure au second amalgame chef de brigade
eréchal Berthier donnée le jour de la bataille de la 29 demi-brigade d’infanterie légère de
e e ed’Austerlitz 2 décembre 1805, il fait campagne 2 formation formée des 6 et 18 légères de
reà la Grande Armée 1805-07 et est maintenu 1 formation 2 décembre 1796. Il se distingue
dans ses fonctions lorsqu’il est nommé chef d’es- le 4 avril 1799 en faisant 500 prisonniers au
cadron 27 juin 1807. Après la campagne de corps commandé par le général major
autri1809 à l’armée d’Allemagne, au cours de la- chien Sommariva. Admis au traitement de
réquelle il est blessé d’un coup de feu au côté forme 15 novembre 1800, il est remis en activité
droit à la bataille de Wagram 6 juillet 1809, il comme commandant d’armes à Portoferraio
eest promu colonel aide de camp du maréchal (île d’Elbe) 16 mai 1802. Colonel du 18
régi64C. Lettre B 1.qxd:2013 27/05/13 15:20 Page 65
BALTIÉ
ment d’infanterie légère 5 octobre 1803, il est dans son commandement et disponible 30
déaffecté à l’armée des Côtes de l’Océan, camp cembre 1823, il exerce ensuite les fonctions
cied’Utrecht 1803-05, puis prend part à la cam- après : inspecteur général du 9 arrondissement
epagne de 1805 avec le 2 corps de la Grande d’infanterie 29 juin 1825, membre de la
comerArmée. mission sur les manœuvres de l’infanterie 1
janTué aux avant-postes au cours d’une re- vier 1826, commandant supérieur de la place
connaissance à Vordenberg près de Leoben de Pampelune en Espagne 3 janvier 1827.
e redans la nuit du 9 au 10 novembre 1805. Commandant la 2 brigade de la 1 division
Décorations d’infanterie de la Garde royale 25 avril 1828,
L.h. : Ch. 11 décembre 1803 ; O. 14 juin 1804. il est mis en disponibilité après la Révolution de
Juillet 21 août 1830 et compris comme tel dans
BALTAZAR DARCY (Jacques Henry, baron) est le cadre d’activité de l’état-major général
né à Paris le 15 juillet 1776, fils de Henry Noël 22 mars 1831. Admis à faire valoir ses droits à
Baltazar, avocat en parlement, et d’Anne la retraite 17 novembre 1837, il est retraité par
Geneviève Métas. ordonnance du 24 janvier 1838 avec jouissance
eSoldat à la 7 demi-brigade d’infanterie de du 16 décembre 1837.
erligne 25 août 1798, il y sert comme caporal 5 Décédé à Paris (1 arrt), rue Richepance
janvier 1800 et fourrier 27 janvier 1800, faisant n° 3, le 10 juillet 1847 à onze heures un quart
campagne aux armées du Danube, d’Helvétie du matin ; inhumé le 12 juillet à Paris,
cimeeet du Rhin. Passé à la 6 demi-brigade d’in- tière de l’Est où la sépulture existe encore de
refanterie de ligne 22 avril 1800, il y obtient le nos jours (1 division).
grade de sergent 23 mai 1800 et les épaulettes Décorations et distinctions
de sous-lieutenant 22 novembre 1800. Employé L.h. : Ch. 7 août 1806 ; O. 10 août 1814 ;
à l’armée d’observation du Midi puis à celle C. 18 mai 1820.
erd’Italie, il est nommé lieutenant à titre provi- St-Louis : Ch. 1 juillet 1814.
soire 31 mai 1803 et confirmé dans ce grade Baron de l’Empire par d. du 29 décembre
e8 septembre 1803 à la 6 de ligne, devenue 1812 ; confirmé dans le titre de baron
hérédie6 régiment d’infanterie de ligne à l’organisa- taire par l.p. du 23 décembre 1815.
tion du 24 septembre 1803. Son régiment fai- Bénéficiaire d’une dotation de 4 000 F 29
désant partie de l’armée d’Italie 1805 puis de cembre 1812.
l’armée de Naples 1806, il accède au grade de Gentilhomme de la chambre du roi.
capitaine 16 octobre 1806. Aide de camp du
général Gouvion-Saint-Cyr 3 janvier 1807, il BALTIÉ (Damien Hugues) est né à
Châtillon-surl’accompagne en Catalogne 1808 et est main- Seine (Côte-d’Or) le 2 novembre 1767, fils de
tenu dans ses fonctions après sa nomination Hugues Baltié, cordonnier, et de Jeanne
au grade de chef de bataillon 20 septembre Hutinal ; marié à Catherine Maréchal, fille du
1809. Admis avec son grade au régiment des colonel André Maréchal, le 21 septembre 1809.
gardes nationales de la Garde impériale 17 no- Sergent-major 3 septembre 1792 et
sousevembre 1810, il est mis à la disposition du gé- lieutenant 24 novembre 1792 au 4 bataillon
ernéral Caffarelli 3 décembre 1810 et exerce à de volontaires de Paris dit 1 des Sections
artitre provisoire les fonctions de commandant mées, il est incorporé avec son grade à la
ede la place de Santona janvier 1811. Major en 59 demi-brigade de bataille 17 mai 1794,
faiersecond 1 février 1812, disponible 4 août 1812, sant campagne aux armées du Centre, de la
il devient aide de camp du ministre de la Guerre Moselle et du Rhin 1792-96 et obtenant le
graer1 octobre 1812. Promu colonel 22 décembre de de lieutenant 4 juin 1795. Lieutenant
sure1813 à l’âge de 37 ans et après 15 ans de ser- numéraire à la formation de la 102
ervices, il conserve ses fonctions auprès du mi- demi-brigade d’infanterie de ligne 1 mars
nistre de la Guerre. Entré comme sous-lieutenant 1796, puis lieutenant en pied 15 juillet 1797, il
aux gardes du corps du roi, compagnie de prend part aux opérations de l’armée de
Raguse 2 juin 1814, il est nommé colonel com- Sambre-et-Meuse 1796-97, des armées du
ermandant le 1 régiment d’infanterie de la Danube et d’Helvétie 1798-99, de l’armée
Garde royale 8 septembre 1815 et est mainte- d’Italie 1800-01. Capitaine 25 février 1803, il
enu dans son emploi lorsqu’il est promu maré- sert avec le 102 régiment d’infanterie de ligne
chal de camp 22 décembre 1817. Remplacé à l’armée d’Italie 1805, à l’armée de Naples
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BALTIÉ
1806-08 et, participant à la campagne de 1809 mée, il est affecté avec son grade de chef de
econtre l’Autriche, est blessé au combat de bataillon à la 19 demi-brigade d’infanterie
e eSoave 29 avril 1809. Chef de bataillon au 112 légère 18 juillet 1802, versée dans la 3
demide ligne 22 juillet 1811, il est nommé à titre pro- brigade d’infanterie légère 5 juin 1803. Major
evisoire major en second par le prince Eugène du 26 régiment d’infanterie légère 22
dé11 avril 1813 et confirmé dans ce grade 17 avril cembre 1803, il commande un régiment
d’in1813, prenant rang à la date de sa nomina- fanterie provisoire à la division Gobert faisant
etion provisoire. Il sert à la Grande Armée en partie du 2 corps d’observation de la Gironde
eSaxe où il commande la 11 demi-brigade pro- du général Dupont. Employé en Espagne 1808,
e evisoire à la 31 division du 11 corps du ma- rendu à la liberté après la capitulation de
réchal Macdonald. Blessé à la bataille de Baylen 22 juillet 1808, il est désigné pour
exereDresde 26 août 1813, il est âgé de 45 ans et cer les fonctions de major du 118 régiment
compte plus de 20 ans de services lorsqu’il est d’infanterie de ligne 28 octobre 1808. Il est âgé
promu colonel pour s’être particulièrement dis- de 45 ans et compte plus de 24 ans de services
etingué à l’attaque du Wohlenberg 19 sep- lorsqu’il est promu colonel du 64 régiment
d’intembre 1813. fanterie de ligne 7 avril 1809, continuant de
Décédé à l’hôpital militaire des officiers servir en Espagne.
n° 2 de Dresde (Allemagne) le 27 septembre Décédé à l’hôpital d’Aranjuez (Espagne)
1813 à la suite d’un coup de feu à la tête re- le 3 décembre 1809 des suites d’un coup de
çu devant Bischoffwerda 24 septembre 1813. feu à la tête reçu à la bataille d’Ocaña 19
noDécorations vembre 1809.
L.h. : Ch. 14 juin 1804 ; O. 21 juin 1813. Décorations
L.h. : Ch. 25 mars 1804 ; O. 17 décembre 1809.
BARADIN de PÉCHERY (Henry Martin) est né à
Huningue (Haut-Rhin) le 10 août 1763, fils de BARAILON (Jean François Boniface) est né à
Charles Étienne Baradin de Péchery, lieute- Chambon (Creuse) le 5 juin 1776, fils de Jean
nant pour le roi de la Haute Alsace, chevalier François Barailon, conseiller et médecin du
de Saint-Louis, capitaine au régiment de ca- roi, et de Magdelaine de Vaureix.
valerie Royal-Allemand, et de Suzanne Duval ; Élève sous-lieutenant à l’École du génie
marié à Julie Antoinette Louise de Neuenstein 17 septembre 1793, il en sort lieutenant au
le 9 janvier 1796. corps du génie 13 novembre 1794 et est
emSous-lieutenant de remplacement 4 sep- ployé aux armées de Sambre-et-Meuse et du
tembre 1784 puis sous-lieutenant titulaire 5 oc- Rhin. Fait prisonnier de guerre à Wurtzbourg
tobre 1785 au régiment de Nassau devenu 2 septembre 1796, il est à son retour de
cape96 régiment d’infanterie 1791, il se voit ac- tivité affecté à l’armée d’Angleterre 1797-98.
corder les grades de lieutenant 15 septembre Après avoir servi en Italie 1800-02, à Ypres et
1791 et de capitaine 20 août 1792 au même à l’armée des Côtes de l’Océan 1803-05, à la
corps, faisant campagne à l’armée du Centre. Grande Armée en 1805, il est nommé chef de
Nommé adjudant général lieutenant-colonel bataillon 26 décembre 1805. Il participe en
à titre provisoire par le général Kellermann, cette qualité aux campagnes de la Grande
commandant en chef de l’armée du Centre Armée de 1806-07, à celle de l’armée
pour sa conduite à la bataille de Valmy 21 sep- d’Allemagne en 1809 où il se distingue au
tembre 1792 et confirmé dans ce grade par le cours des reconnaissances des îles du Danube
Conseil exécutif provisoire 8 mars 1793, il est d’Ebersdorf à Presbourg et à celle de Russie
employé aux armées de la Moselle 1793 et 1812. Commandant supérieur du génie à
du Rhin 1794. Chef de bataillon à la suite de Magdebourg 26 janvier 1813, il est promu
mae rela 14 demi-brigade d’infanterie légère de 1 jor 6 mars 1813 puis colonel 13 juillet 1813 à
formation 8 juillet 1794, il sert de 1798 à 1800 37 ans et 20 ans de services et, maintenu dans
aux armées d’Helvétie, du Danube et du Rhin ; ses fonctions, concourt à la défense de cette
au cours de cette dernière campagne, il est place 1813-14. Sous-directeur des fortifications
nommé adjudant général chef de brigade à à Saint-Omer à son retour en France en juillet
titre provisoire par le général Moreau, com- 1814, il prend part à la campagne de Belgique
ermandant en chef de l’armée du Rhin 27 juillet comme chef d’état-major du génie du 1 corps
1800. Cette nomination n’ayant pas été confir- de l’armée du Nord 5 avril 1815. Mis en non
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BARBARIN de la MARTINIE
activité 21 mars 1816, il est désigné pour exer- Conformément aux instructions de
cer les fonctions de directeur des fortifications l’Empereur, la dépouille mortelle du colonel a
à Brest 27 juillet 1816, à Montpellier 1818, à été embaumée, transportée à Paris et
provisoiLorient 1821, à Nantes 1823. rement déposée à l’hôpital militaire de la Garde
Décédé à Nantes (Loire-Atlantique) rue de au Gros Caillou. Le corps, rendu à la famille par
la Contrescarpe, le 2 mai 1827 à quatre heures autorisation du préfet de Police en date du 14
dédu matin. cembre 1818, a été inhumé dans le cimetière
Décorations et distinctions de Pontacq le 30 avril 1819. La sépulture située
L.h. : Ch. 27 mars 1807, O. 31 janvier 1815. à droite de l’entrée, le long du mur, existe
enSt-Louis : Ch. 11 octobre 1814. core de nos jours. Les inscriptions figurant sur la
Donataire (500 F) sur le Monte Napoleone stèle rappellent les faits d’armes du colonel et
17 mars 1808. de ses frères Joseph et Jacques.
Décorations
BARBANÈGRE (Jean) est né à Pontacq (Pyrénées- L.h. : membre de droit 24 septembre 1803,
Atlantiques) le 14 mars 1775, fils de Paul s’étant vu décerner un sabre d’honneur à titre
Barbanègre et d’Isabeau Fouchet, frère du gé- de récompense nationale 18 juillet 1800 ;
néral Joseph Barbanègre. O. 14 juin 1804.
Enrôlé volontaire comme chasseur à la
légion nationale des Pyrénées 8 mars 1793, ma- BARBARIN de la MARTINIE (Pierre) est né à
Étaréchal des logis 15 mars 1793, il sert à l’armée gnac (Charente) le 13 septembre 1776, fils
des Pyrénées orientales 1793-95, obtenant le d’Étienne Barbarin de la Martinie, écuyer, et
grade de sous-lieutenant 17 septembre 1793, d’Anne Descourets de la Grois ; marié à
la légion des Pyrénées formant avec la com- Auguste Monique Suzanne Thiébault le 15
fépagnie des chasseurs de Perpignan et les dra- vrier 1810.
e ergons de la Dordogne le 22 régiment de Enrôlé comme soldat au 1 bataillon
auxichasseurs à cheval 20 novembre 1793. Il re- liaire de la Charente 9 mars 1799, il sert en
quajoint avec ce régiment l’armée d’Italie 1795 et lité de sous-lieutenant, aide de camp du général
se distingue à la prise de Crémone où il reçoit Dupont-Chaumont 18 août 1799 aux armées
six coups de sabre et de lance et où il est at- de Batavie et du Rhin 1799-1801 et est
mainteint d’une balle à la poitrine 11 mai 1796, aux tenu dans son emploi à sa nomination au
grabatailles d’Arcole 15-17 novembre 1796 et de de de lieutenant 6 décembre 1803. Adjoint à
Rivoli 14 janvier 1797. Lieutenant aux guides l’état-major de l’armée du Nord 8 décembre
à cheval du général Bonaparte 9 mai 1797, il 1805, il reprend ses fonctions d’aide de camp
fait partie de l’expédition d’Égypte mai 1798 du général Dupont-Chaumont 7 septembre
et, nommé capitaine aux guides 12 janvier 1806, participant à la campagne de 1806 contre
1799, revient en France octobre 1799. Admis la Prusse et faisant prisonnier un général
pruscomme capitaine aux grenadiers à cheval de sien à la prise de Halle 17 octobre 1806. Nommé
la Garde consulaire 3 janvier 1800, il se couvre capitaine 3 mars 1807, il continue de servir à
de gloire à Marengo 14 juin 1800, il y est bles- la Grande Armée en Pologne 1807. Capitaine
esé mais sa conduite et sa bravoure en cette au 103 régiment d’infanterie de ligne 8
nojournée sont récompensées par l’attribution vembre 1808, il rejoint l’armée d’Espagne avant
d’un sabre d’honneur. Premier aide de camp de redevenir aide de camp du général
Dupontdu général Bessières 23 septembre 1800, chef Chaumont 18 avril 1809. Prenant part à la
camed’escadron 13 octobre 1802 maintenu dans ses pagne de Russie à l’état-major du 10 corps de
fonctions, il participe en cette qualité à la cam- la Grande Armée 20 mai 1812 puis à celle de
epagne de 1805 avec la Grande Armée et se Saxe à l’état-major du 11 corps de la Grande
fait remarquer lors des charges de la cavale- Armée 16 avril 1813 avec le grade de chef de
rie de la Garde impériale à Austerlitz 2 dé- bataillon 18 avril 1813, il passe à l’état-major
e ecembre 1805. Promu colonel du 9 régiment du 12 corps 19 juin 1813 et est blessé au
comde hussards 27 décembre 1805 à l’âge de bat de Dennewitz 5 septembre 1813. Employé
e30 ans et après 12 ans de services, il prend part de nouveau à l’état-major du 11 corps de la
à la campagne de 1806 contre la Prusse. Grande Armée 5 décembre 1813, il est
appeTué à la bataille d’Iéna (Allemagne) le lé aux fonctions d’aide de camp du général
14 octobre 1806 en fin de journée. Maison, commandant l’armée du Nord 22
jan67C. Lettre B 1.qxd:2013 27/05/13 15:20 Page 68
BARBARIN de la MARTINIE
vier 1814. Promu adjudant commandant sous d’infanterie 1791, il sert à l’armée des Alpes
la Première Restauration 26 avril 1814, il est af- 1792-93 comme sous-lieutenant 13 août 1792
re erfecté à l’état-major de la 1 division militaire à puis comme capitaine adjudant-major 1
sepParis 5 juin 1814 avant de devenir chef d’état- tembre 1793 à la légion des Allobroges. Après
remajor de la 1 division d’infanterie stationnée avoir participé au siège de Toulon septembre
dans cette division militaire et commandée par 1793 – 19 décembre 1793, il fait campagne à
le général Ledru des Essarts 23 juillet 1814. l’armée des Pyrénées orientales 1794-95 et est
Confirmé dans son grade avec sa nomination blessé à la jambe gauche au combat d’Oms
aux Cent-Jours comme adjudant comman- 28 avril 1794. Capitaine adjudant-major à la
e e redant, chef d’état-major de la 7 division d’in- 4 bis demi-brigade d’infanterie légère de 1
forefanterie du 2 corps de l’armée du Nord 31 mars mation dite des Allobroges 7 novembre 1795,
1815, il reprend à l’issue de la campagne de il rejoint l’armée d’Italie 1796, est blessé d’un
reBelgique ses fonctions à l’état-major de la 1 di- coup de feu à la hanche droite à Lodi 10 mai
evision militaire 31 juillet 1815. Mis en disponi- 1796 et est incorporé avec son grade à la 27
deebilité 30 janvier 1816 puis en non activité mi-brigade d’infanterie légère de 2 formation
31 mars 1816, il est désigné pour exercer les 7 octobre 1796, servant aux armées d’Italie
efonctions de chef d’état-major de la 7 division 1797, de Naples 1798, d’Helvétie et de Batavie
emilitaire à Grenoble 6 mai 1818. Compris com- 1799, gallo-batave 1800-01. La 27 légère étant
eme colonel au corps royal d’état-major 27 mai devenue 27 régiment d’infanterie légère à
l’orer1818, il est maintenu dans son emploi 1 jan- ganisation du 24 septembre 1803, il est
mainevier 1819. Chef d’état-major de la 7 division tenu dans ses fonctions, faisant campagne en
ed’infanterie du 3 corps de l’armée des Pyrénées Hanovre 1803-05 et à la Grande Armée
180514 février 1823, il sert en Espagne 1823-24 com- 07 et devenant à l’issue de la campagne de
re erme chef d’état-major de la division du Haut- Pologne capitaine de 1 classe 1 août 1807.
eÈbre 6 novembre 1823 et est mis en disponibilité Prenant part avec le 27 léger à la guerre
er e1 janvier 1825. Chef d’état-major de la 4 di- d’Espagne dès 1808, il est nommé chef de
baevision militaire à Tours 6 mai 1825, il est mis de taillon au 63 régiment d’infanterie de ligne 31
nouveau en disponibilité 13 août 1830 puis est juillet 1811, continuant à combattre en Espagne
appelé aux fonctions de chef d’état-major de 1811-13. Rejoignant la Grande Armée en
ela 5 division militaire à Strasbourg 9 août 1831. Allemagne 1813, il est blessé d’un coup de feu
erAdmis à la retraite par ordonnance du 31 dé- au bras droit au 1 combat d’Hellendorf 15
sepcembre 1831. tembre 1813 et d’un coup de feu au genou droit
e eDécédé à Paris (11 arrt), rue de l’Ouest au 2 combat d’Hellendorf 17 septembre 1813.
n° 9, le 4 juillet 1851 à huit heures trois quarts Promu adjudant commandant 2 octobre 1813
du matin ; inhumé le 7 juillet à Paris, cime- à l’âge de 43 ans et après 25 ans de services,
tière du Sud, exhumé et enterré le 2 avril 1857 il exerce les fonctions de chef d’état-major de
e eà Tours, cimetière La Salle où la sépulture exis- la 42 division d’infanterie faisant partie du 14
te encore de nos jours (carré 18 n° 67). S : corps de la Grande Armée et est fait prisonnier
60 445, 63 F. de guerre à la capitulation de Dresde 11
noDécorations vembre 1813. Mis en non activité à son retour
L.h. : Ch. 22 juillet 1813 ; O. 3 octobre 1814 ; de captivité, il est employé aux Cent-Jours à
C. : 4 octobre 1823 par ord. du 24 décembre l’organisation des gardes nationales dans la
e1823. 6 division militaire et au corps d’observation
erSt-Louis : Ch. 27 novembre 1814. du Jura. Remis en non activité 1 août 1815, il
est admis à jouir d’une retraite de 2 400 F 10
sepBARBIER (Jean) est né à Grand Mercey – au- tembre 1816.
jourd’hui Mercey-le-Grand (Doubs) – le 21 oc- Décédé à Salans (Jura) le 29 août 1825 à
tobre 1770, fils de Sébastien Barbier, maréchal six heures du soir.
ferrant, et de Jeanne Marguerite Métrail ; ma- Décorations
rié à Françoise Campion. L.h. : Ch. 5 novembre 1804.
Engagé volontaire comme soldat au
régiment Royal 15 mai 1788, caporal 6 février 1789, BARBIER (Louis) est né à Cagliari (Sardaigne) le
erfourrier 9 décembre 1789 et sergent 20 juillet 1 janvier 1752, fils de Claude François Barbier
e1790 au même régiment devenu 23 régiment et d’Aloyse Marie Perrot.
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BARBIER dit LASSAUX
Après avoir servi comme canonnier au ré- Capitaine commandant la compagnie de
gengiment d’artillerie de Toul 17 février 1768 et darmerie du département du Puy-de-Dôme à
acheté son congé 30 août 1771, il reprend du Clermont-Ferrand 15 juin 1791, puis de celui
service à la Révolution comme capitaine au de Seine-et-Marne à Melun 20 mai 1796, il est
er er1 bataillon de volontaires de Rhône-et-Loire nommé chef d’escadron du 1 escadron de
re10 août 1791. Employé à l’armée du Rhin 1792- gendarmerie (1 division) à Paris 22 septembre
93, il prend part au siège de Mayence ; nom- 1797 et est détaché à la force publique de
l’armé chef de bataillon 3 avril 1793 et chargé mée de réserve en Italie 1800. Promu chef de
ede la défense de l’île Saint-Pierre, il est blessé brigade commandant la 13 légion de
genà la tête par un clou d’affût de canon 12 avril darmerie à Moulins 5 septembre 1801, il est
e1793 et d’un coup de feu à la jambe gauche peu après désigné chef de la 8 légion de
gendans la nuit du 10 au 11 juin 1793. Après la darmerie à Périgueux 20 septembre 1801 ; il
capitulation de Mayence 21 juillet 1793, il sert exerce successivement les fonctions de chef
een Vendée où il commande les grenadiers de la 10 légion de gendarmerie à Carcassonne
ed’avant-garde du général Aubert-Dubayet. 1804, de la 9 légion à Toulouse 31 juillet 1808,
e eChef de bataillon à la 54 demi-brigade de de la 13 légion à Moulins 18 septembre 1810
e ebataille 21 mai 1794 et à la 89 demi-brigade devenue 8 légion à l’organisation du 5
seperd’infanterie de ligne 20 avril 1796, il fait cam- tembre 1814. Mis en non activité 1 septembre
pagne à l’armée du Rhin 1794-97 et est bles- 1815, il est retraité avec pension du grade de
sé à la jambe droite par un cheval de frise, maréchal de camp 22 mai 1816 avec
jouiserau côté et au bras droit par coups de feu à sance du 1 janvier 1816. Promu maréchal de
Kehl 18 septembre 1796. Il sert aux armées camp à titre honorifique 19 août 1818.
d’Angleterre 1798, du Danube 1798-99 où il Décédé au village de Fraissinet,
commureçoit un coup de feu à la jointure du bras droit ne de Saint-Flour (Cantal) le 24 août 1840 à
et de l’épaule à l’attaque du pont de Maters deux heures de relevée.
en Suisse, et du Rhin 1800. Promu chef de bri- Décorations
gade 26 septembre 1800, il est désigné pour L.h. : Ch. 5 février 1804 ; O. 14 juin 1804.
tenir un emploi de commandant d’armes St-Louis : Ch. 8 juillet 1814.
21 novembre 1800, exerçant ses fonctions à
Coblence 31 mai 1801, à Ypres 15 août 1801 BARBIER-DUFAY (Anne Guillaume Michel) est
et à Saint-Omer 5 octobre 1803. Retraité avec né à Paris le 30 juin 1769, fils de Michel
Étienpension de 2 400 F 9 septembre 1815. ne Barbier-Dufay, contrôleur de la bouche de
Décédé à Neyron (Ain) le 18 mai 1824 à la comtesse de Provence, et d’Élisabeth Marie
trois heures du matin ; inhumé le lendemain de Mongiraud ; marié à Émilie Durand.
dans le cimetière communal. Après avoir servi dans les gardes du corps
Décorations du roi, compagnie de Villeroy 7 avril 1787, il
L.h. : Ch. 25 mars 1804. est nommé sous-lieutenant 20 juillet 1790 et
elieutenant 15 juin 1792 au 7 régiment de
draBARBIER dit LASSAUX (Louis Joseph) est né à gons, faisant campagne à l’armée du Nord
Versailles (Yvelines) le 12 novembre 1757, fils 1792. Capitaine 10 juillet 1792 et chef
d’escade François Barbier, concierge au Petit Trianon, dron 17 octobre 1793 à la légion du Nord, il
eet de Jeanne Lassaux ; marié à Marguerite est incorporé avec son grade au 13 régiment
eChambaud le 2 juillet 1792. bis de chasseurs à cheval 1794 puis au 13
réGarde dans la compagnie des gardes de giment de chasseurs à cheval formé le 11 avril
erla porte du roi 1 janvier 1773, il obtient son 1795, continuant à servir à l’armée du Nord
congé 4 mai 1778 et s’engage comme ca- jusqu’à sa démission 8 août 1796. Remis en
acnonnier dans le corps d’artillerie de l’île de tivité comme chef d’escadron adjoint à
l’étatFrance 25 mai 1778 ; il sert aux Indes jusqu’à major de l’armée de Batavie 6 septembre 1799,
son congé 30 septembre 1781 et rentre en il exerce les mêmes fonctions à l’armée de
réeFrance 27 avril 1782. Exempt dans la compa- serve 12 avril 1800 et au 4 corps de la Grande
gnie de la connétablie avec rang de lieute- Armée 8 octobre 1805. Obtenant le grade de
nant de cavalerie 24 novembre 1782 puis de major 22 novembre 1806, il est affecté en
cetecapitaine 5 octobre 1790, il passe lieutenant te qualité au 24 régiment de chasseurs à
chedans la maréchaussée 14 décembre 1790. val jusqu’à sa promotion au grade d’adjudant
69C. Lettre B 1.qxd:2013 27/05/13 15:20 Page 70
BARBIER-DUFAY
ercommandant 28 septembre 1813 à l’âge de Paris 13 octobre 1800. Chef de bataillon au 1
ré44 ans et après 23 ans de services effectifs. giment de la garde municipale de Paris
Employé au corps de réserve de Paris 7 jan- 2 avril 1803, il est employé à l’armée du Nord
evier 1814, il devient sous la Première 1805-06 et nommé major du 2 régiment de la
eRestauration chef de l’état-major de la 12 di- garde municipale de Paris 12 juillet 1806. Promu
vision militaire à La Rochelle 20 juin 1814 et colonel du régiment des pupilles de la Garde
eaux Cent-Jours chef d’état-major de la 2 di- impériale 25 novembre 1811 à l’âge de 37 ans
evision de cavalerie du 2 corps d’observation et après 19 ans de services, il est désigné pour
e e31 mars 1815. Celle-ci étant devenue 10 di- tenir l’emploi de major du 13 régiment de
tievision de cavalerie du 2 corps de la réserve railleurs de la Garde 8 avril 1813 mais prend
fiede cavalerie de l’armée du Nord, il prend part nalement le commandement du 9 régiment
à la campagne de Belgique, est mis en non de tirailleurs de la Garde, faisant campagne en
activité à l’issue de cette campagne et est re- Saxe 1813 et en Belgique (blocus d’Anvers) 1814.
etraité par ordonnance du 10 juillet 1816. Blessé Mis à la suite du 32 de ligne 13 août 1814, il
à trois reprises au cours de ses campagnes. est attaché en qualité de colonel au dépôt de
Farouche bonapartiste sous la Restauration, il la Guerre 7 novembre 1814. Mis en non
activiern’hésite pas à s’engager dans les tentatives de té 1 mai 1818, il est retraité par ordonnance
déstabilisation de la Royauté et à se battre en du 18 décembre 1822 avec jouissance du 12
sepduel à plusieurs reprises contre des royalistes. tembre 1822 et est promu au grade honorifique
C’est ainsi qu’en 1817 il tue en duel Saint-Morys de maréchal de camp 28 mai 1823.
et que, cité comme témoin au procès des Décédé au Châtelet, commune de
conspirateurs du Bazar français et condamné Corquilleroy (Loiret) le 27 octobre 1840 à
onpour diffamation envers le général de ze heures du soir ; inhumé dans le cimetière
Montélégier, il provoque en duel celui-ci dès de Cepoy (Loiret) où la sépulture existe
encosa libération et le blesse. De nouveau arrêté re de nos jours.
4 juin 1822, il retrouve la liberté en août 1822. Décorations et distinctions
Décédé à Pantin (Seine-Saint-Denis), L.h. : Ch. 14 juin 1804 ; O. 23 mars 1813 ;
erGrande-Rue n° 23, le 1 janvier 1833 à six C. 14 septembre 1813.
heures du soir. St-Louis : Ch. 26 octobre 1814.
Décorations Baron de l’Empire par d. du 16 août 1813 ;
L.h. : Ch. 14 mars 1806 ; O. 28 septembre 1813. confirmé baron héréditaire par l.p. du 16
janSt-Louis : Ch. 5 novembre 1814. vier 1815.
Décoré de la médaille de Juillet pour avoir Rédacteur sous l’autorité du général Clarke,
miparticipé à la Révolution de Juillet 1830. nistre de la Guerre, des décrets de janvier et
février 1812 portant règlement sur l’habillement,
BARDIN (Étienne Alexandre, baron) est né à les coiffures, les marques distinctives des troupes
Paris le 31 mai 1774, fils de Jean Bardin, d’infanterie et des troupes de cavalerie. Auteur
peintre, et de Marie Madeleine Le Gein. de nombreux ouvrages dont Cours
d’instruceCapitaine adjudant-major au 8 bataillon tion à l’usage des élèves sous-officiers appelés
de volontaires nationaux des réserves 12 sep- à l’école de Fontainebleau, 1814, Examen de
etembre 1792 puis capitaine de la 2 compagnie la législation sur le service en campagne et
de ce bataillon 30 avril 1794, il est incorporé dans les villes assiégées, 1816, Extrait du
rèeavec son grade à la 8 demi-brigade d’infan- glement sur l’uniforme de l’armée de terre avec
eterie légère de 2 formation 14 mars 1796 et fait dessins figuratifs, 1817, Dictionnaire de l’armée
campagne aux armées du Nord et de Sambre- de terre ou recherches historiques sur l’art et
et-Meuse. Aide de camp du général Castelverd les usages militaires des anciens et des
moemployé à l’armée de Sambre-et-Meuse 30 juillet dernes, publié après sa mort de 1841 à 1851.
1796, il rentre à son corps et est placé à la
suite 14 mars 1797 avant de prendre le com- BARERA (Jean Dominique Antoine, chevalier)
emandement de la 7 compagnie du est né à Turin (Italie) le 3 septembre 1773, fils
er e1 bataillon de la 8 légère 28 juillet 1797. de Pierre François Barera et de Thérèse Ema
Après avoir servi aux armées d’Allemagne et épouse Barera ; naturalisé français par
ord’Italie 1797-1800, il devient aide de camp du donnance du 23 avril 1818 ; marié à Adèle
général Junot, commandant de la place de Seras fin 1814.
70C. Lettre B 1.qxd:2013 27/05/13 15:20 Page 71
BARON
eAprès avoir fait partie de l’état-major de 95. Chef de bataillon à la 7 demi-brigade
d’inel’adjudant général Campana 15 février 1799 fanterie légère de 2 formation lors de sa
créaet de celui du général Seras juillet 1801, il sert tion en octobre 1796, il combat aux armées
dans la garde nationale de Turin avec le gra- d’Italie et de Naples où il se distingue aux
afde de chef de bataillon 1802. Admis au ser- faires de Montroino et de Cara Maxima les 24,
vice de la France comme capitaine au 31 mars et 7 avril 1799. Il donne de nouvelles
régiment de la Tour d’Auvergne 20 janvier preuves de sa bravoure lors du blocus de Gênes
e1810 puis comme capitaine aide de camp du en 1800 et comme chef de bataillon au 9
régénéral Seras 29 novembre 1810, il fait cam- giment d’infanterie légère 21 février 1804, lors
pagne en Espagne 1810-11 où il est blessé d’un de la campagne de 1805 à la Grande Armée.
ecoup de feu au bras droit à Valderas 2 no- Major du 93 régiment d’infanterie de ligne
evembre 1810, d’un coup de sabre à la main 12 septembre 1806, il est promu colonel du 26
droite à Mayorga 12 janvier 1811 et d’un coup de ligne 28 mars 1808 à 47 ans et après 15 ans
de feu au bras droit à Villa Nova del Campo de services et est affecté à l’armée du Portugal.
28 mai 1811. Employé comme capitaine ad- Tué à la bataille de Bussaco 27 septembre
joint à l’état-major de la Grande Armée 1810.
11 juillet 1812, il prend part à la campagne Décorations et distinctions
de Russie, recevant un coup de lance à la par- L.h. : Ch. 14 juin 1804 ; O. 25 décembre 1807.
tie gauche du bas-ventre à la bataille de la Chevalier de l’Empire par l.p. du 15 juillet 1810.
Moscova 7 septembre 1812. Aide de camp du Donataire (2 000 F) sur les biens réservés en
général Seras 31 mars 1813, maintenu dans Westphalie 8 septembre 1808.
ses fonctions à sa nomination au grade de
chef de bataillon 10 avril 1813, il sert en Italie BARON (Antoine) est né à Seurre (Côte-d’Or) le
et à Venise ; au cours du blocus de cette pla- 19 janvier 1772, fils de Claude Baron,
procuce, il est blessé au bras gauche à Malghera reur à Seurre, et de Catherine Saverot ; marié
27 janvier 1814 et est nommé à titre provisoi- à Marguerite Rosalie Jacob.
re par le général Seras adjudant comman- Engagé volontaire comme chasseur
erdant 1 février 1814. Il est confirmé dans ce 16 janvier 1789 au régiment de chasseurs
ergrade aux Cent-Jours 11 avril 1815 mais ce- d’Alsace devenu 1 régiment de chasseurs à
erlui-ci ne lui étant pas reconnu conformément cheval 1791, brigadier fourrier 1 avril 1791,
erà l’ordonnance du 1 août 1815, il est mis en il prend part aux opérations des armées du
non activité comme chef de bataillon août Centre et du Nord 1792-93 et est nommé
maer1815 et retraité avec pension de 600 F affé- réchal des logis 1 mai 1793 puis
sous-lieuteerrente à ce grade par ordonnance du 5 avril nant 11 juillet 1793 au 1 chasseurs après s’être
er1820 avec jouissance du 1 juillet 1818. particulièrement distingué à l’affaire d’Arlon
eDécédé à Paris (5 arrt), rue Neuve 9 juin 1793. Employé aux armées de la Moselle
d’Orléans n° 8, le 8 février 1826. 1793-94 et de Sambre-et-Meuse 1794-97, il
reDécorations et distinctions çoit un coup de sabre à la main droite à la
L.h. : Ch. 11 octobre 1812. bataille de Fleurus 26 juin 1794, se fait
reSt-Louis : Ch. 19 août 1818. marquer au combat d’Uckerath, sa bravoure
Chevalier de l’Empire par l.p. du 11 septembre étant récompensée par sa nomination le
mê1813. me jour aux grades de lieutenant et de
capiertaine au 1 chasseurs 4 juin 1796. Servant
BARÈRE (Jean, chevalier) est né le 9 février 1761 ensuite aux armées de Mayence 1798 et du
à Tarbes (Hautes-Pyrénées), fils de Bertrand Danube 1799, il se distingue au combat
Barère, avocat en parlement, et de Gratianne d’Ostrach 21 mars 1799 et est blessé d’un coup
Dembarrère. de sabre à la tête à celui de Lieptingen 25 mars
eEntré au service au 4 bataillon de volon- 1799. Faisant campagne à l’armée du Rhin
taires des Hautes-Pyrénées 15 septembre 1793, 1800, il se couvre de gloire à la bataille de
il en est élu lieutenant-colonel en chef 21 sep- Moesskirch en repoussant l’ennemi à plusieurs
tembre 1793. Il participe avec la demi-brigade reprises, devant subir l’amputation du poignet
de la Sarthe dans laquelle son bataillon a été gauche par suite d’un coup de boulet et étant
eincorporé aux opérations de l’armée des promu chef d’escadron au 20 chasseurs sur
Pyrénées occidentales contre l’Espagne 1793- le champ de bataille 5 mai 1800. Aide de
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BARON
camp du général Richepance 8 juillet 1800, il l’Île de France 9 mars 1786, s’enrôle comme
solfait preuve d’énergie à la bataille de dat au régiment de l’Île de France 17 septembre
Hohenlinden en arrêtant l’ennemi et en per- 1786 et arrive à Pondichéry 17 décembre 1786.
mettant d’exécuter le mouvement de concen- Caporal 13 juin 1787, sergent 7 août 1788 et
tration décisif pour le succès de la bataille sergent-major 11 octobre 1788, il obtient son
e3 décembre 1800. Chef d’escadron au 16 dra- congé et rentre en France sur la Bellone 3
oce egons 20 novembre 1801 puis au 17 dragons tobre 1791. Lieutenant au 2 bataillon de
voe er4 février 1802, il est nommé major du 26 dra- lontaires du Morbihan 1 janvier 1792, il
gons 29 octobre 1803 et mis en non activité s’embarque à Nantes pour l’île de
Saintdans ses foyers en attendant un emploi de Domingue sur le Jeune Charles 20 juillet 1792.
ercommandant d’armes 3 mai 1813. Il est rap- Adjudant-major 1 février 1793, il se distingue
pelé à l’activité pour remplir les fonctions de à l’affaire du bourg d’Ouanaminthe attaqué le
chef d’état-major du gouverneur d’Anvers 28 juin 1793 à cinq heures du matin par 2 000
20 novembre 1813 et accède au grade d’ad- Espagnols. Blessé d’un coup de sabre à la
gorjudant commandant 15 mars 1814 à l’âge de ge, il est fait prisonnier de guerre et, à son
échan42 ans et après 25 ans de services. Mis en non ge, rapporte le drapeau confié à sa garde.
activité 25 juin 1814, il est désigné aux Cent- Capitaine 20 avril 1795 et chef de bataillon
Jours comme commandant supérieur de la 12 novembre 1796, il part de Saint-Domingue
place de Vitry-le-François 22 avril 1815 et ayant obtenu un congé de convalescence
confirmé dans ses fonctions par lettres patentes 15 août 1799 et est remis à la disposition du
midu 9 juin 1815. Retraité avec pension de nistre de la Guerre 16 septembre 1799. Mis à
e3 000 F par ordonnance du 6 octobre 1815 la suite de la 6 demi-brigade d’infanterie
léeravec jouissance du 1 octobre 1815. gère 24 septembre 1799, il est désigné pour
Décédé à Strasbourg (Bas-Rhin), rue des exercer les fonctions de commandant d’armes
Charpentiers n° 13, le 29 janvier 1855 à midi ; à Orléans 13 avril 1800 puis est admis au
traiinhumé le 31 janvier à Strasbourg, cimetière tement de réforme 23 septembre 1801. Rappelé
Saint-Urbain. à l’activité comme capitaine avec rang de chef
eDécorations et distinctions de bataillon à la 102 de ligne 8 janvier 1803,
L.h. : Ch. 25 mars 1804 ; O. 2 novembre 1814. il est employé à l’armée d’Italie 1805 où il est
St-Louis : Ch. 20 août 1814. blessé d’un coup de feu à la cuisse droite
deLa ville de Vitry-le-François lui décerne une vant Caldiero 30 octobre 1805 et à l’armée de
eépée d’honneur en récompense des services Naples 1806. Chef de bataillon au 60 de ligne
rendus pendant le blocus 4 août 1815. 16 mai 1806, il sert en Dalmatie 1807-08, est
enommé major au 93 de ligne 27 octobre 1808
BARON (Juan). et participe à la campagne de 1809 contre
Colonel cité par A. Martinien page 478 de l’Autriche. Promu colonel en second du
régison ouvrage sur les officiers tués et blessés pen- ment d’Isembourg 23 janvier 1811 puis colonel
edant les guerres de l’Empire 1805-1815 com- du 6 de ligne 14 décembre 1811 à l’âge de
me tué à la défense de Santo-Domingo 27 mars 42 ans et après 26 ans de services, il contribue
1805. à la défense des îles Ioniennes 1811-14.
Le colonel Juan Baron figure sur l’état no- Maintenu dans son commandement sous la
minatif des officiers généraux, aides de camp Première Restauration et aux Cent-Jours, il fait
et autres officiers employés à l’état-major de partie de l’armée du Jura et est retraité avec
el’armée de Saint-Domingue pendant les 2 et pension de 2 400 F 9 décembre 1815. Relevé
e3 trimestres de l’an XIII avec la mention “tué de la retraite, il est nommé commandant
milidans la sortie du 6 germinal” (27 mars 1805). taire à la Martinique 10 mars 1819 et
conserve ses fonctions lors de sa promotion au grade
BARRÉ (Jean Étienne) est né à Artenay (Loiret) de maréchal de camp 8 octobre 1823. Remis
le 16 novembre 1769, fils de Jean Étienne à la disposition du ministre de la Guerre à son
Barré, marchand, et de Marguerite Pelletier ; retour en métropole et placé en disponibilité
marié à Rosa Mastella le 13 octobre 1812. 8 septembre 1829, il est rappelé à l’activité
comEngagé volontaire au bataillon auxiliaire me commandant du département de la
Loiredes troupes des colonies 29 décembre 1785, il Inférieure 16 août 1830 et compris en cette
s’embarque pour les Indes à bord du navire qualité dans le cadre d’activité de l’état-major
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BARRÈRE
général 22 mars 1831. Commandant du dé- me 23 avril 1823, il reprend du service
compartement de la Charente-Inférieure 31 juillet me colonel délégué pour le recrutement dans
1831, il est admis à faire valoir ses droits à la le département du Lot 14 novembre 1827.
retraite 5 avril 1832 et est retraité par ordon- Réadmis au traitement de réforme 2 août 1828,
nance du 11 juin 1832 avec jouissance du il est retraité avec pension de 3 312 F par
orer1 mai 1832. donnance du 16 octobre 1831 avec
jouissanerDécédé à Orléans (Loiret), faubourg Saint- ce du 1 août 1831.
Marceau, le 17 mai 1845 à une heure et de- Décédé à Niort, rue du Petit-Banc, le
mie du matin ; inhumé le 19 mai à Orléans, 26 juillet 1852 à sept heures du soir ; inhumé
cimetière Saint-Marceau où la sépulture exis- à Niort, ancien cimetière où la sépulture
existe encore de nos jours (ancien cimetière – mur te encore de nos jours.
ouest, n° 41). Décorations
Décorations L.h. : Ch. 22 août 1809 ; O. 24 août 1820.
L.h. : Ch. 4 juillet 1805 ; O. 26 septembre 1814, St-Louis : Ch.
confirmé 29 mai 1815 ; C. 28 avril 1821.
St-Louis : Ch. 8 juillet 1814. BARREIROS (Fortuné Joseph) est né à Estremoz
(Portugal) le 31 août 1764, fils de François
BARRÉ-CHABANS (Alexis Louis François Paul Valles Barreiros et d’Euphémie Thérèse
Benjamin) est né à Niort (Deux-Sèvres) le d’Aloneyda ; naturalisé français par
ordon14 juillet 1770, fils de Louis Barré-Chabans, pro- nance du 14 janvier 1818 ; marié en premières
cureur, et de Marie Françoise Fraigneau ; ma- noces à Angela Joaquina Barreiros le 11
férié à Cécile Élisabeth Moro-Malipiero. vrier 1784, en secondes noces à Nicolette
Lieutenant à la compagnie franche des Antonia Marguerite Hernandez en février 1811.
erDeux-Sèvres 1 octobre 1791 puis capitaine Entré au service du Portugal comme
cae eau 2 bataillon de volontaires des Deux-Sèvres nonnier au 3 régiment d’artillerie 22 mars
26 septembre 1792, il est employé à l’armée 1781, il y est nommé successivement caporal
erdu Nord 1792-93 où il devient aide de camp 31 janvier 1782, sergent 1 juin 1784,
sousdu général Stettenhofen du 15 octobre 1792 lieutenant 31 octobre 1788, lieutenant 26
ocau 19 septembre 1793, à l’armée de l’Ouest tobre 1793, capitaine 26 octobre 1800 et major
1793-94 et à l’armée de Sambre-et-Meuse 1794- 3 novembre 1807. Employé comme major
e95. Capitaine au 2 bataillon de volontaires commandant l’artillerie du fort Sainte-Lucie
de Paris 24 août 1795, il sert en qualité d’aide d’Elvas pour le compte de l’armée française
de camp du général Dutruy 9 septembre 1800 au Portugal 16 mars 1808, il fait partie de la
à l’armée de l’Ouest 1800-01, à l’armée de légion portugaise au service de la France et
Saint-Domingue 11 décembre 1801 au 16 jan- est promu colonel d’artillerie 16 février 1811.
ervier 1803, aux armées d’Italie et de Dalmatie Mis en non activité 1 septembre 1814, il est
1805-09. Aide de camp du général de rappelé à l’activité aux Cent-Jours comme
diNarbonne 14 septembre 1809, il est mainte- recteur du parc d’artillerie de l’armée des
nu dans ses fonctions à sa nomination au gra- Pyrénées 30 mai 1815 et est remis en non
acde de chef de bataillon 7 octobre 1809 puis tivité 12 août 1815 avant d’être admis à la
reest chargé par le maréchal Marmont de pro- traite avec pension de 2 400 F par ordonnance
céder à l’organisation du régiment d’Illyrie et du 15 septembre 1819.
d’en prendre provisoirement le commande- Décédé à Bergerac (Dordogne), rue
ment 16 janvier 1811. Major en second au Valette, le 22 août 1830.
e14 régiment d’infanterie légère 19 avril 1811 Décorations
à l’armée d’Italie et dans les îles Ioniennes Ch. de l’ordre de Saint-Benoît d’Aviz.
e1813-14, il est promu colonel du 17 régiment
d’infanterie légère 24 janvier 1814 à l’âge de BARRÈRE (Pierre) est né à Lasserre
(Lot-et43 ans et après 22 ans de services. Mis en non Garonne) le 6 mars 1736, fils de Joseph Barrère
eractivité 1 décembre 1814, il est rappelé à et de Marie Lapeyrusse ; marié à Gertrude
l’activité comme colonel de la légion dépar- Kaisemacker.
tementale du Var 20 mars 1816, transformée Enrôlé volontaire comme soldat au
régieen 17 régiment d’infanterie légère 17 no- ment d’Auvergne 8 mars 1755, il prend part
vembre 1820. Admis au traitement de réfor- à la guerre de Sept Ans en Allemagne
175673C. Lettre B 1.qxd:2013 27/05/13 15:20 Page 74
BARRÈRE
e63 et y sert comme caporal 2 mars 1763, ser- Capitaine à la 18 demi-brigade d’infanterie
er egent 1 septembre 1766, fourrier 6 février 1770, légère de 2 formation 24 janvier 1797, il est
sergent-major 18 juin 1776, porte-drapeau détaché auprès du général Colaud de la
22 juin 1781. Sous-lieutenant 6 avril 1785, puis Salcette en qualité d’aide de camp 3
févrierlieutenant 15 septembre 1791 et capitaine 27 novembre 1797. Admis à se retirer dans
er e1 décembre 1791 au 17 régiment d’infante- ses foyers à Albi, il est remis en activité en
rie, nouvelle dénomination du régiment 1802 en qualité de capitaine chargé du
reed’Auvergne en 1791, employé à l’armée du crutement de la 18 légère dans le
départeNord 1792-93, il est nommé chef de bataillon ment de la Doire puis est autorisé à rejoindre
er e e e1 août 1793. Le 2 bataillon du 17 d’infan- les bataillons de guerre du 18 léger 3 juillet
terie ayant été incorporé au premier amal- 1808 ; à l’issue de la campagne de 1809 contre
egame dans la 34 demi-brigade de bataille, l’Autriche, il est nommé chef de bataillon
il en est promu chef de brigade 26 avril 1794 9 juillet 1809 et est affecté en cette qualité au
eà l’âge de 58 ans et après 39 ans de services. 17 régiment d’infanterie de ligne 18 octobre
Il fait campagne à l’armée de Sambre-et- 1809. Prenant part à la campagne de la
eMeuse 1794-96 et devient chef de la 43 de- Grande Armée en Russie 1812, il est blessé
mi-brigade d’infanterie de ligne formée au d’un coup de biscaïen à la cuisse droite à la
esecond amalgame de la 37 de bataille et du bataille de la Moscowa 7 septembre 1812. Il
e e3 bataillon de la 149 de bataille 20 février est âgé de 44 ans et compte plus de 19 ans
1796. Commandant d’armes provisoire à de services lorsqu’il est promu colonel
comJuliers 5 août 1796, il est confirmé dans ce mandant d’armes 8 octobre 1812.
commandement 30 juillet 1801 et, admis à la Décédé à Gumbinnen en Prusse Orientale
retraite 8 décembre 1813, cesse ses fonctions – aujourd’hui Gousev – en janvier 1813 ;
in7 janvier 1814. Retraité avec pension de humé dans le cimetière de l’église réformée
2 400 F 28 mai 1814. de cette ville.
Décédé à Aix-la-Chapelle (Allemagne), Décorations
rue de l’Annonciade n° 732, le 19 décembre L.h. : Ch. 17 juillet 1809.
1826 à sept heures du matin.
Décorations BARRIN de CHAMPROND (Jean Jacques
L.h. : Ch. 25 mars 1804. Ferdinand, baron de) est né à Beaurepaire
(Isère) le 7 mars 1781, fils de Jacques Pierre de
BARRIÈS (Jean Michel dit Pierre) est né à Albi Barrin de Champrond, ancien officier au
ré(Tarn) le 25 novembre 1767, fils de Joseph giment de Penthièvre-Infanterie, et de Marie
Barriès, maître perruquier, et de Geneviève Thérèse Robert ; marié à Françoise Eugénie de
Joanariés ; marié à N… Féral. Barrin.
erSoldat au 1 bataillon de volontaires du Élève sous-lieutenant à l’École du génie de
erTarn 1 mars 1793, caporal fourrier, sergent- Metz 22 décembre 1799, il est à sa sortie de
ermajor puis capitaine au 1 bataillon du dis- l’école nommé lieutenant dans le corps du
gétrict d’Albi 18 décembre 1793, il sert à l’armée nie 22 décembre 1800. Capitaine en second
erdes Pyrénées orientales 1793-95 et obtient au 1 bataillon de sapeurs 22 novembre 1802
econfirmation de son grade 23 février 1795, se puis capitaine en premier au 3 bataillon de
distinguant en enlevant à la tête de sa com- sapeurs 15 octobre 1803, il est employé à
l’arpagnie une position défendue par 400 mée des Côtes de l’Océan, camp de Boulogne
Espagnols et en faisant 50 prisonniers après 1803-05 et fait campagne à la Grande Armée
eavoir mis les autres en fuite ou hors de com- 1805-06. Capitaine de 2 classe à l’état-major
erbat et recevant trois coups de sabre en faisant du génie à l’armée de Dalmatie 1 janvier
une reconnaissance sur les bords de la Fluvia 1807, il est désigné pour exercer les fonctions
e14 juillet 1795. Incorporé au 5 bataillon de d’aide de camp du maréchal Masséna 10
noevolontaires de l’Hérault puis à la 12 demi-bri- vembre 1807. Ayant obtenu l’autorisation de
egade provisoire ou demi-brigade de l’Hérault servir provisoirement au 7 corps de l’armée
19 juillet 1795, il rejoint l’armée d’Italie 1796 d’Espagne 1808-09, il reçoit l’ordre de se rendre
eret combat à Arcole où, avec 7 ou 8 soldats, il auprès du maréchal Masséna 1 mars 1809
fait mettre bas les armes à 150 Autrichiens le et l’accompagne à l’armée d’Allemagne.
premier jour de la bataille 15 novembre 1796. Blessé et amputé du bras gauche à la bataille
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BATAILLE
ede Wagram 6 juillet 1809, il est nommé chef pagne de Hollande 1794-95, à la 48
demi-bride bataillon 21 juillet 1809. Maintenu dans gade d’infanterie de ligne armée de
Sambreeses fonctions auprès du maréchal Masséna, il et-Meuse 1796-97, 2 campagne de Hollande
prend part à ses côtés à la campagne de l’ar- 1798-99, armée du Rhin 1800-01. Nommé
caemée du Portugal 1810-11. Il est âgé de 30 ans pitaine à la 53 demi-brigade d’infanterie de
et compte près de 12 ans de services lorsqu’il ligne 21 avril 1801, il rejoint l’armée d’Italie
eest promu adjudant commandant 7 septembre 1801-06 et, chef de bataillon au 12 régiment
e1811. Employé à l’état-major de la 2 division d’infanterie de ligne 16 mai 1806, participe
emilitaire à Mézières 15 mars 1812 puis à Erfurt avec la division Gudin du 3 corps de la Grande
4 mai 1812, il participe à la campagne de Armée aux campagnes de 1806 et 1807 contre
e eSaxe 1813 au 6 corps de la Grande Armée la Prusse et la Russie. Affecté au 117 de ligne
ecomme chef d’état-major de la 21 division en juillet 1808, il combat en Espagne où ses
ed’infanterie 9 juillet 1813 et de la 20 division mérites sont récompensés par sa nomination
d’infanterie 7 novembre 1813. Compte tenu de major à la suite 23 juin 1810 et de major du
e erde son état de santé, il est obligé de cesser ses 115 de ligne 1 juillet 1811. Promu colonel en
fonctions 26 décembre 1813 mais reste atta- second pour commander un régiment
provieché à l’état-major du 6 corps pendant la cam- soire à la Grande Armée 21 février 1813 puis
epagne de France 1814. Mis en non activité colonel du 72 régiment d’infanterie de ligne
er1 septembre 1814, il est retraité pour bles- 12 avril 1813 à l’âge de 46 ans et après 30 ans
sures avec pension de 3 000 F par ordonnan- de services, il est affecté à la Grande Armée
ce du 26 janvier 1816. jusqu’à la fin de la campagne de France. Admis
Décédé à Beaurepaire le 26 septembre à la retraite par décision du ministre de la Guerre
1857 à cinq heures du soir ; inhumé au cime- 13 octobre 1814 et rentré dans ses foyers en
attière de Beaurepaire où la sépulture existe en- tendant la liquidation de sa pension, il reçoit
core de nos jours. l’ordre de se rendre à Phalsbourg comme
comDécorations et distinctions mandant supérieur de la place 11 mai 1815. Il
L.h. : Ch. 24 avril 1806 ; O. 28 avril 1813. cesse ses fonctions le 5 septembre suivant et est
St-Louis : Ch. 5 novembre 1814. retraité définitivement par décision du 4
sepChevalier de l’Empire par d. du 15 août 1809. tembre 1816.
Baron de l’Empire par d. du 19 novembre 1813. Décédé à Verdun (Meuse), place de la
Bénéficiaire d’une dotation de 2 000 F sur les Magdelaine, le 13 février 1822 à quatre heures
biens réservés à Bayreuth 15 août 1809. et demie de l’après-midi.
Auteur de plusieurs ouvrages : Essai de mo- Décorations
rale ou fables nouvelles morales, politiques et L.h. : Ch. 19 juin 1805 ; O. 19 novembre 1813.
philosophiques, 1826, Petit recueil de morales St-Louis : Ch. 17 janvier 1815.
et réflexions mises en vers, 1856, Piété filiale.
BATAILLE (Auguste Nicolas, baron) est né à Paris
BARTHÉLÉMY (Pierre) est né à Bayonne le 9 septembre 1778, fils de Nicolas Bataille et
(Pyrénées-Atlantiques) le 2 mars 1767, fils de de Marguerite Françoise Delacroix ; marié à
Jean Étienne Barthélémy, employé dans les Camille Delfanti, veuve du colonel de Zanini
fermes du roi, et de Marie Dorisboure ; marié en 1813.
een premières noces à Julie Florence Lefebvre Soldat à la 96 demi-brigade d’infanterie
et en secondes noces à Marie Victoire Dubus de ligne octobre 1798, il est admis comme
élèle 30 mars 1799. ve sous-lieutenant à l’École d’artillerie de
Engagé volontaire au régiment de dra- Châlons 26 avril 1800 ; il en sort lieutenant en
egons Le Roi du 3 octobre 1782 au 3 octobre second au 3 régiment d’artillerie à cheval
1790, date de son congédiement, il reprend 22 septembre 1801. Lieutenant en premier au
erdu service au 1 bataillon de volontaires des même régiment 23 septembre 1802, il sert à
Bouches-du-Rhône comme grenadier 8 octobre l’armée de Hanovre 6 mai 1803 au 5 février
1791, lieutenant 27 octobre 1791, adjudant- 1804, date à laquelle il devient aide de camp
ermajor avec rang de capitaine 1 mars 1792, du général Dulauloy. Aide de camp du
princapitaine de grenadiers 22 septembre 1793. Il ce Eugène 16 octobre 1804, il est maintenu
esert à l’armée du Nord 1792-93, à la 48 demi- dans ses fonctions lors de ses nominations
combrigade de bataille lors de la première cam- me capitaine 11 février 1806 et chef
d’esca75C. Lettre B 1.qxd:2013 27/05/13 15:20 Page 76
BATAILLE
dron 30 mai 1809 et lors de sa promotion com- taille de Leipzig 18 octobre 1813, il participe
me colonel 16 octobre 1812 à l’âge de 34 ans à la campagne de France comme chef
d’étateet après 14 ans de services. Il est employé à major du 6 corps de cavalerie 15 février 1814.
ce titre en Italie 1805-06, à l’armée de Dalmatie Affecté sous la Première Restauration à
l’ins1806, est envoyé en mission à la Grande pection de la cavalerie 13 juillet 1814, il
reArmée 1807 et à l’armée du Portugal 1808 et joint aux Cent-Jours l’armée du Nord en qualité
eprend part avec l’armée d’Italie à la cam- de chef d’état-major du 3 corps de cavalerie
epagne contre l’Autriche 1809 et avec le 4 8 juin 1815 et fait la campagne de Belgique
corps de la Grande Armée à celle de Russie à l’issue de laquelle il est appelé à
commane1812, ayant les pieds et mains gelés lors de la der le 3 régiment de cuirassiers 5 juillet 1815.
retraite. Il fait ensuite campagne en Mis en non activité au licenciement de ce
réAllemagne 1813 puis en Italie 1813-14. giment 16 février 1816, placé en disponibilité
Réadmis avec le grade de colonel dans le à la création du corps d’état-major 27 mai
ercorps de l’artillerie 20 août 1814, il est mis en 1818, puis à nouveau en non activité 1 juillet
congé 20 janvier 1815 et donne sa démission 1824, il est retraité par ordonnance du 28
dé11 décembre 1817, étant admis à passer au cembre 1828 avec effet de la veille. Rappelé
service de la Bavière. à l’activité sous la Monarchie de Juillet
comeDécédé à Milan (Italie) le 17 mai 1821. me colonel du 5 régiment de cuirassiers 5 août
Décorations et distinctions 1830, il est mis sur sa demande en congé de
L.h. : Ch. 20 décembre 1807 ; O. 15 août 1812. durée illimitée 29 janvier 1831 et admis à
faierCh. de l’ordre de la Couronne de Fer 1 mai re valoir ses droits à la retraite 31 mars 1833.
1806. Retraité par ordonnance du 4 août 1833 avec
Baron de l’Empire par d. du 15 août 1809 et jouissance du 9 mai 1833.
erl.p. du 25 mars 1810. Décédé à Paris (1 arrt) rue de la
CorderieBénéficiaire d’une dotation de 4 000 F sur le Saint-Honoré n° 4, le 27 février 1864 à huit heures
Hanovre 15 août 1809. du soir ; inhumé le 29 février à Paris, cimetière
de l’Est où la sépulture existe encore de nos jours
eBATAILLE de TANCARVILLE (Charles Antoine (5 division). S. 388 488, 10 F.
Benoist, baron) est né à Paris le 21 mai 1778, Décorations et distinctions
erfils de Charles Pierre Étienne Bataille de L.h. : Ch. 1 octobre 1807 ; O. 28 octobre 1813
Tancarville et de Rose Alexandrine Périn. St-Louis : Ch. 19 août 1818.
eChasseur au 4 régiment de chasseurs à Baron de l’Empire par d. du 26 février 1814.
cheval 27 décembre 1798, il sert comme
maréchal des logis 14 août 1799 et sous-lieute- BAUDINOT (Henri Aloyse Ignace, baron) est né
nant à titre provisoire 5 mai 1800 à la à Sélestat (Bas-Rhin) le 31 juillet 1776, fils
compagnie franche de dragons du Calvados. d’Albert Éléonore Baudinot, officier à la légion
Combattant à l’armée d’Italie 1800-01, il de- de Conflans hussards, et de Marie Jeanne
evient sous-lieutenant titulaire au 5 régiment Jobart.
erde dragons 26 octobre 1800 puis aide de camp Chasseur 1 mars 1789 au bataillon de
chasedu général Kellermann 4 novembre 1800. seurs des Vosges, devenu 8 bataillon
d’infanMaintenu dans ses fonctions à sa nomination terie légère 1791, il sert comme sous-lieutenant
de lieutenant 6 avril 1803, il est employé à à ce même bataillon 12 mars 1792 à l’armée
l’armée de Hanovre 1804-05 puis à la Grande des Alpes 1792-93 et participe au siège de Toulon
eArmée 1805-06. Capitaine au 11 chasseurs à septembre-décembre 1793 au cours duquel il
cheval 24 novembre 1806, il continue à ser- est nommé lieutenant 18 novembre 1793.
vir à la Grande Armée 1806-07 et fait cam- Employé à l’armée des Pyrénées orientales, il
epagne à l’armée d’Allemagne contre l’Autriche est incorporé avec son grade à la 8 légère de
e re1809, étant nommé chef d’escadron au 11 1 formation 6 août 1794. Ayant rejoint l’armée
e echasseurs 10 juin 1809. Prenant part à la cam- d’Italie 1795, il est affecté à la 4 légère de 2
forpagne de Russie 1812 et à celle de Saxe 1813, mation 7 avril 1796 et reste en Italie 1796-97.
eil est promu adjudant commandant pour exer- Capitaine à la 4 légère, il participe avec
l’arecer les fonctions de chef d’état-major du 4 mée d’Orient à l’expédition d’Égypte 1798-1801
corps de cavalerie 18 juin 1813, âgé de 35 ans et devient aide de camp du général Destaing
et comptant 14 ans de services. Blessé à la ba- de juin 1798 à décembre 1800. Chef de bataillon
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BAUDRAND
eau 26 léger 10 septembre 1805, il prend part sous-lieutenant 21 décembre 1793, lieutenant
aux campagnes de la Grande Armée 1805-07, 21 février 1794, servant à l’armée du Nord
étant blessé d’un coup de feu au bas-ventre au 1792-94. Incorporé comme capitaine
adjuecombat de Hoff 6 février 1807 et d’un coup de dant-major à la 36 demi-brigade de bataille
feu à la jambe droite à la bataille d’Heilsberg au premier amalgame 21 novembre 1794 et
e10 juin 1807. Servant à l’armée d’Allemagne à la 84 demi-brigade d’infanterie de ligne au
lors de la campagne de 1809, il reçoit un éclat second amalgame 20 février 1796, il fait
camd’obus à la tête à Eckmühl 22 avril 1809, est pro- pagne aux armées de Sambre-et-Meuse et de
emu colonel du 46 régiment d’infanterie de ligne Rhin-et-Moselle 1794-97, à l’armée d’Helvétie
30 mai 1809 après 20 ans de services et à l’âge 1798-99 où il est blessé d’un coup de feu à la
de 32 ans et a “le corps fortement meurtri par cuisse gauche dans un combat dans la
valla chute d’un cheval tué sous lui” à Wagram lée de Malhemthal 29 septembre 1799, à
l’are6 juillet 1809. Lors de la campagne de Russie mée du Rhin 1800-01. La 84 de ligne étant
e1812, il est nommé adjudant commandant à devenue 84 régiment d’infanterie de ligne à
erla suite du grand quartier général 1 août 1812 l’organisation du 24 septembre 1803, il est
eme erpuis colonel du 12 de ligne 1 octobre 1812, ployé à l’armée de Hanovre et à l’armée
galperdant la première phalange du gros orteil lo-batave 1803-05, à la Grande Armée 1805
edroit lors de la retraite. Il commande le 12 de et à l’armée d’Italie 1806-07. Capitaine de
re eligne pendant la campagne de Saxe 1813 jus- 1 classe au 84 de ligne 28 mai 1807 puis
equ’à la capitulation de Dresde où il est fait pri- chef de bataillon au 52 de ligne 30 mai 1807,
sonnier de guerre 11 novembre 1813. Rentré de il participe à la campagne de 1809 contre
ercaptivité en France 1 juin 1814, il est mainte- l’Autriche avec l’armée d’Italie, est blessé d’un
nu dans ses fonctions sous la Première coup de feu au bras gauche à la bataille de
Restauration et aux Cent-Jours, participant à la Sacile en chargeant l’ennemi à la
baïonnetcampagne de Belgique 1815 avec l’armée du te 16 avril 1809 et se distingue au passage de
Nord. Retraité par ordonnance du 14 septembre la Piave 8 mai 1809. Major en second à
l’ar1816. mée d’Espagne 15 avril 1811, major en
preeDécédé à Sélestat le 27 décembre 1840 à mier du 92 de ligne 31 mars 1812, il fait
quatre heures du matin ; inhumé à Sélestat, campagne à l’armée d’Italie 1813-14 et est
cimetière du Nord où la sépulture existe en- promu à l’âge de 44 ans et après 26 ans de
ecore de nos jours (rangée 79). On lit sur la stè- services colonel du 32 régiment d’infanterie
ele : “Fortune, avancement, titres, armes légère 15 mars 1814. Mis à la suite du 92 de
d’honneur, il doit tout à lui-même et rien à la ligne puis en non activité 11 septembre 1814,
faveur”. il est retraité avec pension de 2 400 F par
orDécorations et distinctions donnance du 21 octobre 1818 avec
jouissanerL.h. : Ch. 14 mai 1806 ; O. 14 mai 1807 ; ce du 1 juillet 1818.
C. 19 septembre 1813. Décédé à Amiens, rue Saint-Dominique,
Baron de l’Empire par d. du 15 août 1809 et Camp des Buttes n° 13, le 12 avril 1834 à six
par l.p. du 10 avril 1811. heures du soir ; inhumé dans le cimetière
Bénéficiaire de deux dotations, l’une de 2 000 F d’Amiens.
sur les biens réservés en Westphalie 19 mars Décorations et distinctions
1808, l’autre de 2 000 F sur Bayreuth 15 août L.h. : Ch. 14 mars 1806 ; O. 15 mars 1814.
1809. St-Louis : Ch. 29 octobre 1814.
Chevalier de l’Empire par d. du 15 août 1809
BAUDOIN (Pierre, chevalier) est né à Amiens et l.p. du 19 septembre 1810.
(Somme) le 27 mars 1770, fils de Pierre Baudoin, Bénéficiaire d’une dotation de 2 000 F sur les
ouvrier savetier, et de Marie Anne Suzanne biens réservés à Bayreuth 15 août 1809.
Delaporte ; marié à Geneviève Mélanie
Debaussaux. BAUDRAND (Marie Étienne François Henri) est
erEngagé volontaire comme soldat 1 août né à Besançon (Doubs) le 21 août 1774, fils de
1787 au régiment Royal-Auvergne devenu Georges Denis César Baudrand d’Arbois,
avoe18 régiment d’infanterie 1791, il obtient suc- cat au parlement, et d’Anne Claude Gindre ;
cessivement les grades de caporal fourrier marié à Françoise Louise Sophie Lauzun-Marin
er er1 janvier 1791, sergent 13 septembre 1793, le 1 octobre 1831.
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BAUDRAND
eEntré au service comme soldat au 12 ba- men de sortie des élèves de l’École de Metz 8
notaillon de volontaires du Doubs 5 septembre vembre. Mis en disponibilité 23 février 1822, il
1793, il fait campagne à l’armée du Rhin avant est de nouveau désigné pour remplir en 1822
d’être envoyé à l’École du génie de Metz en les fonctions de membre du comité d’été du
géqualité d’élève sous-lieutenant 13 mars 1794. nie 13 juillet, de la commission mixte des
traLieutenant 21 mars 1795, il est employé à vaux publics 27 juillet, du jury d’examen de
Valenciennes et maintenu dans son emploi sortie des élèves de l’École de Metz 12 octobre.
après sa nomination au grade de capitaine Adjoint au comité d’hiver du génie 19 octobre
19 juillet 1795. Chef du génie à Condé 22 dé- 1822, il est renouvelé dans ses fonctions de
cembre 1795, il est désigné pour servir à l’état- membre de la commission mixte des travaux
major du génie au corps de droite de l’armée publics 8 mars 1823 et 15 juillet 1824. Envoyé
d’Angleterre 20 janvier 1798, à l’état-major du en Espagne pour procéder à l’inspection des
ergénie de l’armée de Mayence 1 août 1798, à places de Cadix et de Barcelone 30 novembre
l’état-major général de l’armée de Naples 1824, il est nommé chef du bureau du génie
er22 septembre 1798, à l’état-major du génie du au ministère de la Guerre 1 janvier 1825 et
corps du centre de l’armée d’Italie 7 mars 1800, devient membre adjoint du comité consultatif
recevant deux coups de feu, l’un au bras, l’autre du génie 25 décembre 1825. Chargé de
l’insau cou à la défense de la tête de pont du Var pection du service du génie aux Antilles et en
23 mai 1800. Chef du génie à Peschiera 22 no- Guyane fin décembre 1825, il reprend la
divembre 1800, il est chargé de la reconnais- rection du bureau du génie à son retour en
mésance des têtes de pont sur le Pô 7 octobre 1802 tropole 26 juillet 1826. Aide de camp de
puis est affecté en sous-ordre à Besançon jan- Ferdinand d’Orléans, duc de Chartres, fils de
vier 1803 et en chef à Sélestat 10 mai 1803. Louis Philippe d’Orléans, 24 août 1828 puis
preAdjoint à l’état-major du maréchal Murat mier aide de camp de l’intéressé, devenu duc
25 septembre 1805, il participe avec la Grande d’Orléans, prince royal à l’avènement de son
Armée à la campagne de 1805 puis est em- père sur le trône de France, il est promu
lieuployé à l’état-major du génie de l’armée de tenant général 14 décembre 1830. Il est
comNaples 17 janvier 1806, en qualité de chef de pris en cette qualité dans le cadre d’activité de
bataillon 5 septembre 1806. Commandant du l’état-major général 7 février 1831 et est placé
génie du corps d’occupation des îles Ioniennes dans la section réserve 31 janvier 1840. A la
15 juillet 1807, il exerce par intérim les fonctions mort du prince Ferdinand, il est appelé aux
de directeur des fortifications à Corfou 15 oc- fonctions de premier aide de camp de son fils,
tobre 1808 et les conserve lorsqu’il est nommé le comte de Paris, prince royal 20 juillet 1842
major 5 décembre 1810. Colonel directeur des puis de gouverneur de ce dernier 1843. Après
fortifications à Corfou 31 mars 1812, il est fait la Révolution de 1848, il est admis à faire valoir
prisonnier de guerre par les Anglais 11 juin ses droits à la retraite à compter du 12 avril 1848
1813, est retenu en captivité en Sicile et à Malte par suite du décret du 11 du même mois qui
et rentre en France après le retour à la paix supprime la section réserve et retraité par
arrê8 juin 1814. Mis en congé 24 septembre 1814, té du 8 juin 1848.
eravec demi-solde 24 décembre 1814, il est re- Décédé à Paris (1 arrt), rue de la Pépinière
mis en activité aux Cent-Jours comme chef de n° 27, le 7 septembre 1848 à quatre heures
l’état-major général du génie à l’armée du Nord trois quarts du matin ; inhumé à Paris,
cimee5 avril 1815 et prend part à la campagne de tière de l’Est (44 division). S. : 38 866,60F.
Belgique. Chargé d’une mission relative au can- Décorations et distinctions
tonnement des troupes anglaises 16 décembre L.h. : Ch. 14 juin 1804 ; O. 29 juillet 1814 ;
1815, il remplit les fonctions de commissaire du C. 23 mai 1825 ; G.o. 18 octobre 1830 ;
roi au quartier général de l’armée d’occupa- G.c. 30 mai 1837.
tion 1816-19 et ne rejoint son poste de directeur St-Louis : Ch. 5 octobre 1814 ; C. 29 octobre
des fortifications à Strasbourg, auquel il a été 1816.
nommé 22 juin 1818, qu’après le départ des ar- Ch. de l’ordre de Saint-Henry de Saxe 5
démées alliées. Promu maréchal de camp 29 avril cembre 1818.
1821, il exerce en 1821 les fonctions de membre Ch. de l’ordre hanovrien des Guelfes 18
dédu comité d’été du génie, de la commission cembre 1818.
mixte des travaux publics 5 juillet, du jury d’exa- Pair de France 11 octobre 1832.
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BAUDUY
BAUDRY d’ASSON (Charles Hyacinthe Alexis) est Décédé à Saint-Savinien
(Charentené aux Essarts (Vendée) le 17 novembre 1754, Maritime) le 30 juillet 1820 à midi ; inhumé le
fils de Joseph François Baudry d’Asson, che- 31 juillet 1820 dans le cimetière de Rochefort
valier seigneur de Grezée et autres lieux et de (chapelle funéraire existant encore en 2005
Marie Anne Buor de Beaumanoir ; marié à carré A).
Marie Théophile Pelletier. Décorations
Engagé volontaire comme soldat au ba- L.h. : Ch. 25 mars 1804 ; O. 17 août 1814.
taillon d’artillerie de Rochefort (corps royal de St-Louis : Ch. 5 juillet 1814.
l’artillerie de marine) 29 novembre 1769, il y
ersert comme bombardier 1 mars 1770, ca- BAUDRY d’ASSON (Esprit Henry) est né à La
poral 21 mai 1772 et sergent 17 juin 1772 et Limouzinière (Vendée) le 19 avril 1750, fils de
est embarqué sur la frégate le Zéphir du Joseph Baudry d’Asson, chevalier seigneur de
19 mars 1774 au 2 novembre 1774. Porte-dra- Grezée et autres lieux et de Marie Anne Buor
peau 16 août 1778 et sous-lieutenant de gre- de Beaumanoir ; frère du colonel Charles
ernadiers 1 avril 1782 au bataillon d’artillerie Baudry d’Asson ; marié à Madeleine Lay.
de Rochefort, il est nommé garçon major avec Engagé volontaire comme soldat au
baerang de lieutenant en premier à la 9 division taillon d’artillerie de marine de Rochefort 20
noerdu corps des canonniers matelots 1 mai 1786. vembre 1769, il y sert comme caporal 20 mai
e erCapitaine au 2 régiment d’artillerie de ma- 1770, sergent 1 mai 1771, porte-drapeau 15
féerrine 1 juillet 1792, il est destitué comme ci- vrier 1772. Garçon major 15 août 1778, il est
edevant noble 4 octobre 1793 et réintégré dans nommé capitaine aide-major à la 9 division
ses fonctions par arrêté du Comité de Salut du corps royal des canonniers matelots à
erpublic 22 avril 1795. Suspendu à nouveau Rochefort 1 mai 1786. Lieutenant-colonel
d’inerpar l’effet de la loi du 26 octobre 1795, il est fanterie de marine 1 juillet 1792, il prend part
e erréintégré comme chef de bataillon à la 5 de- à la guerre de Vendée 15 mars 1793-1
sepmi-brigade d’artillerie de marine 28 janvier tembre 1793 et commande à Luçon et aux
1796 avec rang du 4 octobre 1793. Embarqué Sables, obtenant sa promotion au grade de
sur la canonnière la Rousse du 30 juillet 1798 chef de brigade 12 mai 1793. Il est ensuite
charau 8 décembre 1798, il est employé à l’armée gé du commandement de la place de Rochefort
erde l’Ouest du 30 novembre 1799 au 1 avril 13 juin 1794-24 décembre 1794. Chef de
brie1800 puis au corps d’observation du Midi du gade de la 5 demi-brigade d’artillerie de
ma26 octobre 1800 au 3 février 1802. Major du rine à sa formation 7 mars 1795 puis colonel
er e1 régiment d’artillerie de marine 30 mai 1803, du 3 régiment d’artillerie de marine 30 mai
il est détaché pour commander l’artillerie de 1803, il est admis à prendre sa retraite peu
marine au camp de Boulogne 29 novembre avant sa mort 14 mars 1812.
1803 au 22 septembre 1804. Il est âgé de près Décédé à Romegoux (Charente-Maritime)
de 50 ans et compte plus de 33 ans de ser- le 8 avril 1812.
ervices lorsqu’il est promu colonel du 1 régi- Décorations
ment d’artillerie de marine 5 août 1804. L.h. : Ch. 25 mars 1804 ; O. 14 juin 1804.
Désigné pour exercer les fonctions d’adjoint
au général inspecteur de l’artillerie de mari- BAUDUY (Louis Alexandre Amélie, baron) est
ne 3 mars 1809, il est détaché à l’armée de né à Port-au-Prince (Saint-Domingue –
auerl’Escaut 16 août 1809 au 23 septembre 1809. jourd’hui Haïti –) le 1 novembre 1773, fils de
eColonel du 3 régiment des canonniers de la Jean Baptiste Bauduy et d’Hélène Cruon ;
maermarine 1 juillet 1814 puis commandant su- rié à Victoire Mathurine Agathe Marguerite
e epérieur des 3 et 6 bataillons du corps royal Darnaud le 15 avril 1799.
erd’artillerie de marine à Rochefort 1 avril 1816, Entré au service comme sous-lieutenant
eril est admis à la retraite du grade de maré- dans les dragons coloniaux 1 octobre 1791,
chal de camp par ordonnance du 12 no- il obtient les grades de lieutenant 25 avril 1792
ervembre 1817 avec jouissance du et de capitaine 1 septembre 1792, servant à
24 novembre 1817, obtenant le grade hono- Saint-Domingue où il se bat contre les nègres
rifique de maréchal de camp 26 décembre révoltés et est blessé d’un coup de feu à la
1817 et recevant une pension de 4 000 F 2 fé- jambe droite à l’affaire de Dagueron 24
sepvrier 1818. tembre 1793. Capitaine aux chasseurs de
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BAUDUY
Saint-Domingue, corps au service de (Charente-Inférieure) 22 avril 1818 et de la
er e el’Angleterre 1 février 1794 (ou 27 juillet 1794 3 subdivision de la 6 division militaire (Jura)
erselon un autre état de services figurant à son 2 août 1820. Mis en disponibilité 1 décembre
erdossier), il est blessé à Port-au-Prince 1 mai 1826.
e1795 et devient major au même régiment Décédé à Paris (8 arrt) le 5 mai 1827 ;
in6 juillet 1797, cessant ses fonctions en 1799. Il humé à Paris, cimetière de l’Est où la
sépultuerentre au service de la France en qualité de re existe encore de nos jours (73 division,
ecapitaine de dragons de la garde nationale 2 section). S : 17 782,65 F.
du Cap 16 octobre 1802 et est blessé d’un coup Décorations et distinctions
de feu à la tête à l’affaire du Haut-du-Cap L.h. : membre de droit 24 septembre 1803 pour
16 octobre 1802. Nommé à titre provisoire ca- s’être vu décerner par brevet du 26 février
pitaine adjoint à l’état-major de l’armée de 1803 un sabre d’honneur pour sa conduite à
Saint-Domingue 9 juin 1803, il est, à son retour l’affaire du Haut-du-Cap le 16 octobre 1802 ;
en France, mis à la disposition du ministre de O. 14 juin 1804.
la Guerre 25 juin 1804 et confirmé dans son St-Louis : Ch. 27 décembre 1814.
grade pour prendre rang à la date de sa no- Chevalier de l’Empire par d. du 15 août 1809
mination provisoire 18 octobre 1804. Employé et l.p. du 11 juin 1810.
à l’état-major de la Grande Armée 27 sep- Baron par ord. du 17 août 1822
tembre 1806 puis aide de camp du général Bénéficiaire d’une dotation de 2 000 F sur
erMouton 1 novembre 1806, il prend part aux Bayreuth 15 août 1809.
campagnes de Prusse 1806 et de Pologne 1807
et est maintenu dans ses fonctions lorsqu’il se BAUGARD (François) est né à Versailles
voit accorder le grade de chef d’escadron (Yvelines) le 2 janvier 1744, fils de Jacques
20 avril 1807. Servant en Espagne 1808-09, il Baugard, boucher, et de Françoise Paty.
commande un régiment de marche de ca- Entré au service comme dragon au
régier ervalerie 1 novembre 1808, avec le grade de ment Colonel-Général 1 janvier 1763, il
pasermajor 15 novembre 1808. Commandant du se au corps des carabiniers 1 mai 1767 et
efort Lillo dans la 24 division militaire 15 août obtient son congé 15 mai 1775. Il s’engage
ene1809 puis major du 6 régiment de chasseurs suite dans la maréchaussée de la généralité
à cheval 8 novembre 1809, il est employé à de Paris 20 mai 1776, est admis dans la
coml’armée du Nord de fin 1809 à début 1810. pagnie de maréchaussée des voyages et
Promu adjudant commandant 29 juin 1810 à chasses 11 décembre 1779 et y est nommé
l’âge de 36 ans, il est affecté à l’armée d’Italie brigadier 26 mars 1783. Licencié avec son
puis exerce les fonctions de chef d’état-major corps 24 septembre 1789, il est enrôlé le
mêdans les îles Ioniennes du 6 décembre 1810 à me jour dans la garde nationale de Paris.
Sousela chute de l’Empire en 1814. Mis en non ac- lieutenant au 13 régiment de cavalerie 17 juin
ertivité après son retour en France 1 septembre 1792, il fait campagne à l’armée du Nord et
1814, il est promu maréchal de camp hono- se distingue à l’affaire de Linselles près de Lille
raire 31 décembre 1814. Mis à la disposition où il attaque avec 25 hommes un
avant-posde Monsieur 5 mars 1815 et maréchal de camp te hollandais et fait 14 prisonniers 22 juillet
etitulaire le même jour, il reçoit aux Cent-Jours 1793. Chef d’escadron au 21 régiment de
l’ordre de se rendre à Metz pour être employé chasseurs à cheval 18 novembre 1793, il
contiedans la 3 division militaire 31 mars 1815. nue de servir à l’armée du Nord puis est
emMaréchal de camp par décret impérial du ployé à l’armée de l’Intérieur jusqu’à sa
e2 avril 1815 pour prendre rang du 31 dé- promotion comme chef de brigade du 21
récembre 1814, il est attaché au service de la giment de dragons 22 août 1797. Après avoir
place de Metz 21 juin 1815 et mis en non ac- servi à l’armée d’Helvétie, il est mis à la suite
er etivité 1 octobre 1815. Rappelé à l’activité, il du 11 dragons 20 mai 1798. Exerçant sur ordre
assume successivement les fonctions de com- du général Muller les fonctions de président
e emandant du département des Deux-Sèvres du 2 conseil de guerre de la 6 division
mili21 janvier 1816, de la Drôme 2 juillet 1817, de taire 5 janvier 1799, il est admis au traitement
erla Haute-Vienne 1 octobre 1817, de la Haute- de réforme 4 mai 1799. Mis à la disposition du
Vienne et de la Creuse 12 novembre 1817, de général Murat pour être employé comme
come e e erla 2 subdivision de la 12 division militaire mandant d’armes de 3 classe en Italie 1
dé80C. Lettre B 1.qxd:2013 27/05/13 15:20 Page 81
BAUSSAIN
cembre 1803, il exerce ses fonctions à Coni non activité au licenciement de son régiment
puis à Civita Vecchia 19 décembre 1807. 19 septembre 1815, il est admis à la retraite
Décédé à Civita Vecchia (Italie) le 28 oc- avec pension de 1 485 F 1816.
tobre 1810 à quatre heures du matin. Décédé à Metz (Moselle), rue des Récollets,
Décorations le 23 juillet 1842 à huit heures du soir. Inhumé
L.h. : Ch. 14 juin 1804. le 25 juillet suivant, après obsèques en la
paroisse Sainte-Ségolène, à Metz, cimetière de
BAUME (Paul Hippolyte Alexandre) est né à l’Est où la sépulture existe encore de nos jours
Digne (Alpes-de-Haute-Provence) le 15 jan- (Section Murs)
vier 1762, fils de Jacques Baume, marchand, Décorations
et de Jeanne Reyboud ; marié à Anne L.h. : 25 mars 1804.
Adélaïde Barthélémy. St-Louis : Ch. 27 septembre 1814, confirmé par
e erEngagé au 5 bataillon de volontaires des ord. du 1 novembre 1814.
Basses-Alpes et élu capitaine le même jour
13 août 1793, il sert aux armées des Alpes et BAUSSAIN (Jean Claude, baron) est né à
d’Italie 1793-97 et est incorporé avec son gra- Velesmes (Haute-Saône) le 25 novembre 1771,
ede à la 22 demi-brigade d’infanterie légère fils de Pierre Baussain, laboureur, et de
ede 2 formation 23 novembre 1796. Faisant Catherine Lacroix.
partie avec son unité de l’armée d’Orient 1798- Sergent 6 septembre 1791 puis
sous-lieuteer1801, il se signale au siège du Caire où il re- nant 15 octobre 1791 au 1 bataillon de
voçoit un coup de feu à la tête 19 avril 1800, ses lontaires de Haute-Saône dit bataillon de Gray,
services étant récompensés par sa nomina- il sert à l’armée du Rhin 1792-94 et obtient le
etion au grade de chef de bataillon à la 22 lé- grade de lieutenant 26 décembre 1792. Son
gère 6 mai 1800. Appelé au commandement bataillon concourant à la formation de la
e edu 10 bataillon de grenadiers de la réserve 80 demi-brigade de bataille 2 mai 1794, il y
e14 décembre 1803 puis major du 13 léger est nommé adjudant-major avec rang de
ca23 janvier 1804, il est employé à l’armée des pitaine 25 mai 1794, grade qu’il conserve à la
eCôtes de l’Océan 1803-05, à la Grande Armée création de la 83 demi-brigade d’infanterie de
1805-07 puis au camp de Blankemberg en ligne 25 mai 1796. Il fait campagne aux
arFlandres 1808. Après le débarquement des mées de la Moselle et de Sambre-et-Meuse
1794Anglais à Walcheren 29 juillet 1809, il reçoit 97, d’Allemagne et de Mayence 1798, du
l’ordre du ministre de la Guerre de prendre le Danube et d’Helvétie 1799, du Rhin 1800.
ecommandement d’une colonne de gardes na- Capitaine de grenadiers à la 83 de ligne
etionales destinée à faire partie de l’armée de 29 août 1803 puis au 3 régiment d’infanterie
l’Escaut 4 août 1809. Celle-ci étant devenue de ligne à l’organisation du 24 septembre 1803,
armée du Brabant 20 janvier 1810, il reprend il prend part à la campagne de 1805 à la
eses fonctions au 13 léger après la dissolution Grande Armée, se distinguant au combat
de celle-ci courant 1810. Il est âgé de 50 ans d’Hollabrunn en chargeant une compagnie
et compte plus de 18 ans de services lorsqu’il russe à la baïonnette et en s’emparant du
vilest promu colonel du régiment de Belle-Isle lage de Gründ 16 novembre 1805 et refusant
31 mars 1812, celui-ci, engagé dans la cam- de quitter son poste de combat après avoir
repagne de Russie 1812, devenant quelques çu un coup de feu à la cuisse gauche à la
baemois plus tard 36 régiment d’infanterie légè- taille d’Austerlitz 2 décembre 1805. Chef de
ere 20 septembre 1812. Blessé d’un coup de feu bataillon au 59 de ligne 21 décembre 1805, il
au pied gauche au combat de Kalisch participe aux campagnes de la Grande Armée
(Pologne) 13 février 1813, il prend part à la en Prusse et en Pologne 1806-07. Il est promu
ecampagne de Saxe 1813, ayant la jambe cas- colonel du 43 de ligne 10 février 1807 à l’âge
sée par suite d’une chute de cheval dans une de 35 ans et après 15 ans de services. Blessé
reconnaissance d’avant-postes 23 avril 1813 d’un coup de feu à l’épaule droite à la bataille
epuis à celle de France 1814. Colonel du 9 ré- d’Heilsberg 10 juin 1807, il sert de 1808 jusqu’à
giment d’infanterie légère sous la Première sa mort en Espagne, se signalant tout
particuerRestauration 1 août 1814, il en conserve le lièrement à la prise de Bilbao 16 août 1808.
commandement aux Cent-Jours et fait la cam- Décédé en avant de Ronda (Espagne) par
pagne de Belgique à l’armée du Nord. Mis en suite de blessures le 27 février 1811 à midi.
81C. Lettre B 1.qxd:2013 27/05/13 15:20 Page 82
BAUSSAIN
Décorations et distinctions ployé à l’armée de Batavie 1799-1801 et à
SaintL.h. : Ch. 5 août 1804 ; O. 5 août 1808. Domingue 1802-04 où il est nommé chef de
baBaron de l’Empire par l.p. du 27 juillet 1808. taillon à titre provisoire 16 octobre 1802.
Donataire (4 000 F) sur les biens réservés en Confirmé dans ce grade à son retour en France
Westphalie 17 mars 1808. et admis au traitement de réforme 19 mai 1804,
il est rappelé à l’activité comme chef de
baeBAZIGNAN (Joseph Henry de) est né à taillon au 5 régiment d’infanterie légère 16
sepFrancescas (Lot-et-Garonne) le 16 février 1740, tembre 1804. Affecté à l’armée des Côtes de
fils de Menaut de Bazignan de Caulazon et de l’Océan 1804-06, il sert comme chef de bataillon
eMarie Melchior de Cambon ; marié à Françoise au 86 de ligne 19 avril 1806 et est envoyé au
Moreau le 29 mai 1772. Portugal 1808 où, monté le premier à l’assaut
Élève lieutenant en second à l’École du d’Evora, il ouvre une des portes de la ville au
ergénie de Mézières 1 janvier 1762, il en sort général Margaron et lui remet l’épée du
géingénieur ordinaire (lieutenant en premier) au néral commandant la place mais est blessé.
ercorps du génie 1 janvier 1765. Capitaine em- Après la bataille de Vimeiro 21 août 1808 et la
ployé à Bordeaux 25 août 1773, lieutenant- convention de Cintra 30 août 1808, il est
racolonel, sous-directeur des fortifications à patrié en France et affecté peu après à l’armée
Bordeaux 16 décembre 1792, il est promu chef d’Espagne 1809 où il est blessé au combat de
de brigade 3 juillet 1795 à l’âge de 55 ans et Caceres 14 mars 1810. Chef de bataillon au
eaprès 33 ans de services. Il exerce les fonc- 50 de ligne 6 mai 1811, il reste en Espagne
justions de directeur des fortifications à Perpignan qu’à sa promotion au grade d’adjudant
com18 juillet 1795, à Rochefort 27 juillet 1795, à mandant 8 février 1813 ; il compte alors 19 ans
Nice 27 janvier 1798, à Antibes 19 avril 1800, de services et va avoir 43 ans. Passé à l’armée
à Bordeaux 1803 et à nouveau à Rochefort d’Italie 1813-14, il devient chef d’état-major du
3 mars 1803. Mis à la retraite avec pension de général Grenier et est mis en non activité à son
3 000 F 20 mars 1810. retour en France 20 juin 1814. Prenant une part
Décédé à Agen (Lot-et-Garonne), rue de active au retour de l’Empereur à Paris, il est
l’Angle-Droit, le 10 septembre 1821 à cinq chargé par le général Exelmans de se rendre
heures du soir. le 20 mars 1815 au-devant de Napoléon pour
Décorations l’informer des mesures prises pour son entrée à
L.h. : Ch. 11 décembre 1803 ; O. 14 juin 1804. Paris jusqu’aux Tuileries. Attaché à la
comSt-Louis : Ch. 3 avril 1790. mission chargée du placement des officiers en
demi-solde, il est désigné pour exercer les
foncBAZIN de FONTENELLE (Charles Jean Baptiste) est tions de sous-chef d’état-major général de
l’arné à Paris le 15 mai 1770, fils de Charles Jean mée du Rhin 15 mai 1815. Remis en non activité
Baptiste Bazin, bourgeois de Paris, et de Jeanne sous la Seconde Restauration, il est retraité par
Antoinette Besson ; marié à Cécile Couderc. ordonnance du 7 décembre 1825 avec
jouiserEngagé volontaire à la section des Filles de sance du 1 juillet 1825.
eSaint-Thomas de la garde nationale parisien- Décédé à Paris (3 arrt), rue Lafayette n° 6,
ne 12 août 1792, sergent-major 22 septembre le 28 janvier 1850 ; inhumé le 30 janvier à
er1792, il est enrôlé avec ce grade au 1 bataillon Paris, cimetière du Nord, exhumé et enterré
des Amis de la République de Paris 27 sep- le 22 février 1867 au cimetière de l’Est où la
etembre 1792 et y sert en qualité de sous-lieu- sépulture existe encore de nos jours (60
divitenant 12 septembre 1793, lieutenant 3 avril sion – chapelle funéraire des familles Huet et
1795, adjudant-major 18 décembre 1795 et ca- Sabatier).
pitaine 5 octobre 1796, faisant campagne en Décorations
Champagne et à l’armée de la Moselle 1792- L.h. : Ch. 25 avril 1806 ; O. 3 décembre 1813.
93, puis à l’armée de l’Ouest 1793-96. Capitaine St-Louis : Ch. 18 août 1819.
eà la 64 demi-brigade d’infanterie de ligne
14 novembre 1796, il continue de servir à l’ar- BEAUDET de MORLET (Michel François,
chevamée de l’Ouest jusqu’à sa mise à la réforme lier) est né à Bitche (Moselle) le 31 mars 1750,
sans traitement 26 octobre 1797. Remis en ac- fils de Jean Pierre Beaudet de Morlet,
cometivité comme capitaine à la 98 demi-brigade missaire des guerres au département de la
d’infanterie de ligne 17 février 1799, il est em- Lorraine allemande et subdélégué à Bitche,
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BEAUPOIL de SAINT-AULAIRE
et d’Angélique Claire de Vatry ; marié à Marie BEAUMARETZ (Simon Ferdinand de) est né à
de Cheppe de Morville le 6 septembre 1795. Douai (Nord) le 8 août 1757, fils de Charles
Élève lieutenant en second à l’École du gé- Ferdinand Joseph de Beaumaretz, écuyer,
seiernie de Mézières 1 janvier 1771, il en sort in- gneur de Gouvignerie, de Marcote, échevin
génieur ordinaire (lieutenant en premier) au de cette ville, et de Marie Pélagie Cambier.
ercorps du génie 1 janvier 1773. Employé à Après avoir été sous-lieutenant
porte-draerSaint-Domingue et aux îles du Vent 10 sep- peau au régiment provincial de Lille 1 mai
ertembre 1778, il est nommé capitaine 4 juillet 1779 et élève d’artillerie 1 août 1780, il est
1784 avant son retour en France 7 juillet 1785. nommé lieutenant 6 août 1781 au régiment
eAdjoint au directeur du dépôt des fortifications d’artillerie de Grenoble devenu 4 régiment
à Paris et membre du comité central du génie d’artillerie 1791 puis capitaine au même
régier13 juillet 1791, il est chargé par intérim des ment 1 juin 1791, faisant campagne aux
arfonctions de directeur de ce dépôt 31 août 1793. mées des Alpes 1792-93, des Pyrénées orientales
Nommé chef de bataillon 16 décembre 1793, 1793-95, d’Italie et des Alpes 1796-97, d’Italie
eil exerce les fonctions de directeur du dépôt 1800-01. Chef de bataillon au 7 régiment
d’ardes fortifications et des plans en relief, de tillerie à pied 2 août 1801, chef d’escadron au
emembre du comité central du génie et de di- 5 régiment d’artillerie à cheval 13 août 1803,
recteur du cabinet topographique établi près il devient inspecteur de la manufacture d’armes
du gouvernement. Promu chef de brigade, di- de Klingenthal et est promu colonel 12 janvier
recteur des fortifications 29 octobre 1795 à l’âge 1807 à l’âge de 49 ans et après 27 ans de
serde 45 ans et après 24 ans de services, il est vices. Commandant supérieur de l’artillerie à
maintenu dans ses fonctions à Paris jusqu’à sa Palma Nova 16 mars 1809 et directeur
d’arnomination comme directeur des fortifications tillerie à Gênes par intérim, il est admis à jouir
à Strasbourg 13 avril 1800. Appelé à faire cam- d’une solde de retraite de 2 053 F 15 juin 1811.
pagne à l’armée du Rhin 14 août 1800 et re- Décédé à Douai, rue Saint-Albin, le 22
janprenant ses fonctions à Strasbourg 3 août 1801, vier 1837 à midi ; inhumé dans le cimetière
il est chargé en 1808 de l’inspection générale de Douai le 24 janvier après obsèques en la
des directions des fortifications de Sarrelouis, paroisse Saint-Jacques.
Verdun, Sedan, Givet, Bruxelles, Lille, Décorations
Valenciennes et Paris et attaché en octobre et L.h. : Ch. 14 juin 1804.
novembre 1808 au comité central du génie. St-Louis : Ch. 20 août 1823.
Après avoir participé à la défense de Strasbourg
en 1814, il est maintenu directeur des fortifi- BEAUPOIL de SAINT-AULAIRE (Marie Jean Benoît
cations à Strasbourg sous la Première de) est né à Malicorne – aujourd’hui
MalicorneRestauration et aux Cent-Jours. Retraité avec sur-Sarthe (Sarthe) – le 2 mai 1749, fils de Martin
pension de 4 000 F afférente au grade de ma- de Beaupoil et de Thérèse du Saulnier ; marié à
réchal de camp 18 octobre 1815 avec jouis- Marie Justine Bucchia le 13 mai 1797.
ersance au 1 janvier 1816, il est promu au grade Soldat 4 mai 1766, caporal, sergent,
soushonorifique de maréchal de camp 29 février lieutenant 27 janvier 1769 au régiment de la
1816. Marine, il obtient son congé 3 novembre 1769.
Décédé à Haguenau (Bas-Rhin) le 2 sep- Il sert en Turquie comme lieutenant de
dratembre 1835 à dix heures du soir ; inhumé le gons 1770 puis passe en Pologne où il devient
6 septembre 1835 dans le cimetière commu- capitaine à la légion de Potocki 1771 et est
réernal après obsèques en l’église Saint-Georges. formé à la paix 1 mai 1772. Après avoir été
Ses restes mortels ont été transférés le 25 sep- nommé capitaine d’une compagnie franche
tembre 1888 à Strasbourg, cimetière Sainte- en Amérique août 1775, il se voit décerner par
Hélène dans une sépulture qui existe encore le gouvernement français un brevet de
colorede nos jours (1 section). nel pour servir dans les colonies 28 novembre
Décorations et distinctions 1776 mais n’accepte pas cette faveur, se
retierL.h. : O. 14 juin 1804. rant dans ses foyers 1 décembre 1776. Rentré
St-Louis : Ch. 4 janvier 1792. au service comme simple grenadier dans la
Chevalier de l’Empire par d. du 15 août 1810, garde nationale 5 mai 1790, il est promu
caconfirmé dans le titre de chevalier héréditai- pitaine 28 juillet 1792 et chef d’escadron 7
nore par l.p. du 29 octobre 1828. vembre 1792 à la légion de Kellermann. Chef
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BEAUPOIL de SAINT-AULAIRE
de bataillon à l’armée de la Moselle, il est sus- 20 ans de services pour prendre le
commanerpendu de ses fonctions par le Conseil exécu- dement du 1 régiment provisoire à la Grande
tif 29 octobre 1793 mais est réintégré sur le Armée en Saxe 16 mars 1813. Mis en non
acchamp par les représentants du peuple Gaston tivité 30 août 1814, il est retraité avec pension
et Fabre. Chef de brigade 21 novembre 1793, de 2 220 F par ordonnance du 10 octobre 1821
il fait campagne à l’armée des Pyrénées orien- avec jouissance du 19 septembre 1821.
tales et est nommé adjudant général chef de Décédé à Metz (Moselle) rue du
Rempartbrigade par le représentant du peuple Milhaud Sainte-Glossinde n° 7, le 29 décembre 1832 à
19 juillet 1794. Il rejoint l’armée d’Italie sep- six heures du soir ; inhumé le lendemain après
tembre 1796 où il exerce les fonctions de com- obsèques célébrées paroisse Saint-Martin.
mandant d’armes à Vérone, à Peschiera, à Décorations et distinctions
Alexandrie 8 mai 1801, à Verceil 9 août 1801. L.h. : Ch. 5 août 1804 ; O. 21 septembre 1809.
Admis au traitement de réforme 23 septembre St-Louis : Ch. 16 août 1820.
1804 puis à jouir d’une solde de retraite de Chevalier de l’Empire par l.p. du 9 mars 1810.
1 901 F 16 mars 1811, il exerce les fonctions Donataire (2 000 F) sur les biens réservés en
d’entreposeur principal du tabac dans le dé- Westphalie 17 mars 1808.
partement des Hautes-Pyrénées 5 mars 1811
puis dans celui des Hautes-Alpes 22 juillet 1811. BECKLER (Louis) est né à Soultzmatt (Haut-Rhin)
eDécédé à Paris (11 arrt), rue des Grands- le 16 août 1766, fils de Sébastien Beckler, et
Augustins n° 25, le 14 février 1829 à une heu- de Catherine Klemklin ; marié à Marie
re de relevée ; inhumé le 16 février à Paris, Françoise Demetz.
cimetière du Sud. Entré au service comme canonnier au
réerDécorations giment d’artillerie de Toul 1 mars 1785,
deeL.h. : Ch. 25 mars 1804. venu 7 régiment d’artillerie en 1791, il prend
part aux opérations de l’armée du Nord
1792eBECKER (Jean Baptiste, chevalier) est né à Saint- 93. Sous-lieutenant à la 2 compagnie de
pioneAvold (Moselle) le 7 janvier 1771, fils de Nicolas niers 23 août 1793, lieutenant à la 4 compagnie
Becker, cirier, et d’Élisabeth Spis ; marié à de pionniers 15 novembre 1793 puis capitaine
e eMarguerite Schaeffer le 23 août 1816. de la 8 compagnie du 2 bataillon de sapeurs
erSoldat au 1 bataillon de volontaires de 5 mars 1794, il est employé à l’armée de
la Moselle 19 septembre 1791, caporal le mê- Sambre-et-Meuse et se distingue à la bataille
me jour, sergent 6 juin 1792, sergent-major de Fleurus 26 juin 1794. Aide de camp du
gé30 octobre 1792, il fait campagne à l’armée néral Lefebvre 17 février 1797, il accompagne
du Nord 1792-93 et obtient les épaulettes de celui-ci dans ses différentes affectations aux
arsous-lieutenant 21 novembre 1793. Employé mées de Mayence et du Danube. Capitaine
eà l’armée de Sambre-et-Meuse 1794-96 et in- 8 janvier 1799 puis chef d’escadron au 23
réecorporé avec son grade à la 55 demi-briga- giment de cavalerie 25 mars 1799, faisant
parde d’infanterie de ligne 14 août 1796, il est tie de l’armée du Rhin 1800, il est promu chef
nommé lieutenant et combat à l’armée d’Italie de brigade 18 avril 1800 à l’âge de 33 ans et
1797-1800, étant blessé d’un coup de feu à la après 14 ans de services. Nommé chef de
briejambe droite au Pont du Var 26 mai 1800. gade titulaire du 13 régiment de cavalerie par
Adjudant-major 12 novembre 1801 et capi- arrêté du Premier Consul du 6 juillet 1800, il est
e etaine 11 mai 1803 à la 55 de ligne, devenue mis à la suite du 23 régiment de cavalerie par
e55 régiment d’infanterie de ligne à l’organi- ordre du général Moreau, commandant en
sation du 24 septembre 1803, il prend part à chef de l’armée du Rhin, 16 août 1800 avant
ela campagne de 1805 à la Grande Armée, de devenir chef de brigade du 8 régiment de
epuis comme chef de bataillon au 12 de ligne dragons 28 novembre 1800. Il participe avec
21 décembre 1805, à celles de 1806-07 contre ce régiment aux campagnes de la Grande
la Prusse et la Russie et de 1809 contre Armée de 1805 et 1806.
l’Autriche, recevant un coup de feu à la cuis- Tué par un boulet au combat de Nazielsk
se gauche au combat devant Presbourg 3 juin (Pologne) le 24 décembre 1806 à quatre heures
e1809. Major du 127 régiment d’infanterie de du soir.
ligne 24 mars 1811, il est promu colonel en se- Décorations
cond 21 février 1813 à l’âge de 42 ans et après L.h. : Ch. 11 décembre 1803 ; O. 14 juin 1804.
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BÉGOUGNE de JUNIAC
BEDOS (Jacques Louis Victor, chevalier) est né vier 1816, il est admis dans le corps royal
d’étatà Uzès (Gard) le 4 août 1774, fils de Jean Bedos, major comme colonel à la suite 27 mai 1818
ermarchand de bas, et de Jeanne Chamand ; puis est mis en disponibilité 1 janvier 1819
ermarié à Marie Alexandrine Courtois le 1 oc- jusqu’à son admission à la retraite par
ordontobre 1805. nance du 31 mars 1825 avec jouissance du
er erEngagé comme caporal au 1 bataillon 1 janvier 1825.
ede volontaires du Gard 3 septembre 1791, il Décédé à Paris (10 arrt), rue de Beaune
esert bientôt au 79 régiment d’infanterie com- n° 14, le 3 mars 1851 à huit heures du matin ;
me sous-lieutenant 12 janvier 1792 et lieute- inhumé le 4 mars à Paris, cimetière du Sud.
nant 15 mai 1792. Employé à l’armée des Décorations et distinctions
Alpes 1793 puis à celle des Pyrénées orien- L.h. : Ch. 14 mai 1807 ; O. 19 novembre 1813.
tales 1793-95, il est nommé capitaine 4 février St-Louis : Ch. 19 février 1815.
e1794 et fait partie en cette qualité de la 145 Chevalier de l’Empire par d. du 15 août 1809
demi-brigade de bataille 8 juin 1795, rejoi- et l.p. du 9 septembre 1810.
egnant l’armée d’Italie 1795-98, la 145 de ba- Bénéficiaire d’une dotation de 2 000 F sur les
taille étant versée au second amalgame à la biens réservés à Bayreuth 15 août 1809.
e4 demi-brigade d’infanterie de ligne 12 mars
1796. Adjoint à l’adjudant général Collin à BÉGOUGNE de JUNIAC (Jacques, baron) est né
l’armée du Rhin 23 août 1798, il est ensuite af- à Limoges (Haute-Vienne) le 26 novembre
fecté à l’armée de Batavie en qualité d’adjoint 1762, fils de Paul Bégougne, négociant, et de
à l’état-major 12 mars 1801. Mis en non acti- Thérèse Michel Ducluseau ; marié à Angélique
vité 22 mars 1802, il est rappelé à l’activité Louise Alexandrine Brice-Montigny.
ecomme adjoint à l’état-major de la 2 division Après avoir servi dans la gendarmerie de
de dragons de la réserve des camps sous le la garde du roi du 12 mai 1779 au 5 octobre
commandement du général Baraguay 1783, il s’enrôle comme grenadier au régiment
d’Hilliers à l’armée des Côtes de l’Océan 5 jan- de Boulonnais 2 juillet 1784 ; il y est nommé
vier 1804 et à la Grande Armée 1805, ayant successivement caporal 22 avril 1785, sergent
erle bras gauche cassé devant Ulm octobre 1805. 1 mai 1785, sergent de grenadiers 25 octobre
Mis en disponibilité 28 décembre 1805, em- 1787. Cassé et remis caporal 15 septembre
eployé à l’état-major de la 28 division militai- 1788, caporal de fusiliers 9 mai 1790 et de
greerre 17 avril 1806, il fait les campagnes de 1806 nadiers 1 avril 1791 au même régiment,
deeet de 1807 comme adjoint à l’état-major gé- venu 79 régiment d’infanterie, sergent de
néral de la Grande Armée 24 septembre 1806, grenadiers 15 juin 1791, il accède aux
épaucelle de 1809 à l’état-major général de l’ar- lettes de sous-lieutenant 22 mai 1792 et est
mée d’Allemagne, ses services étant récom- employé à l’armée des Alpes 1793 ; il se
dispensés par sa nomination au grade de chef tingue tout particulièrement au combat de
de bataillon 24 juillet 1809. Appelé à l’état- Bourg-Saint-Maurice où, blessé d’un coup de
ermajor général de l’armée d’Espagne 1 juin feu à travers le corps et de plusieurs coups de
1810, étant blessé d’un coup de feu à la cuis- sabre à la tête, il est fait prisonnier de guerre
se droite à Badajoz 7 février 1811, puis à celui après une résistance héroïque 3 juin 1793.
de la Grande Armée 23 septembre 1812, il est Échangé quatre mois plus tard 5 octobre 1793,
promu adjudant commandant pour exercer il continue de servir à l’armée des Alpes en
eles fonctions de chef d’état-major de la 4 di- qualité de lieutenant 26 octobre 1794 et de
evision d’infanterie du 2 corps de la Grande capitaine 31 janvier 1795 aux hussards des
eArmée 6 avril 1813 après 22 ans de services Alpes ; il est incorporé avec son grade au 13
eret à l’âge de 38 ans. Après avoir fait les cam- régiment de hussards 1 septembre 1795 et
pagnes de Saxe 1813 et de France 1814 au fait campagne à l’armée d’Italie 1795-97. Blessé
cours de laquelle il reçoit un coup de feu au d’un coup de feu à la cuisse au passage du
erbras droit à la bataille de La Rothière 1 fé- Pô 7 mai 1796, il est, au licenciement du
er e ervrier 1814, il est mis en non activité 1 sep- 13 hussards, nommé capitaine au 1
régitembre 1814. Remis en activité à l’état-major ment de hussards 20 mai 1796 et est blessé
du colonel d’armes de Paris 4 mars 1815, il est d’un coup de biscaïen au bras droit au cours
employé au corps d’observation sur le Var d’une reconnaissance sur la Piave, en avant
er24 avril 1815. Remis en non activité 1 jan- du village de Lovadina où il fait mettre bas
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BÉGOUGNE de JUNIAC
les armes à une compagnie de soldats croates 2 août 1792, nommé adjudant au même
réer24 février 1797. Faisant partie de l’avant-gar- giment 1 mars 1793 puis enseigne au
régierde de l’armée de Réserve 1800, il se distingue ment d’infanterie légère de Mathieu 1 mars
er eà l’attaque du pont de Plaisance 1 mai 1800 1794 et lieutenant au 3 bataillon de
chaset à la bataille de Marengo 14 juin 1800. Chef seurs 5 août 1795, il fait campagne en
erd’escadron au 1 hussards 16 septembre 1805, Hollande 1793-94, à l’armée du Nord 1796 et
il participe à la campagne de 1805 à la en Nord Hollande 1799. Lieutenant en premier
eGrande Armée puis à celle de 1806. Il est âgé au 3 bataillon de chasseurs 14 août 1799, il
de près de 44 ans lorsqu’il est promu colonel se distingue contre les Anglais à la prise du
pour être pourvu du premier régiment de chas- village de Schoorldam et est promu
capitaiseurs ou de hussards venant à être vacant ne sur le champ de bataille 19 septembre
20 octobre 1806. Il se fait remarquer au com- 1799. Admis avec le grade de capitaine aux
bat de Golymin où il soutient les attaques ré- grenadiers de la Garde royale hollandaise
itérées de la cavalerie russe et prend un 5 juillet 1805, il est détaché comme
capitaieétendard à l’ennemi 5 janvier 1807, et est nom- ne adjoint à l’état-major du 2 corps de la
er ermé à l’emploi de colonel titulaire du 1 régi- Grande Armée 1 août 1805 et participe en
ment de hussards 6 janvier 1807. Il termine en cette qualité à la campagne de 1805 en
cette qualité la campagne de 1807 et est bles- Autriche. Aide de camp du général Jean
ersé au combat de Hoff 6 février 1807. Employé Noguès 1 juillet 1806, lieutenant-colonel aux
à l’armée d’Espagne 1808-10, il est obligé de grenadiers de la Garde royale hollandaise
ese retirer du service actif pour raison de santé. 5 octobre 1806 puis colonel du 6 régiment
e erCommandant d’armes de 3 classe 20 août d’infanterie de ligne hollandais 1 août 1808,
e1810, désigné pour exercer ses fonctions à il fait campagne au 10 corps de l’armée
Ostende 7 octobre 1810, il est admis à jouir d’Allemagne, se distinguant contre les troupes
d’une solde de retraite de 2 616 F 13 décembre de Schill à l’assaut de Stralsund 31 mai 1809
er1810. Il est remis en activité aux Cent-Jours en et à l’attaque de Rugen 1 juin 1809. Nommé
qualité de colonel à l’état-major du premier à l’emploi d’adjudant commandant dans
l’arinspecteur général de la gendarmerie 3 avril mée française après la réunion de la Hollande
e1815 puis de colonel de la 21 légion de gen- à l’Empire 8 février 1811, il est employé à
l’étatdarmerie à Metz 19 mai 1815 et est replacé major de l’armée de Catalogne 25 juillet 1811
dans sa position de retraite 28 juillet 1815. jusqu’à la chute de l’Empire en 1814. Sa
déDécédé à Versailles (Yvelines), boulevard mission du service de la France acceptée
de la Reine n° 107, le 6 avril 1841 à sept heures 23 janvier 1815, il reprend ses fonctions dans
du soir ; inhumé après obsèques en l’église l’armée des Pays-Bas avec le grade de
géNotre-Dame de Versailles le 9 avril 1841 dans néral major 21 avril 1815 et commande la
le cimetière de Château-Thierry (Aisne) où la forteresse de Bergen. Élevé au grade de
lieusépulture existe encore de nos jours (Canton tenant général 24 novembre 1816, il est
re10, tombe 5). traité 21 décembre 1818.
Décorations et distinctions Décédé à Breukelen (Pays-Bas) le 3 février
L.h. : Ch. 18 décembre 1803 ; O. 7 janvier 1807. 1856 ; inhumé à Breukelen où la sépulture
Ch. de l’ordre de la Couronne de Fer 4 octobre existe encore de nos jours.
1808. Décorations et distinctions
C. de l’ordre militaire de Maximilien Joseph L.h. : Ch. 16 juillet 1813.
de Bavière 14 juillet 1810. Ch. de l’ordre de la Réunion 7 mars 1812.
Baron de l’Empire par l.p. du 19 mars 1808 et C. de l’ordre du Danebrog 1809.
du 19 janvier 1812. Ch. de l’ordre de l’Union de Hollande 16
féerBénéficiaire d’une dotation de 10 000 F sur les vrier 1807 avec rang du 1 janvier 1807.
erbiens réservés en Westphalie 17 mars 1808. Baron avec dotation de 3 000 florins 1 juillet
1810.
BEHR (Jean Martin, baron) est né à
Grave-surMeuse (Pays-Bas) le 12 mars 1776, fils de Jean BELLANGÉ (Pierre Jean) est né à Nîmes (Gard)
Jacob Behr et d’Élisabeth Tulleman. le 15 janvier 1772, fils de Pierre Bellangé,
marEntré au service de la Hollande comme chand, et de Marguerite Guichard ; marié à
cadet au régiment suisse de Stokar de Neuforn Marguerite Bissot.
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BELLINA-SKUPIEWSKI
eLieutenant adjoint à l’état-major de l’ar- 1823 et est nommé colonel du 4 régiment
d’inmée des Alpes 20 décembre 1792, il devient fanterie de ligne 17 octobre 1823. Promu
maaide de camp du général Brunet 10 avril 1793, réchal de camp 22 1830 et placé en
est blessé à l’affaire du camp des Fourches disponibilité, il est compris en cette qualité
8 juin 1793 et est maintenu dans ses fonctions dans le cadre d’activité de l’état-major
généerà sa nomination de capitaine au 1 bataillon ral 22 mars 1831. Commandant supérieur de
erde pionniers 1 juillet 1793. Resté sans emploi la garde nationale de Marseille 1831, il est
déaprès la mise en état d’arrestation du général signé comme commandant le département
Brunet 8 août 1793, il est nommé sous-lieute- de la Corse 19 novembre 1831 mais cet ordre
nant au bataillon de réquisition des Bouches- est révoqué 2 décembre 1831. Admis dans le
erdu-Rhône dit 1 des Phocéens 1794 et fait cadre de réserve 8 mars 1834, il est retraité
campagne à l’armée des Pyrénées orientales par ordonnance du 16 novembre 1834 avec
er1794-95. Adjudant de place à Figueras 30 dé- jouissance du 1 septembre 1834.
cembre 1794, il est réformé après le rétablis- Décédé à Montpellier (Hérault), rue de
lasement de la paix avec l’Espagne 9 septembre Merci, le 27 février 1839 à huit heures du
mare1795. Il reprend du service à la 1 légion du tin ; inhumé le lendemain à Montpellier.
Nord avec le grade de capitaine à titre pro- Décorations
visoire 19 mars 1807 puis à titre définitif 29 avril L.h. : Ch. 24 avril 1812 ; O. 14 octobre 1823 ;
1807, participant au siège de Dantzig d’avril C. 29 octobre 1826.
à juin 1807 ; il y commande la redoute n° 6 St-Louis : Ch. 8 octobre 1816.
et y est blessé. Quittant sur sa demande la lé- Décoré de l’ordre de Saint-Ferdinand
egion du Nord qui vient de passer au service d’Espagne (2 classe) 23 novembre 1823 et de
du roi de Saxe 12 novembre 1807, il est affecté l’ordre de Saint-Wladimir de Russie.
ecomme capitaine à la suite au 22 régiment
d’infanterie de ligne 31 mars 1808 puis part BELLINA-SKUPIEWSKI (Antoine, baron de) est né
pour l’Espagne en qualité d’adjoint à l’état- en Galicie en 1778.
emajor du 4 corps 27 septembre 1808. Chef de Sergent 27 octobre 1797 puis
sergent-mabataillon 23 juin 1810, il passe à l’armée du jor 31 mai 1799 à la légion polacco-italienne,
Midi en Espagne juillet 1810 et est chef d’état- il sert en Italie 1797-1801 et obtient le grade
major du gouvernement de Malaga lorsqu’il de sous-lieutenant 24 avril 1802. Après avoir
reçoit l’ordre de rejoindre le quartier général fait campagne en Calabre où il est blessé au
de la Grande Armée en Saxe 11 juin 1813. combat de Codron 30 juillet 1806, en Pologne
Âgé de 41 ans et comptant 9 ans de services où il est blessé 24 décembre 1806, en Espagne
effectifs, il est promu adjudant commandant 1809-11 comme officier adjoint à l’état-major
e epour servir à l’état-major du 2 corps d’armée du 9 corps d’armée, en Russie 1812, il est
er e1 juillet 1813 en Saxe puis en France 1814. nommé lieutenant au 2 régiment
d’infanteMis en non activité sous la Première rie de la Vistule 24 juillet 1812. Désigné en
Restauration octobre 1814, il est remis en ac- qualité d’officier interprète à l’état-major
géetivité comme chef d’état-major de la 2 divi- néral de la Grande Armée 2 mai 1813, il prend
ersion d’infanterie du 1 corps d’observation à part à la campagne d’Allemagne en 1813 et
eLille 23 avril 1815 puis de la 8 division mili- est blessé dans une charge de cavalerie
taire à Marseille 10 juin 1815, mais cesse ses 22 mai 1813. Nommé capitaine adjoint à
efonctions 15 juin 1815. Lieutenant du roi à titre l’état-major du 12 corps de la Grande Armée
provisoire à Toulon en juillet 1815, il exerce 7 juillet 1813 puis chef d’escadron attaché au
eprovisoirement les fonctions de chef d’état-ma- 8 corps de la Grande Armée 14 octobre 1813,
ejor de la 2 subdivision (Basses-Alpes, Var) de il reçoit un coup de feu au bras droit 19
oce ela 8 division militaire 4 août 1815 puis est at- tobre 1813. Chef d’escadron au 7 régiment
taché à l’état-major de la place de Toulon de chevau-légers pendant la campagne de
26 août 1815. Colonel de la légion de la France 1814, il donne sa démission, celle-ci
Guadeloupe 22 juillet 1816, il est, à son retour étant acceptée en août 1814. Il rejoint
en France, admis au traitement de réforme 28 l’Empereur à l’île d’Elbe et, à son retour en
juillet 1819. Appelé à commander le quartier France aux Cent-Jours, est promu colonel
egénéral du 2 corps de l’armée des Pyrénées 15 mai 1815, prenant part à la campagne de
15 mars 1823, il participe à la guerre d’Espagne Belgique à l’état-major de l’armée du Nord.
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BELLINA-SKUPIEWSKI
Après s’être exilé en 1815 aux Etats-Unis, il ar- Décorations
rive à Buenos-Aires en 1817 ; il est nommé gé- L.h. : Ch. 23 mars 1814.
néral de brigade dans l’armée de San Martin St-Louis : Ch. 27 juin 1814.
mais est relevé de son commandement dès
le 15 mai 1817 et cesse dès lors de servir. BELPREY (Charles) est né le 12 janvier 1740 à
Lunéville (Meurthe-et-Moselle), fils de Nicolas
BELLY de BUSSY (David Victor) est né à Beaurieux Belprey, garde du corps du roi de Pologne, et
(Aisne) le 19 mars 1768, fils de Michel Jean de Françoise Ginet ; marié à Angélique Maheu
Baptiste Belly de Bussy, écuyer, mousquetai- de la Moutée.
rere du roi de la 1 compagnie, et de Louise Entré dans les gardes du corps du roi de
erHenriette Thérèse Reine Gondallier de Tugny. Pologne, duc de Lorraine et de Bar 1 juillet
Élève à l’École militaire de Paris 1782, il en 1759, il reçoit le brevet de lieutenant de
casort en 1785 et est affecté au même régiment valerie 18 janvier 1762. Lieutenant au
régique Napoléon Bonaparte, le régiment d’ar- ment d’Angoumois (infanterie) 24 janvier 1762,
tillerie de La Fère où il sert en qualité de lieu- il s’embarque à Bordeaux sur le vaisseau le
ertenant en second 1 septembre 1785, Bien Acquis pour rejoindre Saint-Domingue et
erlieutenant en premier 1 avril 1791 et capi- est fait prisonnier par les Anglais. A son retour
taine 6 février 1792. Démissionnaire, il émigre de captivité, il est réadmis dans les gardes du
er er1 juin 1792 et rejoint l’armée du duc de corps du roi de Pologne 1 mars 1763. Élève
Bourbon ; capitaine d’artillerie au corps franc lieutenant en second à l’École du génie de
du colonel de Quiefdeville 9 mai 1794, il fait Mézières 14 avril 1764, il est reçu ingénieur
orcampagne dans les Flandres puis participe dinaire (lieutenant en premier) au corps du
erau débarquement de Quiberon juillet 1795. génie 1 janvier 1765. Capitaine 25 août 1773,
erLicencié avec son corps 1 janvier 1796, il sert il sert à l’armée du Nord 1792, est nommé
lieuerensuite dans l’artillerie portugaise 1797. Rentré tenant-colonel 1 février 1793 et employé au
en France 1802, il devient maire de Beaurieux. Quesnoy lorsqu’il est suspendu de ses
foncAu matin du 6 mars 1814, il rejoint, sur de- tions 12 mai 1793. Réintégré par arrêté du
mande de l’Empereur qui le connaît person- Comité de Salut public 20 août 1794, il reçoit
nellement, le quartier général de la Grande l’ordre de rejoindre l’armée du Nord. Promu
Armée et se met à sa disposition pour guider chef de brigade 3 juillet 1795 à l’âge de 55 ans
l’aile gauche française lors de la bataille de et après 36 ans de services, il est désigné pour
Craonne 6 et 7 mars 1814. Ayant apprécié les exercer les fonctions de directeur des
fortifiservices ainsi rendus, l’Empereur le nomme le cations à Anvers puis à Cherbourg 8 mai 1797.
même jour colonel d’artillerie et son aide de Il est chargé en 1808 d’inspecter les directions
camp 11 mars 1814. Il prend part en cette des fortifications de Perpignan, Bayonne,
qualité aux dernières batailles de la cam- Rochefort, La Rochelle et Port-Louis. Admis à
pagne de France (Reims, Arcis-sur-Aube, Saint- la retraite 14 juillet 1810 avec pension fixée à
Dizier) et assiste aux Adieux de Fontainebleau 3 000 F 14 septembre 1810.
er20 avril 1814. Mis en non activité 1 juillet Décédé à Avranches (Manche), rue
Dame1814, il est rappelé au service en qualité d’ad- Jeanne-Destouches, le 30 janvier 1823 à deux
joint à la direction d’artillerie de La Fère heures du matin ; inhumé le lendemain dans
12 mars 1815. Rallié à Napoléon au retour de le cimetière communal après obsèques en
l’île d’Elbe, il est affecté au parc d’artillerie de l’église Saint-Gervais.
la Garde impériale 11 avril 1815 et reprend Décorations
ses fonctions d’aide de camp de l’Empereur L.h. : Ch. 11 décembre 1803 ; O. 14 juin 1804.
pour participer à la campagne de l’armée du St-Louis : Ch. 27 août 1786.
Nord en Belgique juin 1815. Remis en non
acertivité 1 septembre 1815, il est retraité avec BÉLUZE (Gabriel) est né à Montagny (Loire) le
pension du grade de maréchal de camp par 19 novembre 1769, fils de Marcelin Béluze,
ordonnance du 31 janvier 1830 avec jouis- marchand, et de Marie Desvernoy ; marié à
sance du 11 novembre 1829. Catherine Appieto.
Décédé à Beaurieux le 2 janvier 1848 à Entré au service comme capitaine au
equatre heures du soir ; inhumé dans le cime- 6 bataillon de volontaires de Rhône-et-Loire
tière communal. 7 septembre 1792, il sert aux armées des
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BERGER
Vosges 1792, de Mayence 1793, du Rhin 1794, BÉNUZAN (Jean Joseph) est né à Toulouse
des Ardennes, de la Moselle, de Mayence (Haute-Garonne) le 16 décembre 1764, fils de
e1794-95. Capitaine à la 202 demi-brigade de Pierre Bénuzan et de Jeanne Dusau.
ebataille 19 juin 1795 puis à la 53 demi-bri- Enrôlé en qualité de soldat au régiment
gade d’infanterie de ligne 23 février 1798, il du Forez 7 mars 1782, il sert comme caporal
fait campagne aux armées du Nord et de 25 décembre 1785 et sergent 11 juillet 1789
eSambre-et-Meuse 1796-98, du Danube et au même régiment devenu 14 régiment
d’ined’Helvétie 1799 et du Rhin 1800. Nommé chef fanterie en 1791. Adjudant-major au 3
baede bataillon 17 avril 1801 à la 53 de ligne de- taillon de chasseurs francs du Nord 25 octobre
evenue 53 régiment d’infanterie de ligne à l’or- 1792 et capitaine 15 mars 1793, il prend part
ganisation du 24 septembre 1803, il est aux opérations de l’armée du Nord 1792-95.
employé à l’armée d’Italie 1805-06 et prend Incorporé avec son grade à la demi-brigade
part à la campagne de 1809 contre l’Autriche, des tirailleurs formée à Nimègue 19 juin 1795
eses services étant récompensés par sa nomi- puis à la 15 demi-brigade d’infanterie
légèenation au grade de major 30 mai 1809. re de 2 formation 9 avril 1796, il fait
cameCommandant de la 3 demi-brigade provi- pagne aux armées de Sambre-et-Meuse
er esoire en Hollande 1 août 1809 puis de la 6 1795-96, d’Italie, de Rome et de Naples
1797demi-brigade provisoire 6 juin 1810, il accè- 99, et après avoir été nommé chef de bataillon
er ede au grade de major du 1 régiment de la à la 15 légère 24 juin 1799, combat à l’armée
eMéditerranée 20 août 1810 devenu 35 régi- de réserve en Italie 1800 et à l’armée des
ement d’infanterie légère 20 septembre 1812. Grisons 1801. Major du 22 léger 22 décembre
Âgé de 44 ans et comptant 21 ans de services, 1803 à l’armée d’Italie de 1805 à 1810,
coloeil est promu colonel du 103 régiment d’in- nel en second 15 avril 1811, il est promu
coefanterie de ligne 24 janvier 1814 qu’il rejoint lonel du 112 régiment d’infanterie de ligne
à l’armée des Pyrénées. Mis en non activité 5 7 septembre 1811 à l’âge de 46 ans et après
décembre 1814. 29 ans de services et rejoint la Grande Armée
Décédé à Roanne (Loire), rue du Collège, en Saxe 1813. Des infirmités graves le mettant
le 18 février 1818 à une heure du matin ; in- dans l’impossibilité de continuer un service
acerhumé le lendemain après obsèques en la pa- tif, il est admis à la retraite 1 mai 1813, sa
roisse Saint-Étienne. pension étant fixée à 2 174 F 10 août 1813.
Décorations Décédé à Toulouse, rue Fourbastard n° 4,
L.h. : Ch. 14 juin 1804. le 12 juin 1817 à cinq heures du matin.
St-Louis : Ch. 7 mars 1815 Décorations
L.h. : Ch. 25 mars 1804.
BENTZEL (Godefroy Marsilien Ignace Jean von)
est né à Mayence (Allemagne) le 12 avril BERGER (Joseph Jacques) est né à Fresnay –
au1768, fils de François Anselme von Bentzel et jourd’hui Fresnay-sur-Sarthe (Sarthe) – le
d’Ernestine von Platz. 11 mars 1760, fils d’Ambroise Berger,
cabareEntré au service de la France comme sous- tier, et de Marie Fauvel ; marié à Marie Félicité
lieutenant au régiment de Salm-Salm 15 avril Guitton, séparé de corps et de biens en 1816.
1788, il donne sa démission au début de la Après avoir servi comme volontaire de la
erRévolution 1 juin 1790. Après avoir servi en marine à bord des vaisseaux le Terrible et la
Russie comme major 12 octobre 1798, lieute- Bretagne 1781-82, il est enrôlé comme
capier ernant-colonel 1 janvier 1804 et colonel du taine au 1 bataillon de volontaires de la
er20 décembre 1808 au 15 mars 1811, date à Sarthe 1 septembre 1791 et, faisant
camlaquelle il démissionne, il est admis dans l’ar- pagne à l’armée du Nord, reçoit un coup de
mée française comme colonel en second du biscaïen à la bataille de Jemmapes 6
noe2 régiment étranger 28 janvier 1813 ; arrivé vembre 1792. Lieutenant-colonel en chef du
er eà Corfou, dans les îles Ioniennes 1 juin 1813, 2 bataillon de volontaires de la Sarthe 29 août
il prend le lendemain le commandement des 1793, il est promu chef de brigade de la
dee e e2 et 5 bataillons du 2 régiment étranger. mi-brigade de la Sarthe 18 mai 1795 et est mis
eRentré de Corfou après la chute de l’Empire, à la suite de la 7 demi-brigade d’infanterie
eil est informé de son admission à la retraite légère de 2 formation à sa création 19
oc7 mars 1815. tobre 1796. Il en prend le commandement
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BERGER
deux ans plus tard 26 juillet 1798, sert pen- Marie Antoine Prosper de Bergeret, capitaine,
dant toute cette période aux armées de et d’Anne Marie Marguerite Hélène de
Sambre-et-Meuse, de Vendée, des Pyrénées Rocque ; marié à Jeanne Agariste Guérineau
orientales et occidentales, d’Italie et de Naples de la Varenne.
eet est blessé à trois reprises, au bras droit, à la Enrôlé comme dragon au 13 régiment de
jambe gauche et à la tête. Passé au com- cette arme 7 octobre 1798, il sert de 1800 à
emandement de la place de Gaète 11 mai 1809 au 8 régiment de hussards comme
foure1799, il est mis à la suite de la 7 légère 10 fé- rier 8 juin 1800, maréchal des logis 20 juin
vrier 1800 puis est nommé commandant de 1802, maréchal des logis-chef 13 décembre
la place de Lucques 3 janvier 1801. Après 1803, adjudant sous-officier 21 mai 1804,
sousavoir participé à l’expédition de Saint- lieutenant 27 décembre 1805, lieutenant 26
Domingue 1802-04 comme commandant de avril 1809, faisant campagne aux armées
la ville et du quartier des Cayes 3 juin 1802 et d’Helvétie, du Danube et du Rhin 1798-1801
de la division du Sud 21 décembre 1802, il est et à la Grande Armée 1805-07. Cité pour sa
attaché à l’état-major général de la Grande conduite à la bataille d’Austerlitz 2 décembre
Armée 3 novembre 1805 et exerce les fonc- 1805, il est blessé de deux coups de sabre, l’un
tions de commandant de place à Burkersdorf à la main droite, l’autre à l’épaule gauche à
5 septembre 1806, Iéna 16 octobre 1806, la bataille d’Iéna 14 octobre 1806. Prenant
Dabens 29 octobre 1806, Meckern 8 septembre part à la campagne de 1809 contre l’Autriche
1807, Wittenberg 7 novembre 1807. Appelé à l’armée d’Allemagne, il est choisi par le
géà faire partie de l’état-major du gouverneur néral Marulaz pour être son aide de camp
de Dantzig 8 novembre 1808, il est désigné 29 avril 1809 et reçoit les épaulettes de
capicomme commandant du fort de Birchsberg et taine à l’issue de la campagne 23 juillet 1809.
de Hagelsberg 30 mars 1810 et du fort de Capitaine adjoint à l’état-major général de la
Weichselmünde 13 mars 1811 puis comme Grande Armée 13 février 1812, il participe à
commandant de la place de Dantzig 27 dé- la campagne de Russie 1812, reçoit un coup
cembre 1812, étant fait prisonnier de guerre de feu à l’épaule gauche au combat de
à la suite de la violation de la convention de Witepsk 27 juillet 1812 et est nommé chef
d’escapitulation de cette place 2 janvier 1814. cadron 4 août 1812. Faisant campagne à la
Breveté colonel commandant d’armes à son Grande Armée en Saxe 1813, il est promu
aderretour en France 1 novembre 1814, il est nom- judant commandant 15 octobre 1813 à l’âge
mé en cette qualité à Melun 27 juin 1815 et, de 35 ans et après 15 ans de services et
exeradmis à prendre sa retraite 5 février 1816, est ce les fonctions de sous-chef d’état-major de
retraité avec pension de 2 037 F 23 mars 1816. la cavalerie de la Garde impériale 20
noeDécédé à Paris (5 arrt), rue de Lancry vembre 1813. Lors de la campagne de France
n° 93, le 25 avril 1830 ; inhumé le lendemain 1814, il est blessé d’un coup de biscaïen à
à Paris, cimetière de l’Est. l’avant-bras droit à la bataille de Craonne
Décorations 7 mars 1814. Après avoir servi pendant les
L.h. : Ch. 12 juin 1813. Cent-Jours à l’armée du Rhin 1815, il est mis
St-Louis : Ch. 26 octobre 1814. en non activité puis classé colonel à la suite
du corps royal d’état-major à l’organisation du
BERGER 27 mai 1818. Colonel du régiment de dragons
Ancien colonel du royaume de Westphalie de la Garonne 11 septembre 1822, il fait
pareet aide de camp de Jérôme Bonaparte, ad- tie du 2 corps d’observation de Murcie en
mis au service de la France aux Cent-Jours Espagne 1823 et conserve le commandement
en qualité de colonel par décret du 9 juin 1815, de son régiment lorsque celui-ci prend la
déeil prend part à la campagne de Belgique à nomination de 3 dragons 1825. Nommé
coe el’état-major de la 6 division d’infanterie du lonel de la 14 légion de gendarmerie à
e2 corps de l’armée du Nord. La mesure prise Carcassonne 6 juin 1830, il ne rejoint pas sa
par le décret du 9 juin 1815 est annulée par nouvelle affectation et, sur sa demande, est
erl’ordonnance du 1 août 1815. admis à faire valoir ses droits à la retraite 8
septembre 1830. Retraité avec pension de 3 528 F
BERGERET (Charles Xavier Louis de) est né à par ordonnance du 26 juin 1831 avec
jouiserColmar (Haut-Rhin) le 9 juillet 1778, fils de sance du 1 mai 1831.
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BERGH
Décédé à Donnemain (Eure-et-Loir), do- BERGERON (Jean Denis) est né à
Saint-Germainmaine de la Varenne, le 2 août 1865 à une en-Laye (Yvelines) le 5 juin 1757, fils de
heure du matin ; inhumé dans le cimetière de François Bergeron, écuyer, valet de la
gardeDonnemain-Saint-Mamès où la sépulture exis- robe du roi, et d’Angélique
Lavercheftait encore en 1985 (chapelle funéraire). Duparcq ; marié en secondes noces à Charlotte
Décorations Thérèse Capet, veuve Maricourt.
L.h. : Ch. 14 avril 1807 ; O. 3 avril 1814, confir- Après avoir été enrôlé comme dragon au
mé par ord. du 7 janvier 1817 ; C. 24 décembre régiment de Penthièvre-Dragons 26 août 1772
1824 avec rang du 14 octobre 1823. et employé aux gardes du corps du comte
erSt-Louis : Ch. 19 août 1818. d’Artois 1 novembre 1773, il sert avec le
graDécoré de l’ordre de Saint-Ferdinand de de lieutenant à la légion de Nassau 8
féed’Espagne (2 classe) 23 novembre 1823. vrier 1779, aux volontaires de la marine 8 juillet
1779 et à la légion de Lauzun 26 juin 1781.
SousBERGERON (Armand Jean) est né à Paris le lieutenant dans la maréchaussée 20 décembre
7 avril 1765, fils d’Armand Jean Bergeron, 1781, avec brevet de lieutenant de cavalerie
bourgeois de Paris, et de Jeanne Françoise 27 décembre 1781, il est affecté comme
lieuForié ; marié à Marie Adélaïde Forié. tenant à la compagnie de gendarmerie des
Gendarme avec rang de sous-lieutenant Pyrénées-Orientales 19 juin 1791.
Lieutenantede cavalerie dans la gendarmerie de France, colonel en chef du 3 bataillon de volontaires
compagnie des gendarmes anglais 12 mai des Pyrénées-Orientales 4 novembre 1792, il
1782 jusqu’à la réforme de cette compagnie fait campagne à l’armée des Pyrénées
oriener1 avril 1788, il est nommé lieutenant en se- tales et entre le premier dans la redoute de
cond au bataillon de garnison de l’île de France Peyrestortes 8 septembre 1793. Participant au
26 avril 1788. Capitaine dans la garde natio- siège de Toulon, il se distingue à l’affaire du 30
ernale parisienne soldée 1 septembre 1789 puis novembre 1793 et est blessé d’un coup de feu
eau 104 régiment d’infanterie 3 août 1791, il à la cuisse à l’attaque du 17 décembre 1793.
obtient les grades de lieutenant-colonel en se- Employé aux armées des Alpes et d’Italie
1794cond 22 septembre 1792 et de lieutenant-co- 95, il est promu adjudant général chef de
balonel en premier 15 octobre 1792 au même taillon 29 août 1794 puis adjudant général chef
régiment. Promu colonel 12 avril 1793, il de- de brigade 9 janvier 1795. Mis à la disposition
evient chef de brigade de la 183 demi-brigade du général Hoche, commandant en chef de
ede bataille 19 juillet 1794 puis de la 28 demi- l’armée des Côtes de l’Océan 26 février 1796,
brigade d’infanterie de ligne 10 octobre 1796, il exerce les fonctions de commandant d’armes
erfaisant campagne à l’armée du Nord 1792-96. à Caen 22 mars 1796, puis à Besançon 1
noIl cesse ses fonctions pour devenir chef de bri- vembre 1796, à Charleroi 21 février 1799, à
egade de la 9 division de gendarmerie à Briançon 3 juillet 1799, à Neuf-Brisach 3 juin
eToulouse 10 juin 1797. Commandant la 6 lé- 1801, à Coblence 24 juin 1802 et est admis au
egion à Tours 5 septembre 1801, devenue 7 lé- traitement de réforme 23 septembre 1804.
gion à l’organisation du 5 septembre 1814, il Commandant d’armes à Hanovre 2 mai 1809
est remplacé dans son commandement aux et à Bois-le-Duc 15 septembre 1809, il est à
nouCent-Jours et mis à la suite du corps de gen- veau admis au traitement de réforme 12 juillet
darmerie en attendant la fixation de sa solde 1810. Remis en activité comme commandant
de retraite 27 mars 1815. Il est admis à jouir d’armes de la place de Dantzig 13 mars 1811.
d’une pension de 1 687 F 9 juin 1815, Louis XVIII Décédé à Dantzig – aujourd’hui Gdansk
lui accordant celle afférente au grade de ma- (Pologne) – le 8 décembre 1812 à quatre
réchal de camp (4 000 F) 6 octobre 1815. heures de l’après-midi.
eDécédé à Paris (2 arrt), rue Chantereine Décorations
n° 28, le 27 avril 1824 à trois heures du matin. L.h. : Ch. 25 mars 1804.
S. : 140 337,78 F auxquels il faut ajouter une
maison de campagne et son mobilier à BERGH (Gédéon Léonard van den) est né à
Eaubonne. Rover près de Berg-op-Zoom (Pays-Bas) le
Décorations 16 avril 1757, fils de Martin van den Bergh et
L.h. : Ch. 5 février 1804 ; O. 14 juin 1804. de Sidonie Wilhelmine van Schweinitz ;
maSt-Louis : Ch. 29 juillet 1814. rié à Louise Vieneck.
91C. Lettre B 1.qxd:2013 27/05/13 15:20 Page 92
BERGH
Entré au service de la Hollande en quali- nouveau 25 novembre 1796. Aide de camp
erté de cadet au corps de l’artillerie 1 juillet 1767 du général Miollis 21 mars 1797 et
commiset congédié 10 mai 1769, il est enrôlé au régi- sionné dans ses fonctions 19 juillet 1798, il
contierment d’infanterie van Oijen 1 juillet 1769 et nue de servir en Italie 1798-1800 et est nommé
y sert comme enseigne 21 novembre 1770. chef de bataillon à titre provisoire par le
géLieutenant au même corps devenu régiment néral en chef de l’armée d’Italie 21 mai 1800.
erd’Hardenbrock 1 mai 1779, il est appelé à Confirmé dans ce grade avec rang à la date
commander la place de Lillo 24 novembre de sa nomination provisoire 11 octobre 1801,
1784 et reprend ses fonctions au régiment il est employé à l’armée de Naples comme
ed’Hardenbrock 12 février 1786. Nommé capi- chef de bataillon au 52 régiment
d’infantetaine 29 juin 1787, il donne sa démission la rie de ligne 3 septembre 1808. Participant en
même année. Réintégré dans l’armée de la cette qualité à la campagne contre l’Autriche
République batave en qualité de capitaine 1809, il est promu adjudant commandant
8 juillet 1795, il obtient le grade de major 29 juin 9 juillet 1809, âgé de 41 ans et après 16 ans
1799 et est blessé d’un coup de feu au côté de services. Chef d’état-major de la division
droit lors de la campagne en Nord Hollande Pacthod, il est désigné pour exercer les
fonce e27 août 1799. Chef de bataillon à la 7 demi- tions de chef d’état-major de la 30 division
brigade d’infanterie de ligne 10 novembre militaire à Rome 20 octobre 1810.
e1803, major du 8 régiment d’infanterie de ligne Décédé à Rome (Italie) le 13 janvier 1812 ;
e24 septembre 1806, il est promu colonel du 7 inhumé au pied du maître-autel de l’église des
régiment d’infanterie de ligne 23 octobre 1806. Saints-Apôtres de Rome ; son cœur ramené
eMis à la suite du 124 régiment d’infanterie de en France, inhumé d’abord à Crolles (Isère),
ligne français après la réunion de la Hollande a été déposé dans un monument funéraire au
à la France 17 septembre 1810 puis à la dis- cimetière de La Tronche.
position du ministre de la Guerre 22 novembre Décorations
1811, il est nommé commandant d’armes et L.h. : Ch. 14 juin 1804.
mis en non activité. Sa démission ayant été Auteur de “La campagne de 1809 en Italie,
eacceptée 22 juin 1814, il reprend du service journal historique du 52 régiment de ligne”,
dans l’armée des Pays-Bas comme colonel com- in Carnets de la Sabretache, août 1908.
mandant de la place de Philippeville.
eCommandant d’armes de 2 classe d’Anvers BERNARD (Ignace Blesmond) est né à
Saintet de sa citadelle 16 mars 1816, il est promu Côme d’Olt, hameau de Sonilhac (Aveyron)
général major titulaire 24 novembre 1816 et le 3 juillet 1768, fils de Jean Bernard et de
est retraité par décret du 25 avril 1820. Louise Besombes.
eDécédé à Amsterdam (Pays-Bas) le 6 no- Engagé comme soldat au 2 bataillon de
ervembre 1825. volontaires de l’Aveyron 1 avril 1792,
capoDécorations ral au même bataillon 19 février 1794 puis à
eCh. de l’ordre de la Réunion 7 mars 1812. la 56 demi-brigade de bataille au premier
Ch. de l’ordre de l’Union de Hollande 16 fé- amalgame 16 avril 1794, il est nommé
fourervrier 1807 avec rang du 1 janvier 1807. rier 26 mars 1795 puis sergent 14 mai 1796
avant d’être incorporé au second amalgame
eBERNARD (François) est né à La Tronche (Isère) à la 85 demi-brigade d’infanterie de ligne
le 28 décembre 1767, fils de Louis Bernard, la- 19 juin 1796, faisant campagne de 1792 à
boureur, et de Madeleine Bertier. 1797 aux armées des Alpes et d’Italie et
reeLieutenant au 6 bataillon de volontaires cevant une blessure par coup de feu à la
bade l’Isère 24 septembre 1792, il sert à l’armée taille de Loano 17 avril 1794. Prenant part à
des Alpes 1792-93 puis au siège de Toulon sep- l’expédition d’Égypte avec l’armée d’Orient, il
etembre-décembre 1793. Incorporé à la 46 de- accède aux grades d’adjudant sous-officier 23
mi-brigade de bataille 28 février 1794, il est juillet 1798 et de sous-lieutenant 13 mai 1799
eemployé à l’armée d’Italie, obtient le grade à la 85 de ligne et devient aide de camp du
de capitaine 4 juillet 1795 et est blessé à Dego général Joseph Lagrange 3 juin 1799.
e15 avril 1796. Faisant partie de la 39 demi- Maintenu dans ses fonctions lors de sa
nomibrigade d’infanterie de ligne affectée à l’ar- nation au grade de lieutenant 6 mai 1800, il
mée d’Italie 23 mai 1796, il est blessé à est nommé capitaine à titre provisoire par le
92C. Lettre B 1.qxd:2013 27/05/13 15:20 Page 93
BERNARD
général en chef de l’armée d’Orient 22 mars l’Océan 1803-04 avant de recevoir l’ordre de
1801 et est confirmé dans son grade après son rejoindre Cayenne en Guyane 24 septembre
retour en France 3 octobre 1803. Continuant 1804. Lieutenant en premier 6 mars 1806 et
ede servir auprès du général Lagrange, il est capitaine en second au 5 régiment
d’artilleembarqué sur l’escadre de l’amiral Missiessy rie à pied 9 septembre 1806, il est fait
prisonfin 1804, participe à l’expédition de la nier de guerre à la suite de la capitulation de
Dominique janvier-février 1805 et fait cam- Cayenne 12 janvier 1809 et, libéré sur
paropagne à l’armée du Nord 1805, à la Grande le, rentre en France 26 avril 1809. Employé à
Armée 1806-07, en Espagne 1808-10, avec le la manufacture d’armes de Tulle 8 juin 1809,
grade de chef de bataillon 14 août 1809, en à l’armée du Nord 21 août 1809 et à la
maRussie 1812 et en Saxe 1813 où il est blessé nufacture d’armes de Liège 19 octobre 1809,
par un coup de feu au combat d’Eichberg il est nommé capitaine en premier détaché à
e19 mai 1813. Il compte 21 ans de services et Paris 14 juillet 1810 puis est affecté au 3 corps
est âgé de près de 45 ans lorsqu’il est promu de l’armée d’Espagne en Aragon pour prendre
eadjudant commandant 18 juin 1813 pour exer- le commandement d’une compagnie du 5
ecer les fonctions de chef d’état-major de la 18 régiment d’artillerie à pied 25 août 1810.
edivision d’infanterie du 5 corps de la Grande Participant au siège de Tortosa, il est blessé à
Armée 31 juillet 1813. Blessé au premier com- la poitrine, à la main droite et à la tête avec
bat de Lowenberg 19 août 1813, il reçoit deux perte de l’œil gauche à la suite de l’explosion
coups de lance et un coup de sabre et est fait d’une bombe 30 novembre 1810. Chef de
baprisonnier de guerre devant Lowenberg taillon à l’état-major de l’artillerie de l’armée
er29 août 1813. A son retour en France, il est mis d’Aragon 2 mars 1811 puis au 1 régiment
eren non activité 11 juillet 1814 et est rappelé d’artillerie à pied 1 août 1811, il est désigné
au service aux Cent-Jours comme sous-chef pour exercer les fonctions de sous-directeur
d’état-major du corps d’observation du Var d’artillerie à Blaye 5 septembre 1811 puis de
e2 mai 1815. Chargé provisoirement des fonc- commandant de l’artillerie de la 11 division
e etions de chef d’état-major de la 8 division mi- d’infanterie du 3 corps de la Grande Armée
litaire juillet 1815, il est remis en non activité 20 janvier 1812. Il est maintenu dans son
comer1 août 1815 et retraité par ordonnance du mandement lors de sa nomination au grade
er16 juillet 1823 avec jouissance du 1 avril de major en second 2 septembre 1812.
1823. Promu au grade honorifique de maré- Commandant de l’artillerie à Thorn 5
nochal de camp 20 août 1823. vembre 1812, il est classé chef d’escadron au
eDécédé à Saint-Côme d’Olt le 6 janvier 2 régiment d’artillerie à cheval 4 mars 1813
e1843 à quatre heures du soir ; inhumé dans le puis au 4 régiment d’artillerie à cheval 10 juin
cimetière communal où la sépulture existe en- 1813 et, employé à l’armée d’Italie où il prend
core de nos jours. en 1814 le commandement de l’artillerie de
Décorations la première lieutenance, il est promu colonel
L.h. : Ch. 17 janvier 1805. 15 mars 1814 à l’âge de 33 ans et 17 ans après
St-Louis : Ch. 29 octobre 1814. son entrée à l’École polytechnique. Mis en non
eractivité 1 septembre 1814, il est remis en
acBERNARD (Melchior Louis) est né à Draguignan tivité 9 mars 1815. Directeur du parc
d’artille(Var) le 2 janvier 1781, fils de Louis Bernard, né- rie 10 avril 1815 puis chef d’état-major de
ergociant, et de Marie Emmanuelle Latil ; marié l’artillerie du 1 corps de l’armée du Nord
à Laure Aimée Gressier de La Grave le 7 juillet 21 avril 1815, il est mis en disponibilité à
l’is1817 à La Rochelle (Charente-Inférieure). sue de la campagne de Belgique et autorisé
Élève à l’École polytechnique 4 décembre à rentrer dans ses foyers à Paris 11 août 1815.
1796 et élève sous-lieutenant à l’École d’ar- Désigné comme commandant de l’artillerie à
tillerie de Châlons 12 mars 1798, il en sort lieu- Blois 18 septembre 1815, directeur d’artillerie
etenant en second au 6 régiment d’artillerie à à La Rochelle 20 septembre 1816 puis au Havre
pied 23 avril 1799 et sert en Italie 1799-1801. 28 septembre 1822, il est nommé
commane eLieutenant en second au 2 régiment d’ar- dant de l’artillerie du 2 corps de réserve en
tillerie à cheval 22 janvier 1801 puis lieute- Espagne 2 juillet 1823 mais est autorisé à
renant en premier au même régiment 29 octobre prendre ses fonctions de directeur d’artillerie
1803, il est employé à l’armée des Côtes de au Havre 19 juillet 1823. Retraité par
ordon93C. Lettre B 1.qxd:2013 27/05/13 15:20 Page 94
BERNARD
nance du 27 septembre 1826 avec jouissan- Décorations et distinctions
erce du 1 janvier 1826, il est promu au grade L.h. : Ch. 11 décembre 1803 ; O. 14 juin 1804.
honorifique de maréchal de camp 4 février Baron de l’Empire par l.p. du 20 juillet 1808.
1827. Donataire (4 000 F) sur les biens réservés en
eDécédé à Paris (11 arrt), rue de Westphalie 17 mars 1808.
Montparnasse n° 4 bis, le 22 février 1845 ;
inhumé le 24 à Paris, cimetière du Sud où la sé- BERTÈCHE dit LABERTÈCHE (Louis Florentin) est né
epulture existe encore de nos jours (8 division). à Sedan (Ardennes) le 13 octobre 1764, fils de
Décorations Jean Louis Bertèche, marchand, et de Marie
L.h. : Ch. 25 juin 1812 ; O. 3 décembre 1813. Louise Casimir Hussenot.
St-Louis : Ch. 19 juillet 1814. Entré au service comme sous-lieutenant
aux volontaires étrangers de la marine 21
janBERRUYER (Jean Baptiste, baron) est né à Lyon vier 1781, il prend part à la guerre
d’indé(Rhône) le 16 mai 1771, fils de Pierre Berruyer, pendance en Amérique 1781-83 et, à son
négociant, et d’Hélène Peloux. issue, obtient une sous-lieutenance au
régiEntré au service en qualité de sous-lieu- ment de la Martinique 18 mars 1784 dont il
ertenant au 1 régiment de carabiniers 10 mai démissionne 20 mars 1786. Enrôlé comme
1791, il est nommé lieutenant, aide de camp gendarme à la compagnie écossaise 14 mars
du général Berruyer, commandant la briga- 1787, il est réformé au licenciement du corps
erde des carabiniers 4 juin 1792 puis capitaine 1 avril 1788. Lieutenant à la compagnie de
à la légion germanique 4 septembre 1792, fai- gendarmerie des Ardennes 19 juin 1791, il
sant campagne aux armées du Centre et du fait campagne à l’armée du Nord, reçoit
Nord. Lieutenant-colonel de cette légion 12 mai 42 coups de sabre à la bataille de Jemmapes
e1793, il passe au 11 régiment de hussards 6 novembre 1792 et est nommé capitaine sur
epour y commander la 12 compagnie en le champ de bataille le jour même. Promu
econservant son rang de lieutenant-colonel chef de brigade du 16 régiment de chasseurs
16 juin 1793, obtient dix jours plus tard les à cheval 7 mars 1793, il en est détaché pour
épaulettes de chef d’escadron à titre provisoire commander l’École de Mars 17 mai 1794 puis
e26 juin 1793 et est confirmé dans ce grade reprend ses fonctions au 16 chasseurs 23
dé27 novembre 1795, servant aux armées du cembre 1794. Il est employé à l’armée de
Rhin, de l’Ouest, de Rhin-et-Moselle et l’Ouest et est blessé d’un coup de feu à
l’épaud’Helvétie 1793-98, puis à l’armée d’Italie 1799- le droite près de Craon (Mayenne) 13 octobre
1801, où il est blessé d’un coup de feu au bras 1795. Autorisé à se retirer dans ses foyers
droit à la bataille de la Trebbia 19 juin 1799 26 juin 1796, il est appelé successivement au
eet d’un coup de feu à la cuisse au passage du commandement de la 186 compagnie de
eMincio 25 décembre 1800. Promu chef de bri- vétérans 13 octobre 1797, de la 155
comegade du 21 régiment de chasseurs à cheval pagnie de vétérans 21 mars 1798, de la
e er e31 août 1803 à 32 ans et après 11 ans de ser- 6 compagnie du 1 bataillon de la 6
demivices, il fait partie de l’armée des Côtes de brigade de vétérans 22 novembre 1800.
l’Océan 1803-05 et participe aux campagnes Admis à jouir d’une solde de retraite de 2 960 F
de 1805-07 à la Grande Armée. Il se distingue 28 février 1805, il est rappelé à l’activité aux
tout particulièrement à Iéna 14 octobre 1806 Cent-Jours en qualité de colonel
commanoù, à la tête de son régiment, il charge et en- dant en second de la place de Sedan 15 juin
fonce deux carrés prussiens, fait 2 000 prison- 1815 et est rétabli dans la position de
retrainiers dont un officier général et enlève cinq te août 1815.
pièces de canon et quatre drapeaux. Des Décédé à Iges (Ardennes) le 29 décembre
éloges publics lui sont décernés par l’Empereur 1841 à cinq heures du soir.
sur le champ de bataille. Admis à jouir d’une Décorations
solde de retraite de 1 519 F 7 janvier 1808. Pour sa conduite à Jemmapes et pour avoir
Décédé à Lyon, rue de la Cage n° 11, le sauvé la vie au général de Beurnonville, une
27 août 1815 à cinq heures du soir ; inhumé couronne civique lui est accordée par décret
le 29 à Lyon, cimetière Loyasse après obsèques du 5 mars 1793. Il reçoit en outre un sabre
gracélébrées en la paroisse Saint-Pierre des vé “République française à Bertèche”, ce qui
Terreaux. constitue la première arme de récompense
94C. Lettre B 1.qxd:2013 27/05/13 15:20 Page 95
BERTHÉLÉMY
enationale remise officiellement sous la colonel du 34 régiment d’infanterie légère
Révolution. 19 avril 1811.
L.h. : Ch. 26 novembre 1803. Décédé à Valladolid (Espagne) le 18
sepMaire de la commune d’Iges au moment de tembre 1811 à une heure du matin des suites
son décès. de blessures reçues au combat de Reigo de
Ambroso le 27 août 1811.
BERTET (Jacques, chevalier) est né à Décorations et distinctions
Villefranche – aujourd’hui Villefranche-sur- L.h. : Ch. 25 avril 1806 ; O. 28 janvier 1808.
Saône (Rhône) – le 11 décembre 1760, fils de Chevalier de l’Empire par l.p. du 9 décembre
Jean Bertet, maître matelassier, et de Catherine 1809.
Bonet ; marié à Marie Métrat le 27 juillet 1789. Bénéficiaire d’une dotation de 2 000 F sur les
Entré au service comme soldat au régi- biens réservés en Westphalie 19 mars 1808.
ment d’Aquitaine 14 mars 1777, il sert aux
Indes 1781-83, est blessé à la tête sur le vais- BERTHÉLÉMY (François Dominique Barbe)
cheseau l’Actionnaire 18 avril 1782 et obtient son valier des Radrais, est né à Faucogney
(Hautecongé 28 janvier 1788. Il reprend du service Saône) le 21 mai 1771, fils de Claude Adrien
eà la Révolution, s’engage au 5 bataillon de Berthélémy, procureur au bailliage de
volontaires de Rhône-et-Loire et est élu capi- Vauvillers, et d’Anne Angélique Meunier ;
autaine le même jour 22 septembre 1792, faisant torisé à ajouter à son nom celui de “des Radrais”
campagne à l’armée des Alpes 1792-95. par ordonnance du 19 février 1817 ; marié à
eCapitaine à la 201 bis demi-brigade de ba- Charlotte Madeleine Adélaïde de Chabot,
veutaille au premier amalgame 5 novembre 1795 ve Bentabole le 27 septembre 1802.
epuis à la 5 demi-brigade d’infanterie légère Entré au service comme grenadier au
e erde 2 formation au second amalgame 20 fé- 1 bataillon de volontaires de la Corrèze 10
ocvrier 1796, il participe à la campagne de l’ar- tobre 1791, il fait campagne à l’armée du Rhin
mée d’Italie 1796-97, étant blessé d’un coup 1792 et est blessé à la jambe gauche par de
de feu à l’épaule gauche au combat de la mitraille novembre 1792. Il continue à
serBassano 6 novembre 1796. Affecté aux ar- vir à l’armée du Rhin lorsqu’il est nommé
sousemées d’Angleterre et d’Helvétie 1797-98 puis lieutenant au 7 régiment de chasseurs
à nouveau à l’armée d’Italie 1799-1800, il re- 29 janvier 1793. Lieutenant 13 avril 1793 et
caerçoit un coup de feu à la jambe droite lors de pitaine 1 mai 1793 à la légion des francs à
la bataille de la Trebbia 19 juin 1799. Envoyé cheval, il est blessé d’un coup de sabre à la
eavec la 5 légère à Saint-Domingue 1801-04, mâchoire inférieure gauche et d’un coup de
il est blessé de deux coups de feu, l’un au bras feu à la jambe gauche au siège de Mayence
gauche, l’autre au sein gauche à l’affaire du 25 mai 1793. Incorporé en qualité de
capitaiemorne aux Nègres 4 mars 1802, est nommé ne au 19 régiment de dragons 21 mars 1794,
chef de bataillon à la suite 3 août 1802 et est il sert aux armées de la Moselle, de
Rhin-etune nouvelle fois blessé d’un coup de feu à la Moselle et d’Allemagne 1794-97, aux armées
hanche droite au combat de la Croix des d’Italie, de Rome et de Naples 1798-99, se
disBouquets près de Port-au-Prince 11 août 1803. tinguant à l’affaire de Porto di Fermo où il
sauDe retour en Europe, il est employé à l’armée ve la vie à un officier qui allait être poignardé
du Nord 1805 puis prend le commandement et où il reçoit un éclat de pierre 28 novembre
ed’un bataillon du 4 régiment d’infanterie lé- 1798. Ses services sont récompensés par sa
nogère 16 mai 1806, faisant campagne à la mination à titre provisoire au grade de chef
eGrande Armée 1806-07 et étant blessé pour d’escadron au 19 dragons 3 septembre 1799,
la sixième fois d’un coup de feu à la hanche ce grade lui étant confirmé par arrêté du 20
nodroite à la bataille de Friedland 14 juin 1807. vembre 1799. Adjoint à l’état-major de l’armée
eMajor du 4 léger à l’armée d’Espagne 13 no- de réserve 7 juin 1800 et de l’armée d’Italie
evembre 1808, il est promu, à l’âge de 48 ans 1801, il est nommé 3 chef d’escadron au
eet après 27 ans de services effectifs, colonel 19 dragons 24 août 1801 puis admis au
traieen second pour commander la 4 demi-bri- tement de réforme 22 mai 1802. Remis en
acgade provisoire de réserve 31 mars 1809 à l’ar- tivité comme chef d’escadron pour être
mée du Nord 1809-10. Affecté à nouveau à employé à la suite de l’état-major général de
l’armée d’Espagne, il est nommé à l’emploi de la Grande Armée 6 novembre 1806, il est
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BERTHÉLÉMY
efecté au 10 régiment de dragons 8 décembre capitaine commandant de canonniers 11 juin
1806. Participant à la campagne de Pologne 1786. Le régiment d’artillerie de Metz étant
dee1807, il est promu adjudant commandant venu 2 régiment d’artillerie 1791, il en est
er30 mai 1807, âgé de 36 ans et comptant plus nommé lieutenant-colonel 1 novembre 1792.
ede 15 ans de services. Chef d’état-major de la Passé en cette qualité au 6 régiment
d’are2 division de dragons de la réserve de cava- tillerie 28 décembre 1792, il sert contre les
lerie, il passe à l’armée d’Espagne avec sa di- Espagnols à la frontière des Pyrénées et est
vision 1808, se distinguant au combat du 19 mai fait prisonnier de guerre à l’affaire de Cornelia
1809 sur les hauteurs d’Arbas et de Pajarros, au 29 août 1793. Promu, pendant sa captivité,
cours duquel il s’empare d’un drapeau et de chef de brigade, directeur d’artillerie à Toulon
erdeux pièces de canon, à celui du 2 juin 1809 1 octobre 1793, il rentre en France 8
déà Saint-Martin de Mirando. Employé à l’armée cembre 1795 et est envoyé à l’armée du Nord
du Nord en Espagne 4 avril 1811, il est rappe- pour commander en second l’artillerie mars
lé en France pour être mis à la disposition du 1796. Rappelé à Paris comme directeur
d’arministre de la Guerre 20 mai 1811 et est auto- tillerie 1798, il rejoint l’Italie pour prendre le
risé à se rendre dans le département d’Eure-et- commandement d’une division d’artillerie
eLoir pour raison de santé 4 octobre 1811. 20 juillet 1800. Chef de brigade du 7 régiment
Réformé avec traitement 9 octobre 1811, il est d’artillerie à pied 28 novembre 1800, il est
enremis en activité sous la Première Restauration suite appelé aux fonctions de directeur
d’arecomme chef d’état-major de la 20 division mi- tillerie à Turin 24 avril 1801 puis à Brescia où
litaire à Périgueux 3 juin 1814. Mis en non ac- il dirige également le parc d’artillerie 3 octobre
ertivité 1 janvier 1816, il est retraité par 1802. Admis à la retraite 21 août 1805 avec
ordonnance du 5 octobre 1825 avec jouissan- pension de 3 000 F, il est rappelé
provisoirece du 27 mai 1825. Promu au grade honori- ment à l’activité au moment du
débarqueerfique de maréchal de camp 1 novembre 1826. ment anglais à Walcheren et reçoit l’ordre de
erDécédé à Paris (1 arrt), rue de la Paix se rendre à Bruxelles 20 août 1809. Arrivé dans
ern° 20, le 30 décembre 1837 à midi ; inhumé cette ville 1 septembre 1809, il est invité
le 2 janvier 1838 à Paris, cimetière du Nord. quelques jours plus tard à rentrer dans ses
Décorations et distinctions foyers 21 septembre 1809.
L.h. : Ch. 26 novembre 1803 ; O. 24 août 1814. Décédé à Châtel-Censoir le 9 janvier 1832
St-Louis : Ch. 5 octobre 1814. à quatre heures du soir ; inhumé le lendemain
Décoré de l’ordre du Lys 16 mai 1814. dans le cimetière communal.
S’est vu décerner un sabre d’honneur pour sa Décorations
conduite lors des journées des 9 et 10 no- L.h. : Ch. 11 décembre 1803 ; O. 14 juin 1804.
vembre 1799. St-Louis : Ch. 1791.
Chevalier de l’Empire sous la dénomination
de “des Radrais” par l.p. du 12 novembre 1809. BERTHIER de GRANDRY (François) est né à
ChâtelBénéficiaire d’une dotation de 2 000 F sur les Censoir (Yonne) le 12 septembre 1774, fils
biens réservés en Westphalie 19 mars 1808. d’Alexandre Berthier, lieutenant en premier
dans le régiment de Metz au corps royal
d’arBERTHIER de GRANDRY (Alexandre) est né à tillerie, et de Jeanne Viard ; autorisé à
ajouChâtel-Censoir (Yonne) le 20 août 1749, fils de ter à son nom celui de Grandry par jugement
Jacques Berthier de Grandry, capitaine, et de du tribunal civil d’Avallon du 12 janvier 1831 ;
Claude Chevane ; marié à Jeanne Viard. marié à Marie Marguerite Boyer d’Alberty.
erA sa sortie de l’École militaire de Paris Élève à l’École d’artillerie de Châlons 1 juin
e12 avril 1764, il entre en qualité d’élève à l’Éco- 1793, il est affecté à sa sortie au 2 régiment
le d’artillerie de La Fère 10 mai 1764. Affecté d’artillerie à pied en qualité de lieutenant en
en qualité de lieutenant en premier au régi- second 19 février 1794 et est employé à
l’arment d’artillerie de Metz 23 janvier 1767, il y mée de Sambre-et-Meuse 1794-97 puis à
celobtient successivement les grades de capi- le d’Italie 1798-1801 où il devient capitaine en
etaine par commission 9 mai 1778, capitaine troisième au 2 régiment d’artillerie à pied
en second 3 juin 1779, capitaine en second 18 août 1799. Capitaine en second employé
de sapeurs 19 avril 1782, capitaine com- à Turin comme directeur de l’arsenal 29 mai
ermandant de bombardiers 1 septembre 1783, 1801, capitaine en premier au même régiment
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BERTON
21 janvier 1802, il fait campagne aux armées BERTHOLET (Jean) est né à Liège (Belgique) le
d’Italie 1805 et de Naples 1806. Nommé chef 29 août 1753, fils de Jean Bertholet et d’Anne
de bataillon 12 janvier 1807, il exerce les fonc- Mardaga ; marié à Jeanne Françoise Bon
ditions de directeur d’artillerie à Naples, de sous- te Silvain le 10 novembre 1789.
directeur d’artillerie à Turin 13 février 1807 puis Entré au service comme soldat au
régià Alexandrie 10 mars 1808 et participe à la ment de Poitou 29 avril 1768, il obtient son
campagne de 1809 contre l’Autriche comme congé 29 août 1785. Il reprend du service à
sous-chef d’état-major de l’artillerie de l’armée la Révolution comme lieutenant-colonel en
ed’Italie 17 mars 1809. Chef d’état-major de l’ar- premier du 2 bataillon de volontaires du Gers
ertillerie de l’armée d’Italie 1 mai 1811, il prend 20 juin 1792 et est promu chef de brigade 4
ocepart comme chef d’état-major de l’artillerie du tobre 1793. Mis à la suite de la 18
demi-brie4 corps de la Grande Armée 7 février 1812 à gade d’infanterie de ligne 6 mai 1797, il prend
ela campagne de Russie au cours de laquelle le commandement de la 77 de ligne 6 mai
il est promu major 24 août 1812 et colonel 1799 et est admis au traitement de réforme de
29 septembre 1812 après 19 ans de services et son grade pour en jouir dans ses foyers 22
déà l’âge de 38 ans. Commandant de l’artillerie cembre 1800. Remis en activité comme
comde la place de Stettin 26 janvier 1813 et fait pri- mandant d’armes à Briançon 21 mai 1801 puis
sonnier de guerre 5 décembre 1813, il rentre à Turin 22 mars 1803, il est à nouveau admis
en France 8 juin 1814 et est désigné comme au traitement de réforme 23 septembre 1804.
eadjoint à l’inspecteur général du 5 arrondis- Employé comme commandant d’armes à
ersement d’artillerie 1 août 1814 puis comme Capo d’Istria 31 mai 1807 puis à Irun en
ecolonel du 7 régiment d’artillerie à pied à Espagne 18 janvier 1808, il reçoit l’ordre de se
Auxonne 20 janvier 1815. Chef d’état-major de retirer dans ses foyers 19 décembre 1809.
l’artillerie du corps d’observation de la Moselle Admis à jouir d’une solde de retraite de 2 358 F
15 avril 1815, il reprend le commandement de 9 octobre 1810.
son régiment à Auxonne 25 avril 1815 et reçoit Décédé à Auch (Gers), rue Dessolles, le
l’ordre de rejoindre l’armée du Nord pour com- 28 août 1823.
mander l’artillerie de la Jeune Garde 22 mai Décorations
1815. Mis en non activité 17 novembre 1815, L.h. : Ch. 25 mars 1804.
il exerce les fonctions de directeur d’artillerie à
Strasbourg 11 avril 1816. Maréchal de camp BERTON (Louis) est né à Lyon (Rhône) le 24 mai
12 août 1831, il prend le commandement de 1750, fils de Philibert Berton et de Pierrette
l’École d’artillerie de Toulouse 19 août 1831 et, Monet ; marié à Marie Josèphe Magoulesse
après avoir été mis en disponibilité 31 mars le 8 mai 1795.
er1832, est rappelé à ce commandement 25 oc- Entré au service 1 avril 1777 comme
auetobre 1832. Après avoir refusé l’emploi de com- mônier au régiment d’Aquitaine, devenu 35
mandant supérieur de l’artillerie à Alger qui lui régiment d’infanterie 1791, il en remplit les
eravait été proposé 12 décembre 1833, il est ad- fonctions jusqu’au 1 octobre 1792. Capitaine
er ermis à faire valoir ses droits à la retraite 1 fé- au 1 bataillon de chasseurs des Hautes-Alpes
vrier 1834 et retraité par ordonnance du 11 16 juillet 1793, il fait campagne à l’armée des
eroctobre 1834 avec jouissance du 1 août 1834. Alpes où son bataillon est versé au premier
eRelevé de la retraite et placé sur sa demande amalgame dans la 3 demi-brigade
d’infane redans la 2 section du cadre de l’état-major gé- terie légère de 1 formation 21 mars 1794 ;
néral par décret du 26 décembre 1852 avec celle-ci étant affectée à l’armée d’Italie, il est
er ereffet du 1 janvier 1853. nommé chef du 1 bataillon de chasseurs des
Décédé à Nuits – aujourd’hui Nuits-Saint- Hautes-Alpes 19 juin 1795 et est blessé d’un
Georges (Côte-d’Or) – rue Thurot n° 29, le 7 fé- coup de feu au bras droit au combat de Loano
vrier 1870 à neuf heures du soir ; inhumé dans 24 novembre 1795. Il continue de servir en
ele cimetière communal où la sépulture existe Italie comme chef de bataillon à la 11
demieencore de nos jours. brigade d’infanterie légère de 2 formation au
Décorations second amalgame 25 mars 1796 et celle-ci
L.h. : Ch. 30 juin 1805 ; O. 24 août 1812 ; ayant été dissoute à la suite d’une
insurrecC. 23 mai 1825 ; G.o. 11 août 1863. tion militaire à Rome mai 1798, il est
incorpoSt-Louis : Ch. 5 novembre 1814. ré comme chef de bataillon surnuméraire à
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