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État de droit ou République

De
130 pages
La France est face à de nombreux défis majeurs qui menacent son identité et que les acteurs traditionnels, gauche et droite, s'avèrent incapables depuis quarante ans, de relever en raison de leur engagement européiste commun. À l'État-nation et à la République s'est substitué un état de droit. Le socialisme, qui a trouvé dans l'européisme une issue à sa crise existentielle, a précipité sa disparition. De quelles certitudes de sa situation dispose la France et quelles orientations doit-elle privilégier pour pouvoir reprendre sa marche ? Tel est le but de cet essai.
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R
Alain Le Bihan
État de droit ou République
Le hollandisme, phase finale du socialisme
Les impliqués É d i t e u r
Etat de droit ouRépublique
Les Impliqués Éditeur Structure éditoriale récente fondée par L’Harmattan, Les Impliqués Éditeur a pour ambition de proposer au public des ouvrages de tous horizons, essentiellement dans les domaines des sciences humaines et de la création littéraire. Déjà parus
De Boissoudy (Philippe),Le camp des Saras.Les premiers pas de la France Libre en Afrique,2017.Groud (Éric),Au pire, ça marche !, essai, 2016. Jourdan (Joël),300 ans à eux cinq, récit, 2016. Mbemba (Rudy),Le testament socio-institutionnel du cardinal Emile Biayenda. Le sacre du M’pfumu mpu ou du chef à couvre-tête,2016.Ben Charafaine (Mohamed),Complaintes, poésie,2016. Kembo (Dieudonné Mukundila), Le pagne, une réalité socioculturelle africaine, essai, 2016. Mvone-Ndong (Simon-Pierre Ezéchiel),Poétique de la médecine interculturelle : la sagesse, essai,2016. Mvone-Ndong (Simon-Pierre Ezéchiel),Poétique & ambiance du « être » dans la médecine causale, essai, 2016. Estivill (Jean),Rue Barbès, banlieue sud, roman, 2016. Abbou (Akli),Rendez-moi ma RDA !, roman, 2016.
Ces dix derniers titres de ce secteur sont classés par ordre chronologique en commençant par le plus récent. La liste complète des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le site : www.lesimpliques.fr
Alain LEBIHANETAT DE DROITOUREPUBLIQUE
Le hollandisme, phase finale du socialisme Les impliqués Éditeur
© Les impliqués Éditeur, 2017 21 bis, rue des écoles, 75005 Paris www.lesimpliques.fr contact@lesimpliques.fr ISBN : 978-2-343-10877-3 EAN : 9782343108773
COMMENT EN EST-ON ARRIVÉ LÀ ?L’élection de François Hollande à la présidence de la république tient pour beaucoup du hasard, pour ne pas dire du miracle quant aux conditions de sa désignation par le parti socialiste. Alors qu’il reçoit le soutien des candidats éliminés du premier tour, François Hollande ne sera élu qu’avec un faible écart sur son concurrent. Le corps électoral ne lui accorde aucun quitus préalable. Son élection repose avant tout sur le bilan médiocre de son prédécesseur, mais qui, circonstance atténuante, dût faire face à une crise financière mondiale d’une grande ampleur. Les législatives conjointes confirmeront la « victoire » de François Hollande, afin de lui donner les moyens de gouverner. Gouverner signifie pour les français, sortir des difficultés dans lesquelles eux et le pays se débattent. Le début d’une diminution du chômage est le signal le plus fort, le recul de l’insécurité ou l’amélioration du service public ne le sont pas moins… la liste est longue.
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L’élection présidentielle est précisément le moment où les Français sélectionnent le candidat le mieux à même de les gouverner, de diriger le pays. Alors, le vainqueur prend les traits du souverain. Si notre inconscient veut qu’il dispose d’une sorte de pouvoir absolu sur les hommes et les choses, il est un souverain républicain. Son score détermine sa marge de manœuvre. Cependant, la venue au pouvoir change la donne. Le bon usage du pouvoir fait oublier les conditions de l’accession. Le plus médiocre candidat en apparence peut s’avérer un grand dirigeant. Que signifie le bon usage du pouvoir ? S’attacher à ce qui constitue l’essentiel de la vie de la nation. Ne pas se disperser en « vaines querelles ». Le chômage, la pauvreté, voilà ce qui doit constituer la finalité de l’action des dirigeants. Le bon usage c’est en même temps, fixer la cadence, donner le rythme, être à l’initiative, mettre tous les autres, contestataires, opposants, en position de suiveurs. Faire fonctionner l’état dans cet esprit, tel est l’essentiel du pouvoir de son chef. Le changement avait animé les tribunes de la campagne. Il fut décliné en propositions par les deux finalistes (60 pour François Hollande, 32 pour Nicolas Sarkozy). Elles avaient les qualités que chaque camp leur attribuait. Cependant, et paradoxalement, aucune d’entre elles n'abordait foncièrement ce qui doit constituer la préoccupation constante du chef de l’état : l’État lui-même. Or s’il y a bien un changement qui conditionne tous les autres, c’est bien celui-là. À l’exception d’une révolution ou d’un coup d’État qui rebattrait toutes les cartes, qui d’autre que le Président de la République dans l’organisation de nos pouvoirs est à même d’initier une telle démarche ? Personne. Il n’est pas élu pour mettre de l’ordre dans la mairie pas plus que changer
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l’organisation du travail dans l’entreprise. Il est au sommet d’une pyramide complexe, et lui seul, avec la légitimité que lui confère son élection au suffrage universel, les armes du référendum et de la dissolution, dispose du pouvoir de mesurer si l’outil dont il est le chef est capable de mener le combat prioritaire et d’en engager le processus. S’il constate qu’il ne l’est pas, il doit s’en remettre aux Français et les mobiliser pour construire ce dont le pays a besoin. Certes, cela nécessite une vision prospective. Elle est essentielle pour faire partager un destin, mais elle ne suffit pas. Il lui faut des ingrédients qui tiennent de la personne : la volonté et le courage, et le choix du moment opportun qui revient aux circonstances et l’intelligence de les façonner. La chance n’est pas à dédaigner. N’est pas président de la République qui veut. L’euphorie de l’élection passée, une série de questions s’imposait à François Hollande. Disposait-il du pouvoir d’appliquer son programme ? Sinon, avait-il les moyens, la marge de manœuvre de le prendre ? Avait-il le courage, la volonté d’entreprendre ce combat ? Les réponses ne tardèrent pas. Elles tenaient dans une sorte de synthèse. François Hollande allait inscrire son action dans la durée. Le changement c’est pendant, aurait-il dû dire. Ce qui n’est pas engagé en début de mandat a peu de chance de l’être par la suite. Autrement dit, il ne ferait rien ou pas grand-chose. Il constatait son impuissance et 1 l’acceptait. Oublié le combat contre l’ennemi invisible . Celui, qui d’après lui, portait la responsabilité de nos malheurs. Les Français n’étaient pas dupes. Ils avaient l’expérience des promesses des prédécesseurs. Pourtant, c’était le marqueur de gauche de sa campagne. La finance a
1 La finance, cet ennemi invisible la phrase-choc du meeting du Bourget
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