Extrait du roman, "L'univers Cité"

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L'univers Cité, est le premier roman, de la série " Les petites histoires de Claire."

Publié le : mercredi 4 juillet 2012
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C’est sur ses mots qu’il me raccroche brutalement, quelque chose que je ne relève que
maintenant : auparavant, quand je décrochai le téléphone j’ai entendu un coup de feu derrière c’étais
suspect. Et voilà qu’il a réussi à m’inquiéter
.
Ça n’est pas à moi de le sauver de cet enfer, je n’as rien
fais pour qu’il se mette dans cette ruée vers le désespoir. Mais tout le monde sait que ce qu’il y a de
plus terrible sur cette terre, c’est ceux qui n’agissent pas. En réalité je culpabilise déjà, je tiens à lui
comme personne n’avais jamais tenu à quelqu’un, et pourtant je ne parle pas d’amour, mais d’amitié.
Il est mon grand-frère, je suis sa sœur, je voudrais tant que l’on est le même sang qui coulent dans
nos veines. Tout ce mélange dans ma tête, que faire ? Que penser ? Qu’est ce qu’il se passerait s’il
ne faisait que crapoter du matin jusqu’au soir ? Et s’il se met à dealer comme tous les autres du
quartier ? Et s’il se fait arrêter par les fameux poulets qui circulent chaque jour dans l’hexagone ainsi
qu’à ses frontières. J’en est vu plus d’un se faire prendre lors d’un deal. Le pire dans tout ça ? C’est
que la France n’est que raciste ! Raciste et xénophobe, alors forcément, un policier est heureux quand
il en a arrêté un sans raison, chacun sa fierté de toute manière, mais des limites, on met au placard
des gens, sans raison, et il n’y aura jamais personne pour le dénoncer. Et pourtant je viens d’un milieu
aisé, et eux d’un milieu défavorisé. Je le criais et le cries encore, l’argent tue l’injustice, la justice tue
l’argent.
Deux points de vue différents, mais qui sont pourtant les bases de notre société. La justice a
tué, tue, et tueras encore si elle ne change pas. Vous, vous ne connaissez pas les conditions de
détention, de la bouffe dégeulasse, un matelas plus dur que du béton, une hygiène déplorable, les
coups que tu reçois de l’autre détenu, qui prend ta boîte de chocolat que tu as eu au parloir par ta
mère. Beaucoup se reconnaissent, disons tout les anciens « tolards ». Et si Miguel finissait là-
dedans ? Ou s’il finissait en centre de désintoxication ? J’avais décidé d’agir.
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