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Cinémas des diasporas noires : esthétiques de la reconstruction

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294 pages
Que nous disent les films contemporains, à la lumière de leur discours et de leur esthétique, sur les diasporas noires ? Peut-on étudier la complexité de la reconstruction identitaire en prenant le cinéma comme matériel critique ? L'auteure s'est appuyée sur cinq cinéastes contemporains, afin de réfléchir sur leur expérience vécue et sur l'histoire des cinémas d'Afrique dans laquelle ils s'inscrivent. S'en dégage une forme de résistance critique à la logique dominante.
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Daniela Ricci CINÉMAS DES DIASPORAS NOIRES : ESTHÉTIQUES DE LA RECONSTRUCTION Préface d’Alexie Tcheuyap
© L’HARMATTAN, 2016 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris www.harmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-08974-4 EAN : 9782343089744
REMERCIEMENTS Cet ouvrage est issu d’une thèse de doctorat soutenue à l’Université Jean Moulin - Lyon 3 sous la direction de Jean-Pierre Esquenazi, à qui vont mes premiers remerciements, ainsi qu’au groupe de recherche Marge et à Gilles Bonnet. Je veux exprimer aussi mon immense gratitude à Françoise Pfaff, codirectrice de cette thèse, et au département deWorld Languages and Culturesde l’Université Howard de Washington. Je suis très reconnaissante à Raphaëlle Moine et Martin Barnier. Ma gratitude va également aux réalisateurs Newton I. Aduaka, Balufu Bakupa-Kanyinda, Haile Gerima, Sarah Bouyain et Alain Gomis. Merci à Mille-et-une Production et à Sophie Salbot (Athénaïse Production). Il serait trop long de citer ici tous les amis qui m’ont soutenue, mais je tiens à remercier particulièrement Thomas Cepitelli et Thierno Ibrahima Dia. Pour les riches discussions et échanges, formels et informels que nous avons eus, une mention particulière doit être décernée aux collègues de la Fédération africaine de la critique cinématographique (FAAC), et aussi à Jean-Pierre Bekolo, Lizelle Bishop, Ceick Fantamady Camara, Odile Cazenave, Claire Diao, Boris Boubacar Diop, Ken Harrow, Véronique Joo’Aisenberg, Zeka Laplaine, Stepahn Oriach, Aicha Ouattara, Sheila Petty, Pedro Pimenta, Beatriz Leal Riesco, Catherine Ruelle, Nathalie Roncier, Gigi Saronni, Jean-Marie Téno, Melissa Thackway, Jane Thorburn. Sans oublier Caroline Pochon, Mama Keita, Dani Kouyaté et, last but not least, Jean Odoutan. Un grand merci à Françoise Braud et Alexie Tcheuyap. Enfin, ce livre n’existerait pas sans le soutien de ma famille, de Paola Formenti, Jean-François Doussin et Dominique Chauvin.
À Pietro, Emma, et Nina
PRÉFACE Quels rapports pourrait-on établir entre Newton I. Aduaka, Balufu Bakupa-Kanyinda, Sarah Bouyain, Alain Gomis et Haile Gerima ? Toute personne familière des productions culturelles non hollywoodiennes dirait, dans un raccourci facile et convenable, que ce sont des cinéastes « africains ». Pourquoi d’ailleurs ne pas le penser ? Ces réalisateurs n’ont pas, pour la plupart, connu un énorme succès dans les box-offices des pays du Nord et, surtout, restent souvent catalogués dans la « case africaine », catégorie inutilement réductrice dans laquelle on range tout cinéaste ayant un lointain ancêtre africain et dont le travail intègre le continent noir comme catégorie de représentation. Bien plus, pour ceux ayant un peu plus de recon-naissance comme Alain Gomis ou Haile Gerima, leurs plus grands succès, ou ceux auxquels ils semblent le plus identifiés, sont obtenus d’Afrique, du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou. N’est-il pas temps d’interroger cette espèce d’essentialisme critique qui réduit certains travailleurs culturels « africains » à des considérations généalogiques ou raciales ? Sans s’y réduire, voilà une des questions auxquelles nous invite à réfléchir Daniela Ricci dans les pages qui suivent.Cinémas des diasporas noires : esthétiques de la reconstruction nous promène sur les sentiers des nouveaux devenirs de sujets mis en scène par des réalisateurs qui se sont retrouvés, par leurs parcours respectifs, loin d’une « origine » africaine qui, à plusieurs égards, reste pour eux parfois simplement ombilicale. Ce que cet ouvrage s’emploie à méthodiquement démontrer, c’est l’urgence d’une recon-sidération théorique (et pragmatique) des productions offertes par les réalisateurs du corpus. Le travail que produit Daniela Ricci montre bien que, loin d’être une fixation ou une fatalité, l’origine est plutôtunmoment, un mouvement, une circularitépermettant aux réalisateurs de son corpus de se positionner dans un espace transnational fécondé par diverses expériences sociales, politiques et culturelles, individuelles et collectives. Bien plus, l’ouvrage souligne très tôt la fragilité de toute considération raciale comme catégorie analytique qui reste rigoureusement inopérante. Comment en serait-il autrement ? Pour mieux saisir la posture (et le positionnement) de ces réalisateurs, Cinémas des diasporas noirespar offrir un tableau intel- commence ligemment succinct du discours cinématographique des mondes africains depuis la colonisation. C’est cette mise au point qui permet à l’auteure de 9
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