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Echo de l'art conceptuel dans l'esthétique analytique

De
162 pages
A quelles conditions peut-on parler d'"oeuvre d'art" ? C'est la question à laquelle ce texte tente de répondre en faisant dialoguer l'esthétique analytique et l'art conceptuel - deux courants (l'un philosophique, l'autre artistique) qui ont élaboré, pendant la deuxième moitié du XXe siècle, une réflexion stimulante sur les présupposés de l'art.
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Écho de l’art conceptuel dans l’esthétique analytique
L’Art EN brEf
Écho de l’art conceptuel dans l’esthétique analytique
CollectionL’Art en Bref dirigée par Claire Lahuerta et Agnès Lontrade À chaque époque, l’art produit non seulement des œuvres qui nous fascinent, mais des discussions qui les prolongent et nous passionnent. La collectionL’Art en brefsouhaite participer activement à ce débat sans cesse renouvelé. Depuis sa création,L’Art en brefest orienté vers la diffusion de textes courts et incisifs (100-130 pages) et a pour ambition particulière de publier des écrits relatifs à l’art, de type critique, esthétique et plastique. Engagés dans le champ de la philosophie, de l’histoire et de la théorie des arts plastiques, les ouvrages sont essentiellement - mais non exclusivement - ancrés dans la sphère de l’art contemporain. Le termeart contemporains’entend ici dans sa dimension transdisciplinaire : arts plastiques, esthétique, littérature, poésie, architecture, danse, cinéma, théâtre, scénographie plasticienne, etc. La collection invite auteurs et chercheurs à manifester leur engagement critique par une approche pertinente d’œuvres et de thématiques esthétiques. Mêlant art et philosophie, la collection offre la possibilité de penser l’ouvrage commeobjet, en intégrant une reproduction d’œuvre en couleur libre de droit comme première de couverture, et en choisissant, en accord avec le comité de lecture, des illustrations noir et blanc, cohérentes avec le contenu de l’ouvrage. Dernières parutions : e THÉSIORIE DE L’ART AU XXÈCLE : modernisme, avant-garde, néo avant-garde, postmodernisme Isabel Nogueira, 2013. L’ARTISTE OPPORTUNISTE. Entre posture et transgression Maxence Alcalde, 2011. CARNET CRITIQUE. Avignon 2009 Diane Scott, 2010. UNE ESTHÉTIQUE DE L'ELLIPSE Un art sans espace ni temps Bruno Trentini, 2008 TROIS PLAIDOYERS POUR UN ART HOLOGRAPHIQUE Nicolas A. A. Brun, 2008 QUELLE CRITIQUE ARTISTE ? Pour une fonction critique de l'art à l'âge contemporain Aline Caillet - Préface de Sylvie Blocher, 2008
Cécile Angelini
Écho de l’art conceptuel dans l’esthétique analytique
© L'HARMATTAN, 2013 5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-01580-4 EAN : 9782343015804
À mon père, artiste de la pensée.
Introduction  Sil’histoire de l’art peut être vue comme une succession de ruptures esthétiques, aucun courant n’a poussé la radicalité de ces ruptures aussi loin que l’art conceptuel. L’impact critique de ce mouvement s’est étendu bien au-delà de son plein essor (1966–1972) et de sa ville d’origine, New York. C’est durant cette courte période que des artistes comme Joseph Kosuth, Robert Barry, Lawrence Weiner, Douglas Huebler, John Baldessari ou encore le collectif Art& Languageont proposé une toute nouvelle manière de faire – et de penser – l’art : non plus comme un objet dont le statut artistique résiderait dans sa forme matérielle, mais comme une idée, appelée à être matérialisée ou non, et dont la reconnaissance comme art dépendrait de son contexte d’énonciation. La pratique des Conceptuels invitera désormais à considérer les médiations de l’objet exposé plutôt que celui-ci en tant que tel : ce qui fait que ceci est «art »n’est ni la forme, ni le contenu, mais le cadre langagier, institutionnel et théorique dans lequel existe l’œuvre. L’objet exposé est ainsisecondarisé: souvent réduit à un simple document attestant de l’existence de l’œuvre, il est parfois 1 même de l’ordre du « non visible » , ou inexistant.  Cettequestion du mode d’existence de l’œuvre d’art occupait, à peu près au même moment (deuxième moitié du e XX siècle),un groupe de philosophes dont les travaux sont aujourd’hui repris sous le terme générique d’«esthétique analytique ».Ces philosophes – parmi lesquels Morris Weitz, Arthur Danto, Nelson Goodman et George Dickie – partaient du même constat que les artistes conceptuels: l’impossibilité de toute définition substantielle de l’art. L’art n’a pas de forme ou de contenu particulier; seul le contexte – historique, institutionnel et théorique – permet de rendre compte de son existence. Ainsi, plutôt que de demander «qu’est-ce que l’art ? »,ces philosophes se sont interrogés sur ses
1 à celuinon-visible »Nous préférons, avec Thierry Lenain, le terme de « d’« invisible », à connotation mystique (Thierry LENAIN, cours d’esthétique « Le statut de l’objet exposé dans l’art minimal et conceptuel », ULB, année 2009-2010).
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