FBI : Portés disparus

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Diffusée sur le réseau CBS aux États-Unis de 2002 à 2009, FBI : portés disparus (Without a trace dans sa version originale) se distingue de la majorité des séries américaines qui lui sont contemporaines par bien des aspects. De tonalité résolument libérale, au sens étasunien du terme, elle accuse volontiers le « rêve américain », en pointant tout à la fois les prestiges et les défaillances, qui sont consubstantielles de ce rêve aux bien sombres accents.
Publié le : vendredi 1 avril 2016
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EAN13 : 9782140005572
Nombre de pages : 218
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FBI : PORTÉS DISPARUS Une tristesse infinie
Paul OBADIA
FBI : portés disparus
Une tristesse infinie
Champs visuels Collection dirigée par Pierre-Jean Benghozi, Raphaëlle Moine, Bruno Péquignot et Guillaume Soulez  Une collection d'ouvrages qui traitent de façon inter-disciplinaire des images, peinture, photographie, B.D., télé-vision, cinéma (acteurs, auteurs, marché, metteurs en scène, thèmes, techniques, publics etc.). Cette collection est ouverte à toutes les démarches théoriques et méthodologiques appliquées aux questions spécifiques des usages esthétiques et sociaux des techniques de l'image fixe ou animée, sans craindre la confrontation des idées, mais aussi sans dogmatisme. Dernières parutions Mélanie BOISSONNEAU, Bérénice BONHOMME, Adrienne BOUTANG (Dir),Tim Burton, horreurs enfantines, 2016 Marion POIRSON-DECHONNE,Entre spiritualité et laïcité, La tentation iconoclaste du cinéma, 2016. Alain DELIGNE,Charger, L’idée de poids dans la caricature, 2015. Laurent JULLIER (dir.),Les films à voir cette semaine, stratégies de la critique de cinéma, 2015. LIN Chih-Wei,Les images qui se suivent, 2015. Christophe TRIOLLET,Le contrôle cinématographique en France. Quand le sexe, la violence, et la religion font débat,2015. Philippe DE VITA,Jean Renoir Épistolier, Fragments autobiographiques d’un honnête homme,2015. Karl DERISSON,Blanche Neige et les sept nains, la création du chef-d’œuvre de Walt Disney,2014. Florent BARRERE,Une espèce animale à l’épreuve de l’image. Essai sur le calmar géant. Seconde édition revue et augmentée, 2014. Pierre Kast Ecrits 1945-1983. Suivi de Amende honorable par Noël Burch, 2014.
Paul OBADIA
FBI : portés disparus
Une tristesse infinie
Du même auteur Pedro Almodóvar, l’iconoclaste, ème Cerf, coll. « 7 Art », 2002. Mystic River, Clint Eastwood, Céfal, 2010. Le personnage, le mouvement et l’espace chez Jacques Tati et Robert Bresson, L’Harmattan, 2012.
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-08743-6 EAN : 9782343087436
Grand-père Yosef n’en démordait pas. Dans un train, on peut tout faire : transporter ce qu’on veut, loin du regard des gens. Mais rien ne devait échapper aux regards. Tout doit se passer sur la route, sur la chaussée, en voiture. Tout le monde doit savoir ce qui se passe.
Amir Gutfreund,Les Gens indispensables ne meurent jamais
Introduction
Diffusée sur le réseau CBS aux USA,Without a trace ȋFBI : portés disparusla version françaiseȌ est une série dans policière qui a connu sept saisons successives, du ʹ6/Ͳ9/ʹͲͲʹ au 19/Ͳ5/ʹͲͲ9 ȋdates de sa diffusion sur CBSȌ. Chaque saison compte vingt-trois ou vingt-quatre épisodes ȋà l’exception de la sixième saison : dix-huit épisodesȌ d’une durée moyenne de quarante-deux minutes.
Créée par (ank Steinberg qui signe le scénario de plusieurs épisodes ȋdont celui du piloteȌ, la série, malgré un bon taux d’audience ȋselon les saisons, entre douze et plus de quinze millions de téléspectateurs aux USAȌ, est interrompue au bout de sept années d’existence en raison d’un budget jugé trop élevé au regard d’une audience légèrement déclinante auprès des 18-49 ans, cœur de cible des annonceurs publicitaires aux USA.
Comme l’indique expressément le titre français, le principe de la série et des épisodes qui la composent repose sur la disparition initiale d’une personne – parfois davantage mais le cas est plus rare – qu’une brigade du FB) s’emploie à retrouver, le plus rapidement possible étant donné que, comme cela est dit dès le premier épisode, passées quarante-huit heures, les chances de retrouver le ou la disparuȋeȌ sont presque nulles. Ce souci motive le rythme des épisodes, rythme scandé par le rappel fréquent, en surimpression sur l’image, du nombre d’heures écoulées depuis la disparition ou son signalement. Le régime est donc celui de l’urgence et l’efficacité de la brigade se mesure à l’aune, entre autres, de cette urgence.
Le caractère d’urgence n’est certes pas propre à cette seule série : ainsi, au premier rang de celles qui fonctionnent sur
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