L'heure trop longue des souvenirs

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L’heure trop longue des souvenirsCertains soirs quand la nuit se fait trop noireQuand la nuit se fait trop froide,Les enfants sont endormis,partis rêver.La maison dort comme un gros chien apaisé.L’heure trop longue des souvenirs pointe le ...

Publié le : vendredi 11 novembre 2011
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L’heure trop longue des souvenirs
Certains soirs quand la nuit se fait trop noire Quand la nuit se fait trop froide, Les enfants sont endormis, partis rêver. La maison dort comme un gros chien apaisé. L’heure trop longue des souvenirs pointe le bout de ses soupirs et sa p’tite gueulelarmes tambour.
Les souvenirs, Ce sont mes pleurs sur ton épaule. Ton cœur qui se fâne, perd ses rêves et ses voiles. Tes mains sur moi comme si j’étais la précédente, comme si j’étais la suivante. C’est moi dans tes bras et tu es déjà si loin.
Les souvenirs, Ce sont les cris et les rires de nos enfants Les joues rouges de soleil et de vent, ivres de courseset de vie. C’est ce voyage en Angleterre, un picnic sur une place, des maisons de toutes les couleurs et ton sourire. C’est toi et moi entre ici et chez toi, au bord de Loire, au bord de mer. Ce sont nos deux mains enlacées, des ballades à vélo, des baisers feu rouge, des courses au petit supermarché, toujours les mêmes articles dans le panier, juste ce que l’on aimait. Des fous- rires dans ta cuisine, des câlins, la chaleur de tes bras, la lumière des bougies quand nos corpsombres chinoisent les murs de ton appartement que tu trouves toujours trop petit et qui est pour moile plus grand des palais.
Les souvenirs, c’est tout de toi qui me paraît si proche, si vraique je peux encore pleurer. Les rires , les sourires, les odeurs, le miroir embué, les soirées l’un contre l’autre, le sapin fait maison, de l’amour et du temps, les petits déjeuners, c’est ton chat sur ma valise, la course jusqu’au quai , l’heure du départ et les petits mots.
C e soir la maison immobile berce les enfants qui rêvent. L’heure trop longue raconte une histoire d’amour passé. Les jours, les nuits qui courent trop vite. La pluie, le vent, on se sent vivant et le soleil toujours invitésous l’arbre au goûter .
Les souvenirs…, l’heure se termine.
Parfois la vie, c’estla peur qui grandit. Plus on devient vieux, plus on devient petit. Pourtant nous deux on s’était promis De faire grandir nos rêves et nos envies. Oublié comment rêver Oublié comment oser.
Et quand arrive la dernière heure A l’aube de nos soupirs Il ne reste que quelques souvenirs. Une larme solitaire part mourir sur nos adieux.
Les souvenirs, C’est ton visage et nos enfants qui courent sur la plage les joues toutes rouges, ivres de courses et de vie.
Les souvenirs, Ce sont tesbaisers, Oui, c’est ta bouche surmes envies.
Mmh, c’est ta bouche
et c’est fini.
©Juliasmile1 10novembre 2011
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