Le pouvoir de l'oubliée

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De la matérialité de l'écriture filmique dépend le caractère analogique, idéologique de l'image, du film, de l'intrigue, du récit. On peut considérer que cette matérialité ou son support sont assortis à la perception et à la pensée (que Bergson appelle mémoire). Perception et pensée constituent ainsi le véritable pouvoir de l'écriture. La première partie de cet ouvrage questionne l'histoire de la pensée de l'image et du cinéma ; la seconde, la pensée des histoires ou l'identité narrative induite des récits documentaires ou de fiction.
Publié le : lundi 15 juin 2015
Lecture(s) : 11
EAN13 : 9782336384900
Nombre de pages : 244
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esthétiques

Lucie Roy

LE POUVOIR DE L’OUBLIÉE :
LA PERCEPTION AU CINÉMA

Le pouvoir de l’oubliée :
la perception au cinéma

ESTHÉTIQUES
Collection dirigée par Jean-LouisDéotte

Pour situer notre collection, nous pouvons reprendre les termes
de Benjamin annonçant son projet de revue :Angelus Novus.

« Enjustifiant sa propre forme, la revue dont voici le projet
voudrait faire en sorte qu’on ait confiance en son contenu. Sa forme
est née de la réflexion sur ce qui fait l’essence de la revue et elle peut,
non pas rendre le programme inutile, mais éviter qu’il suscite une
productivité illusoire. Les programmes ne valent que pour l’activité
que quelques individus ou quelques personnes étroitement liées entre
elles déploient en direction d’un but précis ; une revue, qui expression
vitale d’un certain esprit, est toujours bien plus imprévisible et plus
inconsciente, mais aussi plus riche d’avenir et de développement que
ne peut l’être toute manifestation de la volonté, une telle revue se
méprendrait sur elle-même si elle voulait sereconnaître dans des
principes, quels qu’ils soient. Par conséquent, pour autant que l’on
puisse en attendre une réflexion – et, bien comprise, une telle attente
est légitimement sans limites –, laréflexion que voici devra porter,
moins sur ses pensées et ses opinions que sur les fondements et ses
lois ;d’ailleurs, on ne doit plus attendre de l’être humain qu’il ait
toujours conscience de ses tendances les plus intimes, mais bien qu’il
ait conscience de sa destination.
La véritable destination d’une revue est de témoigner de l’esprit
de son époque. L’actualité de cet esprit importe plus à mes yeux, que
son unité ou sa clarté elles-mêmes ; voilà ce qui la condamnerait – tel
un quotidien – à l’inconsistance si ne prenait forme en elle une vie
assez puissante pour sauver encore ce qui est problématique, pour la
simple raison qu’elle l’admet. En effet, l’existence d’une revue dont
l’actualité est dépourvue de toute prétention historique est
justifiée… »

Dernières parutions
Ricardo SALAS ASTRAIN et Fabien LE BONNIEC (dir.),Les
Mapuche à la mode. Modes d’existence et de résistance au Chili, en Argentineet
au-delà, 2015.
Denis SKOPIN,La photographie de groupe et la politique de la disparition dans
la Russie de Staline, 2015
Alain NAZE (dir.),Walter Benjamin. Politiques de l’image, 2015.
Tiphaine GONDOUIN,Medium et appareil dans la création photographique,
2014.

Lucie Roy

Le pouvoir de l’oubliée :
la perception au cinéma

Un essai à caractère philosophique

© L'HARMATTAN, 2015
5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-05655-5
EAN : 9782343056555

Pour mes filles, Lovetha et Jeanne-Marie, que j’aime
infiniment, et dans le prolongement de la pensée de ma mère.

Nous remercions Piotr Jaranowski qui a pris soin de vérifier
l’exactitude des citations et des références.

Avant-propos

Ce travail est placé sous la large coiffe des essais.Ils’agit
moinsd’une discussion couvrant
touteslesapprochesducinéma etde laphilosophieque d’uneréflexion.Cette
dernièretémoigne derencontreslivresquesetfilmiques qui, aufil des
années, ontchangé la compréhensionque
nousavionsdesobjetsetdes sujetsde lareprésentation en général, etenparticulier
aucinéma.Ces rencontresnousont permisde mettre à
l’épreuve certainesde nosintuitionsetde les soumettre àune
logiquesansdouteplusmature oumieux réfléchieque notre
logique initiale.Bienque notre démarche aitconnu plusieurs
compagnonsderoute, elle est, évidemment, moinsattachée à la
filiationqu’attentive à lapensée de l’écriture ouà la «pensée
de l’écran »– pour reprendre ici la belle expression employée
1
parAnne-Marie Christin.

Étantfidèle auxexigencesdetout travail deréflexion, nous
nous sommes pliée au principe de l’agencement.« Entant
qu’agencement, [cetravail-ci] est seulementlui-même en
con2
nexion avec d’autresagencements[…] ».Nosfiliationsou,
plutôt, nos redevances vontnotammentauxRicœur, Bergson,
Deleuze, Derrida, Stiegler, Chateauet,plus tardivement,
Déotte.Leterritoire, en cequi atraitau rapportentre cinéma et
philosophie, estbien loin d’être couvertdans
satotalité.Quiconque écritoulit sait qu’un livre ne connaît sa
finqu’aumomentoùnousen décidons ;et que nousdécidonsde cette fin, le
plus souvent, en étantconscientde l’incomplétude des
réflexionsetdesdialogues quiy sontmenés.Leprésentessai,
dontlarédactions’estéchelonnéesur plusieursannéeseta
connuautantd’interruptions,témoigne
néanmoinsdepréoccupa

1
Anne-Marie Christin l’emploie dans un contexteprécis qu’il estopportun de
rappeler: « Il apparaîtalors que l’écriture estnée de l’image dansla mesure
oùl’image elle-même étaitnée auparavantde la découverte–c’est-à-dire de
l’invention–de lasurface: elle estleproduitdirectdela pensée de l’écran.
Cettepensée estaussi essentielle à l’aventure humaineque l’ontété cellesde
laparole etde l’outil.»(L’image écrite ou la déraison graphique, Paris,
Flammarion, 1995,p. 6.)
2
GillesDeleuze etFélixGuattari,Mille plateaux. Capitalisme et
schizophrénie 2, Paris, Éditionsde Minuit, 1980,p.10.
9

tions qui ont été les nôtres depuis le début de nos études dans le
domaine. Il s’agit ici d’une occasion d’y revenir et d’y réfléchir
sans doute autrement.

Table des matières
Carnet 1. Un peu d’histoire de la pensée du cinéma ...........17
1.1. Le cinéma des premiers temps ou le montage au sens fort.....19
1.1.1.Des philosophesetdes philosophiesducinéma..................19
1.1.2.Le bloc magique..................................................................47
1.1.3.L’inscriptibilité de lapensée enquestion............................54
1.2. Vertov, le plus mallarméen des cinéastes. Suivi de : La
fiction narrative jamais n’abolira la fiction éidétique ...................59
1.2.1.Le « devenir (du)film ».......................................................69
1.2.2.La fiction narrative jamaisn’abolira la fiction éidétique....78
1.3. Le saisi ou le lisse........................................................................84
1.4. Bergson et Deleuze, ou les images sont les choses du
mouvement .........................................................................................96
1.4.1.Quelques réflexionsàproposde certains supports..............97
1.4.2.Lareprésentation d’unereprésentationoulaperception
projetée........................................................................................112
1.4.3.Le mouvementetl’ouvragement .......................................119

Carnet 2. Des films ou des histoires de la pensée au
cinéma ....................................................................................131
2.1. Un état des lieux du langage et de l’écriture..........................133
2.1.1.Quelques remarquesàproposd’anciens oude nouveaux
appareils.......................................................................................143
2.1.2.L’affirmation d’une écriture..............................................146
2.1.3.Surl’énonciation enquestion.Le facteuridéo-logique.....146
2.2. Attestation de présence ............................................................150
2.2.1.Le «personn-age »............................................................150
2.2.2.Lese, lejeetletuaucinéma.............................................162
2.2.3.Qui estcequi ?..................................................................165
2.2.4.Enquêtesurlasupposée disparition d’unqui.L’exemple
dufilmL’année dernière à Marienbad.......................................167
2.3. Lejedu philosophe et l’identité narrative .............................176
2.3.1.Attesterdequoi? ...............................................................177
2.3.2.Unepetite analyse,ou unepartie menéerapidement ........181
2.4. Le personn-age, support de l’écriture ....................................183
2.4.1.Attestation etautodésignation...........................................190
2.4.2.L’horreur.Une fascination inversée..................................201
2.5. L’éthique en question...............................................................218
2.5.1.Surla « dé-ontologie » aucinéma.....................................221

Bibliographie.........................................................................229
11

Présentation

Le titre de cet ouvrage témoigne moins d’un parcours que
décrirait chacun de ses termes que de la voie obligée d’une
circulation de concepts qui s’appellent mutuellement. L’oubliée du
1
cinéma, c’est la perception, en ses multiples acceptions. La
perception est évidemment associée à la vue, de même qu’à une
manière de faire voir.Ellesigne laprovenance de lasignifiance
dansle film.Lavariation des pointsdevue danslesfilms,qui
témoigne d’autantd’idées, contribue à cettesignature, etelle le
faitavec d’autant plusd’efficacité lorsqu’un montage au sens
fort yconstitue,selon l’expression connue,ucheminn «
d’images»qui donne àpenser sans qu’ilsoitnécessaire
d’emprunter une logique narrativesûre.

Dansles raresmoments oùl’onseprête àune lectureréfléchie
dufilm, lesmouvementsde laperception(ouleurcontraire
apparent quesontlesarrêts surimage)de mêmeque
lesdifférencesetleschangementsdeperceptionprévus parle montage
sontassociésà l’expérience filmique.Maislaperception,qu’on
atendance àoublier,se manifeste immanquablementdanset
parlesimages.Lesimagesne «parlent»pas seulesaucinéma
2
etle film nepensepas parlui-même :seulunsujetest
suscep

1
La lecture de certains ouvragesde Déotteoude certainsde leurs passagesa
été faite aprèslarédaction du présentessai.n« Laotion d’appareil, nousdit
Déottesurlaquatrième de couverture, estl’oubliée de laphilosophiepolitique
en général etde celle d’H.Arendtenparticulier:toutesles problématiquesde
l’actionpolitique de l’être-ensemblepostulent toujours unesorte
d’immédiateté etde nudité desacteurs quis’exposent surlaplacepublique.»
Le conceptd’appareil employéparDéotteréfère à laperception, à lapensée et
à l’histoire humaine.Lerécitconstituepournous,selon la formule employée
parl’auteur,unappareil qui informe la perception collectiveou structure
l’Histoire.On consultera, à cepropos,L’époque de l’appareil perspectif
(Brunelleschi, Machiavel, Descartes), Paris, L’Harmattan,2001,p. 19à21
(notamment).Si, en cequi atraità laperception, à lapensée età l’histoire
humaine, nos préoccupations sontapparentéesà cellesde
cethéoricien,parfoismême fortement, nosagencementsdiffèrent.Nous saluonsicisontravail
etnouslui donnons unprochainrendez-vous.
2
Danslesensderridien du terme.« Lesujetde l’écriture, ditDerrida, est un
systèmederapportsentre lescouches: dubloc magique, du psychique, de la
société, dumonde.»(L’écriture et la différence, Paris, ÉditionsduSeuil,
13

tible de faire parler les images et de faire en sorte que le film
donne à penser. Le sujet du film, le propos et la visée se
conçoivent minimalement à partir de l’énonciation. Grâce à elle,
l’action du film ou, pour évoquer des oppositions habituelles –
dont on tentera de se défaire –, l’intrigue documentaire et
l’intrigue de fiction apparaissent et sont ultimement rendues
possibles. Associant, comme certains le font encore, la fiction à
ce qui n’existe pas, on dira à la suite deBergsonqu’ne« on
saurait[ainsi] imaginer un néant sans s’apercevoir, aumoins
confusément,qu’on l’imagine, c’est-à-direqu’on agit, [qu’on
perçoitet raconte,]qu’on pense, et quequelque chose,
parcon3
séquent,subsiste encore ».Danscequisubsiste encore en
fiction, oudanscequi paraîtexisteren documentaire,setrouvent
évidemmentl’ouvragementdu supportfilmique etla penséequi
yparticipe.

La pensée éclaire ainsi le film de l’intérieuraumomentdesa
production, etde l’extérieuraumomentdesaréception.Elle est
en écriture et y travaille detouteslesmanières qu’onvoudra.
Pourcetteraison, lesévénementsménagésparlerécitde fiction
acquièrent un caractèresingulier.Ilsproviennentd’une identité
narrativequi, étantprévue parla fiction, estle faitde la pensée.
Au-delà des référencesà la pensée despersonnages,quitrouve
àse matérialiserpardesactions, lesévénementsaménagéspar
lerécitinvitent,selon lesouhaitde Ricœur, à des réflexions
inspiréesde la philosophie éthique.Constituant une «synthèse
4
de l’hétérogène », à laquelle participe la mise en intrigue,un

1979, p. 335.)Desexplications supplémentaires sontproposéesdansla partie
surl’examen des rapportsentre le cinéma etle bloc magique.
3
Henri Bergson,L’évolution créatrice,Paris, PressesUniversitairesde
France, [1907] 1959, p.165.Dans touslescasoùnouscitonsL’évolution
créatrice,le lecteurconsultera laversion Web, disponible à cette adresse :
classiques.uqac.ca/classiques/bergson_henri/evolution_creatrice/evolution_creatrice.pdf
(consultée en2014).L’édition électronique a étéréalisée en2001 à partirdu
livre publié en [1907] 1959.
4
« [La] mise en intrigue estl’opérationquitire d’unesimplesuccessionune
configuration », ouconstitue, comme Paul Ricœurle mentionne enreprenant
l’expression de Paul Veyne, «unesynthèse de l’hétérogène.»(Temps et récit,
tome 1 :L’intrigue et le récit historique, Paris, ÉditionsduSeuil, 1983, p.127
et128.)
14

récit entraîne, comme on le sait, des
considérationsidéologiques,des idées soumises à une certaine logique, à une logique
communément éprouvée.

Cet essai comprend deux carnets, d’une relative autonomie.
Dans le premier, « Un peu d’histoire delapensée ducinéma»,
diversesconceptionsentourantdesfilms qui ontfait l’histoire
ducinémasont questionnéeset soumisesàl’hypothèse dela
pensée del’écran.Dans le deuxième, «Desfilms oudes
histoiresdelapensée aucinéma»,lesfilms sont,selon
l’expressionde Ricœur,tenus pourdes laboratoires
philosophiqueset sont pensésenfonctiondesexpériences oudes
idéologiesauxquelles ilsconvient lespectateur.Lanotiondu
supportestdelasorte constamment soumise àréflexion.

Carnet 1. Un peu d’histoire de la pensée du cinéma

17

1.1. Le cinéma des premiers temps ou le montage au sens
fort

1.1.1. Des philosophes et des philosophies du cinéma

Nous avons pensé qu’il fallait, dès le départ, établir des
passerelles entre le cinéma et la pensée.Bienqu’unepasserelle ne
permettepasforcémentde dépasserlesabordsdesdeux rives –
1
ainsiqu’y songeait, d’une autre manière, Heidegger –et que ce
genre de démarchepromette d’être incomplète, il fallait voir
qui,parmi les philosophesd’une certaine époque, avait réfléchi
surle cinéma etcomment.Le domaine de lapensée étant
traditionnellementassocié à laphilosophie, le faitde faire appel à
2
cesgensétait une déduction logique.DepuisMünsterberleg ,
film est tenu pour satisfaire auxloisde l’esprit plutôt qu’à
cellesdumonde dontil fait toutefois partie et qu’ilsoumetà
changement.

Cette association entrepensée et philosophiepeut
semblerinsuffisamment prometteuse,puisquetousleschampsd’étude et
derecherche examinentdequelque manière desétatsdepensée
quis’exprimentdiversement, en considérantdifférentsaspects
dumonde.Dèslors, le cinémarisque descomparaisonsavec la
science, l’anthropologie, lasociologie, etc.Une invitation
demeure néanmoins, concernantle cinéma,qui
atraitàsonepistémè.Enquoi le cinémaparticipe-t-il dudéveloppementde la
pensée?Commententémoigne-t-il?Quelle est,surceplan,sa
véritable contribution à l’Histoire età lasociété?Dansce genre
d’exercice, ils’agitbien dephilosopheràpartirducinéma.Nos
réflexionsontainsiun caractèrephilosophique.

1
«“Légeret puissant”, lepont s’élance au-dessusdufleuve.Il nereliepas
seulementdeux rivesdéjà existantes.C’estlepassage du pont quiseul fait
ressortirles rivescommerives.»(Martin Heidegger, « Bâtirhabiter penser»,
Essais et conférences, Paris, Gallimard, [1958]2004,p. 180.)
2
L’énoncé exactde Münsterberg estlesuivant: «Le film obéitauxloisde
l’esprit plutôt qu’à cellesdumonde ».Il est tiré de l’ouvrage de
LevManovich,Le langage des nouveaux médias, Dijon, LesPressesdu réel,2010,
p. 144.

19

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