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Le sublime comme forme critique

De
232 pages
Le sublime est véhiculé tant par des écarts critiques de l'art lui-même vis-à-vis des règles directement prescrites ou dessinées en creux par les pratiques courantes, que par une problématisation critique faite de jugements et d'interprétations pluriels entrant en résonance, en correspondance, et parfois en conflit. Ainsi, les remarques à caractère technique, critique et esthétique suscitées au cours de l'histoire par le sublime permettent de saisir les difficultés que posent sa réalisation et sa reconnaissance dans le contexte spécifique de l'abstrait.
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Le sublime comme forme critique Ce qui se joue entre l’abstraction Dieegtol’aSrctaalcbostrait
L’ART EN BREF
Le sublime comme forme critique
CollectionL’Art en Bref dirigée par Claire Lahuerta et Agnès Lontrade À chaque époque, l’art produit non seulement des œuvres qui nous fascinent, mais des discussions qui les prolongent et nous passionnent. La collectionL’Art en bref souhaite participer activement à ce débat sans cesse renouvelé. Depuis sa création,L’Art en brefest orienté vers la diffusion de textes courts et incisifs (100-130 pages) et a pour ambition particulière de publier des écrits relatifs à l’art, de type critique, esthétique et plastique. Engagés dans le champ de la philosophie, de l’histoire et de la théorie des arts plastiques, les ouvrages sont essentiellement - mais non exclusivement - ancrés dans la sphère de l’art contemporain. Le termeart contemporainici dans sa dimension transdisciplinaire : s’entend arts plastiques, esthétique, littérature, poésie, architecture, danse, cinéma, théâtre, scénographie plasticienne, etc. La collection invite auteurs et chercheurs à manifester leur engagement critique par une approche pertinente d’œuvres et de thématiques esthétiques. Mêlant art et philosophie, la collection offre la possibilité de penser l’ouvrage commeobjet, en intégrant une reproduction d’œuvre en couleur libre de droit comme première de couverture, et en choisissant, en accord avec le comité de lecture, des illustrations noir et blanc, cohérentes avec le contenu de l’ouvrage. Dernières parutions : ÉCHO DE L’ART CONCEPTUEL DANS L’ESTHÉTIQUE ANALYTIQUE Cécile Angelini, 2013. e THÉORIE DE L’ART AU XX SIÈCLE : modernisme, avant-garde, néo avant-garde, postmodernisme Isabel Nogueira, 2013. L’ARTISTE OPPORTUNISTE. Entre posture et transgression Maxence Alcalde, 2011. CARNET CRITIQUE. Avignon 2009 Diane Scott, 2010. UNE ESTHÉTIQUE DE L'ELLIPSE Un art sans espace ni temps Bruno Trentini, 2008 TROIS PLAIDOYERS POUR UN ART HOLOGRAPHIQUE Nicolas A. A. Brun, 2008 QUELLE CRITIQUE ARTISTE ? Pour une fonction critique de l'art à l'âge contemporain Aline Caillet - Préface de Sylvie Blocher, 2008
Diego Scalco
Le sublime comme forme critique
Ce qui se joue entre l’abstraction et l’art abstrait
© L’Harmattan, 20175-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-11002-8 EAN : 9782343110028
Remerciements
La démarche d’un chercheur n’est jamais solitaire. Notre reconnaissance va à Baldine Saint Girons qui nous a fait comprendre toute la complexité de la question du sublime, ainsi qu’à Agnès Lontrade, dont les remarques attentives nous ont permis de parachever le présent ouvrage. Nous exprimons notre profonde gratitude à Ruth Horn pour nous avoir transmis la passion de la recherche. Merci également à Philippe Hurteau de nous autoriser à reproduire son œuvreAbscreen #80(2013) en couverture.
Sommaire
Linéaments d’une critique esthétique................................................... 9 1. En marge ou en dehors de la théorie de lamimèsis? ..................... 21 1.1 Le statut du sublime dans l’ancienne théorie de l’art ........... 21 1.2 De l’harmonie objective à l’harmonie optique..................... 27 1.3 Mimétique oupara-mimétique ? .......................................... 38 1.4 Idéalisation ou individualisation stylistique ? ...................... 56 1.5 De la notion d’identité créative ............................................ 67 2. Les principes de production et de réception ................. …………..81 2.1 Vers le sublime d’imagination ............................................. 81 2.2 Du sublime d’imagination au sublime esthétique ................ 93 2.3 Questions de méthode ........................................................ 112 2.4 Abstraction et méta-mimèsis.............................................. 125 2.4.1 Vision immédiate et vision transcendante....................... 127 2.4.2 Transposition ou transfiguration esthétique ? ................. 137 2.4.3 De l’abstraction à l’art abstrait ........................................ 140 3. Extérioritéversusformalisme ...................................................... 145 3.1 L’art abstrait et la « technique du sublime » ...................... 145 3.1.1 Par-delà l’image .............................................................. 149 3.1.2 Par-delà le signe .............................................................. 161 3.1.3 Par-delà la forme ............................................................. 181 3.2 Sublime et « sculpture dans le champ élargi » ................... 189 3.2.1 L’œuvrein situcomme facteur critique .......................... 190 3.2.2 Jeux de déplacements, de reflets ou d’effacements......... 199 De vraies et de fausses alternatives .................................................. 211 Bibliographie sélective ..................................................................... 223
Linéaments d’une critique esthétique
De quelle manière la distinction entre deux dénominations généralement considérées comme synonymes, « abstraction » et « art abstrait », peut-elle se motiver, se construire et s’étayer ? Plus précisément, les arguments esthétiques et critiques apportés à l’appui de cette distinction seraient-ils susceptibles de s’articuler afin d’asseoir une démonstration ? Pour ne pas effectuer d’extrapolations qui, sans références aux réalisations concrètes, risqueraient de sembler arbitraires, nous devons provisoirement nous limiter à observer que, y aurait-il synonymie entre elles, les expressions « abstraction » et « art abstrait » ne désignent pas des objets d’étude plus circonscrits et unitaires que ceux désignés par les expressions « art figuratif », « art symbolique », « arts décoratifs », etc. De fait, les définitions couramment données à ces expressions sont vouées à perdre en validité à mesure que les pratiques concrètes sont approfondies. Cette difficulté s’étend aussi à la question du sublime dans la mesure où, comme le précise Richard Shusterman, il existe « deux catégories distinctes de concepts esthétiques. La première catégorie est celle des concepts artistiques ou de genre (au sens large). Elle comprend tant les concepts de genre communs […] que le concept d’art lui-même en tant que modèle de tout concept de genre. L’autre catégorie recouvre, elle, des concepts esthétiques qui touchent tous les 1 genres, les périodes et les définitions de style . » Or, le concept de sublime appartient à cette dernière catégorie car il partage, avec celui 2 du beau, une « connotation appréciative » et non pas seulement classificatoire. Ces deux concepts sont eux aussi à considérer comme relativement indéterminés et, pour cette raison même, comme sujets à complexification, voire à modification. Leur indétermination ne les
1  Richard Shusterman,Surface and Depth. Dialectics of Criticism and Culture, Ithaca, Cornell University Press, 2002, p. 73 (nous traduisons, comme toutes les fois où il n’est pas fait mention de traducteur). 2 Ibid., p. 74. 9
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