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Jean Prodomidès, L'opéra passionnément

De
252 pages


Né à Neuilly en 1927, Jean Prodromidès est entré au Conservatoire de Paris (il est l'élève de Tony Aubin et de Noël Gallon), et suit les cours de Messiaen, Duruflé, Fourestier et Leibowitz. Les premières années de sa carrière sont consacrées à la musique de film : Le voyage en ballon, Mourir de plaisir, Histoires extraordinaires de Vadim, Les amitiés particulières de Delannoy, et, en 1983, Danton de Wajda. Il écrit aussi des musiques de scène pour le mime Marceau, le TNP et le Théâtre de France, collaborant avec des metteurs en scène et des chorégraphes tels que Erlo, Béjart, Terrasson, Bourseiller, Barrault, Régy, Cacoyannis. Parallèlement à la symphonie, il se consacre principalement aux formes lyriques et dramatiques. Outre Les Perses (1961), oratorio qui demeure l'une des plus célèbres émissions de la télévision française, sa création scénique inclut le ballet, le théâtre musical et l'opéra. Jean Prodromidès est actuellement Vice-président de la SACD et Président de la Commission « Musique ». Il a été élu à l'Académie des Beaux-Arts, en 1990, au fauteuil d'Henri Sauguet.

C'est à son domicile parisien qu'a été réalisé cet entretien. Assis à son bureau, entouré de ses livres, de ses partitions et son piano à portée de main, il évoque son enfance, ses études, la Résistance parisienne, sa carrière de compositeur, ses oeuvres, les dramaturges, cinéastes, metteurs en scène, chorégraphes et écrivains qu'il a côtoyés, ainsi que son activité au sein de la SACD et de l'Institut de France.


Bruno Serrou, critique musical, notamment à La Croix, Opéra International, L'Avant-scène, Le Journal de l'Année, est également correspondant des magazines espagnol Scherzo et suisse Scène magazine.

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Entretien
MICHEL DEMAULE
COLLECTION« PAROLES DEMUSICIEN» dirigée par
Cati Couteau et Thierry de la Croix
Déjà parus :
Claude Ballif, un musicien de la révélation entretien avec Bruno Serrou (2004). Claude Helffer, la musique sur le bout des doigts entretien avec Bruno Serrou (2005). Martial Solal, compositeur de l’instant entretien avec Xavier Prévost (2005). François-Bernard Mâche, de la musique, des langues et des oiseaux entretien avec Bruno Serrou (2007).
Conception graphique : Chris Impens & LES3TSTUDIO
© Éditions Michel de Maule/Institut national de l’audiovisuel, 2007.
REMERCIEMENTS
J’adresse mes remerciements les plus vifs à Cati Couteau (Ina), sans qui ce livre-DVD n’aurait pu voir le jour, et ma reconnaissance à Jean Prodromidès, qui a accepté la gageure de cet entretien.
B.S.
À la mémoire de Floria
AVANT-PROPOS
C’est le 31 octobre 1961 que Jean Prodromidès atteint la notoriété auprès du grand public, pendant la diffusion sur l’unique chaîne de télévision disponible dans la France de l’époque, à une heure de grande écoute, d’une « drama-tique » dont il avait signé la musique. Cette « dramatique » est restée mémorable à plusieurs titres, notamment parce qu’il s’agissait de la toute première retransmission publique télévi-sée en stéréophonie et de la première tragédie grecque pro-posée à la télévision tentant de retrouver l’esprit des représentations du théâtre antique. Le nombre de téléviseurs était encore limité, mais le bouche à oreille a conduit les Fran-çais à se retrouver chez leurs amis et voisins, ou à se réunir dans les cafés autour des postes de télévision. Cet « oratorio dramatique » réalisé par Jean Prat a autant fait pour la popu-larité du compositeur que pour celle d’Eschyle et de sa tragé-die écrite en 472 avant notre ère qui conte la défaite huit ans er plus tôt de l’empire de Xerxès I par la marine grecque pla-cée sous le commandement de Thémistocle. Envisagé tel un rituel sacré par Jean Prat, le texte d’Eschyle était quasi entiè-rement mis en musique par Jean Prodromidès.
9
Cette œuvre, de l’aveu même du musicien, constitue un moment phare de sa vie, et le premier pas vers le genre qui lui tient le plus à cœur, l’opéra, pourtant boudé par les composi-teurs de sa génération qui le jugeaient alors obsolète, les uns préférant se consacrer à la musique instrumentale, les autres s’essayant à un nouveau type d’expression scénique, le théâtre musical, dans lequel Prodromidès s’est lui-même exprimé à trois reprises, entre 1963 et 1966. Il s’est également préparé à l’opéra, l’œuvre d’art total selon les vues de Richard Wagner, à travers le ballet, avec Maurice Béjart, le mime, auprès de Marcel Marceau, et le cinéma, où il a fait ses premières armes dès le Service national, avant de collaborer avec des cinéastes comme Jean Delannoy, Gilles Grangier ou Roger Vadim, et, surtout, Andrzej Wajda, pourDanton, qui représente à ses yeux l’apogée de son expérience dans le domaine. Cet attrait pour la musique dramatique n’a pas empêché Prodromidès de dédier un certain nombre de ses partitions au concert.
Né le 3 juillet 1927 à Neuilly-sur-Seine dans une famille de mélomanes d’origine grecque, fils d’avocat, Jean Prodromi-dès s’est naturellement dirigé vers des études juridiques qu’il a effectuées à l’Université de Paris. Membre de la Résistance et acteur de la Libération de Paris en 1944, adhérent de 1943 à 1956 du Parti communiste français, d’où il a démissionné en réaction contre la répression soviétique de l’insurrection de Budapest, il a néanmoins appris le piano dès l’âge de huit ans, avant d’entrer au Conservatoire de Paris où il a été l’élève de Noël Gallon. Il a également suivi les cours d’Olivier Messiaen, Maurice Duruflé, Louis Fourestier et René Leibowitz. Par la suite, il sera lui-même professeur à l’Opéra-Studio, expérien-ce brutalement interrompue à la suite d’une décision minis-térielle mais qui lui reste chère, et à l’École d’Art lyrique de l’Opéra de Paris, avant d’être chargé de l’Inspection des Théâtres lyriques au ministère de la Culture. Nommé Prési-
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