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Opéras européens aujourd'hui :

De
136 pages
Comment fonctionne un opéra et qui sont les publics qui fréquentent de nos jours les théâtres lyriques européens ? Les études plus récentes centrées sur les publics d'opéra, ainsi que des entretiens avec les spécialistes travaillant dans le cadre de trois grandes institutions - l'Opéra national de Paris, le Royal Opera House de Londres et le Grand Théâtre de Genève -, ont constitué les principaux outils pour apporter des réponses à ces questions.
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LES OPÉRAS
EUROPÉENS
AUJOURD’HUI :
COMMENT
PROMOUVOIR UN
SPECTACLE ?Musiques et Champ
Social
dirigée par Anne-Marie Green
Les transformations technologiques depuis
cinquante ans ont bouleversé la place de la musique
dans la vie quotidienne. Celle-ci est actuellement
omniprésente tant dans l’espace que dans les temps
sociaux, et ses implications sociales ou culturelles sont
si fortes qu’elles exigent d’être observées et
analysées. Cette série se propose de permettre aux
lecteurs de comprendre les faits musicaux en tant que
symptômes de la société.
Déjà parus
E. BOUTOUYRIE, La musique techno. Une
approche sociogéographique, 2010.
Jacob ETIENNE, Les Bals populaires des
Antillais en région parisienne, 2010.
Antoine PÉTARD, L’improvisation musicale.
Enjeux et contrainte sociale, 2010.
Gérard REGNIER, Jazz et société sous
l’Occupation, 2009.
Stéphanie MOLINERO, Les publics du rap,
2009.
Alfred WILLENER, Le désir d’improvisation
musicale, 2008.
Vincent SERMET, Les musiques Soul et
Funk, 2008.
Aude LOCATELLI et Frédérique
MONTANDON, Réflexions sur la socialité de la
musique, 2007.
Gaston M’BEMBA-NDOUMBA, La femme,
la ville et l’argent dans la musique congolaise,
2007.
Stéphane FRANÇOIS, La musique
europaïenne, 2006.
Jedediah SKLOWER, Free jazz, la« catastrophe féconde ». Une histoire du monde
éclaté du jazz en France (1960 – 1982), 2006.
Anne-Marie GREEN, De la musique en
sociologie, 2006.
Florent BOUSSON, Les mondes de la
guitare, 2006.
Anne ROBINEAU et Marcel FOURNIER
( d i r. ) , Musique, enjeux sociaux et défis
méthodologiques, 2006.
Elisabeth CESTOR, Les musiques
particularistes, 2006.
Sylvie SAINT-CYR, Vers une
démocratisation de l’opéra, 2005.
Sylvie SAINT-CYR, Les jeunes et l’opéra,
2005.
Christophe APPRILL, Sociologie des danses
de couple, 2005.LES OPÉRAS
EUROPÉENS
AUJOURD’HUI :
COMMENT
PROMOUVOIR UN
SPECTACLE ?
Cristina Bărbulescu
Préface de Philippe Agid
L’Harmattan© L’Harmattan, 2011
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005
Paris
http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-296-54921-0
EAN : 9782296549210Ce livre est dédié à mes parentsRemerciements
L’illustration de la couverture a été réalisée par
Augustin Niculescu.
Cet ouvrage a été conçu grâce au soutien
permanent de mon ami Anthony Sittler, chargé de
communication du Centre National d’Artistes Lyriques.
Je remercie particulièrement Mme Laurence-
Lamberger Cohen (directrice de la Réunion des
Opéras de France) et M. Philippe Agid (directeur
adjoint de l’Opéra national de Paris de 1995 à 2001)
pour leurs conseils en ce qui concerne la réalisation de
mon ouvrage et pour les documents mis à ma
disposition. Je remercie aussi toute l’équipe d’Opera
Europa.
Je remercie M. Christopher Park (chargé des
publics jeunes)
– Grand Théâtre de Genève, Mme Elizabeth Bell
(Head of Corporate Communications) et M. Simon
Magill (Communications Manager) – Royal Opera
House, Mme Françoise Roussel (directrice des
relations avec le public et marketing) et Mme Marie-
Pierre Faurite (responsable du service marketing) –
Opéra national de Paris, pour la réalisation des
interviews qui constituent les annexes de cet ouvrage.
Je remercie la direction générale et la direction
de communication de l’Opéra national de Bucarest
pour toute l’expérience pratique acquise grâce à mon
travail dans le Département de Communication.
Si cet ouvrage existe aujourd’hui, c’est grâce au
soutien permanent de ma famille et de mes amis - je
remercie particulièrement Elena, An, Flori, Maria et
Cristi.
Je remercie surtout Aghi d’être celui qu’il est.PRÉFACE
Nicholas Payne, aujourd’hui directeur d’Opera
Europa après avoir conduit le Welsh National Opera
de Cardiff et les activités lyriques de Covent Garden a
coutume de dire que les ventes de billets sont le
meilleur des baromètres de l’intérêt public pour les
maisons d’opéras.
Toutes les maisons d’opéras sont aujourd’hui
confrontées à plusieurs exigences : maximiser le
produit de leurs ventes de billets, veiller par une
politique tarifaire accessible à ouvrir leurs spectacles
aux publics les moins solvables, renouveler leurs
publics, accroître leur attractivité. Les équilibres entre
l’une et l’autre varient de pays à pays et de maison à
maison mais aucune d’entre elles n’y échappe.
L’ouvrage de Cristina Bărbulescu est au cœur de
ces enjeux. Il procède par analyses successives des
pratiques suivies par plusieurs maisons d’opéras dont
l’Opéra national de Paris, Covent Garden et l’Opéra
national de Bucarest. L’approche comparative est
toujours riche d’enseignements. Elle permet d’identifier
les pratiques les plus efficaces, pas toujours
transférables mais dont on ne manque jamais
d’apprendre.
Des analyses de l’auteur ressortent les
changements intervenus depuis une quinzaine
d’années dans les méthodes commerciales et, disons
le mot, de marketing de nombre de maisons qui
transforment radicalement leur promotion et celle de
leurs spectacles. À l’Opéra comme ailleurs, les
ressources informatiques et internet peuvent être
mises au service de politiques actives de
communication, de ventes de billets, de constitution et
de gestion de fichiers des spectateurs. L’existence de
ces ressources ne fait jamais disparaître la nécessité
de penser communication, promotion des spectacles,
ventes et optimisation des ventes comme une
dimension des politiques d’ensemble voulues par lesmaisons.
Les études universitaires de Cristina Bărbulescu
en Roumanie et en France suivent le fil directeur de la
communication. La danse a joué un rôle important
dans sa formation. L’Opéra national de Bucarest
accorde sa place à la chorégraphie, tout comme
l’Opéra national de Paris et Covent Garden, et cela
convient parfaitement à l’auteur.
J’ai eu le privilège de rencontrer Cristina
Bărbulescu pendant qu’elle préparait le mémoire
universitaire qui a conduit à ce livre. J’ai été frappé par
sa volonté de connaître et de comprendre, comme par
sa détermination professionnelle.
Je forme pour le succès de cet ouvrage et pour
celui, professionnel, de l’auteur les vœux les plus
chaleureux.
Philippe Agid
Directeur adjoint de l’Opéra national
de Paris de 1995 à 2001AVANT-PROPOS
« J’ai fait tomber quelques illusions,
1mais je n’ai pas perdu mon rêve. »
Le sujet de mon livre est construit autour de la
problématique suivante : quels sont les publics
européens d’opéra aujourd’hui et quelles techniques
créatives de relations publiques et de communication
peut-on concevoir pour les fidéliser et pour attirer de
nouveaux spectateurs ?
Les études de public réalisées durant les
dernières années ont montré qu’on ne peut plus parler
aujourd’hui d’un seul public homogène d’opéra. Il
existe toujours plusieurs catégories de spectateurs,
chacune étant définie par des traits sociologiques, des
attitudes, des habitudes de consommation très
différentes. Ayant pour but de proposer des
techniques afin de promouvoir une production
d’opéra/de ballet, se devant d’être adaptée à chaque
catégorie de spectateurs, j’ai choisi de parler « des
publics ».
Cet ouvrage n’est pas centré sur les publics
d’une maison d’opéra en particulier. La recherche
repose sur plusieurs études réalisées par différents
théâtres lyriques, dont le seul point commun est leur
emplacement en Europe. De plus, un élément
important servant à mon analyse est l’étude « Study of
European Opera Audiences » (l’étude des publics
européens d’opéra) ayant impliqué neuf maisons
d’opéra européennes pour définir le profil de leurs
spectateurs. L’étude a été réalisée en décembre 2006
par Opera Europa, association internationale de
compagnies et festivals d’opéra professionnels en
Europe.
L’objectif de ma recherche est donc d’identifier
ce qui est commun pour les opéras européens en ce
qui concerne le panel de leurs publics actuels (tout en
soulignant également les spécificités de chaque
institution/ville/région/pays) afin de proposer denouvelles techniques de promotion d’un spectacle
lyrique/de danse.
En tant que responsable des relations publiques,
je pense que pour atteindre ce but, il est fondamental
d’analyser deux éléments :
• le profil de l’institution, qui définit la
programmation, déterminant à son tour la spécificité
des publics ;
• les études sociologiques des publics,
représentant un outil indispensable pour :
- déterminer le profil de nos spectateurs ;
- concevoir les techniques adaptées pour chaque
catégorie de public.
Il est très important de souligner que la notion
« d’opéra » est utilisée dans cet ouvrage pour définir
l’institution et non seulement le genre lyrique. Lorsque
l’on parle de public d’opéra on ne fait pas seulement
référence aux spectateurs des productions lyriques,
mais à toutes celles et ceux qui participent aux
évènements proposés par une maison d’opéra en tant
qu’institution de spectacle vivant, avec une
programmation spécifique renfermant généralement le
genre lyrique, mais aussi la danse, la musique
symphonique et parfois l’opérette.