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Si La Peña m'était contée...!

De
148 pages
L'histoire se passe à La Peña, un des établissements les plus prisés de la communauté latino-américaine, au coeur de Saint-Germain-des-Prés. L'auteur y promène son oeil d'observateur et restitue sous forme romancée le récit des tendances festives où se construit un idéal collectif inspiré d'un ensemble de valeurs partagées autour de la fête. Cet ouvrage, autour de nombreuses illustrations photographique, propose une suite de scènes savoureuses où la salsa imprime sa marque, offrant autant de représentations que de visiteurs.
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Vous aimerez aussi

DU MÊME AUTEUR
La Salsa “pa’ bailar mi gente”. Un phénomène socioculturel, París, L’Harmattan, 1998. Ma salsa défigurée “pa’ que afinquen ”, París, L’Harmattan, 2001 La salsa en Europa : rompiendo el hielo, Caracas, ed. Fundación Vicente Emilio Sojo, 2007.

COLLECTIFS :

Sydney Huckinson, Dancing in place : how salseros create local varietes of a global dancing, University of Houston (Texas-USA), 2010 Parole et Musique dans le monde hispanique, Presses de l’Université de Picardie, Amiens, 2006. La fête en Amérique latine, América (Cahiers du CRICCALUniversité Sorbonne Nouvelle-Paris III, N° 27), Paris, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2001. Músicas, sociedades y relaciones de poder en América Latina, México, Universidad de Guadalajara, 2000. [Dir de Gérard Borras].

PRÉFACÉS

Claire Hertz, Salsa, une danse aux mille couleurs, L’Harmattan, 2007. Fréderic Negrit, Musique et immigration dans la société antillaise, L’Harmattan, 2004.

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Aux salseras et salseros…

REMERCIEMENTS

Mes sincères remerciements et toute ma gratitude à :
Pascale Cognet qui a assuré la correction afin que cet ouvrage ait une meilleure lisibilité. José Henriquez « El Che » pour son immense collaboration. Nathalie Nguyen-Tang pour la composition photographique. Anne Carter pour la conception des illustrations et la réalisation de la couverture. Egalement pour les échanges : aux Dj’s Orlando Arana « Orlando de Cali », Juan Pablo Martinez Yepez « El Cuco de la salsa » et Jorge Enrique Romero Escobar « El Niche » ; Carmencita, Andreas, Silvio, Carole Fitoussi et Julie, Sophie et Jérôme Robert Octavio Cadavit et Mercedes Mancera pour leur accueil. À tous ceux qui ont répondu à l’enquête.

*

Enfin, nous tenons à remercier toutes les personnes figurant sur les photos. L’auteur les dégage de toute responsabilité quant à l’opinion exprimée dans cet ouvrage.

*

Vos impressions, remarques ou suggestions sont les bienvenues : Saul Escalona : saescal@hotmail.com

“LES NUITS DE LA PEÑA”

niche La Peña,1 un des établissements les plus recherchés des soirées latines parisiennes. Mais, plus qu’un lieu de fête, François Douchet en a assuré le développement culturel pour qu’elle devienne un des centres hégémoniques de la culture latinoaméricaine. C’est dans cette ambiance chaleureuse que nous avons souvent discuté de salsa…. François Douchet a proposé le titre de cet ouvrage. Je remercie très profondément François Douchet pour avoir accepté l’idée de ce livre ainsi que toute l’équipe de l’établissement : Eva Ludnai, Patrice Sokolsky, Jonathan, Liliana, Oumar, Yves…

Au cœur de Saint Germain des Près dans une petite rue se

1

Située au 3, passage de la Petite Boucherie dans le sixième arrondissement de Paris.

A PROPOS DE LA PEÑA

François Reichenbach, mon regretté ami, ce réalisateur de
renommée internationale, grand amoureux du Mexique auquel il a consacré beaucoup de son talent, disait en parlant de Saint Tropez que « c’était magique ». Pourtant, ajoutait-il, il existe bien d’autres villages en France, tous aussi beaux et parfois même plus jolis, mais ils ne sont pas « magiques ». On pourrait dire de même de La Peña car la communauté latino-américaine, sa diaspora, son intelligentsia ont élu domicile dans ce lieu mythique de Saint Germain-des-près. C’est « comme à la maison » se plaisent-ils à dire. Les personnalités qui y défilent, se retrouvent entre copains comme s’ils étaient chez eux puisque ce sont elles et les autres latinos qui ont créé l’endroit. Si celui-ci est si convivial, si « festif », c’est grâce à eux. En ce qui concerne plus précisément mon rôle, je n’ai fait qu’accompagner le succès du phénomène latino-américain que j’avais identifié dans la décennie de la fin du siècle passé au travers de la culture musicale et gastronomique cubaine. Je n’ai fait qu’élargir le concept à l’ensemble de l’Amérique latine et ce dans tous ses développements géographiques et culturels. En l’an

Une histoire de la salsa à Paris 14 _____________________________________________________ 2000, sur la suggestion de mon amie Claudie Druon de Soza, la plus parisienne des citoyennes Mexico-Françaises, je me suis décidé à créer La Peña à Saint Germain dans ce quartier de la capitale, au cœur de Paris et du monde de la culture. Le succès a été immédiat, tout s’est enchaîné très vite, par le bouche à oreille et la réputation de l’endroit. A ma grande satisfaction, les files d’attente pour être de la fête ne se sont jamais taries. La Peña est devenue l’espace ludique, amical et culturel du monde latino. Nous devons ce succès à ceux qui en ont fait leur « Maison », la maison des latinos ! Souvent tous ces amis de La Peña me congratulent et me remercient du soutien apporté à leur culture au point de me gêner mais c’est à moi de les remercier de la reconnaissance qu’ils m’apportent, tout comme le fait dans ce livre mon ami Saúl Escalona. Grâce à eux, je peux dire avec une fierté latine et je veux dire en toute humilité : J’existe !

François DOUCHET