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Symphonie opus 21 d'Anton Webern

De
156 pages


Écrite en 1928, la Symphonie opus 21 est certainement l'oeuvre la plus emblématique de la pensée d'Anton Webern. Parmi les compositeurs de son temps, il est sans conteste celui qui a le plus ressenti la série comme une véritable nécessité, non seulement sur le plan d'une nouvelle grammaire musicale, mais aussi en rapport intime à une vision du monde. Émerveillé par la nature, Webern aimait les plantes et les fleurs, ainsi que les courses en haute montagne. Dans cet état d'esprit, la série n'est pas seulement pour lui un point d'appui à partir duquel il exerce son imagination motivique, elle constitue aussi la métaphore d'un « germe » incluant la potentialité de l'épanouissement d'une organisation particulière. La présente étude constitue une analyse de type « compositionnelle » : illustrée de nombreux exemples musicaux, elle privilégie l'étude d'un certain nombre de modes opératoires capables, aujourd'hui encore, de susciter une réflexion enrichissante et de clarifier certaines notions dépassant le cadre particulier de la Symphonie opus 21. Ainsi digresse-t-on parfois sur d'autres compositeurs, qu'ils soient du passé lointain, contemporains de Webern, ou successeurs.


François Leclère est compositeur. Il enseigne la composition à Charleville et à Saint-Ouen, et donne des conférences dans diverses villes d'Europe.

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DUMÊMEAUTEURCHEZLEMÊMEÉDITEUR
Premières Pierres(1987).
Harmonie et Courbure du temps(1994,réédition2002).
Miseenpage:HenryLeroy
Conceptiongraphique:LES3TSTUDIO
©ÉDITIONSTUM-MICHELDEMAULE,MMIV.Au joyeux souvenir de mon père,
qui pendant nos marches en forêt
d’Ardenne ou dans les montagnes suisses,
prenait un malin plaisir
à nommer les arbres et les plantes
par leurs noms latins.
À la mémoire de mon frère Jean.
À mes élèves en composition
de Saint-Ouen et de Charleville.Les facultés de l’esprit qu’on définit par le terme analytiques sont
enelles-mêmesfortpeususceptiblesd’analyse.[...]Lafacultéd’analyse
ne doit pas être confondue avec la simple ingéniosité; car, pendant
que l’analyste est nécessairement ingénieux, il arrive souvent que
l’hommeingénieuxestabsolumentincapabled’analyse.Lafacultéde
combinaison, ou constructivité, par laquelle se manifeste
généralement cette ingéniosité, a paru dans des êtres dont l’intelligence était
limitrophe de l’idiotie. [...] Entre l’ingéniosité et l’aptitude
analytique, il y a une différence beaucoup plus grande qu’entre
l’imaginative et l’imagination, mais d’un caractère rigoureusement
analogue. En somme, on verra que l’homme ingénieux est toujours
pleind’imaginative,etquel’hommevraimentimaginatifn’estjamais
autrechosequ’unanalyste.[...]Lesrésultats,habilementdéduitspar
l’âmemêmeetl’essencedesaméthode,ontréellementtoutl’aird’une
intuition.
Edgar Allan Poe,
DoubleassassinatdanslarueMorgue.

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