Pistes pour le Bénin

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Que nous disent les expressions culturelles béninoises ? Pour appréhender leur complexité et leur diversité, ce dossier livre une série de regards : peuples, politique, langue, influence du vaudou sur la production littéraire et artistique, théâtre, symboles, cosmogonie, médecine, vertus des plantes et art culinaire. Coordonné par le directeur de la Médiathèque des diasporas, lieu culturel indépendant de Cotonou, et entièrement réalisé sur place, il donne la parole à des spécialistes et fait le point sur la création artistique contemporaine.
Publié le : dimanche 1 octobre 2000
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EAN13 : 9782296416369
Nombre de pages : 127
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n031 octobre 2000
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un dossier coordonné par Camille Amouro

Couverture Masque

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Corinne Guelede

Gilmé,

Editorial

la liberté
d'écrire sur soi

"La bouche fait plus de bruit que le tambour" Proverbe bantou
Peinture rupestre Afrique du Sud

Voici le premier dossier d'Africultures réalisé entièrement dans un pays africain. D'autres suivront. Il nous paraît important d'en expliquer la démarche. Notre idée: proposer à un acteur des cultures locales de coordonner l'écriture et la composition d'un dossier au format d'Africultures qui rende compte de la vitalité des expressions culturelles de son pays et des débats qui les traversent. En somme, témoigner de ce qui bouge. L'exercice est forcément subjectif, donc périlleux. Car dans le petit format imparti, il faut opérer des choix, agir par coups de cœur, et affronter la frustration de ceux qui n'y apparaîtront ou n'y écriront pas. Et il s'agit bien sûr d'affirmer un point de vue hors de toute complaisance.

Ces dossiers sont financés par un Fonds d'Action Culturelle du ministère français des Affaires étrangères: par convention avec la mission de Coopération française du pays, l'association culturelle en charge du dossier reçoit une somme forfaitaire (correcte sans excès) à répartir pour l'écriture et la coordination du dossier ainsi que pour les droits d'auteur des photos. Cela suppose-t-il un contrôle des contenus? Aucunement. Les dossiers sont concoctés par le coordinateur qui les transmet directement à Africultures. Cette liberté est tout à l'honneur du financeur qui peut, à l'occasion, se faire taper sur les doigts, comme cela arrive dans ce dossier. Sans compter qu'un soutien à la diffusion dans le pays est en général prévu.
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Tout ceci pour dire que, bien que financés dans un rapport Nord/Sud, ces dossiers suivent une logique Sud/Nord: Africultures publie mais n'intervient pas sur les contenus. Pour dire aussi qu'ils correspondent à la démarche générale d'Africultures : établir des relations avec des partenaires africains débouchant sur des réalisations communes où personne ne tente de se substituer à l'autre. Pensés par des personnalités différentes, les dossiers se suivront sans se ressembler. Chaque coordinateur en marque la conception et la réalisation. Merci à Camille Amouro, écrivain et dramaturge béninois, animateur de la Médiathèque des Diasporas à Cotonou, lieu de culture indépendant de tous pouvoirs, d'avoir coordonné celuici. Sa plume, bien connue des lecteurs d'Africultures, est libre et tranchante, n'épargnant ni les uns ni les autres. Cependant, pour présenter un pays culturellement aussi riche que le Bénin, il a évité le catalogue et les jugements pour privilégier les clefs d'une culture éminemment complexe, déléguant souvent son écriture à des spécialistes chevronnés. Ce dossier est ainsi une série de regards où les données politiques et humaines côtoient le vaudou et les expressions traditionnelles. Une série de pistes pour appréhender les créations d'aujourd'hui sans superficialité. Olivier Barlet

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A peu près toutes les prostituées noires venues d'Afrique de l'Ouest, dans tous les pays du monde, sont passées par Cotonou. Beaucoup parmi elles n'en connaissent cependant qu'un de ses plus minuscules quartiers: Jonquet. A peine dix mille mètres carrés et une vie permanente: la gare routière pour l'Ouest (Togo, Ghana), l'Est (Nigeria) et le Nord (Niger), des affaires, des femmes et des hommes venus de tous les pays, des bars, des boîtes de nuit, des marchands de sexe, des voyous... Jonquet est un microcosme des avatars d'une cité moderne.

obligations fiscales, profitent du repos de la police pour prendre le départ sous les larges blessures du soleil, on pourrait même croire que le quartier est aussi apathique que les trois ou quatre zones résidentielles où logent les Blancs et les bourgeois béninois. La nuit, ce périmètre ordinaire devient le réceptacle de tous les états d'âme, un centre d'accueil de tous les vagabondages, le carrefour de tous les événements contingents et non contingents. La rue principale se transforme en une piste avec un gigantesque défilé de mode où la terre entière se retrouve au fond de la rancoeur des jupes courtes. Les décibels qui se dégagent, colossaux, des bars et autres lieux de rencontre, sont en perpétuelle rivalité avec les cris des filles et le passage parfois ignoré des musiciens de rue. Jonquet se démasque au moment où le soleil fait place à la lune, et revêt une aise nul-

Perdu quelque part au coeur même
de la ville, le quartier où nul ne dort, ne laisse entrevoir aucun contraste, à première vue. Dans la journée, on y passe sans se rendre compte de rien, tellement les rues sont calmes et la population normale. A part les cliquetis monotones des guimbardes attardées qui, non à jour de leurs

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le part ailleurs visible, donnant au
contraste, le sens d'une alternance des jours et des nuits. Vers minuit, devant Le Quartier Latin, un des principaux bars de la rue principale, des menaces musclées de bagarres mobilisent la foule en faisant déchaîner la hargne des videurs et autres gars. Deux camps, rarement les mêmes d'un soir à l'autre, se défient dans un tohu bohu inaltérable par les chicotes et autres lanières qui sifflent dans le vent à mesure que monte le ton et s'approche l'imminence du bras de fer. Cela dure un quart d'heure, une demie heure peut-être. Le temps que le panier à crabes de la police passe et que se disperse la foule laissant un bilan de quelques verres cassés mais presque jamais de blessure. Parfois, c'est au cours de cette polarisation que les véhicules sont dévastés par 6

des voleurs toujours méticuleux et toujours fiers de leur art. Par cette ambiance bon enfant malgré tout, mais aussi les changements successifs des propriétaires du Quartier Latin - généralement, ils sont deux ou trois qui vont et reviennent en se succédant - ce grand vide, cette monotonie des apparats dans ce quartier riche en mouvements de personnes et de biens, cette constance dans la désinvolture et le contraste, cette particularité dans le particularisme, ces roulements de mécanique, le calme si profond de ce territoire d'âmes agitées, cette dégénérescence intégrée, Jonquet reflète à lui tout seul, le tumultueux destin méconnu de l'autre quartier latin, ce pays effilé de l'Afrique subéquatoriale, ainsi baptisé par les Français qui l'ont colonisé. Ici comme là, le Quartier Latin est un tout équilibré par l'air des temps, la diversité des provenances et des façons d'être, le syncrétisme au quotidien et, je dirais, une espèce de mélancolie nationale inhibée par le braquage contre notre responsabilité dans une histoire avec des allures pas toujours gaIes. L'empire sonraï ayant décliné, ses habitants du Sud ont occupé la région septentrionale du pays, sans oublier leurs prestiges d'antan, et ont imposé leur culture à de vastes domaines, à côté des Batonu venus du Nigeria ou d'autres peuples de langue gur descendus des montagnes d'Ouest. Au centre, la ruée vers l'ouest des Yoruba du Nigeria,

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confrontés à des querelles intestines dans les familles royales, a essaimé des localités nago ici et là. Les mêmes types de querelles ont conduit les Fons et leurs cousins de langues gbé à envahir plus de la moitié de la région méridionale. Ainsi, n'eut été les surprises de l'Histoire, on aurait pu dire que le Bénin était une terre d'accueil. Le commerce triangulaire aura permis de relativiser cette vision des choses. Les princes fon du Danxomè ont en effet, vendu des centaines de milliers d'autres béninois aux Blancs qui les ont revendus par la suite dans les Amériques. Il a dévasté le pays pendant plus de deux siècles. Et la colonisation y a pris la succession à peu près trois quart,>de siècle. Elle l'a appelé du nom de Dahomey. Elle y a laissé la langue française et une certaine manière de penser, dans lesquelles les Béninois ont été si bons élèves, si bons collaborateurs, que le Dahomey a pris l'attribut de quartier latin de l'Afrique que certains nostalgiques revendiquent encore avec force naïveté. Et pourtant, cette si bonne collaboration a été entachée de mouvement,> de revendication, de résistances même, mouvements que contera Noël Alagbada, vice-président de la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication du Bénin, en prenant l'exemple de la presse. Or, malgré la traite, malgré la colonisation, tous ces peuples venus de toutes parts ont conservé leur façon

de vivre dans une proximité tolérante, comme le souligne le professeur Félix lroko. C'est ce qui explique la diversité culturelle du pays. Même après que quelques rigolos eurent succédé aux maîtres français. Pour la petite histoire, les plus récents de ces gouvernants ont changé le nom Dahomey en République populaire du Bénin, pour faire oublier l'ignominie de la traite, puis en Bénin pour faire oublier la révolution. Il ne reste plus qu'à changer les mentalités, mais pour cela, peut-être devronsnous encore attendre quelque temps. Pour le moment, une certaine presse se développe dans une certaine ambiance démocratique. Les regards de Corinne Gilmé, ancienne directrice de la première chaîne privée et de Huenumadji Afan de l'Université du Bénin au Togo, ancien député de

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l'opposition et directeur de la revue Propos Scientifique, présentent plutôt cette ambiance avec optimisme. Et pourtant, il y a comme une espèce de résignation nationale qui se dégage de ce qu'on pourrait appeler une philosophie collective et qui s'apprend, entre autres à travers les parémies sur lesquelles nous reviendrons, mais aussi à travers l'attitude spectatrice du public béninois, telle que la perçoit Ayayi Togoata Apédo Amah de l'université du Bénin au Togo. Evidemment, cette variété des origines et des cultures de base, au sein du même territoire dit national, influe sur les différents types d'expression et détermine les sources d'inspiration dans la création contemporaine. Il en est des parémies et du théâtre comme de la littérature sur laquelle Mahugnon Kakpo de l'université nationale du Bénin à Cotonou, a bien voulu s'exprimer. Et que dire alors de l'art culinaire dont Martine Ella Amouro du Bymins, meilleure restauratrice de l'année, propose quelques spécificités? Il est possible, que malgré toutes les apparences, ces expressions actuelles, ne soient pas un prolongement, une continuité de la culture, mais une rupture de cordon ombilical entre une génération de bâtards et plusieurs de déchirures. Il est possible aussi que tout ceci ne soit, au fond que snobisme et vaine tentative 8

d'existence légitime au sein de la mondialisation d'un même mode de domination. Voilà pourquoi il était important de considérer les moeurs de quelques uns de ces différents peuples en tenant compte de leurs survivances, afin d'entrevoir non seulement l'existence au sein d'un même territoire d'identités différentes, mais pareillement l'autonomie des expressions culturelles. Issa Kpara, secrétaire général du gouvernement, analyse ainsi quelques tendances de rituels autour de la naissance et de la mort chez les Tanéka du Nord; Luc Aimé Dansou, Directeur-adjoint du quotidien Le Matin a relu pour nous Pierre Verger sur la thérapie vodun. Et, pour regarder du côté des Nago, nous nous pencherons sur le rite des revenants, après avoir compris les rapports entre l'art et la thérapie vodun.

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Des migrations à l'intégration
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Le peuplement du Bénin remonte dans ses origines à la préhistoire. Il s'est échelonné par la suite sur plusieurs millénaires jusqu'à nos jours, puisque des mouvements de population d'une localité à l'autre se poursuivent encore sous nos yeux, influant sur les pratiques artistiques et les moeurs qui constituent les différentes identités nationales. Plus de quarante groupes socioculturels Divers et variés, d'amplitude variable, ces mouvements migratoires ont conduit les ancêtres des divers groupes ethniques qui peuplent actuellement le pays aux emplacements où on les rencontre aujourd'hui. Certains sont venus de l'Est comme les Yoruba ou Nago, les Boko et Bariba, quelques groupements Fulbe ou Peul, les Ranga de la vallée du Niger, etc. ; d'autres, comme les Dndi et Zarma, groupes apparentés génétiquement et linguistiquement, des Rausa et d'autres fulbe sont venus de régions plus septentrionales comme le Niger. Par le biais d'autres mouvements migratoires de

l'Ouest et du Nord-Ouest, des groupes ethniques comme les Gn ou Mina, les Waaba, les Btamarib, les Natnba, les Bulba, les Foodoby, etc. arrivèrent. Quant aux groupements de l'aire culturelle Ajatado, leurs ancêtres lointains, partis de l'est, seraient allés à l'Ouest fonder Tado, avant de se disperser à nouveau vers l'Est. De là sont issus Aja, Xula, Xueda, Waci, Saxw, Gun, Maxi, Fan, Tolinu, Wemnu, etc. Au total, plus d'une quarantaine de groupes ethniques inégalement répartis sur l'étendue du territaire, avec des effectifs variables. Des coutumes différentes, parfois contraires Diversité de provenances, diversité de cultures! Bien que faisant partie de la catégorie des petits pays d'Afrique quant à sa superficie, le Bénin est d'une très grande richesse en matière d'us et coutumes, de genres de vie. Autant d'héritages historiques diversifiés à l'extrême. Si un peu partout dans le Nord, l'excision, vieille de plusieurs siècles, est fréquente, elle demeure une exception dans le Sud du pays qui se signale par endroits, comme à Savalou et chez les lacustres du
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Scarification

Vodun

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Corinne

Gilmé

Nohoué et de la So, par la pratique de l'élongation du clitoris, pour une plus grande jouissance sexuelle de l'homme. Pratique courante dans le pays, la circoncision chez les hommes est tardive ou simplement inexistante dans quelques milieux de l'Atacora nord. Les lj, communément appelés Rolli, se liment les dents alors que cette forme de mutilation est inconnue dans la plupart des régions du pays. Abondantes dans l'Ouèmé, l'Atlantique et en partie dans le Mono et le Borgou, les scarifications faciales ou corporelles, courantes chez les Btamarib, les Waaba, les Yowa, les Taneka, sont inconnues chez les Aja, Kotafon... La pratique de l'infanticide a toujours étonné les populations du Sud et du Centre du pays. Elle demeure courante bien qu'officiellement décriée et combattue par les pouvoirs 10

publics, chez les Bariba, les Boko et les Kufaloyinma ; et ce, pour des raisons diverses. Nous sommes dans un espace culturel fertile en tabous et en totems: les Xuéda ne consomment pas le python royal, une de leurs divinités, dont Nago de Kétu et Bariba font une prédilection culinaire. Plus gros, plus long, le python de Seba, à tort appelé boa, est l'animal totémique par excellence des Nasuno de Banikoara. Les Yoruba eux, dévorent à pleines dents sa chair exquise et ferme. Ici on ne consomme pas le singe, et on consomme l'escargot; là, c'est le contraire. En marge du totétisme, ce qui est répugnance alimentaire ici comme les termites ailés chez les AÏzo est très apprécié des Nago d'Ifanyi et de Sakété, entre autres. Le maïs est consommé un peu partout sur le territoire national. Mais, alors qu'il

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constitue la base alimentaire dans beaucoup de régions du Sud, il est marginal dans l'ordinaire des Tanéka et des Waaba de l'Atacora, entre autres. Au plan politique Des royautés sont nombreuses dans la majeure partie du territoire national actuel. Cependant, maints groupements du Nord de l'Atacora comme les Berba, les Bulba, les Btamarib, les Natmba, les Tanéka, n'ont pas traditionnellement de système monarchique. Autrement

dit, toutes les sociétés ne sont pas régies par les mêmes organisations politiques traditionnelles. La République du Bénin a été le seul pays du continent à avoir connu la pratique de l'amazonisme, armée féminine d'élite au sein des troupes aboméennes, notamment aux XVIIIè - XIXè siècles. Femmes guerrières redoutables, elles ont accompli des exploits militaires qui ont laissé des traces dans la documentation écrite et la mémoire collective. Elles ont montré toute la mesure de leur combativité lors de la guerre franco-dahoméenne des dernières années du XIXè siècle. Les arts et les cultes La société béninoise est une société de masques: ceux-ci sont plus nombreux dans la moitié méridionale du pays que dans le Nord: l'on distingue notamment les masques égungun, oro, gèlèdè, chez des groupements Nago ou Yoruba, le Zangbéto chez les groupes d'origine Ajatado, le Buriyan, patrimoine culturel Afro-Brésilien, le Gunuko (aujourd'hui en voie de disparition) chez les populations

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Cavaliers

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Nupe, communément appelées Takpa ; ce sont là des représentations matérielles et mentales identitaires dont l'étude socioculturelle approfondie prend la valeur d'un paradigme. Egalement variées sont les danses, profanes ou religieuses aussi riches les unes que les autres, ainsi que les chansons et rythmes qui les accompagnent (Ajogan, Agbaja, Iwe, Gumbé, Tchngum, Tk, etc.). La République du Bénin située au 12

coeur de l'espace dénommé jusqu'au XIXè siècle « la côte des esclaves » dans le Golfe du Bénin, se signale également par le dynamisme, l'intensité et la diversité des pratiques religieuses traditionnelles, avec la richesse de ses panthéons d'une région à l'autre, ses nombreuses sectes. La moitié méridionale du pays se caractérise par la pratique du Vodun de l'aire culturelle Ajatado, appelé Orisha par des Nago ou Yoruba. L'on ne saurait parler de tous ces aspects des cultures béninoises sans faire allusion aux multiples conséquences de la Traite négrière, responsable de la transplantation dans les Amériques, de ces différentes us et coutumes. Les cas d'Haïti, de Cuba, de la Guadeloupe, du Brésil, etc. sont particulièrement illustratifs de ce point de vue.
A. Félix Iroko est professeur titulaire d'Histoire (U.N.B - Cotonou)

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