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PREFACE Le monde contemporain se caractérise par une expansion extraordinaire du domaine du génie de l’esprit notamment dans son aspect des manifestations culturelles. Les média chauds et froids nous font vivre le monde de rêve peint sous forme d’information et des manifestations. La vie des humains sur la terre est donc émaillée de manifestations diverses. C’est à dire que l’être humain est d’abord une manifestation divine et essentiellement culturelle. Il se déploie à travers sa culture où il manifeste son identité et découvre celle des autres. Cependant, le principal problème est celui de savoir présenter soit animer et organiser avec compétence les manifestations culturelles. « Bien des gens croient savoir quelque chose, alors qu’ils ne savent rien », disait Socrate. Toutes les sociétés humaines organisent et animent des manifestations culturelles, mais très peu réussissent avec succès à cause de l’ignorance des principes y afférents soit par non respect des normes relatives à cette matière. Les principes sont toujours pareils à la face « A » d’une réalité, d’un fait soit d’une situation. C’est le beau car, l’opposé des principes c’est la face « B » soit le non conforme aux normes. Le non respect des principes dans l’animation et l’organisation des manifestations fait aboutir au hasard autrement dit à l’amateurisme, au tâtonnement soit à l’indescriptible, nous renseigne l’auteur. Dans le souci de pallier cette ignorance, l’auteur de ce livre, enseignant de carrière, chercheur passionné en animation culturelle, met à la disposition de nombreux lecteurs une véritable mine inépuisable de renseignements précieux et pratiques sur la manière d’animer et d’organiser les manifestations culturelles. Cet ouvrage rare du genre, revêt d’une importance capitale et servira de breuvage d’informations où viendront puiser plusieurs cadres intellectuels (les promoteurs et organisateurs des manifestations à grande échelle, les étudiants et enseignants, les opérateurs culturels, les sponsors, les mécènes et les opérateurs politiques) et entreprises spécialisées dans le domaine. En ce moment où toute la planète est secouée par des crises multiformes, notre société traverse en plus d’une profonde et périlleuse crise morale et de modèles qui auraient pu servir de références pour la jeunesse, l’œuvre de monsieur BARHAKOMERWA GANYWA-MULUME FABOU Constantino, tombe à pic et constitue sans nul doute, en raison de son originalité scientifique, une source d’inspiration incommensurable pour une jeunesse
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éprise de sagesse et de connaissances. Si tout le monde pouvait pérenniser sa pratique professionnelle sous toutes les formes : les imprimés, les supports audiovisuels, etc. et se soumettre à la portée de la communauté pour subir la critique et la censure des évolués ; ce monde en perfection serait en ébullition. Voici donc, chers lecteurs une œuvre qui hisse son auteur au firmament des savants en animation culturelle dans le champ de la communication. L’auteur nous ramène dans le registre utilitaire en voulant nous faire comprendre les relations entre les activités de loisirs, les activités culturelles, les manifestations culturelles et les actions culturelles. Il voudrait dans son livre initier les lecteurs à la conception des projets culturels, à l’organisation classique des manifestations culturelles, à l’animation et à l’évaluation des manifestations culturelles à tous les niveaux (local, national et continental). Ainsi, le contenu de cet ouvrage capitalise les connaissances dans l’art d’animer et d’organiser les événements en Afrique et dans d’autres pays du monde en s’appuyant sur les expériences congolaises. Ce livre est subdivisé en trois grandes parties essentielles. La première est consacrée à la construction des théories relatives aux connaissances empiriques sur les manifestations culturelles. Cette partie est parmi les plus importantes, non pas par abondance de la matière mais par son intérêt de pouvoir exercer l’esprit à la découverte et à la création des manifestations culturelles. Cet exercice fait aboutir l’auteur à la formulation et à l’érection des principes universels d’animation et d’organisation des manifestations culturelles. La deuxième partie de ce livre fait naviguer le lecteur dans le méandre de la pratique socioculturelle à travers des études de cas d’organisation des conférences, des mariages, des assemblées générales et des manifestations touristiques. L’auteur étant toujours animé du souci d’éclairer et d’illustrer ses pensées aura consacré la troisième partie de son livre aux usages protocolaires privés et officiels. Il aura mis l’accent sur l’organisation du protocole d’état en tant que service, sur la manière d’organiser les réceptions, les cérémonies, les préséances, les honneurs et les décorations. On voit donc tout l’intérêt que présenterait la lecture de cet ouvrage consacré aux principes d’animation et d’organisation des manifestations culturelles pour ceux qui aiment la finesse, les événements spectaculaires ou grandioses et la réussite dans leurs organisations. Angelo PARENTI Administrateur Général de TELECONSULT

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INTRODUCTION GENERALE Cet ouvrage sur les principes d’animation et d’organisation des manifestations culturelles et des cérémonies publiques se veut un manuel destiné aux cadres. Il ouvre à la compréhension fructueuse de la vie culturelle. Il est le fruit de mes recherches durant ma carrière professionnelle. Comme le dit le professeur Albert Muluma, « la recherche scientifique est le seul instrument de puissance d’un peuple, car la capacité d’inventer ou de créer est considérée comme la force moderne»1. De portée pratique, cet ouvrage comprend les informations fondamentales de tous ordres susceptibles d’aider le public ami de la culture, notamment, « les artistes, les enseignants, les organisateurs de manifestations publiques, les animateurs culturels, les opérateurs culturels professionnels, les sponsors, les mécènes et les opérateurs politiques ». Cette esquisse de vade me cum s’adresse aussi aux confessions religieuses, aux gestionnaires des infrastructures de loisirs, aux missions diplomatiques et consulaires, bref, de manière générale, aux intellectuels afin qu’ils puissent se ressourcer pour la bonne gestion de leurs organisations. La somme d’informations que nous y avons rassemblées n’est certes pas exhaustive, mais elle permettra aux autres corps de métier de s’investir pour la réussite des grandes cérémonies publiques et d’autres manifestations culturelles d’envergure. Les séminaires et les échanges d’expériences professionnelles entre, d’une part, les Animateurs Culturels – les différents opérateurs culturels, les Mécènes, les Chroniqueurs culturels, les Managers, les Relationnistes et les Chevaliers de la plume – et, d’autre part, les services publics à travers les responsables des protocoles d’État, auront nourri cette réflexion, qui se fonde beaucoup plus sur la pratique que sur les théories d’animation culturelle. Ne dit-on pas que si les bases de l’affection humaine sont en accord avec le progrès, elles seront solides et durables ? Les prétendants Opérateurs culturels professionnels et les Animateurs culturels formés ayant le profil requis pour exercer les diverses fonctions diplomatiques – telles que Attaché culturel d’ambassade, Conseiller culturel, Protocole d’état, etc. – enrichiront sûrement leurs connaissances et amélioreront leur pratique, comme le recommande le catéchisme culturel, grâce au contenu de ces notes. Pour certains, ces écrits aideront au
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Muluma Munanga, Albert, Le guide du chercheur en sciences sociales et humaines, Editions SOGEDES, Kinshasa, 2003, p.23. 9

renforcement des capacités dans l’exercice de leurs beaux métiers. Cette carrière exige de l’animateur un esprit du protocole, c'est-à-dire : « un ensemble de techniques, de rites, de symboles propres à créer entre des individus, des groupes, des collectivités, cette sociabilité qui permet à tous de dialoguer, d’échanger, de communiquer dans le respect de l’autre. Cela est tout simplement affaire d’éducation, de civilité »2. Cet ouvrage est composé de trois parties, distinctes mais complémentaires. La première partie aborde dans son premier chapitre la théorie des manifestations culturelles. Les différentes sortes de manifestations culturelles sont décortiquées pour aboutir aux caractéristiques générales y afférentes. Pour bien cerner les connaissances empiriques sur les manifestations, nous avons procédé à la classification de celles-ci selon la nature, le temps, les airs géographiques, l’espace, selon leurs diverses dominantes, etc. Le deuxième chapitre est consacré aux principes généraux d’animation et d’organisation des manifestations culturelles. Il commence par la présentation des objectifs et se termine par l’énonciation des théories en ce domaine. Les approches théoriques des prélats, des sociologues, des managers et d’autres chercheurs sont prises en compte pour la formulation des paradigmes d’animation et d’organisation des manifestations culturelles. Le troisième chapitre de cet ouvrage aborde les principes de base pour l’organisation des manifestations culturelles en général. Il va des principes spécifiques des manifestations culturelles à but lucratif, aux principes de base proprement dits. Il offre l’avantage d’éveiller l’organisateur sur la nécessité de se conformer aux principes d’offre et de la demande, de management et de marketing culturels, de financement et de la protection, soit de la conservation des manifestations en vue de constituer des archives pour un usage ultérieur. La seconde partie de l’ouvrage se consacre à l’étude exclusive des cas types des manifestations culturelles. Dans une première approche, quatre cas sont étudiés, à titre illustratif : les conférences, le mariage, l’assemblée générale, une manifestation touristique. Le séminaire, le symposium, le congrès, la représentation théâtrale, une tournée d’un spectacle vivant, la foire du livre, l’exposition, le gala (cinématographique, de boxe…) étant apparentés aux cas illustrés, n’ont pas été abordés dans cet ouvrage et constitueront la matière d’une étude ultérieure. La troisième et dernière partie étale les dispositions à prendre lors des cérémonies publiques ou officielles, en insistant sur l’historique du protocole
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LECHERBONNIER, Marie-France, Le Protocole : Histoire et coulisse, Editions Perrin, Paris, 2001, p6. 10

d’état, le rôle des services officiels du « Protocole d’État » et les types des visites protocolaires. Une approche sur les réceptions, le Dîner-d’état et sur la préséance dans les cérémonies officielles est faite en vue d’édifier le lecteur. Il s’en suivra des informations sur les décorations et mérites en République Démocratique du Congo. La lecture de cet ouvrage est indispensable dans le méandre d’ingénierie culturelle et pour tous ceux qui veulent aborder le métier d’Animateur culturel, de médiateur culturel, de promoteur et d’organisateur des manifestations culturelles et des événements publics (privés et officiels). Le lecteur qui voudrait dépasser le stade de la participation passive aux manifestations culturelles pour devenir un acteur dynamique dans l’évolution de l’industrie culturelle au monde et, particulièrement, en République Démocratique du Congo, pourrait s’inspirer également de cet ouvrage. Il est évident que les idées exprimées dans ce livre souffrent des lacunes subtiles fondées sur une, construction spéculative de l’esprit, opposée à la pratique et à la connaissance mais non sur des irrégularités. Néanmoins, ce texte fournit certaines directives et suscite des réflexions qui, à leur tour, feront naître des débats scientifiques et serviront à une direction plus efficace dans l’organisation des manifestations culturelles, publiques et des cérémonies officielles. Pour les chercheurs en animation culturelle, cette théorie ordonne la réalité ; elle permet le choix et l’usage des concepts utiles et trace un schéma d’observation, en émettant des hypothèses pour parvenir aux explications. Dans les éditions prochaines, ces notes pourront être complétées et actualisées, par nos recherches personnelles, ou par celles d’autres chercheurs. Car, comme l’affirme Merton, la recherche suscite, elle refond, elle réoriente et clarifie la théorie. Qu’il nous soit permis de remercier particulièrement les professeurs ELITE IPONDO et YOKA LYE qui les premiers ont guidé nos pas dans cette entreprise en acceptant de lire le manuscrit en état brut. Aussi, notre gratitude s’adresse aux chercheurs, frères et amis KITUMU Bobo-Bercky, KITENGE MUKAME, Jean De Dieu ITSIEKI, Martin KAPENGA, Jean Claude DIYONGO, Antoine OTSHUDI … de leurs encouragements scientifiques et moraux.

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Ière PARTIE : LES MANIFESTATIONS CULTURELLES : PRINCIPES GÉNÉRAUX

CHAPITRE I : IDENTIFICATION DES MANIFESTATIONS CULTURELLES. I.1. Quid de la manifestation culturelle Une manifestation culturelle est un ensemble d’activités ayant pour but de divertir, d’instruire ou d’édifier les personnes. Cet événement vise d’abord l’instruction ou l’éducation, ensuite le divertissement de son public. Une manifestation culturelle est le résultat d’une suite logique d’activités conçues, programmées et organisées dans un timing précis et destinées à un public déterminé, dit « cible ». Les manifestations culturelles visent à développer l’intelligence, l’instruction, l’éducation d’un individu ou d’un groupe, d’épanouir le plus possible les facultés humaines et le résultat de cette action, l’aptitude à conquérir et à dominer l’environnement biologique, social, idéologique, technologique, politique et culturel. Au sens large du terme, ces manifestations englobent toutes les activités et les événements de la création artistique, de l’interprétation, de l’exécution et de la diffusion des œuvres d’arts. Ainsi que la définirent les experts de l’Unesco en 1982 à Mexico, la culture englobe les expressions physiques, les sports et les jeux, les activités de plein air ainsi que les modes particuliers par lesquels une société et ses membres expriment leur sentiment de la beauté et de l’harmonie, leur vision du monde autant que leurs modes de création scientifique et technique et la maîtrise de leur environnement naturel. Grosso modo, on considère toute activité culturelle comme étant une manifestation culturelle. Cette vision restrictive de la manifestation est fondée sur le fait qu’il n’existe pas une manifestation culturelle sans activités culturelles. Les deux acceptions disent la même chose, différemment, et poursuivent à divers degrés les mêmes objectifs ou finalités. C’est pourquoi Jacques Renaud contourne cette difficulté en parlant plutôt d’événement, en lieu et place de manifestation. Il insiste sur le fait que l’événement doit sortir de l’ordinaire, en précisant que tout événement n’est point événementiel. Habituellement, ce dernier cherche à être nouveau, original, inusité et de qualité. Il fait toujours appel à la création, à l’innovation et à l’audace. Il est évident que, dans le cadre de la normalisation des activités professionnelles, chaque catégorie de métiers apporte son expertise pour la formulation, l’application et la réglementation de la profession. Ainsi, force est de constater qu’il persiste toujours des nuances subtiles entre les vocables usuels et professionnels suivants : les activités de loisirs – les activités culturelles – les manifestations culturelles et les actions culturelles. Sans en faire à ce stade notre cheval de bataille, nous pouvons considérer, selon la seconde acception, que l’activité culturelle est incluse dans une manifestation culturelle, de même que dans une action culturelle. Dans une seule manifestation culturelle, on peut réunir deux ou plusieurs activités afin
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de conférer à celle-ci le caractère événementiel. On pourrait illustrer ce principe par le cas d’une journée culturelle dans une école. Dans le cadre d’un tel événement, on peut organiser en même temps une représentation théâtrale, un défilé de mode et une remise des prix aux lauréats d’un concours quelconque (littéraire, scientifique, artistique, sportif et de loisirs). Les cérémonies officielles s’inscrivent dans la même logique. Plusieurs activités peuvent s’organiser le même jour dans la manifestation d’une cérémonie officielle déjà planifiée. Quotidiennement, nous assistons aux diverses manifestations culturelles de mariage, tantôt coutumier, tantôt civil et religieux. Toutes les cérémonies de mariage sont des événements importants dans la tradition des sociétés africaines. Nul n’ignore que c’est après la bénédiction nuptiale que la soirée dansante s’organise. C’est après les cérémonies coutumières que se poursuit la partie récréative. Dans nos pratiques culturelles, nous retrouvons la forme appropriée de chaque type de mariages et d’autres cérémonies. Par exemple, les chrétiens, les musulmans, les kimbanguistes, les protestants, etc. ont leur façon consacrée d’organiser le rituel de bénédiction nuptiale. Notons également que c’est après l’activité – et donc la cérémonie – de mariage officiel ou civil que s’organisent d’autres manifestations culturelles, notamment le mariage religieux et la soirée dansante. Certaines communautés africaines ont une façon particulière de célébrer les cérémonies de deuil, qui sont des manifestations culturelles à caractère éminemment rituel. La cérémonie de remise de médailles aux athlètes ou de coupe à l’équipe championne d’une compétition est un exemple vivant d’une manifestation culturelle à dominante physique. Nous pouvons prendre également pour illustration la cérémonie de collation des grades académiques aux étudiants finalistes des différents cycles d’études supérieures et universitaires : le protocole institutionnel prévoit diverses allocutions, rapports et discours académiques avant la remise de diplômes, agrémentée de prestations musicales ou théâtrales. Un biblio-forum est une activité culturelle. Lorsqu’il s’en suit, pour le même public et le même jour, dans la même fourchette du temps prévue par les organisateurs, une installation d’un club de lecture, il devient une manifestation culturelle. Autant d’exemples de manifestations culturelles observées dans la vie sociale peuvent nous édifier davantage sur les nuances subtiles existant entre ces concepts. Les manifestations et les actions culturelles constituent un ensemble dynamique d’activités qui se fondent sur les pratiques culturelles correspondant aux attentes latentes ou manifestes des collectivités locales. Lorsque les manifestations s’étendent sur toute une journée ou durant un bon nombre des jours pour les mêmes participants ou pour un public divers;
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cela devient une action culturelle. C’est-à-dire, partant de ce biblio-forum, si l’on procède progressivement à l’installation, dans quelques ou toutes les communes de la capitale, des clubs de lecture, cela devient une action culturelle. Ainsi donc, une action culturelle constitue une série d’activités ou de manifestations culturelles conçues, programmées, réalisées et évaluées dans un contexte socioculturel donné, ayant pour objectif la transformation des mœurs ou de la mentalité : « L’action socioculturelle et l’action culturelle représentent des tentatives visant à contribuer à la démocratisation des moyens de production et d’appropriation de la culture. D’un côté l’action socioculturelle cherche à faciliter l’expression et la créativité des individus au sein du groupe et de la collectivité. D’un autre côté, l’action culturelle part des produits culturels élaborés et des conditions propres à la démarche créatrice ; elle cherche les moyens de les mettre en rapport avec des publics et notamment les plus défavorisés»3. Avec l’avènement de l’autoroute de l’information, l’un des traits les plus caractéristiques des activités et/ou des manifestations culturelles est sans doute la prétention à l’universalité, à embrasser tout l’être humain – afin de faire valoir et briller le savoir pour toutes les personnes –, et la tentative d’assimiler toutes les communautés et les civilisations. A partir du moment où une culture adopte un caractère conquérant ou dominant, et que les autres y trouvent quelque contentement ou l’adopte comme telle, elle s’impose comme une civilisation. Pour Jacques Renaud, « un événement est une occasion particulière de se rassembler pour célébrer une idée, une cause ou des gens »4. Il propose la grille d’animation suivante pour découvrir le sens ou le pourquoi d’un projet d’événement culturel: 1. Partager les différentes visions de l’événement . Imaginer le projet à réaliser . Projeter les résultats et les rencontres escomptés . Trouver un consensus de base sur la finalité du projet 2. Cerner les motivations des leaders . Partager le défi personnel de chacun . Evaluer les forces et les faiblesses du groupe . Trouver le dénominateur commun

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La formation des animateurs culturelles, Unesco, Paris, 1982, pp. 28, 29. Editions Fondation

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RENAUD, Jacques, Le management d’événement , l’Entrepreneur- Ship, 5ème impression, Québec, 2007, p .46. 17

3. Tenir compte des réalités du projet . Repérer les facteurs de risque . Reconnaitre les contraintes . Dresser la liste des faits incontournables 4. Définir l’espace de réalisation . Faire la synthèse des visions, des motivations et des réalités exprimées . Fixer l’ordre des priorités par consentement 5. Etablir le minimum vital . Cerner les éléments rassembleurs . Découvrir la raison d’être du projet Toute manifestation culturelle est une communication. Car, la manifestation a l’avantage d’être à la fois un acte expressif et symbolique. C'est-à-dire que la manifestation touche à sa manière une certaine sensibilité et désigne quoiqu’il en soit quelque chose. D’une part, la presse ou les médias lui confèrent le caractère événementiel, et d’autre part, pour en justifier le bien fondé, son organisation définit sa taille ou sa dimension. La naissance d’un enfant, par exemple, constitue un acte normal de procréation, elle présente un air de réjouissance tout à fait expressif. Elle devient événementielle lorsque, lui imprimant un sens particulier, l’organisation lui définit aussi un cadre et une taille. Il reviendra à la presse d’attester son caractère événementiel, en lui accordant une importance capitale par rapport à l’actualité. Ainsi, certaines festivités de naissance et d’anniversaire seront événementielles grâce à la bénédiction de la presse, et au regard des dispositions de leur organisateur – qui en définit la taille. Ainsi, la cérémonie de deuil présente également un air de mécontentement expressif. Par rapport aux membres de la famille de l’illustre disparu et à l’aire géographique, les funérailles peuvent revêtir plusieurs significations. Ne dit-on pas qu’en Afrique, lorsqu’un vieillard meurt, c’est toute une bibliothèque qui disparaît ? La célébrité, la fonction et le rang social du défunt peuvent faire de ses funérailles un deuil national. C’est pourquoi, par rapport à la nature, au temps et à l’espace, la manifestation demeure une communication à la fois active et passive selon les événements. La manifestation culturelle est, à part entière, un acte de langage. Lors de son déroulement, le rôle de la presse est pareil à l’huile dans un moteur. La cérémonie de mariage coutumier, par exemple, a plusieurs sens dans les sociétés africaines. D’une part, elle témoigne du respect de la tradition, des mœurs et coutumes de la société des jeunes mariés et, d’autre part, elle suppose la joie de s’associer pour vivre ensemble, la rupture d’avec le célibat pour le couple marié, la formation d’une nouvelle famille ou d’un foyer de plus dans la société, etc. A l’instar d’autres manifestations culturelles, le mariage est parfaitement un langage expressif de la société. Point n’est besoin de démontrer davantage que lors
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d’une manifestation culturelle, la communication intervient en amont, in médias res et en aval, et favorise l’émergence et l’essor de l’opinion publique. Les médias d’une part permettent la modification des modalités d’expression de l’opinion publique et, d’autre part, imposent une divergence de vue, produisent du conformisme par l’élargissement du débat et la promotion du pluralisme des opinions. I.2. Sortes de manifestations Il existe plusieurs sortes de manifestations. Quelles soient artistiques, politiques, économiques, scientifiques, sociales, religieuses, etc., elles sont culturelles. Car, la culture englobe tous les domaines de la vie. Du fait de leur diversité, il est impossible de dresser une liste exhaustive de manifestations culturelles. Cependant, elles peuvent être privées ou publiques. Elles sont privées quand elles émanent des promoteurs privées, physiques ou moraux. Dans chaque pays du monde, la naissance d’une nouvelle organisation – constituant sa date de création – fait l’objet d’une inauguration. Certaines entreprises et institutions saisissent chaque année cette opportunité pour organiser, officieusement ou officiellement, diverses manifestations commémoratives. A titre privée, nous pouvons citer les différentes dates d’anniversaire des personnages de renom ou des firmes privées. Les manifestations officielles sont celles qui débordent du cadre privé ou officieux pour être publiques. Elles sont l’émanation des promoteurs institutionnels, officiels ou étatiques. Elles sont organisées officiellement et sont régies par les normes protocolaires. Ainsi, une manifestation peut avoir la forme privée ou la forme officielle, selon sa structure organisationnelle. Il est évident que l’on peut identifier les manifestations selon la nature ou l’objet, selon le temps ou la durée et selon le lieu ou l’espace. I.2.1. Les manifestations selon la nature ou l’objet Définir selon la nature une manifestation culturelle revient à l’identifier par son caractère profond, par sa manière d’être ou par son objet. C’est de cette manière que sont définies les diverses festivités commérant les « journées » mondiales et nationales. La nature de l’activité est justifiée dans l’intitulé de la manifestation, sans s’attarder sur des considérations temporelles ou spatiales. Nous citons, par exemple, le Concert des aveugles, la Conférence juvénile sur la délinquance, le Dîner diplomatique, le Point de presse, le Dialogue inter congolais, le Gala de boxe, le Débat ouvert, le Mariage civil des homosexuels, le Défilé militaire, le Culte œcuménique, la Présentation de la lettre de créance, le Meeting populaire, la Marche de colère, la Visite officielle d’un Chef de l’Etat, le Match des vétérans, le Catch féminin, la Marche de soutien, la Marche des chrétiens, leTourisme culturel, leTourisme sénile, l’Assemblée statutaire, l’Assemblée
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extraordinaire, les Jeux olympiques, la Cérémonie de prise de possession canonique d’un Archevêque ou d’un Cardinal , etc. I.2.2. Les manifestations selon le temps ou la durée Par rapport aux objectifs poursuivis, le temps fournit les dénominations aux activités. Car celles-ci sont désignées par référence à la durée, la saison ou l’époque. A titre illustratif, nous citerons : la Journée de l’indépendance, la Réunion mensuelle, l’Assemblée trimestrielle, la Conférence annuelle, la Quinzaine culturelle, le Cycle de conférence, le Combat du siècle, les Journées de réflexions, le Concert sabbatique, la Semaine pédagogique, la Colonie des vacances, les Journées de ville morte, le Championnat d’été, les Week-ends diplomatiques, les décennies mondiales (culturelle, de l’alimentation, de lutte contre la pauvreté, de médias,etc.), le Quinquennat international (de lutte contre les maladies sexuellement transmissibles), les danses hivernales, les jeux estivaux, une matinée récréative, une soirée dansante, un Ball matinal, un Ball de midi, etc. I.2.3. Les manifestations selon le lieu ou l’espace On se réfère aussi de l’étendue ou de l’espace pour attribuer une dénomination à une cérémonie ou à une manifestation : Conférence régionale des Pays de Grands Lacs, Débat national, Journée gastronomique du Kivu, Saison culturelle scolaire, Table ronde de l’espace Schengen, Symposium international, Colloque régionale des pays du Maghreb, Deuil national, Championnat d’Afrique, Championnat Européen des juniors, Rallye international Paris - Dakar, Championnat du monde, Congrès international de la francophonie, Festival international, Conférence des pays de la SADC, Festival national de Ngungu, Tournée européenne, Journées mondiales ou Journées internationales, Conférence sur la paix, la sécurité et le développement dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, etc. Le milieu étant un des facteurs déterminant de la manifestation, il est normal que certaines saisons d’activités des associations culturelles ne se déroulent que dans leurs rayons d’actions. Certains événements sont restés collés aux espaces qui les ont vus naître. C’est le cas des jeux olympiques, des pèlerinages à Mecque et au Vatican, des cultes des Touaregs, des cérémonies de Kimbirikiti, des événements hivernaux, estivaux, etc. Lorsque nous décortiquons les manifestations culturelles selon l’espace ou le lieu, il se dégage aussi trois sortes de manifestations selon les aires géographiques que nous répartissons comme suite : les manifestations locales, les manifestations nationales et les manifestations internationales. Les deux premières peuvent être considérées comme endogènes car elles se déroulent uniquement à l’intérieur du pays géniteur ; tandis que les manifestations internationales sont à la fois endogènes et exogènes.

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I.2.4. Les manifestations locales Ce sont des manifestations restreintes organisées pour une petite communauté : les écoles, les quartiers, les communes, les églises, les camps militaires, les fonctionnaires, les habitants d’un village, d’une cité ou d’une province, etc. Pour Jacques Renault : « un événement local est un événement qui se déroule à l’échelle d’une communauté donnée. Un événement provincial ou régional, par exemple, est un événement dont la portée des activités est de nature à attirer une vaste clientèle des communautés avoisinantes»5. Les manifestations locales sont destinées aux communautés de base. Dans cette catégorie, nous pouvons citer : ½ Une conférence académique lors de l’ouverture solennelle d’une université ; ½ Une inauguration solennelle de bibliothèque communale ; ½ Une installation de clubs des lectures ; ½ Une collation de grades académiques dans une université ou un institut supérieur, ½ Un concours d’érudisme pour les enfants des écoles de la sous région de Tshangu, ½ Un championnat interscolaire de la commune de Gombe ; ½ Un séminaire des militants d’un parti politique dans une commune de la capitale, ½ Une campagne de sensibilisation dans une collectivité où dans un secteur précis; ½ Une Journée gastronomique ou d’esthétique culinaire d’une contrée ou entité quelconque (Kivu, Bas-Congo, Equateur, Katanga) ; ½ Un Gala théâtral de la Troupe Maïsha de l’Institut National des Arts ; ½ Une exposition vente des arts plastiques de l’Académie de beaux arts ; ½ Le baptême d’un ouvrage ou d’un livre ; ½ Un défilé de modes des finalistes de l’Institut Supérieur des Arts et Métiers (ISAM) ; ½ Une cérémonie de mariage, ½ Une colonie des vacances, ½ Une cérémonie de deuil, etc. Généralement, ces cérémonies sont organisées d’une manière locale, dans des endroits précis et restreints, quel que soit l’engouement qu’entraîne l’activité par sa finalité. Ces manifestations peuvent se dérouler dans un
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RENAUD Jacques, Op Cit, p30 21

village, dans une commune, dans une ville, dans une province, dans un quartier, dans une salle de spectacle, dans une église, sur un terrain de football, au bord d’une piscine olympique, dans un auditorium, dans un hospice, etc. Ces activités peuvent être parrainées, sponsorisées par un mécène ou par une autorité politique locale, nationale ou internationale, sans qu’elles acquièrent pour autant un caractère extra local. Dès lors que, par la nature, par le temps et l’espace, l’activité n’a pas le caractère national, elle demeure une manifestation locale. Quoiqu’il en soit, les manifestations locales ne sont pas moins importantes que les manifestations nationales et internationales. Selon leur taille, elles demeurent le soubassement des autres manifestations. I.2.5. Les manifestations nationales Ce sont des manifestations dont l’envergure atteint toute l’étendue d’un territoire. Ainsi que nous l’affirmions dans notre article intitulé « Débat National : Pourquoi faire ? »6 : une manifestation à dimension nationale est un événement qui réunit les participants issus de toutes les couches ou composantes sociales et politiques du pays autour des réflexions d’ordre culturel, social, scientifique, économique, politique etc. en vue d’édifier, d’informer et de partager les connaissances ou de trouver des solutions aux problèmes posés. De cette catégorie relèvent les forums nationaux, comme le Débat national, la Conférence nationale, la Conférence nationale constitutionnelle, le Dialogue national, etc. Nous pouvons également y inclure les festivités commémorant les dates importantes dans l’histoire d’un pays, les compétitions nationales, etc. Certaines manifestations nationales se déroulent simultanément dans toutes les provinces ou régions du pays. Il s’agit essentiellement des manifestations officielles, coordonnées par les autorités politiques, avec le concours des acteurs sociaux. Dans les états à tradition postale, des timbres spéciaux – « timbres commémoratifs » – et des cartes postales sont émis à ces occasions. Chaque État (pays) publie officiellement son calendrier national où figurent, en caractères distinctifs, les dates des fêtes officielles. Ces jours dits fériés sont chômés et payés sur toute l’étendue du territoire national. En cas de besoin, les drapeaux sont en berne et ces dispositions sont opposables à tous. Lors des fêtes nationales des pays accrédités dans un autre état, il est d’usage diplomatique d’organiser la réception commémorative par l’ambassade concernée. Alors, l’ambassadeur du pays concerné se charge de convier à une réception officielle ses homologues membres du corps
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BARHAKOMERWA, F., « Débat national : Pourquoi faire ? », in Cahiers Congolais de Communication, Volume IV, N°1, Avril 2007: revue scientifique de L’Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication 22

diplomatique et consulaire, certains membres de gouvernement, quelques personnalités politiques de son choix, etc. A l’occasion de la fête de l’indépendance, il est d’usage que le Chef de l’Etat adresse un message de félicitation à son homologue étranger, faute de déplacement vers le pays concerné. On range également dans la catégorie de manifestations nationales, les activités privées destinées au public national, mais organisées selon des normes et des objectifs spécifiques. Ces manifestations culturelles, sportives, récréatives, touristiques, etc. couvrent l’étendue du territoire. C’est le cas, par exemple, de la phase finale de l’élection de la Miss national, de l’organisation d’un débat national, de la phase finale d’une compétition sportive nationale, de la remise de prix aux lauréats nationaux, des concours nationaux de musique, des festivals nationaux, d’une tournée nationale d’un spectacle vivant, etc. Notons que, par évolution et selon les objectifs poursuivis, une manifestation locale peut devenir nationale. Par exemple, une semaine nationale des danses folkloriques, une foire nationale des enfants, etc. Le concours d’esthétique culinaire peut quitter le cadre local et devenir plus tard une manifestation nationale (Concours national d’esthétique culinaire, journées nationales gastronomiques). a) Manifestations nationales en République Démocratique du Congo (RDC) : ½ Défilé national ; Marche de soutien national ; ½ Conférence nationale, Débat National ; congrès national d’un parti politique ; colloque national, symposium national ; ½ Festivités marquant l’indépendance nationale de la République Démocratique du Congo (30 juin) ; ½ Festivités marquant la journée des martyrs de l’indépendance (04 janvier) ; ½ Festivités marquant les journées des héros nationaux (le 16 et le 17 janvier) ; ½ Competition nationale sportive (catch, volley-ball, basketball, handball…); ½ Concours national du livre, de la photo, du disque ; ½ Journée nationale de la libération (17 mai) ; ½ Fête nationale du poisson (24 juin) ; ½ Fête nationale des parents (1 août) ; ½ Fête de noël (25 décembre) ; ½ Fête de nouvel an (01 janvier) ;

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½ Le 25 mai de chaque année est considéré pour les Kimbanguistes comme l’anniversaire de la nativité ; ½ Journée nationale d’éveil patriotique etc. b) Dates marquant les festivités nationales et d’indépendances nationales des pays accrédités en RDC : ½ 01 janvier : fête de l’indépendance du Cuba et du Soudan; ½ 26 janvier : anniversaire de la proclamation de la République de l’inde ; ½ 11 février : anniversaire de la révolution de l’Iran ; ½ 06 mars : fête de l’indépendance du Ghana ; ½ 20 mars : fête de l’indépendance de la Tunisie ; ½ 21 mars : fête de l’indépendance de la Namibie ; ½ 25 mars : fête de l’indépendance de la Grèce ; ½ 04 avril : fête de l’indépendance du Sénégal ; ½ 16 avril : Anniversaire de Sa majesté la Reine du Danemark ; ½ 17 Avril : fête de l’indépendance de la Yougoslavie ; ½ 18 avril : fête de l’indépendance du Zimbabwe ; ½ 26 avril : fête de l’indépendance da la Tanzanie ; ½ 27avril : fête de la liberté Sud africaine ; fête de l’indépendance du Togo ; ½ 30 avril : anniversaire de Sa majesté la reine du Pays-Bas ; ½ 15 mai : fête nationale d’Israël ; ½ 17 mai : fête de la constitution de la Norvège ; ½ 20 mai : fête nationale du Cameroun ; ½ 24 mai : fête nationale de l’Erythrée ; ½ 02 juin : anniversaire de la république de l’Italie ; ½ 06 juin : fête du drapeau Suédois ; ½ 11 juin : fête national du Portugal ; ½ 12 juin : journée de l’adoption de la déclaration de la souveraineté de la Fédération de Russie ; ½ 2ème samedi de juin : anniversaire de sa majesté la Reine de la Grande Bretagne ; ½ 24 juin : fête nationale de l’Ordre de Malte ; ½ 29 juin : fête de saint Pierre et Paul ; ½ 01 juillet : fête de l’indépendance du Burundi ; fête de la confédération du Canada ; ½ 03 juillet : reconnaissance officielle par la France de l’indépendance de l’Algérie ; ½ 04 juillet : fête de l’indépendance des Etats-Unis d’Amériques; ½ 14 juillet : Anniversaire de la prise de la Bastille de France ; ½ 21 juillet : fête nationale de la Belgique ;
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½ 23 juillet : fête national de l’Egypte ; ½ 26 juillet : fête nationale du Libéria ; ½ 31 juillet : anniversaire du Sa majesté le roi du Maroc ; ½ 01 août : fête de l’indépendance du bénin et de la Suisse ; ½ 07 août : fête nationale de la Côte d’ivoire ; ½ 11 août : fête national du Tchad ; ½ 15 août : fête de l’indépendance du Congo Brazza ville ; anniversaire de la proclamation de la République du Corée ; ½ 17 août : fête nationale du Gabon ; ½ 01 septembre : fête nationale de la Libye ; ½ 09 septembre : fête nationale de la ½ République Démocratique du Corée ; ½ 22 septembre ; fête nationale du Mali ; ½ 01 octobre : fête national de la Chine, Chypre et du Nigeria ; ½ 02 octobre : fête nationale du Guinée ; ½ 03 octobre : anniversaire de la réunification de 2 Allemagnes ; ½ 09 octobre : fête nationale de l’Ouganda ; ½ 12 octobre : fête nationale de l’Espagne ; ½ 24 octobre : fête nationale de la Zambie ; ½ 28 octobre : fête nationale de la République Tchèque ; ½ 29 octobre : fête nationale de la république de Turquie ; ½ 01 novembre : anniversaire de la révolution Algérienne ; ½ 11 novembre : fête de l’indépendance d’Angola et de la Pologne ; ½ 12 novembre : fête nationale de l’Autriche ; ½ 22 novembre : fête de l’indépendance du Liban ; ½ 01ér décembre : proclamation de la République Centrafricaine ; ½ 06 décembre : fête de l’indépendance du Finlande ; ½ 12 décembre : fête nationale du Kenya ; ½ 23 décembre : anniversaire de sa majesté l’Empereur du Japon. Ces dates événementielles sont tellement mémorables et historiques qu’elles ne passent pas inaperçues dans les États respectifs. En cas de conjoncture difficile, elles sont commémorées dans la méditation, sinon, elles sont célébrées pompeusement. Faisant partie du patrimoine culturel et historique de chaque pays, ces dates sont récurrentes (elles reviennent annuellement). A titre symbolique, les missions diplomatiques et les chancelleries organisent à ces dates des réceptions ou des fêtes commémoratives. En ce qui les concerne, la diaspora ou/ et la société civile peuvent aussi organiser ces manifestations. Ce que font particulièrement les églises, les ONG, les écoles, etc. Si, en ces dates historiques, l’organisation de cérémonies officielles est l’apanage du pouvoir public, l’organisation des
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manifestations culturelles est l’affaire de leur promoteur. Le politique averti profite de ces dates événementielles pour vendre son image de marque et celle de son pays. Tandis qu’à l’instar des opérateurs économiques, l’opérateur culturel en profite pour vendre ses produits préparés d’avance. Notons que ces dates font partie du patrimoine culturel commun (universel). I.2.6. Les manifestations internationales Les manifestations internationales sont celles qui franchissent les limites nationales. Elles peuvent se passer sur l’espace national comme à l’étranger. Parlant des capacités d’attraction des événements, Jacques Renaud affirme qu’ « un événement international ou national est un événement dont le rayonnement s’étend à l’extérieur de ses frontières par la diffusion de ses activités ou la distribution de ses produits dérivés »7. Dans ce cas, Jacques Renaud ne fait pas une nette démarcation entre les frontières nationales et les frontières internationales. Or, les contraintes d’organisation des manifestations diffèrent par la taille de l’événement, selon qu’il est local, national ou international. Les événements internationaux sont communément appelés des manifestations planétaires, mondiales ou continentales. Elles sont inclusives à plusieurs nations et sont célébrées dans beaucoup de pays du monde. C’est le cas des festivités commémorant les journées mondiales décrétées par l’Organisation des Nations Unies (ONU). Ces journées internationales sont généralement dédiées à un thème particulier pour attirer l’attention sur les enjeux internationaux importants ou sont promues par des institutions ainsi que des associations. Citons les dates suivantes reprises sur un site Internet : ½ le 1èr janvier : Journée Mondiale de la Paix ; Journée de Nouvel an ou de Saint Sylvestre ; ½ le 06 janvier : Journée Mondiale des Orphelins de la Guerre ; ½ le 21 janvier : Journée Internationale de la Douane et sur l’Éthique ; ½ le 27 janvier : Journée Internationale de Commémoration en mémoire des Victimes de l’Holocauste ; ½ le 30 janvier : Journée Mondiale des Lépreux ; ½ le 02 février : Journée Mondiale des Zones humides ; ½ le 04 février : Journée Mondiale Contre le Cancer ; ½ le 06 février : Journée Internationale contre les Mutilations Génitales Féminines ; ½ le 12 février : Journée Internationale des Enfants Soldats ; ½ le 16 février : Journée Internationale du Patrimoine Canadien ;
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RENAUD, Jacques, Op. Cit, p.29 26

½ le 21 février : Journée Internationale de la Langue Maternelle ; ½ le 27 février : Journée Européenne de la Mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité ; ½ le 02 mars : Journée Internationale des Vieillardes ; ½ le 08 mars : Journée Internationale des Femmes ; ½ le 15 mars : Journée Internationale contre la Brutalité Policière ; ½ le 20 mars : Journée Internationale de la Francophonie ; journée mondiale du conte ; ½ le 20 ou le 21mars : Journée Internationale de la Terre (équinoxe) ½ le 21 mars : Journée Internationale pour l’Élimination de la Discrimination raciale ; Journée Mondiale de la Poésie ; ½ Journée Mondiale de la Trisomie 21 ; ½ le 22 mars : Journée Mondiale de l’Eau ; ½ le 23 mars : Journée Météorologique Mondiale ; ½ le 24 mars : Journée Mondiale de la Tuberculose ; ½ le 27 mars : Journée Mondiale du Théâtre ; ½ le 04 avril : Journée Internationale pour la Sensibilisation aux Mines et l’Assistance à la Lutte Anti-mines; ½ le 07 avril : Journée Mondiale de la Santé ; ½ le 08 avril : Journée Internationale de Rom ; ½ le 11 avril : Journée Mondiale de la Maladie de Parkinson ; ½ le 23 avril : journée mondiale du livre et du droit d’auteur ; ½ le 25 avril : Journée Mondiale de Lutte contre le Paludisme ; ½ le 26 avril : Journée Mondiale de la Propriété Intellectuelle ; ½ le 28 avril : Journée Internationale des Accidents de Travail ; ½ le 29 avril : Journée Internationale de la Danse ; ½ le 02 mai : Journée Mondiale de l’Asthme ; ½ le 03 mai : Journée Internationale de la Liberté de la Presse ; ½ le 07 mai : Journée Mondiale des Orphelins du Sida ; ½ le 09 mai : Journée du Continent Européen ; ½ le 11 mai : Journée Mondiale des Espèces Menacées ; ½ le 12 mai : Journée Internationale de l’Infirmière ; ½ le 15 mai : Journée Internationale des Familles ; ½ le 17 mai : Journée Mondiale de la Société de l’Information où de Télécommunications ; ½ Journée Mondiale contre l’Homo phobie ; ½ le 18 mai : Journée Internationale des Musées ; ½ le 21 mai : Journée Mondiale de la Diversité culturelle pour le Dialogue et le Développement ; ½ le 22 mai : Journée Internationale de la Biodiversité ; ½ le 25 mai : journée internationale des enfants disparus ;
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½ le 28 mai : Journée Internationale d’Action pour la Santé des Femmes ; ½ le 29 mai : Journée Internationale des Casques bleus ; ½ le 31 mai : Journée Mondiale Sans Tabac ; ½ le 04 juin : Journée Internationale des Enfants Victimes innocents des Agressions ; ½ le 05 juin : Journée Mondiale de l’Environnement ; ½ le 08 juin : Journée Mondiale de l’Océan ; ½ le 17 juin : Journée Mondiale de Lutte contre la Désertification et la Sécheresse ; ½ le 20 juin : Journée Mondiale des Réfugiés ; ½ le 21 juin : Journée Internationale de la Musique ; ½ le 26 juin : Journée Internationale contre l’Abus et le Trafic illicite des Drogues ; ½ Journée Internationale des Nations Unies pour le ½ Soutien des Victimes de la Torture ; ½ le 1èr samedi du mois : Journée Internationale des Coopératives; ½ le 11 juillet : Journée Mondiale de la Population ; ½ le 29 juillet : Journée Internationale pour la Diversité socioculturelle et pour la Lutte contre la Discrimination ; ½ le 09 août : Journée Internationale des Populations Autochtones ; ½ le 12 août : Journée Internationale de la Jeunesse ; ½ le 23 août : Journée Internationale du Souvenir de la Traite négrière et son Absolution ; ½ le 30 août : Journée Mondiale des Gymkhanas ; ½ le 08 septembre : Journée Internationale de l’Alphabétisation ; ½ le 09 septembre : Journée Mondiale de Premiers Secours ; ½ le 10 septembre : Journée Mondiale des Préventions du Suicide ; ½ le 16 septembre : Journée Internationale de Protection de la Couche d’Ozone ; ½ le 21septembre : Journée Internationale de la Paix ; ½ le 22 septembre : Journée Internationale de Sans Voiture ; ½ le 26 septembre : Journée Mondiale du Cœur ; ½ Journées Européenne des Langues ; ½ le 27 septembre : Journée Internationale de Mobilisation contre la Guerre et les Occupations ; ½ Dernière semaine du mois de septembre : journée maritime mondiale ; ½ Journée Européenne du Patrimoine (date variable) ; ½ le 01 octobre : Journée Internationale pour les Personnes âgées ;
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½ Journée Internationale de la Musique ; ½ premier lundi d’octobre : Journée Mondiale de l’Habitat ; ½ le 04 octobre : Journée Internationale des Animaux ; ½ le 05 octobre : Journée Mondiale des Enseignants ; ½ Deuxième mercredi du mois d’octobre : Journée Internationale de la Prévention des Catastrophes Naturelles ; ½ le 09 octobre : Journée Interaméricaine de l’Eau; ½ Journée Mondiale de la Poste ; ½ le 10 octobre : Journée Mondiale de la Santé ½ Mentale ; Journée Mondiale contre la peine de Mort ; ½ le 12 octobre : Journée Mondiale de lutte contre la Douleur ; ½ Journée Mondiale pour la vue ; ½ le 14 octobre : Journée Mondiale de la Normalisation ; ½ le 15 octobre : Journée Internationale de la Canne Blanche ; ½ le 16 octobre : Journée Mondiale de l’Alimentation ; ½ le 17 octobre : Journée Internationale pour l’Élimination de la Pauvreté ; ½ le 24 octobre : Journée des Nations Unies ; Journée Mondiale d’Information sur le Développement ; ½ le 28 octobre : Journée Internationale de la Langue et de la Culture Créole ; ½ le 06 novembre : Journée Internationale pour la Prévention de l’Exploitation de l’Environnement en temps de Guerre et de Conflit armé ; ½ le 07 novembre : Journée Internationale de l’Écrivain ; ½ le 09 novembre : Journée Internationale de Mobilisation et de Lutte Contre le Terrorisme et des Mouvements Terroristes dans le Monde ; ½ le 14 novembre : Journée Internationale des Diabétiques ; ½ le 16 novembre : Journée Internationale de la Tolérance ; ½ le 20 novembre : Journée Internationale des Droits des Enfants ; ½ Journée de l’industrialisation de l’Afrique ; ½ le 21 novembre : Journée Internationale de la Télévision ; ½ le 25 novembre : Journée Internationale pour l’Élimination de la Violence à l’égard des Femmes ; ½ le 29 novembre : Journée Internationale de Solidarité avec le Peuple Palestinien ; ½ Troisième dimanche : Journée Mondiale du Souvenir des Victimes des Accidents de la Route ; ½ le 01 décembre : Journée Mondiale Contre le Sida ; ½ le 02 décembre : Journée Internationale pour l’Abolition de l’Esclavage ;
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½ le 03 décembre : Journée Internationale des Personnes Handicapées ; ½ le 05 décembre : Journée Internationale des Volontaires pour le Développement Économique et Social ; ½ le 07 décembre : Journée de l’Aviation Civile Internationale ; ½ le 08 décembre : Journée Internationale de la Radio et de la Télévision en faveur des enfants ; ½ le 10 décembre : Journée Internationale des Droits de l’Homme ; Journée Internationale pour les Droits des Animaux ; ½ le 11 décembre : Journée Internationale de la Montagne ; ½ le 18 décembre : Journée Internationale des Migrants ; ½ le 19 décembre : Journées des Nations Unies pour la Coopération Sud-Sud ; ½ le 20 décembre : Journée Internationale de la Solidarité Humaine ; ½ le 25 décembre : Journée Internationale de Nativité de Jésus christ. Ces journées et manifestations internationales sont commémorées avec faste dans beaucoup d’États du monde. Elles ne constituent pas nécessairement des journées fériées. Cela dépend d’un État à l’autre, et surtout de l’intérêt qu’attache chaque pays à cette date internationale. Etant donnée la taille de ces événements devenus historiques, les manifestations commémoratives auxquelles ils donnent lieu nécessitent l’expertise des ingénieurs culturels. Certaines institutions et entreprises culturelles profitent de ces opportunités pour inscrire quelques activités, manifestations culturelles ou actions culturelles au programme, en prélude aux festivités proprement dites. Il existe des manifestations culturelles d’obédience internationale, mais organisées par les promoteurs privés ou sur les initiatives privées. Les corporations, les syndicats, la société civile en général organisent des rencontres annuelles, mensuelles ou périodiques à caractère national ou international. Ces activités, dont la quasi-totalité dépasse les limites frontalières, demeurent continentales, quand bien même elles seraient issues d’initiatives privées. Le 14 février de chaque année, par exemple, d’une manière spontanée, dans certains pays du monde, plusieurs couples formels et informels commémorent à leur manière les festivités de Saint Valentin, au nom de tous les amoureux sans que cela ait un caractère officiel. Comme le dit souvent le professeur André Yoka Lye Mudaba, en considérant le caractère impromptu des manifestations, nous pouvons également les catégoriser de la manière suivante :

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a) Selon la tradition L’ensemble de cérémonies fondées sur les coutumes, sur le pouvoir traditionnel ou le passé commun d’un peuple. Il s’agit des manifestations basées sur la personnalité clairvoyante et dominante des us et mœurs d’une société, d’une autorité charismatique ou d’un leader. Exemple : les cérémonies rituelles de mariages, les cérémonies rituelles de deuil, les intronisations coutumières (dans les familles, les chefferies, les églises, les royaumes et les empires), les jeux olympiques, les manifestations de traditions religieuses (les différentes messes ou cultes, l’intronisation des chefs spirituels, les pèlerinages au Vatican et à la Mecque, les cérémonies de Noël dans les églises et dans les pays chrétiens, les cérémonies de ramadan chez les musulmans et dans les pays arabes, etc.), la journée de Saint valentin dans les pays occidentaux, les cérémonies rituelles à la cours du roi ou de l’empereur, etc. b) Selon la pondération artistique et spectaculaire On rangera dans cette catégorie des manifestations aussi diverses que les tournées artistiques, les représentations théâtrales, les spectacles de musique, les symposiums, les festivals, les conférences nationales et internationales, les carnavals artistiques, les grands concerts, les supers salons et ateliers littéraires et artistiques, les séminaires, les compétions sportives (des galas de boxe, des championnats de football…), les rencontres culturelles et artistiques, les campagnes touristiques, etc. c) Selon la commémoration officielle ou privée Il s’agit des manifestations officielles organisées par l’État, une entité, une association, un organisme, une communauté nationale ou internationale, etc. A titre d’exemple, nous citons : les fêtes d’indépendance, les compétitions nationales et internationales, les visites officielles et d’états de hautes autorités politiques, les kermesses, les foires nationales et internationales, les réceptions nationales et internationales, etc. Les manifestations commémoratives privées sont organisées par les promoteurs privés : les individus, les familles (exemple des réceptions privées ; des cérémonies d’anniversaire, de mariage, de baptême, de naissance, de funérailles, d’échange de vœux, etc.) d) Les manifestations de masses spontanées ou structurées Elles englobent les diverses manifestations politiques ou civiles, religieuses, profanes (les différentes marches, les grèves, les meetings, les émeutes, les campagnes d’évangélisation, les
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