Les arbres aussi versent des larmes

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Publié le : mercredi 1 janvier 1997
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EAN13 : 9782296336711
Nombre de pages : 144
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LES ARBRES AUSSI VERSENT DES LARMES suivi de VERSETS

@ L'Harmattan, ISBN:

1997

2-7384-5220-5

Alain MABANCKOU

Les Arbres aussi versent des larmes suivi
de

Versets

L'Harmattan 5-7, rue de l'École Polytechnique 75005 Paris - FRANCE

L 'Harmattan Inc. 55, rue Saint-Jacques Montréal (Qc) - CANADA H2Y 1K9

Du même auteur

Au jour le jour, Éditions Maison Rhodanienne Poésie, 1993.

de

L'usure des lendemains, préface de Juliette Decreus, Éditions Nouvelles du Sud, 1995. Prix JEANCHRISTOPHE de la Société des Poètes Français.

La Légende de l'errance, récit-poème, préface de Pius Ngandu Nkashama, Éditions L'Harmattan, 1995. Un Monde à part, nouvelle,
(Janvier-mars 1996)

REVUE NOIRE n °20

Préface Depuis quelques années Alain Mabanckou a entrepris d'édifier une oeuvre poétique que jalonnent déjà trois recueils, Au jour le jour, L'usure
des lendemains, de l'errance,

couronné

par

le

Prix Jean

Christophe
Légende

de la Société des Poètes Français, et La

publiés respectivement en 1993

et en 1995. A chacun de ces livres semble correspondre une étape dans l'itinéraire grave et fécond d'un poète en qui je me plais à célébrer un profond sens de l'humain, que ne démentent ni la simplicité ni la modestie d'une personnalité attachante, et qui pourrait bien devenir l'une des voix majeures de la poésie africaine contemporaine. Avec Les arbres aussi versent des larmes, qui s'organise en quatre grands mouvements, Alain Mabanckou nous donne aujourd'hui un vigoureux recueil marqué par un double et paradoxal sentiment de déréliction et d'espoir. Cette déréliction c'est d'abord celle d'une Afrique meurtrie, jalonnée de friches, de ruines et d'objets de rebut, une Afrique qui s'enlise dans la tourbe de l'attente et dont le poète, désenchanté, dresse à petites touches désabusées le bilan de la faillite. Afrique fantôme, marquée des stigmates de l'oubli, du brouillage des repères et de la perte du sens, au coeur de laquelle, de son exil amer, le poète tente pourtant de retrouver la mémoire féconde:

7

Il est dit dans le village d'où je viens que les arbres aussi versent des larmes lorsque perdure l'absence des oiseaux sur leurs branches Alain Mabanckou, toutefois, refuse de céder au vertige de la désespérance et de l'oubli - le vent efface les pas sur le sable de la réminiscence - et, malgré le doute, malgré l'angoisse des petits matins blêmes, il est évident qu'il entend bien ne pas renoncer aux senteurs marines de son Congo natal, aux feux de brousse chantés naguère par Tchicaya U Tam'si, le grand frère, ni à ses masques muets mais toujours vigilants. Il nous faut des prairies des arbres des oiseaux... proclame-t-il alors, bien décidé à opposer aux dérives de l'exil l'image toujours renouvelée de l'Arbre, symbole vivant qui n'en finit pas de hanter les songes de ses nuits parisiennes, et pourrait bien apparaître comme l'emblème même de ce pays à venir qu'appelle de ses voeux un autre grand écrivain d'expression française, Adonis, convoqué ici avec beaucoup d'autres, au rendez-vous de la grande poésie francophone en train de se construire sous nos yeux. Jacques CHEVRIER

LES ARBRES AUSSI VERSENT DES LARMES

à N. Raschi. Pour Pauline Kengué, ma mère.

J'ai plutôt la chance dans ces pages de suivre humblement l'exemple de l'animal blessé qui va chercher au fond de la forêt le mystère de la p Zante qui lui apportera guérison...
René Depestre, Anthologie personnelle, Actes Sud, 1993

Je progresse vers l'étendue l'idée du royaume reste obscure l'espace de conciliation, inaccessible
Jean-Pierre Chambon, Le Roi errant, Gallimard, 1995

I

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