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Apprendre et enseigner autrement en Afrique (Tome 1)

De
228 pages
Dans la majorité des pays africains, enseigne qui le veut et non qui le peut. Les cohortes d'enseignants sont recrutées au gré de projets disparates. Chez les élèves, on constate une baisse du niveau, un manque de motivation, l'exode vers l'étranger. Du côté des professeurs, la routine et la médiocrité s'installent. Cet ouvrage apporte aux élèves et enseignants du continent des techniques pour apprendre et enseigner autrement.
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Apprendre
autrement
et
enseigner
en
Afrique
Du mêmeauteur Enseignement et apprentissage de la chimie en Afrique, L’Harmattan, 2009, (en collaboration avec Claudine LARCHER) Le réseau invisiblein Enseigner et apprendre les sciences, 294-298, Paris : Armand Colin, 20, 2005 (ouvrage collectif UMR-STEF, INRP) L'utilisation d’un indicateur coloré obtenu à partir d’une plante locale pour l’enseignement et l’apprentissage des acides et des bases au collège, Radisma 3, 17, 2008 Pour un enseignement d’éducation à l’environnement et au développement durable au collège en Guinée-Conakry, Aster 46, 181-203, 2008 Entre substances organiques et substances minérales : Difficultés à l'entrée du lycée, Radisma 2, 52-62, 2007 Les tendances actuelles de l enseignement des sciences expérimentales. Conception et ' réalisation du matériel didactique à partir de matériaux localement disponibles. UNESCO, 3, 51-60, 2002 La pollution. Méfaits et moyens de lutte. UNESCO, 1, 42-51, 2002 Une collaboration entre enseignants et artisans en Guinée pour contextualiser la chimie(en collaboration avec Claudine LARCHER). Aster 34, 51-74, 23, 2002 Entre transformation chimique et transformation physique : difficultés au collège. Faisceau, 5-6, 48-53, 2001 «ntmenoenvnriE»,quelles significations pour les élèves et les enseignants du collège ? Faisceau, 3-4, 27-33, 2000 Analyse des savoirs de chimie dans des ouvrages « grand publics » : Le Quid et l'Encyclopædia. Faisceau, 3-4, 54-59, 2000 L'enseignant, l'élève et l'ordinateur. L’Educateur 31-32, 22-23, 1997 Langage et problèmes langagiers dans l’enseignement des sciences.L'Educateur 31-32, 22-23, 1997 Didactique et activités ludiques : Comment transporter de l'eau dans un verre renversé. Soriba, 1, 11, 1997 Quelques propositions didactiques sur l'enseignement de la réaction chimique au collège. L'Educateur, 29-30, 31-32, 1996 Préparation des cirages à partir des matières premières locales.L'Educateur 28-29, 13-16, 1996
©LHarmattan, 2011 5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.f ISBN : 978-2-296-56445-9 EAN : 9782296564459
Alfa Oumar Diallo
Apprendre et enseigner autrement en Afrique
Pratiques et recherches éducatives en chimie en Guinée-Conakry
Volume 1
ÉtudesAfricaines Collection dirigée par Denis Pryen et François Manga Akoa
Dernièresparutions
Hermine MATARI, Romaric Franck QUENTIN DE MONGARYAS,Ecole primaire et secondaire au Gabon. Etat des lieux, 2011. Aurélie Mongis,Le chant du masque,2011. Adon GNANGUI,Côte d’Ivoire : 11 avril 2011. Le coup d’État de trop de la France en Afrique, 2011. Boubacar OUMAROU,Pasteurs nomades face à l’État du Niger, 2011. Thierry BANGUI,La ville, un défi duXXIesiècle. Essai sur les enjeux de développement urbain en Afrique, 2011. Ahoué DJIE,La jeunesse ivoirienne face à la crise en Côte d’Ivoire. Le point de vue des jeunes, 2011. Jocelyn OLOMO MANGA,Les divisions au cœur de L’UPC, 2011. Rudy MBEMBA-DYA-BO-BENAZO-MBANZULU,Le MÙUNTÚ et sa philosophie sociale des nombres, 2011. G. Bertin KADET, de sécurité de la CôteLa politique de défense et d’Ivoire,2011. Patrick DEVLIEGER et Lambert NIEME (éd.),Handicap et société africaine. Culture et pratiques, 2011. Rodrigue LEKOULEKISSA, L’électrification en Afrique. Le cas du Gabon (1935-1985), 2011. André MBATA MANGU,Abolition de la peine de mort et constitutionnalisme en Afrique, 2011. Ahmed BELLO,Les libertés collectives des travailleurs,2011. Mathurin C. HOUNGNIKPO,L’Afrique au futur conditionnel, 2011.
e dédie ce livre :
à hiernoAhmdouDAeténérimCiréBA, mes prents illettrés qui m’ont misàl’école frise etàl’école cornique pour leur signifier mprofonde reconnissnce. àmon épouse etàmes filles pour leur exprimer toute mgrti-tude.
’oiseau du bonheur
«Despprentissges et des enseignements qui plongent leurs rcinesu plus profond de ltrdi-tion et du pssé de l’Afrique, telles les rcines d’un fromger des svnes deCédkörö dont l’épisse frondison cche les secrets de l’âme de l’ncêtre. Ce génie bienfisnt qui prrine lesActes et le erbe du forgeron, du slinier, du bijoutier, du chrbonnier, du lboureur, etc.àl’heure où selon enghorun secret dilogue s’insture entre le monde terrestre et le monde cosmique (entre le toit des cses et les étoiles)»
(AlfaumarDiallo, 2009, p. 12)
e remercie :
mon épouse et mes enfnts ; mes collègues d’ici et d’illeurs ; mesnciens mîtres et professeurs de l’école frise ; mon mître de l’école cornique ; les personnels de l’rmttnGuinée et de l’rmttn Frnce ; lesutorités de l’nstitutupérieur desciences de l’Eduction deGuinée-mbndyi ; lesutorités de l’éduction deGuinée-Conkry ;
«EnAfrique, les hommes et les femmes qui écrivent les livres ne sont jmis vus.ls sont dns les esprits desncêtres qui peuplent nos brousses, nos forêts, nos crépuscules, nos curis et nos msques. ls constituent le réseu du monde invisible ».
(Alfa
umar
DA,
2000,
p.
279)
Préface
«oulez-vous que je vous enseigne les moyens d’rriveràlscience véritble ?Ce qu’on sit, svoir qu’on le sit.Ce qu’on ne sit ps, svoir qu’on ne le sit ps ; c’est svoir véritblement». (Confucius, 550-480 av..C.)
ous, collectifs des anciens sortants de la classe de l’option «chimie» de l’nstitut Supérieur des Sciences de l’Education de Guinée (SSEG) deambandyi, affiliés auGroupe de recherche, d’études et d’animation en didactique et épistémologie (GREADE), filière physique-chimie-technologie, avions sollicité de notre pro-fesseur, un livre pour nous accompagner aux fins fonds des brousses guinéennes.Des lieux reculés et surtout inaccessibles à certaines périodes de l’année.ous allions être mutés dans des établissements fortement délabrés et surtout sans laboratoire, sans centre de documentation où par la force du destin, dans ce pays des aveugles, allions devenir les «experts» de notre discipline. Pour résoudre cette épineuse problématique, nous avions adressé une demande d’aide à ce formateur expérimenté, auteur de nombreux articles scientifiques et d’ouvrages de didactique géné-rale, de didactique de la chimie et de chimie.ous y avions pré-senté un cahier de charges avec des termes de référence clairs et précis.ous voulions disposer d’un manuel «vivnt et prlnt» et à bas coût, nous disons bien à bas coût (notre salaire mensuel est de trente euros) et qui se présenterait en deux volumes : e premier volume serait bâti autour du cours de didactique générale qu’il a dispensé depuis son retour deFrance en 2000 où il a soutenu avec brio, une thèse sur les pratiques artisanales et tech-niques enAfrique en vue d’une coopération entre des profession-nels, des élèves et des enseignants.’objectif de cette investiga-tion est de pallier le manque de laboratoires dans les villages où
nous partions faire nos premières armes dans des classes bondées comme un taxi-brousse, un soir de marché hebdomadaire.Ce tra-vail de recherche d’une très grande richesse et originalité avait été dirigé de 1996 à 2000 parClaudineARCER,Docteur d´État en sciences physiques, professeur des universités émérite à l’nstitut ational de Recherche Pédagogique.Elle est également membre de l’Unitéixte de Recherche en Sciences, Techniques,Éduca-tion,Formation à l’Écoleormale Supérieure deCachan. ous avons également sollicité un enseignement et un appren-tissage enracinés dans le contexte africain et qui pourraient nous servir de référence et de guide, une fois sur la «terrincognit». Des apprentissages et des enseignements qui plongent leurs inspi-rations au plus profond de la tradition et du passé de l’Afrique, telles les racines d’un fromager des savanes deCédakörö dont l’épaisse frondaison cachent les secrets de l’âme de l’ancêtre.Ce génie bienfaisant qui parraine lesActes et le Verbe du forgeron, du salinier, du bijoutier, du charbonnier, du laboureur, etc. à l’heure où selon Senghor «un secret dilogue s’insture entre le monde terrestre et le monde cosmique (entre le toit des cses et les étoiles) ». e besoin d’un tel ouvrage était brutalement apparu lorsque nous avions été envoyés en stage d’imprégnation dans les établis-sements du secondaire de ville deConakry.Ce qui est une tradi-tion à l’SSEG.os cahiers de cours ne nous suffisaient plus, il nous fallait autre chose pour faire un trait d’union entre notre for-mation pédagogique et nos savoirs académiques.C’est pour cela que nous attendions ce livre telle une prophétie sur les terres sain-tes de notreGalilée intellectuelle. ous, anciens étudiants de l’nstitut Supérieur de l’Éducation deGégalement dans notre intime conviction que leuinée, pensons développement de l’Afrique qui compte le plus grand nombre d’analphabètes, de pauvres et de malades de la planète, ne se fera pas sans la qualification de ses ressources humaines surtout en ce qui concerne la jeunesse. Après cinquante années d’indépendance, il apparaît clairement que les richesses minières et agricoles ont montré leurs limites. fournit de plus en plus des matériaux syn-’industrie chimique thétiques composites à la place des substances naturelles.En plus desG(rganismesGénétiquementodifiés) qui envahissent
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