L'insertion des langues camerounaises dans le système éducatif

De
Publié par

La Constitution du Cameroun prône la protection et la promotion des langues nationales. Il s'agit d'introduire officiellement l'enseignement des/en langues camerounaises dans le système éducatif camerounais, car l'objectif n'est pas encore atteint. C'est d'une révolution culturelle dont il s'agit ici. C'est le sauvetage des langues camerounaises menacées d'extinction qui est en jeu, et il y va aussi de l'avenir culturel du pays. Ce travail donne des solutions aux principaux problèmes inhérents à l'enseignement des langues et des cultures camerounaises.
Publié le : jeudi 15 octobre 2015
Lecture(s) : 10
Tags :
EAN13 : 9782336393407
Nombre de pages : 266
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
a maternelle
l'université
AntoineOWONA
L’insertion des langues camerounaises dans le système éducatif
14/09/15 18:39
L’insertion des langues camerounaises dans le système éducatif
Antoine OWONA
L’insertion des langues camerounaises dans le système éducatif
La fable qui raconte l’origine des balafons : Chez les Beti, c’est le tam-tam qui existait depuis les temps immémoriaux. Comment est né le premier balafon ? Il paraît qu’un jour, Ze (la panthère) et Kulu (la tortue) étaient parties en brousse pour fabriquer les tam-tams. Mais voulant faire la maline, la tortue demanda à la panthère de commencer à abattre l’arbre pour fabriquer le tam-tam pendant qu’elle allait aux toilettes. Ze commença le travail. La tortue, ne voulant pas travailler, se balançait allègrement avec une liane qu’elle utilisait comme balançoire. Et dès que l’arbre fut tombé, elle vint en courant dire à la panthère : « Que tu es forte, tu as déjà abattu ce grand arbre, alors que je courais déjà pour t’aider. » La panthère, qui n’était pas dupe et voulait punir la tortue, lui interdit de toucher à cet arbre sous peine d’être tuée. Alors, à défaut d’utiliser le tronc de l’arbre pour faire le tam-tam, la tortue se contenta des brindilles. Et comme elle ne pouvait plus fabriquer un tam-tam avec les brindilles d’un arbre, elle inventa les balafons. Ze, la panthère, entendant le son mélodieux des balafons de la tortue, se mit à la poursuivre pour arracher ces balafons ; Kulu, la tortue, prit ses jambes à son coup avec ses balafons. La fable se termine en disant qu’aujourd’hui encore, la panthère poursuit toujours la tortue pour arracher les balafons, qui sont plus mélodieux que le tam-tam. À défaut du tam-tam, les balafons montent au créneau pour une communication plus mélodieuse, « à quelque chose, malheur peut être bon.» © L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-07129-9 EAN : 9782343071299
À tous ceux qui ont travaillé, travaillent et travailleront pourl’uniténationale du Cameroun dans la diversité culturelle et linguistique parl’enseignementdes /en langues nationales, je dédie ce travail.
REMERCIEMENTS
Nos remerciements vontd’abord au Professeur Jean Marie ESSONO, sans lui, le travail que nous présentonsaujourd’huin’auraitvu le jour. jamais Comme pour notre Mémoire de DEA, il a une fois de plus dicté le sujet dont il a la paternité des deux premières parties sur « les enjeux et les perspectives ». Qu’il soit remercié pour ses conseils et même pour ses multiples corrections sans ménagement ! Il en va de même pour son collègue Clédor NSEME qui a aussi participé à la genèse de la présente étude.
Il faut cependant reconnaître que sans la participation du professeur Maurice TADADJEU dont la passion pour les langues africaines, en harmonie avec les langues européennes, pose les basesd’un Cameroun compétitif sur la scène internationale, le travail que nous présentonsaujourd’huin’aurapas eu sa forme actuelle. En effet, il est àl’origine de la troisième partie de ce travail sur les « coûts » de la politique linguistique camerounaise.
Le Père ABEGA Prosper ne peut pas être oublié,c’estlui qui nous a donné le goût de la linguistique comme science à partir de ses cours du cycle de licence et surtout à travers la langue ewondoqu’ilconnaît profondément.
Nous ne pouvons pas oublier une femme nommée Gertrude AKAMSE,c’estelle qui a été la première à nous apprendre les premiers mots en ewondo,c’estnotre mère.
Monseigneur Jean ZOA, Archevêque de Yaoundé et ami de la rationalité et homme de culture, soucieux de la formation intellectuelle de très haut niveau pour ses prêtres, nous a donnél’autorisationsa bénédiction pour poursuivre et des études universitaires, dansl’au-delà où il se repose déjà,qu’il trouve ici l’expressionde notre reconnaissance. À sa suite, nous remercions immortelle e Monseigneur Victor TONYE BAKOT qui a fait del’inculturation5 Axe le pastoral del’archidiocèseYaoundé, ce qui révèle son souci pour la culture de africaine. Notre reconnaissance va aussi spécialement à deux secrétaires de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun : Mesdames Blandine KOUBERDA et Catherine Mireille AMOMBO qui ontœuvréparfois tard pour la mise en forme de ce travail. Nous sommes redevable à M. Athanase MVOGO, à Sa Majesté Jean Michel ATEDJOE et à M. Kisito NGOA qui nous ont initié à la comptabilité et au montage des projets ainsiqu’auCommandant de Brigade MINLO AKAMSE qui nous a fourni toute la documentation dont nous avions besoin en ce qui concerne la comptabilité et la gestion financière. Nous disons également merci à notre « informaticien maison » M. Vincent ATANGA quin’a ménagé aucun effort pour la maintenanced’un certain nombred’ordinateurs qui ont servi à la production de ce travail. Notre unique
camarade doctorant, Prosper DJIAFEUA, qui a pris la peine de relire ce travail mérite un remerciement spécial pour ses corrections et ses suggestions judicieuses. Ne pouvant pas nommer chaque personne qui le mérite pour sa contribution dans la présente recherche, nous disons notre reconnaissance envers tous ceux qui, de près ou de loin, ont participé à sa réalisation. Nous souhaitons que tous ces efforts portent des fruits qui demeurent pour le sauvetage des langues africaines en voie de disparition. Nous remercions enfin les hommes politiques camerounaisd’avoir prescrit la promotion et la protection des langues nationales dans la Constitution. Cela autorise de travailler sereinement pour le développement de ces langues étant sûr del’importance nationaled’un tel travail qui : -ressuscite lepassé,car un arbre ne peut pass’élever très hauts’iln’enfoncepas ses racines très profondément dans le sol;-fortifie leprésent,carc’estici et maintenant quel’éternitése joue parce qu’ilne faut jamais renvoyer à demain le bien quel’onpeut faire le jour même ; -prépare unavenir meilleur, étant entendu comme le dit le proverbe indien que : «la terren’estpasl’héritagede nos parents, mais c’estnos enfants qui nous la prêtent ».
8
LES ABRÉVIATIONS
ACCT :Agence deCoopérationCulturelle etTechnique AGLC :AlphabetGénéral desLanguesCamerounaises ALCAM :AtlasLinguistique duCameroun ANACLAC:AssociationNationale desComités deLangues Camerounaises API:AlphabetPhonétiqueInternational BEPC:Brevetd’Études duPremierCycle CAP:Certificatd’AptitudeProfessionnelle CBAAC :Center forBlack andAfricanArts andCivilization re CE1:CoursÉlémentaire 1 année e CE2 :CoursÉlémentaire 2 année CEP :Certificat de find’ÉtudesPrimaires CERDOTOLA:CentreRégional deRecherche et deDocumentation sur lesTraditionsOrales et pour leDéveloppement desLanguesAfricaines. CLB :Comité deLangueBeti re CM1:CoursMannéeoyen 1 CREA :Centre deRecherches etd’ÉtudesAnthropologiques GCE /OL :General Certificate ofEducationOrdinaryLevel GCE /AL :GeneralCertificate ofEducationAdvancedLevel ISH:Institut desSciencesHumaines MESIRES :Ministère del’EnseignementSupérieur, del’Informatique et de laRechercheScientifique
MINEDUC:Ministère del’ÉducationNationale OCPA :Observatoire desPolitiquesCulturelles enAfrique PROPELCA:Projet (devenuProgramme) deRechercheOpérationnelle pourl’Enseignement desLangues auCameroun SIL :Sectiond’Initiation auLangage SIL :SociétéInternationale deLinguistique.
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.