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L'oeuvre du travail

De
180 pages
L'« oeuvre du travail » que propose Jean-Philippe Gillier nous engage à transformer notre propre perception du travail au-delà de l'emploi. Il développe une "science nouvelle du travail" comme voie de réconciliation entre la parole et le travail, et d'émancipation pour que chacun fasse de son travail une oeuvre en soi. L'ouvrage s'adresse aussi bien aux experts du travail et de l'alternance qu'à chacun d'entre nous en quête de transformer son travail pour se révéler à lui-même et aux autres.
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À partir d’un travail réLexif sur son parcours professionnel, l’auteur
JeanPhilippe Gillier
L’ŒUVRE DU TRAVAIL Contribution à une science nouvelle du travail
L’œuvre du travail
Cognition et Formationcréée par Georges Lerbet et Jean-Claude Sallaberrydirigée par Jean-Claude Sallaberry et Jean VannereauLes situations de formation sont complexes. Elles s'appuient sur des processus cognitifs eux aussi complexes. Appréhender ces situations et ces processus signifie que les sujets (chercheurs, formateurs, "apprenants"...), leurs milieux et leurs relations sont considérés comme des systèmes autonomes en interactions. Cela conduit à mettre l'accent sur une nouvelle pragmatique éducative développée au fil des volumes de la collection. Déjà parus André de PERETTI,La légende du réel et de la vie, 2015. Jean-Philippe GILLIER (coord.),Se former par un travail de modélisation. Une expérience collective à l’œuvre,2014. C. GERARD, G. MUNOZ, M. ROUSSEAU,Du paysage au territoire de l’alternance, 2013. F. ANCIAUX, T. FORISSIER et L. F. PRUDENT,Contextualisations didactiques. Approches théoriques, 2013. Philippe CLERMONT,Darwinisme et littérature de science-fiction, 2011. B. CLAVERIE,L’homme augmenté, Néotechnologies pour un dépassement du corps et de la pensée, 2010. B. CLAVERIE, J.-C. SALLABERRY, J.-F. TRINQUECOSTE, Management et cognition. Pilotage des organisations : questions de représentations, 2009. Guy BOY et Jean PINET,L’être technologique. Une discussion entre un chercheur et un pilote d’essais, 2008. Max PAGÈS,L’implication dans les sciences humaines. Une clinique de la complexité, 2006. Mylène ANQUETIL-CALLAC,L’accueil de l’expérience,2006. Bernard CLAVERIE,Cognitique, 2005. Franck VIALLE,La construction paradoxale de l’autonomie en formations alternées, 2005. F. MORANDI et J.C. SALLABERRY (Coord.)Théorisation des pratiques,2005.
Jean-Philippe GILLIERL’ŒUVRE DU TRAVAILContribution à une science nouvelle du travail L’Harmattan
Du même auteur : Ouvrages en coordination : GILLIER, J-P., GERARD, C., coordinateurs,Se former par la recherche en alternance,Paris, L’Harmattan, 2002a.GILLIER, J-P., GERARD, C., BEAUVAIS, M., ( Coordina-teurs), 2006,Pour une éthique de l’intervention, Recherches et innovations, Formation pour l’enseignement, L’Harmattan, 2006. GILLIER, J-P., (Coordinateur),Se former par un travail de modélisation, L’Harmattan, 2014.Contribution à des ouvrages collectifs : GILLIER, J-P., «Contribution au statut épistémologique de la technique», 2005, pp. 301-307. In Morandi, F., Sallaberry, J-C., (Coordinateurs),Théorisation des pratiques, Posture épis-témologique et Méthode, statut des modèles et modélisations, Cognition et Formation, L’Harmattan, 2005.GILLIER, J-P.,A l’école du territoire,In Chemins de forma-tion,N° 12/13, au fil du temps, Téraèdre, pp. 134-141, Univer-sité de Nantes, 2008. GILLIER , J-P., «Se reconnaître dans une clinique de la transmission» Soins Cadres, N° 79, pp 20-23, Août 2011. GILLIER, J-P.,Le travail humain à l’entre-deux du désir de transformer et du besoin de servir (pp. 251-263), in Gérard, Grégory Munoz, Marion Rousseau (Coordinateurs),Du pay-sage au territoire de l’alternance, Une intelligence à l’œuvre, L’Harmattan, 2013.© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-10082-1 EAN : 9782343100821
« Il faut former non pas de jeunes savants, mais de jeunes cher-cheurs. » André duffaure « Ceux qui ont peiné ensemble sur un travail, qui se sont con-frontésà la réalité qu’exige un effort manuel ou intellectuel, s’assurent une expérience inestimable pour l’accession à l’état d’homme libre. » Georges Lerbet «L’œuvre vauttoujours plus que le bien,ou le mal, qu’on dira d’elle.» Maurice Nadeau
SOMMAIRE Introduction générale..............................................................9 Chapitre I ENTRE TRANSHUMANCE ET TRANSPARENCE ........15I - Genèse expérientielle afin d’ouvrir le travail à l’œuvre..................61....................II - La modélisation: un travail d’actualisation des antagonismes ....................................................................24III -Modéliser l’expérience de la modélisation : une histoire de Méthode ..........................................................30IV - Conclusion ................................................................37Chapitre II.............................................................................39AUX ORIGINES D’UNE INGÉNIERIE COMPLEXE.....39I -et ingénierie du parcoursParcours d’ingénierie 39..........II -L’« ingenium » aux origines de l’œuvre du travail..50III -Quels enseignables pour l’ingénierie?......................56IV - Conclusion ................................................................67Chapitre III ...........................................................................69L’ALTERNANCE EN TRAVAIL.......................................69I - Repenser les principes fondateurs du droit, de la formation et du travail ......................................................70II -L’émergence d’une forme nouvelle d’alternance à l’Université: le cas de l’accompagnement aux processus de professionnalisation du Master DEOFI ......................80III -Une anthropologie de l’alternance afin de fairede son travail une oeuvre ..................................................89IV - Conclusion ..............................................................103
Chapitre IV .........................................................................107VERS UNE INGENIERIE D’UNESCIENCE NOUVELLE DU TRAVAIL ............................107I - Une Méthode pour faire du travailune œuvre..........107II -Esquisse d’une «» ......116du travail science nouvelle III - Des enseignables pour une ingénierie nouvelle du travail humain .............................................137IV - Conclusion ..............................................................155 Conclusion générale ...........................................................157 Références bibliographiques ..............................................161 Table des matières ..............................................................170
Introduction générale Des bouleversements techniques et civilisationnels sans précé-dents ébranlent chaquejour l’édifice des symboles du travail humain (langage, art, règles, institutions, religions) entendus comme interfacesentre l’homme et la nature. Si l’on reconnaît que le travail est une caractéristique humaine fondamentale 2 nous dit Mireille Chabal , comme le langage ou la pensée, alors il en découle cette évidence que du travail il y en a pour tous sans oublierà l’heure où tout devient interchangeablequele travail de chacun est irremplaçable.Notreouvrages’inscrit tout droit dans cet esprit, puisqu’il se veut à la fois produit d’un travail de conscientisation et processus de recherche en com-préhension d’une modélisation opératoire que nous nommerons 3 l’«œuvre du travail» . Nous le situons aux origines multiples de faires, libérateurs d’imaginaire de l’action humaine; couplés à un travail de réflexion-théorisation, révélateur de formes nou-4 velles au travail. Nous soutenons que ces formes nouvelles de 2 CHABAl, M., Qu’est-ce que le travail humain ? In Bulletin Interactif du Centre International de Recherches et Etudes transdisciplinaires, N°13 Mai 1998. 3 Par cette expression, nous entendons expliciter le sens d’une production qui nous dépasse et nous contient. L’œuvre du travails’affranchie d’une preuve scientifique pour devenir épreuve dans la capacité à relier l’agir et le doute aux prises avec l’exigence de la nécessité. L’œuvre du travails’incarne dans un mouvement de l’ordre de la répétition nécessaire à l’émergence d’une temporalité intérieure propre au vivant. Cetteœuvre du travailadvient à partir d’un lien social ontologique et constitutif de chacun.4  Le terme «nouvelle» est à comprendre dans la perspective de G-B. Vico. Pour cet auteur, laScience nouvellepart du postulat que la science de l’histoire est capable d’atteindre une rigueur supérieure à celle des sciences physiques. Parce que la science de l’histoire s’appuie surmonde créé par un les hommes eux-mêmes et ce monde leur est ainsi plusintelligiblecelui que de la nature, œuvre de Dieu. Ceci parce que les hommes ont fait l’histoire, elle est intelligible, cette position s’inscrit comme critique d’une conception selonlaquelle les hommes pourraient «faire» à partir de principes rationnels carté-siens. En ce sens ce que nous poserons plus loin comme «science nouvelle du travail», engage un processus de modélisation, à partir d’un travail auto-réflexif en oscillation avec des conceptions plus rationnelles, capables de révéler le travail du «faire». Cette oscillation engage des processus synchro-niques et diachroniques fondateurs de cette «science nouvelle du travail». A travers la complexité du Monde vivant - incertitude, incomplétude, vacuité - il
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