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Les mutations de l'enseignement supérieur en Afrique :

De
201 pages
L'université Cheikh Anta Diop (UCAD) a élaboré une vision-action articulée autour de six paramètres (la qualité, la pertinence, la coopération, les finances et la gestion des finances, l'informatique, Internet et la communication et les étudiants) et soutenue par dix grands projets qui en sont les piliers. Cet ouvrage montre comment les paradigmes partagés au niveau international ont été mis en oeuvre localement par le dialogue, la discussion, la persévérance et l'innovation créatrice.
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MUTATIONS DE L’E
SUPÉRIEUR ENAFRIQUE:
LE CAS DE L’UCAD

SNEIGNEMENT

Dernières parutions
chez L’Harmattan-Sénégal
(Catalogue en ligne sur harmattansenegal.com)

DIOP Moustapha,La voie d’un musicien Lettres Nouvelles, roman, «
Sénégalaises », juin 2012.
DIALLO Rabia,Amours cruelles, beauté coupable, roman,« Nouvelles
Lettres Sénégalaises », juin 2012.
MBOUP Assane,Valeurs de la paix, essai, juin 2012.
SÈNE Elhadji Mbara,Trésors des songes, et poèmes, Rimes collection «
prose », juin 2012.
NIANG Mamadou,Mémoires synchrones du fleuve de mon destin,collection
« Mémoires & Biographies », juin 2012.
THIAM Coumba,Âme en quête,poèmes, mai 2012.
BA Waly,L’équilibre des rives, », mai et prose Rimespoèmes, collection «
2012.
ANNE Pape Sada,Aux confins des rivages de pénombre, poèmes, collection
« Rimes et prose », Avril 2012.
TRAORÉ Alain Édouard,BUKRNI AFASO. Les opportunités d’un nouveau
contrat social. Facteurs et réalités de la crise,collection «Zoom Sur»,avril
2012.
KANDJI Mamadou,de tradition orale en Grande-Bretagne et en AfriqueLes récits
noireCollection Littératures & Civilisations », mars 2012., «
SECK Mamadou Mansour,Nécessité d’une armée,essai, mars 2012.
CHÉRIF Souleyman Abdelkérim,Quand l’évidence ne suffit plus, roman,
« Nouvelles Lettres Sénégalaises », mars 2012.
SAMBE Fara,Lettre d’un retour au pays natal, roman, « Nouvelles Lettres
Sénégalaises », février 2012.
TOUNKARA Mamadou Sy, L’intégration réussie du nouvel
employé, collection « Zoom sur… », février 2012.
NDIAYE Elhadji Mounirou, La Sonatel et le pacte libéral du Sénégal,
collection « Zoom sur… », février 2012.

Abdou Salam Sall







MUTATIONS DE L’ENSEIGNEMENT
SUPÉRIEUR ENAFRIQUE:
LE CAS DE L’UCAD





Préface de

Jamil SILMA


































© L’HARMATTAN-SÉNÉGAL, 2012
« Villa rose », rue de Diourbel, Point E, DAKAR

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
senharmattan@gmail.com

ISBN : 978-2-296-99521-5
EAN : 9782296995215




AVÉAIRBSTION

ADIE : Agence de l’informatique de l’État
AIA : Association internationale d’athlétisme
AIU: Association internationale des universités
ALED : Apprentissage libre et enseignement à distance
APROSI : Agence pour la Promotion du Secteur Industriel
ARTP : Agence de régulation des postes et télécommunications
AUA: Association des universités africaines
AUF : Agence universitaire de la francophonie
BAD : Banque africaine pour le développement
BCEAO : Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest
BCI : Budget consolidé d’investissement
BICIS : Banque internationale pour le commerce et l’industrie du
Sénégal
BU : Bibliothèque universitaire
CAMES : Conseil africain et malgache de l’Enseignement supérieur
CC : Centre de calcul
CEDEAO : Conseil économique des États de l’Afrique de l’Ouest
CLAD : Centre de linguistique appliquée de Dakar
CRTP : Centre de ressources technologiques et pédagogiques
CES : Certificat d’étude spécialisée
CESTI : Centre d’étude des sciences et techniques de l’information
CHU : Centre hospitalier universitaire
CIDMEF : Conférence internationale des doyens de médecine et de
pharmacie
CIO : Comité international olympique

7

Dissertation DERcinaT ehis sna da atsibaofs fr Acirf niaATADD :DS : DESôme Dipll a tedmr eérofigseenl’ entmeneceriD : ed ruettaqieud ’lniofmrtion de : DirecésilGID ps raicépésueuriétd’e udneits icrosaaips : D DSTrcheecher al ed ruetceri D :DRn iostgee lanr edehceehcrci stienqufiCRe vélepoepemtnC RNS : Centre natioennorivnun stnemesquriméavtre d :eCNE Td etnerourcresses ees dund’erivteecs urap sf syétised sFAOCI : ail CRUecd ser oCfnréne: VA CendiInn éaa leutriv supmaCd’Afnes ophoranc’lcod e eteiruqalontinaerivune TUSNE e elocÉ :ie Eolog ÉduPT :ri eisatcenhedt ES : P olÉcsue itacP no ruosuoThnique FASEG : Fépirueerp lotyce seuqimonocé secenci ses dtéulactl éaFuc F :SAETn Fstioe geet dd se’l ehcetuqinesnct es deiescitnoF SEalf roamn et de éducatiosee ifuqhcin tet DUquesDakaC : revinU rulC étis :ELDUb melôip Du inevsrtiiaerd ’études littérai serEUD : SlpiDe ômivunsierirtacienes sétude d’ D :E ABuqseitifioblbis dee olÉccod te seriacéhtstes ED umentaliodtcrola :cÉlo eco É nle Ee :NSrépurueiamros el8

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supéent gnemnseil E’ seditnouMat V : MGedm rGnamentelopwork NetlG : NDGveD labochtet e esqunitl éed scseicnseCAD FST : Facul : ac eed sU’l eurienr fr AueiqSCSE: O mepe Intvéd polee ehud tntific anal SciedEcutaoisIalim crtpo sete qusihyp noitacudé’l edherc rece laut dtsti :nIRI Dvi enI :titsd tut seags coris leA ITneatriseL DM: L echnologies alimnoitazin : ARSI tuul CndgaOrl raedr ia screhceehitutInstégal séntaoi n’d tnec érses IFEEentrepri tutf edI : itsnurpoes lnçras ai eI evtrll eruiatut nsti : IFACE ne noitamrof ed eontirastnimiades national sénéagalsi NIESSP: ns Itutinat ontid las seneic secdian étutrants éI NNegsr: I DOVEeuatubnctrend’r sesirpetnavonniPARU : Pr cycle d a’ppiuorrgmaemea-Linrni pu eaurp eeimeop gl rul adonnePersS : t ceit,ftsariminune rmforéa l àTAP eriatisrevioi non-nogvureenmentale PAES : Puog-nrevnemeelatNG O O :anrgatisépir tusAP Lue rogra: Prd’apmme emmargoriuppa’d ns’E l àenemgneioitau snd noN senigatisaU ONOr: citaoi n aocmmnu et de lormationretni noitasinagOr: G OI uxieilseM-oHmmri eavotbser : O OHMniesndFoioatMSn : U oita laneicS ecnDoctorat NSF : Ncineec ,aMtsre ,s ieogolnf’i ldellevuoN nhcet sersitniveIC :y NTginaiMhcetU S atirépus tA ne rue dueiqfresOul'e SE: tASidacS nytonot aue l’me desnEengitnempus ieér urF SDSa: snd mocili eifex 9

lo ergcieua fiqiientc sc ParSA :et te seuqifitneci scsar P :ST Pséae uopSEOA: R ques REchnologingienemel edsne'leele nc lurxc'e PNUviceProgD : eue nhqis re teds ieuns e lurpoed emmarnoitaN sRECA : Programmeédevolppmene tP es dap citac Pés ed fnerecrotnem
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Je dédie ce livre :
À mon père, Ibrahima Sall, in memoriam ;
À ma mère, Fatimata Diallo, dite Pémel, in memoriam ;
À mon grand frère, Amadou Ciré Sall ;
À mon épouse, Diariatou Gningue Sall ;
À mes enfants : Racky, Khady et Dieynaba ;
À mon assistante, Yacine Cissé, trop tôt arrachée à notre affection.



DECÉCADI

11




RMETSMENEREIC

Nous exprimons toute notre reconnaissance à l’endroit de Peter
N. Materu de la Banque mondiale qui nous avait suggéré d’écrire un livre
sur les réformes à l’UCAD. Il est vrai qu’après un certain nombre
d’assemblées d’université dédiées aux comptes rendus, nous avons estimé
nécessaire de produire un livre blanc sur les réformes. Étant donné
qu’aucun d’entre nous n’en avait le temps, M. Peter N Materu et moi
sommes donc convenus d’en confier la rédaction à un journaliste. Dès
mon limogeage du Rectorat, M. Atou Seck, notre interlocuteur local,
nous suggéra fortement d’écrire le livre nous-mêmes. Nous le remercions
très sincèrement pour toute sa sollicitude à notre endroit.
Nous partageons une cause : l’avènement d’un système
d’enseignement supérieur aux standards en Afrique en général et au
Sénégal en particulier. Nous souhaitons plein succès au projet financé par
la Banque mondiale pour l’efficience du système d’enseignement
supérieur au Sénégal.
Nous remercions Jamil Salmi qui a accepté, par amitié pour nous, de
rédiger la préface de ce présent ouvrage. L’affection qu’il nous porte n’a
d’égal que son engagement pour le développement de l’Enseignement
supérieur partout dans le monde. Il nous a beaucoup soutenu dans la
compréhension du système d’enseignement supérieur et mis à notre
disposition toutes les informations dont nous avions besoin ; ce qui est le
fruit de tant d’années de travail, généreusement mis à la disposition de la
communauté scientifique.
Nous remercions le professeur Alioune B. Diané qui a accepté de lire
et d’apporter les corrections nécessaires à ce présent ouvrage en
déployant tout son talent d’excellent professeur de lettres. La qualité du
produit final est de son fait. Il a, encore une fois, fait montre de toute sa
générosité. Nous remercions aussi M. Mamadou SY qui a apporté sa
contribution à la correction du livre. Il en est de même pour

13

tolodé, Mme Antaei ,mM erInè etAat F Douufiouè GuoT K ér,enaemM s dir leeursrecte ttirecreieremli ÉM.: th Anemasinimda sfitart14

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Nuo sl U’AC De cas deique : lap ecitrsiancnas rneonecvode uns seditnouMat rfA ne rueirépust enemgneins’E lnicaommula C de itnoriceald mi é unuon c’a nADUC’l ,siamaJ .noitt dans lyonnemenrgna dar nuass iouady Sn.ieam M te b nem seaidéxuI ruanafectnrealisa rés joé lerus ervinic sel éca t e lunt riCUDA .uQi’ lnes quante ans de l’emeréicroN .r sut oilifétécit eecrof son ed tne ansvodes ou Ns.reM reicr mesuisdiat HameursessiessuuonyL uoO ,y Aetoubdia De gn,ri slo aleyS raté une cnt apporutibtron-daun iol ed àleahc srue stargesirestutartvad eN uoia.ldes nsvoél fiticM reA emamil uotDiop Keïta pour vaio rrcéée tnaui pMms ayMbete hpés eniessioJ ,Yacine Cn Sèye, ecA ajovmM euEin aurpos ntmeiercemer serècnis sons nrimo expnousér ,T uovlei eiS,tef li y’niavatre aiav El.efn tymh epéiuastnd voir enduré un rl à’uqsumesiupé’aiavtrs jnsiollrtvad en uoia,ls d’t paireshoraénar,lM atri eég Cissé, . Assaneton c erèiluà er sLeréecinab. etl sevier rusp uos doableombr innt ésilibom a iuqiergne éon steout être accordée uac ahgr éedm siiess. rse Unntme noicépselaiiod rec dess. Ateursssixua se ,attnM., onsir siaf T,arataiDemmoh’l contriburté une sivi euditnod céam c cpsntraes l lI suonyoti.snes. Nnierardies jmeresnr edovuo sfeufha ces lercioppa tno iuq srud e’lCUDA ,ed sadministrateurs xuauahcueff ,sr pensaas pnt lareue nhqivrci tesi one qus let mipmoc sru secnetéis dlaà ontisipomem serbsnotsel fés cili. rsou Nit,ft ceimintsaronnel ad du perses ed tnelat el uttot anavt euthcuehcrees sd es etnantseigs ens selifiesère delavl tnd sereviersité est surto’lCUDA .nU enUviéslusae i nsai, a tneviortê issues qlèguous ui notsuuq ec lol seco Ées drseuctred selarotcoD selts àemenhanges c sid .eLabesl as iéurpores rcmeudnol tiova c riérées. Q sont opeitnt uo’uli sosum sel s snoitatCA’U ldesei quD sfd c ehlbsié’atnt ssemessifuccel enegrasem ,eruou ndes nsvoux ated ser séluatst obtenus. Dans uno satitirneseo er dclame rée, suqnociuq euq xuemi, utpel Is.uet cenhqineec ste des sci facultéd taal ed udnacéthene èslac ar prect au aveoraténse enaASSEd udaen plénzui qntsnova suliavart Kah avec qui noépicla ,.MS maabé rg mdesiis sonremenoicel sahc sut orpp mté aesnesb seca tepeccmon épouse et me sneaftn suq ino15

t anurue jté q déde metolaeit ,td meneneibsli riovmoc e lletava antie s àue-x térévél ont pu mêmes etfne eicremer eJ : e llmifaa minarsntut eottnd en. n bier eformonsua ovria di éarticulier pour c spyoti snep net euxcees dam c .lItusés no ses destionmuna comal à ecnisopsid rettmeà iesca l étudianiter lesedf léciicree t rdeerememèrt enitrailucalp p tîenus obtquesgogiépadta sustl sérdeé italqua lurop larénég ne st
ABODU SALA MSAL Ltoutes ces années, à l’Université. Mon épouse, le professeur Diariatou
Gningue Sall, a beaucoup contribué aux divers chantiers par ses
fructueuses critiques. Elle a joué le rôle de vigie afin que nous restions
toujours humble dans le sillon que nous nous étions librement tracé.
Puisse son investissement servir ses enfants.
Mes remerciements vont à l’endroit de tous les miens et à ceux que
nous avons rencontrés dans notre longue route d’apprentissage du
management de l’Enseignement supérieur et qui, d’une façon ou d’une
autre, nous ont instruits.

16





PEACFÉR

« À l’impossible nul n’est tenu », dit le proverbe. Mais, dans le cas
présent de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), la seule voie
envisageable pour un réel changement était justement de tenter
l’impossible pour sauver l’université phare du Sénégal de la crise dans
laquelle elle se trouvait depuis de nombreuses années, comme le recteur
Sall s’en est rendu compte, dès sa prise de fonction, en juillet 2003. Face à
une grave situation de dégradation après deux décennies de dérive et
d’accumulation de problèmes non résolus, le nouveau recteur s’attelle
courageusement à la tâche. Ce livre,Mutations de l’Enseignement supérieur en
Afrique : le cas de l’université Cheikh Anta Diop, est un témoignage lucide et
passionnant de la démarche suivie et du chemin parcouru pour
transformer l’UCAD qui occupe une place emblématique au sommet du
système d’enseignement supérieur sénégalais.
Dans son fameux manifeste politique,Le Prince, Machiavelli écrivait
qu’« il n’y a rien de plus difficile à entreprendre, de plus périlleux à mener
à bout, ou de plus incertain dans son issue que de prendre l’initiative
d’introduire un nouvel état des choses ». Cette observation si valide à
propos de toute tentative de changement d’ordre politique est encore plus
judicieuse dans le cas des réformes de l’Enseignement supérieur. Les
universités sont, en effet, parmi les institutions les plus conservatrices,
peuplées de groupes extrêmement vocaux et résistants au changement
qui disposent d’une grande capacité de mobilisation pour s’opposer à
toute tentative de remise en cause des pratiques établies et des intérêts
corporatifs.
Pourtant, les dirigeants universitaires prêtent rarement attention à
l’économie politique des réformes, faisant l’hypothèse qu’il suffit de
mettre en place un programme solide sur le plan technique pour arriver à
de bons résultats. Mais, dans les faits, la réalité politique est souvent plus
forte que n’importe quelle vision technocratique du changement. Avoir

17

ot nihgncootCD ,2011bre

18

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PLUEMBÉAR

ÉTATS DES LIEUX AVANT LA RÉFORME DE2003

L’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a été créée par la
France en 1957. Elle était la 18émeuniversité française. Elle portait le nom
de « Université de Dakar ». Elle fut la première institution de ce genre en
Afrique francophone et qui reste aujourd’hui encore, pour toutes les
jeunes universités qui se sont créées après les indépendances, le modèle de
référence (1). Elle a porté le nom du professeur Cheikh Anta DIOP en
1986 à la disparition de celui-ci. Toute son organisation et tous ses
programmes étaient calqués sur le modèle français de l’Enseignement
supérieur. Cette université n’était pas destinée au seul Sénégal mais à tous
les pays francophones d’Afrique. À la suite des indépendances, la France
l’a cédée à la Fédération du Mali et finalement au Sénégal (1). En 1970,
les enseignants français ont massivement quitté. Il s’en est suivi un vaste
chantier d’Africanisation des postes d’enseignement et de certains
programmes notamment dans les sciences sociales.
Au début des années 90, le gouvernement, en rapport avec la banque
o et eignement supérieur
(mPoAnEdSi)a.l eÀ, ca eet negffaegt,é llee gPoruvjer nde’ammenélti oa reatnigoang dé eu ln’Ee ncsoncertation nationale
à la suite de laquelle, vingt-trois mesures ont été prises. Le gouvernement
avait convoqué une concertation nationale afin de traiter les maux
suivants :
- l’engorgement des premiers cycles ;
- le faible taux de réussite ;
les redoublements excessifs ;
-
- l’insuffisance notoire des infrastructures pédagogiques et didactiques ;
- la production scientifique faible en quasi-stagnation ;
- un service social hypertrophié ;

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