Dictionnaire des pictogrammes numériques et du lexique en usage sur internet et les téléphones portables

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Tout nouveau langage s'accompagne de la compilation de ses entrées sous la forme de dictionnaires. Il en est ainsi de cet ouvrage de compilation du langage utilisé sur Internet et les téléphones portables. Il est divisé en trois parties : le première porte sur les pictogrammes simples, la seconde sur les pictogrammes complexes, et la dernière présente l'autre volet du langage numérique, à savoir les lexies ou tournures lexicales formées, pour la plupart, à partir du système alphanumérique.
Publié le : vendredi 1 octobre 2010
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EAN13 : 9782296709829
Nombre de pages : 153
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À Robert SANSFAÇON À partir du moment où elles se dotent d’une pensée sur le langage, les premières civilisations à écriture portent déjà en germe l’idée de la compilation dont l’achèvement ultime sera incarné dans l’élaboration de dictionnaires. Jean-Claude Boulanger in Les inventeurs de dictionnaires (2003, p. 55)

Sommaire………………………………………….……... Avant-propos……………………………………………... Pictogrammes simples…………………………….……… Pictogrammes complexes………………………………… Pictogrammes à deux caractères………………………… Pictogrammes à trois caractères………………….……… Pictogrammes à quatre caractères et plus……………….. Des chiffres et des lettres………………………….……... De la littérature classique à la chanson traditionnelle…….

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AVANT-PROPOS Le dictionnaire des pictogrammes numériques et du lexique en usage sur Internet et sur les téléphones portables est un ouvrage de compilation du langage utilisé sur ces médias. Il faut préciser qu’il a un caractère non exhaustif étant donné les possibilités illimitées que possède une langue en cours de création. Le présent recueil est divisé en trois parties principales. Dans la première partie du dictionnaire intitulée « pictogrammes simples », j’ai recensé un ensemble de logogrammes utilisés par les internautes et les usagers des téléphones portables. Formés à partir d’un caractère ou d’un ensemble de caractères indissociables comme certains signes de ponctuation (le deuxpoints ou le point-virgule, par exemple), les pictogrammes numériques se complexifient avec la combinaison de plusieurs graphes simples. Ils deviennent alors des pictogrammes complexes. Ces derniers sont analysés dans la deuxième partie de l’ouvrage titrée « pictogrammes complexes ». Enfin, la dernière partie présente l’autre volet du langage numérique, à savoir les lexies ou tournures lexicales formées, pour la plupart, à partir du système alphanumérique. Elle a pour titre « des chiffres et des lettres ». Chaque entrée du chapitre « pictogrammes simples » fait l’objet d’un descriptif composé de plusieurs sections. Dans la première section, il est présenté un bref historique du pictogramme étudié ainsi que la catégorie à laquelle il appartient : signes diacritiques, ponctuation, caractères spéciaux, etc. Dans la seconde section, le lecteur trouvera sa contre-valeur en code ASCII ainsi que sa position sur le clavier de type Azerty (français). Dans la dernière section, il est présenté la signification dudit pictogramme. Dans le cas où certains pictogrammes seraient des homographes, leurs différents sens seront présentés dans la même entrée.

Le deuxième chapitre recouvre une liste de pictogrammes complexes et leur traduction en français standard. En regard à chacune des entrées est indiqué son univers d’appartenance. Nous en avons repéré cinq principaux qui sont : les mimiques faciales ainsi que les différentes parties du visage et du corps (êtres humains ou animaux), la faune, la flore, les objets manufacturés et enfin les objets culturels. Dans la troisième partie, il est présenté un ensemble de phrasestypes utilisées lors des échanges dans les salons de conversation (chatrooms) ou sur les téléphones portables. Ces tournures de phrases sont dérivées soit de l’anglo-américain soit du français, mais sont utilisées régulièrement par l’usager de l’Internet ou de la téléphonie mobile. Chaque entrée est suivie de sa traduction en langue française avec la spécification de son origine linguistique. Les entrées de ce présent dictionnaire sont donc présentées par registre d’écriture. Afin de ne pas alourdir le texte, nous utiliserons les abréviations présentées dans le tableau ci-dessous. Pictogrammes de base Sign. diacr. Sign. ponct. Symb. Car. alphan. : ; signes diacritiques signes de ponctuation symboles typographiques ou mathématiques caractères alphanumériques clés

Univers d’appartenance Mim. Faune Flore Obj. man. mimiques faciales, visage et corps faune flore objets manufacturés parties

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Obj. cult.

objets culturels Origine linguistique

Angl. Fr. st.

anglo-américaine française (français standard) Spécifications des entrées lexicales

HIST. CODE ASCII PICT. NUM. LPN Exemples : ♦

historique code ascii pictogramme numérique Langage pictographique numérique

première partie du dictionnaire ~ Sign. diacr. Mim. Faune

HIST. Le tilde est un signe diacritique en forme de S couché (~). Dans le cadre de l'alphabet de l'Association Phonétique Internationale, ce signe placé au-dessus d'une voyelle indique une prononciation nasale1. CODE ASCII - Standard unicode version 5.02 : 007E. Sur le clavier de type Azerty et sur le pavé alphanumérique, ce caractère est situé sur la touche du chiffre 2, première ligne comprenant les chiffres de 1 à 0.

Définition consultable sur http://atilf.atilf.fr/ Commandes C0 et latin de base. Cf. ANDRIES (Patrick), Unicode 5.0 en pratique - Codage des caractères et internationalisation des logiciels et des documents, Dunod, 2008, 399 p. et le lien suivant : http://unicode.org/fr/charts/PDF/U0000.pdf
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PICT. NUM. Dans sa version pictographique numérique, il représente un nez enrhumé ou encore de la bave lorsqu’il s’agit d’un animal. Il peut s’agir aussi d’une plaisanterie faite entre internautes. ♦ Il peut être aussi utilisé comme appendice nasal, mais sa signification est alors ambiguë. Sa forme présente une analogie avec la fumée dessinée dans les bandes dessinées. Ce caractère signifie qu’il y a le feu. troisième partie du dictionnaire : 6né (rébus) cinéma LPN Fr. st.

Le saviez-vous ? Le terme « cinématographe » a subi plusieurs transformations avec la chute des dernières syllabes du mot. Cette tournure de style est appelée « apocope ». Ainsi cinématographe est-il devenu « cinéma » puis « ciné ». Cela étant, pourquoi l’émergence de ce nouveau langage ? À quoi correspond-t-il ? Nous allons tenter de répondre à ces interrogations. Ce nouveau langage a été construit afin de pallier l’absence de langage non verbal et paraverbal. Qu’entend-t-on par ces notions ? Quand nous parlons, que nous communiquons donc, notre communication ne correspond pas seulement aux phrases échangées entre les interlocuteurs en présence, mais il s’y ajoute un ensemble de mimiques, d’onomatopées et de sons divers qui donnent une certaine orientation au discours. Voici quelques exemples qui vont éclairer le lecteur sur ces phénomènes.

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Le langage non verbal se manifeste par la gestuelle et les mimiques faciales comme dans la présentation ci-après. Personnage 1
Je suis tout à fait d’accord avec toi ! ! !

Personnage 2
Parle toujours

Le personnage 2, doutant de l’affirmation du personnage 1, le manifeste par une mimique faciale. Le langage paraverbal correspond à différents sons que fait entendre l’interlocuteur comme il est exemplifié dans le petit scénario ci-dessous. Personnage 1
Tu connais X, il m’a raconté bla bla…

Personnage 2
Hum… hum…


Ces mécanismes de régulation montrent que le personnage 2 est intéressé par le discours du personnage 1. L’origine du code écrit est de nature pictographique ainsi que le spécifie Boulanger3 : « […] toutes les écritures ont une origine
BOULANGER Jean-Claude, Les inventeurs de dictionnaires, Ottawa, Les presses de l’Université d’Ottawa, 2003, 545 p.
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