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Mensonges de l'Histoire

De
302 pages
Avec simplicité, esprit critique et objectivité, l'auteur s'attaque, dans ce second tome, à de nouveaux "mensonges de l'Histoire" : ainsi, saviez-vous que l'Enfer est une conception médiévale ? Que les chiffres arabes sont en réalité indiens ? Que Gutenberg n'a pas inventé l'imprimerie ? Qu'Abraham Lincoln était raciste ? Que l'Allemagne nazie fut le premier pays dans l'espace ?
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Pierre Monteil
Après avoir abordé, dans un premier tome, les
idées reçues les plus diffusées dans l’inconscient
populaire (nos ancêtres les Gaulois, Charlemagne
a inventé l’école, Christophe Colomb a découvert
l’Amérique, etc.), Pierre Monteil s’attaque cette Les mensonges fois-ci à de nouveaux « mensonges de l’Histoire »,
plus complexes mais toujours aussi passionnants.
Ainsi, saviez-vous que l’Enfer est une conception de l’Histoiremédiévale ? Que les chiffres arabes sont en
réalités indiens ? Que Gutenberg n’a pas inventé
l’imprimerie ? Qu’Abraham Lincoln était raciste ?
Que l’Allemagne nazie fut le premier pays dans
Tome 2l’espace ?
Ce second tome des Mensonges de l’Histoire a
été conçu dans la même optique que le premier,
mêlant simplicité d’écriture, esprit critique et
objectivité. Il s’agit donc d’un livre à découvrir (ou
faire découvrir), s’adressant à tous les publics,
aux néophytes comme aux passionnés.

Pierre Monteil, historien, est âgé de 33 ans. Titulaire d’un
DEA Histoire Militaire, Défense et Politiques de Sécurité
obtenu en collaboration avec l’Institut d’Etudes Politiques
d’Aix-Marseille et l’université Montpellier III, il est aussi le
président de l’Association Chronos, ainsi que le fondateur
du site internet Histoire-fr.com. Les Mensonges de l’Histoire,
tome 2 est son second ouvrage.
Photo de couverture : J. allain / Jalka Studio
ISBN : 978-2-343-04362-3
30 €
Rue des Écoles
Pierre Monteil
Les mensonges de l’Histoire
Rue des Écoles





Les mensonges de l’Histoire



















Rue des Écoles

Le secteur « Rue des Écoles » est dédié à l’édition de travaux
personnels, venus de tous horizons : historique, philosophique,
politique, etc. Il accueille également des œuvres de fiction
(romans) et des textes autobiographiques.


Déjà parus

Duflot (Patricia), La compagnie des ailes, 2014.
Maen, Au cœur de l’Afrique, 2014.
Merlin-Dhaine (Martine), Les masques sont silencieux, 2014.
Lafontaine (Geneviève), La vie crisocal, 2014.
De Tounens (Antoine), Edmée, 2014.
Aron (Edith), Il faut que je raconte, 2014.
Hadjadj (Akila), Vol au-dessus des bidonvilles, 2014.
Benoit (Jean-Louis), Le petit chemin de Saint-Cloud ou L’année de
l’agreg, 2014.
Sanchez (Patricia), Le Kaléidoscope d’Orphée, 2014.
Hirigoyen (Galatée Dominique), Entre deux longs silences, 2014.
Lévy (Jean), Ce qu’il reste de l’oubli, 2014.
Basquiast (Paul), Les Cerisiers de la Commune, 2014.




Ces douze derniers titres de la collection sont classés par ordre
chronologique en commençant par le plus récent.
La liste complète des parutions, avec une courte présentation
du contenu des ouvrages, peut être consultée
sur le site www.harmattan.fr Pierre MONTEIL
Les mensonges de l’Histoire
*
Tome 2





























© L’Harmattan, 2014

5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris

www harmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-04362-3
EAN : 9782343043623 A la mémoire de Dominique, ma mère, partie trop tôt.
A mon père et à mon frère.
Merci à mes ami(e)s de la fac : Laurent, Aurélie, Cyril et Rémy. SOMMAIRE
Préface ...................................................................................... 13
Chapitre 1. L’Enfer ...................................................................182. Le Brontosaurus est un vrai dinosaure ...................23
Chapitre 3. L’Homme descend du singe …………………... ...264. Les Grecs ont remporté la première guerre médique
..................................................................................................31
Chapitre 5. Le nez de Cléopâtre ...............................................346. Néron, Empereur fou, joua de la lyre pendant le
grand incendie de Rome ...........................................................37
Chapitre 7. Les orgies romaines, débauches d’alcool et de sexe...................................41
Chapitre 8. L’Apocalypse de Jean fut écrite par l’apôtre Jean .459. Les persécutions chrétiennes dans l’Empire romain
..................................................................................................48
Chapitre 10. Les chiffres arabes ont été inventés par les Arabes...................................55
Chapitre 11. Berthe aux grands pieds .......................................58
Chapitre 12. Au Moyen Age, l’on croyait que la Terre était
plate ..........................................................................................61
Chapitre 13. Le Prieuré de Sion................................................6414. Tuez les tous, Dieu reconnaitra les siens ! ...........67
Chapitre 15. La guerre de Cent Ans a duré cent ans ................7116. La dynastie capétienne s’est éteinte en 1328 .......82
Chapitre 17. Le kilt, tradition millénaire ..................................89
Chapitre 18. La chute de Constantinople a entraîné l’apparition
de la Renaissance ......................................................................92
Chapitre 19. Gutenberg a inventé l’imprimerie ........................9520. Christophe Colomb est mort dans la misère ........99
Chapitre 21. François Ier fut adoubé par le chevalier Bayard 10222. Galilée a inventé la lunette astronomique ..........105
Chapitre 23. Molière est mort sur scène .................................10824. Les voyages de Gulliver est un conte pour enfants
................................................................................................110
Chapitre 25. John Law a inventé le billet de banque ..............11526. Pirates et corsaires .............................................118
9 Chapitre 27. Les Etats-Unis d’Amérique, premier pays
décolonisé ...............................................................................123
Chapitre 28. Salieri, assassin de Mozart .................................13129. La bataille de Valmy, miraculeuse victoire .......137
Chapitre 30. Danton le bon contre Robespierre le mauvais ...14131. Napoléon a cassé le nez du sphinx .....................151
Chapitre 32. La Garde meurt, mais ne se rend pas ! ...............155
Chapitre 33. Le rugby fut créé par un joueur de football qui prit
le ballon à la main ...................................................................159
Chapitre 34. Le bitume est une invention contemporaine ......16335. Le béton est une invention contemporaine ........165
Chapitre 36. Les voies ferrées ont un écartement identique à
celui des charriots romains .....................................................168
Chapitre 37. « Napoléon le Petit » ..........................................172
Chapitre 38. La guerre de Sécession, « gentils » abolitionnistes
contre « méchants » esclavagistes ..........................................183
Chapitre 39. Adolphe Thiers fut le premier Président de la
République française ..............................................................192
Chapitre 40. Graham Bell a inventé le téléphone ...................20341. Thomas Edison a inventé l’ampoule électrique .207
Chapitre 42. Les Protocoles des Sages de Sion ......................21143. Henry Ford, patron modèle ................................216
Chapitre 44. Anastasia ............................................................22045. La Totenkopf est un emblème nazi ....................228
Chapitre 46. Quand j’entends le mot « culture », je sors mon
revolver ! ................................................................................231
Chapitre 47. Le blitzkrieg, stratégie inventée par Adolf Hitler
................................................................................................234
Chapitre 48. L’émission radio La Guerre des mondes a
provoqué une panique générale ..............................................239
Chapitre 49. Le massacre de Katyn fut perpétré par l’Allemagne
nazie ........................................................................................242
Chapitre 50. James Bond est un personnage de fiction ..........24851. La course aux armements ..................................253
Chapitre 52. L’URSS fut le premier pays dans l’espace ........25853. Le général de Gaulle fut appelé au pouvoir par
René Coty en mai 1958 ..........................................................262
Chapitre 54. John Fitzgerald Kennedy, président jeune et
dynamique ..............................................................................266
10 Chapitre 55. Ich bin ein Berliner ............................................269
Chapitre 56. Stylo spatial américain contre crayon à papier
soviétique ................................................................................272
Chapitre 57. Le changement d’heure date des années 1970 ...274
Chapitre 58. Le troisième millénaire a commencé en l’an 2000
................................................................................................277
Chapitre 59. Pluton est une planète ........................................27960. La Hollande est un pays .....................................281
11 Préface
L’ouvrage que vous tenez entre les mains est la suite du livre
Les mensonges de l’Histoire, publié aux éditions l’Harmattan en
décembre 2013.
Dans la préface de ce premier tome, j’avais longuement disserté
sur la construction de l’Histoire et l’obligatoire objectivité de
l’historien, ainsi que sur les conséquences fâcheuses que
pouvaient entrainer la publication de récits subjectifs.
èmeAu XIX siècle, à l’époque où la recherche historique en était
à ses balbutiements, de nombreux auteurs ne se sont pas privés
pour insuffler leurs idées politiques à leurs ouvrages. Parmi
1ceux-ci, l’on pourrait citer Augustine Fouillée , qui publia en
21877 Le tour de France par deux enfants , sous le pseudonyme
de G. Bruno. Le récit, s’inscrivant dans le contexte de
l’après3guerre de 1870 contre la Prusse , présente en ces termes
l’épisode de la guerre des Gaules : il y a bientôt deux mille ans,
un grand général romain, Jules César, qui aurait voulu avoir le
monde entier sous sa domination, résolut de conquérir la
Gaule. Nos pères se défendirent […] si vaillamment que les
armées de César, composées des meilleurs soldats du monde,
furent sept ans avant de soumettre notre patrie. Mais enfin la
Gaule, couverte du sang de ses enfants, épuisée par la misère,
se rendit.

1
Née Augustine Tuillerie en juillet 1833, elle épousa le philosophe
Alfred Fouillée à l’occasion d’un second mariage. A noter que son
pseudonyme lui fut inspiré par l’astronome Giordano Bruno, dont
nous reparlerons au cours du chapitre 18.
2 Cet ouvrage, très populaire, fut utilisé par l’Education nationale
jusqu’aux années 1950. Vendu à plus de huit millions d’exemplaires
depuis 1877, Le tour de France par deux enfants fut réédité à de
nombreuses reprises, jusqu’en 2012.
3
Le conflit contre la Prusse, s’achevant en janvier 1871 sur une
défaite française, entraîna la cession de l’Alsace et d’une partie de la
Lorraine au gouvernement allemand.
13 Même son de cloche chez l’abbé Gagnol, qui dans son Histoire
4
du Moyen-âge , publié en 1899, relate en ces termes la bataille
5de Poitiers : ce fut une rencontre singulièrement émouvante
que celle des soldats de l’Orient, légers et rapides comme le
vent, sans autre cuirasse que leur enthousiasme et leur
fanatisme, avec les lourds et robustes guerriers de Charles. […]
Dans cette mémorable journée, où comme le marteau « débrise
et froisse l’acier », il avait broyé les infidèles, Charles conquit
son beau surnom de Martel.
Cependant, même animé des meilleures intentions, l’historien
reste tributaires des sources, qui peuvent être classées en deux
catégories : les sources archéologiques et les sources écrites
(auxquelles l’on peut rajouter les sources orales pour les
périodes plus proches de nous). Mais si ces dernières sont
erronées (ou fragmentaires), l’auteur sera contraint de fournir,
même involontairement, un travail ne correspondant pas à la
6réalité .
A l’aune de ces informations, l’on pourrait faire apparaitre un
distinguo entre une idée reçue et un mensonge à proprement
parler : la première étant le résultat de l’ignorance ; le second le
résultat de la dissimulation (ou falsification) des sources.
Ainsi, il semblerait que le premier tome des Mensonges de
l’Histoire comportait une majorité d’idées reçues : « les
pyramides d’Egypte furent érigées par des esclaves » (récit
7colporté par un Hérodote qui prit pour argent comptant les
légendes de l’époque) ; « menhirs et dolmen ont été érigés par
4
L’abbé Gagnol, jusqu’au début du XX° siècle, publia une série de
manuels consacrés à l’histoire de France, à destination des écoliers.
5
Qui, rappelons-le, opposa en octobre 732 les troupes de Charles
Martel aux envahisseurs musulmans venus d’Espagne.
6 C’est ainsi que nos connaissances sur l’Antiquité égyptienne sont
lacunaires, en raison d’un manque de sources écrites. Nous pouvons
aussi prendre en exemple le cas de l’affaire de l’assassinat du
président Kennedy (dont les archives ne seront ouvertes qu’en 2039 !).
7 ème
Hérodote est un historien grec qui vécut au V siècle avant
JésusChrist. Ce dernier, rédigeant les Histoires (ou l’Enquête) vers 445, est
aujourd’hui considéré comme l’un des premiers historiens.
14 les Gaulois » (alors qu’ils datent de l’époque néolithique, soit
4000 ans avant les invasions gauloises) ; « Christophe Colomb
a découvert l’Amérique » (en réalité devancé de presque 600
ans par les Vikings) ; « la croix gammée est un symbole nazi »
(au contraire un symbole multiculturel vieux de plusieurs
millénaires) ; la muraille de Chine est visible depuis la Lune
(racontars de journalistes) ; etc.
Les mensonges de l’Histoire, tome 2, a été conçu dans la même
optique que le premier, mêlant simplicité d’écriture, esprit
critique et objectivité. Il s’agit donc d’un livre s’adressant à tous
les publics, aux néophytes comme aux passionnés.
Evidemment, vous trouverez dans cet opus quelques récits dans
la même veine que le précédent (« le nez de Cléopâtre »,
« Berthe aux grands pieds », « stylo spatial américain contre
crayon à papier soviétique »).
Cependant, ce second tome des Mensonges de l’Histoire est
constitué d’articles s’attaquant à de véritables mensonges, dont
les révélations auraient pu avoir d’importantes répercussions en
leur temps.
Ces derniers, bien que plus complexes, n’en sont pas moins
passionnants : ainsi, saviez-vous que l’Enfer est une conception
médiévale inventée de toutes pièces ? Que Gutenberg n’a pas
inventé l’imprimerie ? Que Danton était un « politicard »
corrompu ? Qu’Abraham Lincoln était raciste ? Que Henry
Ford, fondateur de l’entreprise du même nom, était un fervent
partisan d’Adolf Hitler ? Que l’Allemagne nazie fut le premier
pays dans l’espace ? Que la course aux armements, qui à
l’époque de la Guerre froide faillit conduire à l’anéantissement
de toute vie sur Terre, reposait en réalité sur du vide ? Que John
Fitzgerald Kennedy, loin de son image de président jeune et
dynamique, était en réalité un handicapé bourré de drogues en
tous genres ? Que l’arrivée au pouvoir du général de Gaulle, en
mai 1958, s’apparente à un coup d’Etat ?
Ces quelques 140 articles, répartis sur deux ouvrages et près de
600 pages, laissent à penser que la « traque » aux mensonges et
15 aux idées reçues n’est jamais terminée… peut-être
donnera-telle naissance à un troisième tome au cours des années à venir ?
A ce propos, Friedrich Nietzsche ne disait-il pas : Ce qui ne
nous tue pas nous rend plus forts.
Bonne lecture !
16 Première partie
Mensonges mythologiques
& préhistoriques
Le talent de l’historien consiste à faire un ensemble vrai
avec des traits qui ne sont vrais qu’à demi.
(Ernest Renan) Chapitre 1.
L’Enfer
L’Enfer tel que nous l’imaginons aujourd’hui est un
lieu de perdition, baigné de flammes ardentes, où les âmes
impures sont punies par Satan et ses démons.
Toutefois, cette conception de l’Enfer semble quelque peu
illogique : en effet, si le diable est une créature mauvaise,
pourquoi punirait-il les défunts ayant vécu dans le péché ? Ne
devrait-il pas au contraire féliciter et remercier les « méchants »
qui arrivent en Enfer ? Ou alors cela signifie-t-il que Satan punit
les pécheurs car il n’est qu’une créature aux ordres de Dieu ?
L’Enfer tel que nous le concevons aujourd’hui est une invention
récente à l’échelle de l’histoire de l’humanité, tout comme
l’antagonisme entre le bien (Dieu) et le mal (Satan).
Au cours de l’Antiquité, à l’époque où le polythéisme était la
norme, il n’existait pas de divinités « gentilles » ou de divinités
« méchantes. » A l’instar des humains, les dieux étaient
capables de faire le bien, mais aussi le mal : l’on peut
citer Zeus, roi des dieux de l’Olympe, qui se transformait en
animal pour violer ses conquêtes féminines ; Loki, dans la
8mythologie scandinave, qui contribua au meurtre de Balder ,
mais qui aida son frère Thor à retrouver son marteau, volé par
9
des géants de glace ; et la déesse égyptienne Sekhmet, dotée du
8
Balder, qui était un des dieux les plus appréciés d’Asgard, était
devenu immortel, car toutes les créatures de l’univers avaient fait le
serment de ne jamais attenter à sa vie. Toutefois, Loki savait que
Balder restait vulnérable au gui, une plante considérée comme
inoffensive. Ainsi, il se rapprocha de Hoder, dieu aveugle et frère de
Balder. Loki, ayant taillé une flèche dans du gui, guida le tir de son
compatriote, qui frappa Balder en plein cœur.
9
Le marteau de Thor, Mjöllnir, était une arme magique très puissante,
qui ne pouvait être utilisée qu’avec des gants de fer, tant le manche
était brûlant. Un matin, Thor s’aperçut que son arme avait disparu, et
demanda alors de l’aide à Loki. Ce dernier, se rendant à Jötunheim, le
monde des géants de glace, apprit que le marteau avait été volé par
18 pouvoir de guérison, qui massacra toutefois une partie de
l’humanité aux ordres de Râ.
L’outre-monde, dans de nombreuses mythologies, était donc
aussi complexe que ces divinités à visage humain.
10Dans la mythologie égyptienne, le périple jusqu’à Osiris ,
souverain du royaume des morts, n’était pas de tout repos. Le
chemin étant parsemé d’embuches, le ka (c’est-à-dire le double
spirituel du défunt) pouvait s’aider dulivre des morts, un
papyrus contenant de nombreuses formules magiques, acheté à
prix d’or auprès du clergé égyptien (l’ouvrage était alors placé
dans le sarcophage du défunt). Voyageant dans un monde où les
notions d’espace et de temps disparaissent, le ka pouvait avoir
recours à des transformations afin de survivre à ces distorsions
de la réalité. Arrivé devant Osiris, le ka était jugé pour ses
actions commises sur Terre : si son cœur, placé sur une balance,
était plus lourd qu’une plume, le défunt était dévoré par une

Thrym, qui était toutefois disposé à le rendre à condition de pouvoir
épouser Freya, une déesse d’Asgard. Apprenant la nouvelle à Thor,
Loki conçut un plan, consistant à se travestir afin de se faire passer
pour Freya et sa servante. Les deux hommes, habillés en femmes, se
rendirent alors à Jötunheim, où Thrym tenait un banquet à l’occasion
de son mariage. A la fin du repas, le géant de glace honora ses
engagements et offrit Mjöllnir à sa nouvelle « épouse. » Toutefois, à la
seconde où Thor eut le marteau entre les mains, il enleva ses habits de
femme, et massacra les géants se trouvant dans la salle.
10 Osiris, l’époux d’Isis, régnait sur les terres fertiles d’Egypte, alors
que son frère Seth détenait la souveraineté sur les terres arides. Ce
dernier était donc jaloux d’Osiris, qui avait fait don à l’humanité de
l’agriculture, la pêche et l’élevage. Seth, à l’occasion d’un banquet,
parvint à enfermer son frère dans un sarcophage, qui fut ensuite jeté
dans le Nil. Isis, sa veuve, apprenant la nouvelle, partit
immédiatement à sa recherche. Après moult pérégrinations, elle
découvrit finalement les restes de son mari. Mais Seth, qui passait par
là, en profita pour découper le cadavre d’Osiris en quatorze morceaux.
Face à la macabre découverte, Isis se lamenta, puis se lança dans une
nouvelle quête, encore plus difficile que la précédente. Parvenant
finalement à reconstituer le corps de son époux, Isis fit embaumer
Osiris, puis lui redonna vie. Ce dernier décida alors de prendre la tête
du royaume des morts.
19 créature monstrueuse ; toutefois, si le cœur et la plume étaient
en équilibre, le ka pouvait ainsi se rendre aux champs d’Ialou,
où les âmes pures pouvaient passer l’éternité en paix.
Du côté des Egyptiens comme des Grecs, les Enfers n’avaient
pas de réelle connotation négative, étant un endroit où toutes les
âmes se rendaient après leur mort. Dans la mythologie grecque,
ce lieu était baigné par le Styx, un fleuve qui ne pouvait être
traversé qu’à l’aide d’un passeur nommé Charon, qui réclamait
une pièce pour chaque passage (les défunts étaient donc
ensevelis avec une pièce dans la bouche). A noter que sur les
berges du Styx erraient les âmes qui n’avaient pas été
ensevelies. Les Enfers, dont l’entrée était protégée par le chien
à trois têtes Cerbère, étaient divisés en trois parties : la Plaine
des Asphodèles (peuplée par les âmes qui avaient mené une vie
apathique, n’ayant rien accompli de leur vivant, en bien ou en
mal) ; le Tartare (réservé à ceux qui avaient commis de grands
crimes au cours de leur vie terrestre, ces derniers étaient
condamnés à y endurer d’atroces souffrances) ; et les
Champs11Elysées (un lieu très agréable, réservé aux grands héros qui
avaient plu aux dieux). Les Enfers étaient gouvernés
par Hadès (ou Pluton, dans la mythologie romaine), une
divinité non maléfique.
A noter que la mythologie scandinave est la seule où l’on
retrouve un Enfer comportant une connotation
12négative : Helheim, le monde des morts, domaine d’Hel ,
déesse de la mort. Il s’agit d’un lieu sombre et glacial, où
résidaient les défunts, souffrant éternellement de froid et de
13
faim (à noter toutefois que les guerriers morts les armes à la
main pouvaient pénétrer au Walhalla, le palais d’Odin).

11
A noter que les Champs-Elysées de la mythologie grecque furent
sans doute inspirés par les champs d’Ialou, que nous avons présentés
plus tôt.
12 Qui a donné son nom au mot anglais Hell, ou « enfer. »
13
A noter qu’en raison de la mise à l’écrit des mythes scandinaves
ème ème
entre le X et le XIII siècle, ces derniers ont pu être
« corrompus » par les traditions chrétiennes, déjà présentes dans le
nord de l’Europe à cette époque. Ainsi, la présence du chien Garm, un
20 Au fil des siècles, les Romains reprirent de nombreux éléments
de la mythologie grecque, qui firent l’objet d’un syncrétisme
suite à l’arrivée du christianisme.
Les premiers chrétiens présentaient l’Enfer comme un lieu
souterrain, où les âmes des défunts s’endormaient afin d’y
mener une vie léthargique. Dans la traduction grecque de
l’Ancien Testament, cet endroit est baptisé Hadès ; dans la
traduction Louis Second de 1910, il est nommé séjour des
morts, mauvaise traduction du mot hébreu « sheol. »
En effet, le christianisme primitif s’inspirait grandement des
traditions juives (cette nouvelle religion étant considérée
comme une « secte juive » par les autorités romaines des
14premiers siècles de notre ère ). Ainsi, dans la Torah, le sheol
est présenté comme un lieu sombre et silencieux, où viennent se
coucher l’âme des défunts. Il s’agit d’un endroit « égalitaire »,
dans lequel tous les morts se rendent, qu’ils soient justes ou
injustes, riches ou pauvres, pieux ou impies. A noter enfin qu’il
n’existe pas de rétribution des âmes au sheol, ce dernier n’étant
dirigé par aucune divinité.
Toutefois, la mythologie juive évolua au fil des siècles,
principalement au contact du monde grec, qui prêchait alors
l’immortalité de l’âme. Ainsi, dans le livre d’Enoch (attribué à
èmeun ancêtre de Noé mais datant en réalité du III siècle avant
Jésus-Christ), l’auteur décrit un sheol divisé en quatre parties :
le premier est peuplé par les justes qui attendent le Jour du
Jugement ; le second par les défunts plutôt bons ; le troisième,
la Géhenne (de l’hébreu Guei Hinnom ou « vallée de Hinnom »,
une décharge où étaient incinérés les détritus et les corps des
criminels), où les pécheurs étaient punis en attendant leur
jugement ; et enfin un quatrième lieu dans lequel l’on trouvait
les impurs indignes de la résurrection.
Aujourd’hui, selon la religion judaïque, la Géhenne n’est pas
forcément un lieu de souffrance physique, mais plutôt de honte

monstre doté de quatre yeux, chargé de protéger l’entrée de Helheim,
rappelle grandement le mythe de Cerbère.
14 Nous reviendrons sur le développement du christianisme dans
l’Empire romain au cours du chapitre neuf.
21 (en raison des mauvaises actions commises sur Terre). Cet enfer
n’est pas définitif, et chacun peut retourner au sheol.
Au fil des siècles, l’Eglise catholique s’éloigna des concepts de
l’après-vie judaïque, pour donner naissance à une conception
duelle du monde : le paradis (du grec paradeisos, désignant un
parc entouré de murs, faisant référence à l’origine au Jardin
d’Eden), régi par Dieu ; et l’Enfer, sur lequel règne Satan et ses
sbires. Dans la mythologie catholique, la Géhenne est donc un
endroit où souffrent pour l’éternité les défunts ayant mené une
vie pécheresse sur Terre.
A noter cependant que deux autres concepts vinrent se greffer
aux deux précédents : le purgatoire (du latin purgare, ce qui
signifie « se purger, purifier »), un lieu proche de l’Enfer où les
âmes pouvant être sauvées expirent leurs péchés pendant une
période plus ou moins longue, avant d’accéder au paradis (le
purgatoire, qui n’est pas mentionné dans la Bible, n’est donc
15pas reconnu par les chrétiens orthodoxes et les protestants ) ; et
les limbes (du latin limbus, ou « frange, marge »), où évoluent
les âmes des enfants décédés avant d’avoir reçu le baptême (à
noter que ce concept fut officiellement condamné par l’Eglise
catholique en 2007).
Comme nous pouvons le constater, l’Enfer que nous nous
représentons aujourd’hui est donc une construction inspirée du
judaïsme et de la mythologie gréco-romaine, elle-même
probablement inspirée des traditions égyptiennes.
C’est cet Enfer baigné de flammes, que l’on retrouve aussi dans
de nombreuses religions orientales, qui fit dire à Victor
Hugo : Enfer chrétien : du feu. Enfer païen : du feu. Enfer
mahométan : du feu. Enfer hindou : des flammes. A en croire
les religions, Dieu est un rôtisseur.
15
A noter que Martin Luther, fondateur du protestantisme, rejetait
l’idée d’un Enfer où les impurs souffraient dans les flammes. Au
contraire, ce dernier avança l’idée du sommeil éternel, très proche du
sheol judaïque.
22 Chapitre 2.
Le Brontosaurus est un vrai dinosaure
Faux ! Le Brontosaure (ou Brontosaurus en latin, ce
qui signifie « lézard tonnerre ») fut découvert en 1879 par
l’AméricainOthniel Marsh, qui fut un des pionniers de la
paléontologie. Sauf que...
Deux années plus tôt, Marsh avait découvert les restes
incomplets d’un dinosaure doté d’une longue colonne
vertébrale. L’animal fut alors baptisé Apatosaure (ou
Apatosaurus en latin, ce qui signifie« lézard trompeur »), car
ses chevrons (il s’agit d’os destinés à protéger les nerfs et les
vaisseaux sanguins de la queue) étaient similaires à ceux
16des Diplodocus .
A noter qu’à cette époque, Marsh rivalisait avec un autre
paléontologue américain, nommé Edward Cope. Les deux
hommes, qui se détestaient cordialement, se livraient un conflit
baptisé la guerre des os, chacun n’hésitant pas à détruire les
fossiles de l’adversaire pour le ralentir.
En 1879, lors de fouilles dans le Wyoming, Marsh découvrit le
plus gros dinosaure jamais découvert à l’époque, ce dernier
étant doté, à l’instar de l’Apatosaure, d’une longue colonne
vertébrale. Seuls la tête, les pieds, et quelques morceaux de la
queue étaient manquants. Mais Marsh, soucieux de prendre
l’avantage dans la guerre des os, se hâta de faire connaitre ce
nouveau dinosaure, qu’il baptisa Brontosaure.
En 1905, les restes de cet animal furent montés et exposés
au musée d’histoire naturel Peabody, situé dans l’université de
Yale. Les pattes et les morceaux de la queue du Brontosaure
furent substitués par des fossiles trouvés dans une autre carrière

16 Les Diplodocus, dinosaures dotés d’une longue colonne vertébrale,
font partie de la famille des Diplodocidae, à l’instar des Apatosaures.
23 du Wyoming, et la tête manquante fut remplacée par celle
17
d’un Camarasaurus .
Pendant plus d’un demi-siècle, il fut considéré que le
Brontosaure, en raison de ses dimensions hors du commun,
vivait dans un environnement aquatique afin de lutter contre la
gravité. Mais à compter des années 1970, il fut démontré que
cette espèce de dinosaures arpentait la terre ferme, se déplaçant
en troupeaux.
Suite à la découverte de ces fossiles, d’autres paléontologues
s’aperçurent rapidement de la ressemblance entre l’Apatosaure
et le Brontosaure. Ainsi, l’Américain Elmer Riggs écrivit dans
un article, publié en 1903, que les deux dinosaures faisaient
partie de la même espèce, le Brontosaure étant simplement un
Apatosaure adulte.
Par ailleurs, comme la première publication revenait à
l’Apatosaurus, c’est ce nom qui fut conservé pour désigner cette
espèce de dinosaures. Toutefois, l’appellation « Brontosaurus »
ayant été employée jusqu’aux années 1970, elle est donc encore
aujourd’hui très répandue auprès du grand public.
A noter que la guerre des os, qui s’acheva en 1897, à la mort de
Cope, contribua à ruiner les deux rivaux, qui dépensèrent
d’importantes sommes d’argent dans leur course aux fossiles.
La victoire de cet affrontement est généralement accordée à
Marsh, qui découvrit 80 espèces, contre une cinquantaine pour
Cope.
Par ailleurs, si les deux rivaux n’hésitèrent pas à utiliser la force
pour l’emporter, ils parvinrent néanmoins à découvrir les
dinosaures les plus connus aujourd’hui, parmi lesquels l’on peut
citer l’Allosaure, le Camarasaurus, le Diplodocus,
le Stegosaurus, le Triceratops,etc.
A noter enfin que Marsh fut un des premiers paléontologues à
avancer l’idée selon laquelle les oiseaux seraient les
descendants des dinosaures. Cette thèse, qui fut longtemps
17
A noter toutefois que le Camarasaurus faisait partie de la famille
des Camarasauridae, famille cousine des Diplodocidae, à laquelle
appartenait l’Apatosaure.
24 sujette à controverse, fait désormais l’unanimité depuis le début
18
des années 2000 .

18
Les paléontologues ont en effet découvert, depuis les années 1990,
de nombreux fossiles de dinosaures à plumes, souvent issus de sites
chinois.
25 Chapitre 3.
L’Homme descend du singe
Faux ! La théorie selon laquelle l’homme descend
du singe fait suite à la diffusion de l’ouvrage De l’origine
des espèces, publié en 1859 par le naturaliste
19anglaisCharles Darwin . Toutefois, si ce dernier ne
formula jamais une telle idée dans son ouvrage, elle fut
néanmoins diffusée par les partisans de la théorie de
l’évolution, dans un souci de simplification.
Dès l’Antiquité, les philosophes s’intéressèrent à la
question des origines de l’humanité, proposant des
théories « évolutionnistes » (Anaximandre pensait que
l’homme avait évolué à partir de créatures
aquatiques ; Empédocle considérait que nous étions
apparentés aux animaux ; selon saint Augustin, Dieu, bien
qu’immuable, avait créé un monde ne l’étant pas)
ou « fixistes » (Aristote proposait une échelle de la nature,
20l’homme se trouvant au sommet de la perfection ).
Au Moyen Age, la majorité des écrits grecs furent perdus
(bien qu’ils fussent diffusés dans le monde musulman),
l’Eglise imposant un point de vue fixiste, similaire à celui
d’Aristote, plaçant Dieu au sommet de l’échelle naturelle.
19 Le titre complet était De l’origine des espèces au moyen de la
sélection naturelle, ou la préservation des races favorisées dans la
lutte pour la vie (à noter toutefois que la théorie de l’évolution
n’apparut dans cet ouvrage qu’au cours de sa sixième réédition, en
1872, et ne fut adoptée par la communauté scientifique qu’au début du
ème
XX siècle).
20 A noter que cette classification de la nature, plaçant l’homme
devant les mammifères, les ovipares, les poissons et les plantes, resta
ème
en vigueur jusqu’au XIX siècle.
26 èmeAu XVIII siècle, la découverte de fossiles de créatures
disparues ébranla les conventions fixistes. Ainsi, plusieurs
scientifiques travaillèrent sur l’origine des espèces, tentant
malgré tout d’opérer une liaison avec les écrits bibliques.
Ainsi, le naturaliste français Georges Louis Buffon,
partisan du transformisme, publia Histoire générale des
animaux en 1749, exposant l’idée selon laquelle certains
mammifères auraient dégénéré depuis la Genèse (le lion
serait devenu chat, le cheval serait devenu âne, etc.). En
1797, l’anatomiste français Georges Cuvier publia
Tableau élémentaire de l’histoire naturelle des animaux,
dans lequel il exposait ses thèses catastrophistes (selon
lesquelles il y aurait eu plusieurs créations entrecoupées de
catastrophes, ce qui permettait de concilier les fossiles
d’espèces éteintes avec les récits bibliques).
La première théorie véritablement scientifique, concernant
l’évolution des espèces, fut formulée par le naturaliste
français Jean-Baptiste de Lamarck, qui publia Philosophie
zoologique en 1809. Ce dernier, critiquant la génération
spontanée, énonça deux principes évolutifs : la
complexification progressive des êtres vivants, ainsi que
leur adaptation à leur milieu naturel. Les travaux de
Lamarck, bien que critiqués à l’époque, parvinrent malgré
tout à diffuser les idées transformistes.
Lorsque Darwin commença à rédiger son ouvrage, à
compter de 1837, il convient de préciser qu’il travailla
principalement sur des fossiles d’animaux et non d’êtres
pré-humains, qui étaient fort rares à cette époque. Ainsi, à
èmela fin du XIX siècle, l’on pensait que l’évolution s’était
21effectuée selon un schéma linéaire . C’est ainsi
qu’apparut la théorie du chaînon manquant, qui

21
Cette théorie linéaire resta en vigueur jusqu’aux années 1980. C’est
ainsi que beaucoup d’écoliers ont appris que l’homme de Néanderthal
était un ancêtre de l’Homo Sapiens.
27 permettrait d’expliquer la transition entre le singe et
l’homme. Toutefois, un tel fossile n’existant pas, les
22détracteurs de Darwin, partisans du créationnisme ,
arguèrent que si le chaînon manquant n’existait pas, cela
constituait la preuve que théorie de l’évolution était
erronée.
Cependant, la découverte des fossiles pré-humains fut
particulièrement longue : l’australopithèque, apparu il y a
237 millions d’années, fut découvert en 1924 ; l’Homo
Habilis (2.5 millions d’années) en 1964 ; l’Homo
Erectus (1.3 d’) en 1894 ; et l’Homo
neanderthalensis (ou homme de Néanderthal) en 1856.
Aujourd’hui, alors que nous disposons d’une grande
quantité de fossiles, il apparaît clairement que l’évolution
ne fut pas linéaire mais buissonnante. Ainsi, la théorie du
chaînon manquant apparaît désormais comme désuète,
même si certains paléontologues tentent de trouver le
dernier ancêtre commun aux hommes et aux singes (cette
datation évoluant au gré des découvertes, l’on estime à
l’heure actuelle qu’elle serait située entre 7 et 6 millions
d’années).
L’idée reçue selon laquelle l’homme descend du singe est
donc erronée, comme nous avons pu le constater. Ainsi, il
22
Le créationnisme connaît aujourd’hui différentes formes : le
mouvement Jeune Terre, le plus intégriste, considère que la planète
fut créée par Dieu il y a 6 000 ans ; les créationnistes Vieille Terre,
quant à eux, reconnaissent que notre planète date de plusieurs
milliards d’années, mais que l’Homme n’a pas évolué pendant cette
période ; enfin, les partisans du dessein intelligent acceptent la théorie
de l’évolution et la datation de la Terre, mais avancent la thèse selon
laquelle l’évolution n’est pas le fruit du hasard mais suit un chemin
déterminé par Dieu.
23
A noter qu’il s’agissait d’unaustralopithecus africanus,
australopithèque « tardif » ayant vécu entre 3.5 et 2.5 millions
d’années (alors que l’australopithèque était apparu il y a 7 millions
d’années).
28 est plus juste de dire que ces deux espèces possèdent des
ancêtres communs (Darwin parlait de « caractéristiques
communes »), ce qui constitue néanmoins une vérité de La
Palice, dans la mesure où l’homme possède des ancêtres
communs avec toutes les créatures vivantes de la planète,
animales comme végétales.
29