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OdetteClaire Brousse
Roman
LE PARADIS DES HERBES FOLLES
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Pariswww.harmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-08282-0 EAN : 9782343082820
Odette-Claire Brousse
Le paradis des herbes folles
roman
Du même auteur chez L’Harmattan
La colline aux caroubiersd’or de l’Académie (médaille Internationale de Lutèce), 2001. Arioul, le bourricot de Sami Choukri, 2004. Le Secret de Nawel, 2006. Et si l’Amour l’emportait ?, 2010. Parmi les pierres, une rose du Sahara, 2013.Simon, fils de Jean, 2014.Sortir de chez soi, 2015. Eliette, Anaïs, Louise et les autres, 2015.
Chapitre un Le chagrin de Marilis
Marilis aimait sa maison, parce qu’elle était entourée d’un grand terrain, un terrain vierge où toutes sortes de plantes prenaient leurs aises et se multipliaient. Quelle que soit la saison, il y avait toujours des fleurs. Et Marilis aimait les fleurs. On avait beau lui dire que ces fleurs étaient des fleurs sauvages, beaucoup moins belles que celles des jardins ou des fleuristes, Marilis trouvait ces fleurs des champs très jolies. Elle en faisait des bouquets pour sa maîtresse d’école, et par chance, la maîtresse aussi aimait les fleurs des champs. Un jour, les parents décidèrent d’exploiter ce terrain. Ils engagèrent un jardinier, lequel dans son zèle, transforma tout le terrain en pelouse rase en y passant la tondeuse. Plus de fleurs ! Marilis, en rentrant de l’école, laissa choir son cartable à terre et fondit en larmes. Du perron où il guettait sa venue, le grand-père vit la scène et se hâta de rejoindre sa petite-fille en pleurs. Ma chérie, qu’y a-t-il ? On a coupé toutes les fleurs ! elles repousseront, ma petite ! Mais pourquoi, pourquoi on les a coupées ? Maman a dit que c’était pour faire propre. L’explication ne sut convaincre Marilis qui redoubla de pleurs. Nous allons trouver une solution dit le bon grand-père. Tu vas faire tes devoirs, et je vais parler à tes parents. Dans sa chambre, Marilis pleura tant et tant qu’elle finit par s’endormir sur ses cahiers.
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