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Les plus beaux contes illustrés d'Andersen

De
89 pages

Des contes classiques illustrés, amusants, fantastiques pour faire rentrer les enfants dans le monde enchanté du Vilain Petit Canard, de la Petite Poucette, de la Petite Fille aux allumettes, de la Petite Sirène, de la Princesse au petit pois, du Vaillant Soldat de plomb, de la Reine des neiges et de Les Habits neufs de l'empereur... Traduits de l’italien, titre original : Le più belle fiabe illustrate di Andersen


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racontés par

Roberto Piumini et Stefano Bordiglioni

 

traduits de l’italien par

Maya Morando

 

Fleurus

Table des matières

Roberto Piumini

raconte

Le Vilain Petit Canard

Illustrations deBarbara Nascimbeni

Par un matin d’été, une cane couvait ses œufs. Il y en avait sept, et ils étaient sur le point d’éclore. Elle remarqua alors quelque chose d’inhabituel : un huitième œuf, un peu plus gros que les autres. Comment était-il arrivé là ?

« Je n’ai pas le temps de réfléchir à cette question », se dit la cane, et elle se remit à couver.

Sept des œufs firent leur éclosion, mais pas le plus gros.

« Je le couverai plus longtemps, se dit la cane. Les œufs ne sont pas tous les mêmes ! »

Pendant que les sept canetons, tout doux et mignons, trottinaient autour d’elle, la cane couva encore un jour. Le huitième œuf fit enfin son éclosion et il en sortit un gros caneton, gris et laid.

« Tu n’es pas beau, lui dit-elle. Mais tu as des pattes robustes. Tu seras un bon nageur ! »

Les sept canetons trottinaient le plus loin possible du nouveau-né et les animaux qui passaient près du nid disaient à la mère :

« Tu en as eu sept jolis, et un vilain ! »

Maman cane ne les écoutait pas et veillait sur le dernier.

Le lendemain, les sept se mirent à l’eau et glissèrent à la queue leu leu sur l’étang en direction de la ferme. Le vilain petit canard nageait lui aussi, en dernier. Sur la rive, les autres animaux chantaient :

« Sept sont jolis, un seul est vilain !

– Ne les écoute pas, disait la cane. Ils ne voient même pas que tu es meilleur nageur que les autres ! »

Mais le vilain petit canard ne pouvait pas ne pas les entendre. Canards, poules, oies, même les moutons riaient en le voyant.

Tout honteux, en trois coups de pattes, il alla se cacher entre les roseaux.

Maman cane ne s’aperçut de rien et continua de nager.

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