Terres d'exil, terres d'accueil : identités

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Depuis toujours, l'être humain migre, se déplace dans l'espace, se met en relations, se confronte, erre dans une tentative infatigable de trouver sinon le bonheur, le confort, la sécurité, la paix sociale ou la paix intérieure. Commence alors la recherche d'une terre promise, d'une terre d'accueil où l'on puisse reconstruire la vie, la famille, une nouvelle communauté de nouvelles traditions tout en réélaborant le passé. Comment concilier les anciennes traditions apportées d'une terre d'exil avec celles trouvées dans les terres d'accueil ? (articles en français, portugais et anglais)
Publié le : lundi 15 juin 2015
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EAN13 : 9782336384894
Nombre de pages : 288
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Sous la direction deMarie-Rose ABOMO-MAURIN,Humberto Luiz LimaDEOLIVEIRAet Christian MBARGA
LITTÉRATURES ET CULTURES AFRO-AMÉRICAINES
TERRES D’EXIL, TERRES D’ACCUEIL : IDENTITÉS
Terras de exílio, terras de acolhida :
identidades
Terres d’exil, terres d’accueil : identités
Terras de exílio, terras de acolhida : identidades
Littératures et Cultures afro-américaines Collection dirigée par Marie-Rose Abomo-Maurin, Humberto Luiz Lima de Oliveira et Maurice Amuri Mpala-Lutebele De plus en plus, le travail sur les littératures et les cultures rapprochent des chercheurs de différents continents, mais la volonté de confronter les savoirs, les études et les productions se fait plus ardente. Si la culture est la somme de tout ce que l’homme crée, de mental, de spirituel et de matériel, dans son processus d’intégration à la nature et de la nature à lui, la littérature apparaît alors comme son lieu de représentation, de conservation, de transmission et même de création, littérature entendue comme englobant « une gamme de grands domaines d’activité intellectuelle ». Devenant ainsi « une propriété spécifique des sciences humaines et sociales », la littérature, dans cette Collection, élargit son sens aux sciences de la nature, sociales, historiques, juridiques, économiques, politiques, etc. Par le choix de ce sens large,Littératures et Cultures afro-américainesun cadre approprié à la offre visibilité des études, des créations…, bref, des œuvres de l’esprit du monde afro-américain. Comité scientifique Marie-Rose ABOMO-MAURIN : UY1, CERPY-GIERRA (Cameroun), CELCFAAM (Brésil), collaboratrice extérieure du LLACAN/CNRS (France). Humberto Luiz Lima DE OLIVEIRA : Université d’Etat de Feira de Santana, CELCFAAM (Brésil). Maurice AMURI Mpala-Lutebele : Université de Lubumbashi, CELTRAM (RDCongo), CELCFAAM (Brésil). Celinade de Araújo SCHEINOWITZ : CELCFAAM (Brésil). Papa Samba DIOP : UPEC, GRELIF, LIS (France). Alice Delphine TANG : Université de Yaoundé 1, Université de Douala (Cameroun). Joseph NDINDA : Université de Douala, CERPY-GIERRA (Cameroun). Christian MBARGA : Université St Thomas, New Brunswick, Canada, CELCFAAM (Brésil). Julien KILANGA MUSINDE : Université d’Angers (France). Alain VUILLEMIN : UPEC, LIS (France). Françoise UGOCHUKWU : (UK), CNRS/LLACAN External collaborator (France). Takiko NASCIMENTO, CELCFAAM, Université Fédérale de Bahia, (Brésil). Mihaela CHAPELAN : CELCFAAM (Brésil), Université Spiru Haret de Bucarest (Roumanie). Comité de relecture Pour les textes en français :Joseph NDINDA, Julien KILANGA MUSINDE, Marie-Rose ABOMO-MAURIN. Pour les textes en anglais :Christian MBARGA, Aleš VRBATA, Françoise UGOCHUKWU. Pour les textes en portugais :Humberto Luiz Lima DE OLIVEIRA, Évila DE OLIVEIRA, Antonio Gabriel Evangelista de SOUZA, Maria Conceição COSTA CARVALHO et Aleš VRBATA. Déjà parus Marie-Rose ABOMO-MAURIN,Cette humanité qui hurle hors des pores de notre peau, 2015.
Sous la direction de Marie-Rose ABOMO-MAURIN, Humberto Luiz LimaDEOLIVEIRAet Christian MBARGATerres d’exil, terres d’accueil : identités
Terras de exílio, terras de acolhida : identidades
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-06435-2 EAN : 9782343064352
AVIS AU LECTEUR
Terras de exílio, terras de acolhida : Identidades/Terres d’exil, terres d’accueil : identités,est à lire comme un ensemble de textes obéissant à des conventions d’écriture différentes que nous nous refusons, vu l’objectif que s’assigne la collection,Littératures et Cultures afro-américaines,à réduire en une convention unique. Pour autant, il n’est pas question de autant céder à une quelconque anarchie, ni dans la présentation des idées ni dans les savoirs donnés à partager. La volonté de confronter les savoirs, les études et les productions, repose également sur l’exigence de la pluralité des langues, des domaines de recherches autour d’un thème donné. Construit sur trois parties, c’est-à-dire trois continents, et une conclusion, Terras de exílio, terras de acolhida : dentidades/Terres d’exil, terres d’accueil : identités, évoque, dans sa « Première partie : Le nouveau monde : Terre d’exil, terres d’accueil : quelles identités possibles ? » la reconstruction des identités sur le continent américain. À travers sept chapitres, la réexion sur cette question de l’identité apparaît comme une permanence de l’interrogation humaine, inquiétude que porte la littérature. La « Deuxième partie : L’Europe, terre d’accueil : mythe ou réalité » compte cinq chapitres. Le constat, celui de la démythication de la notion d’accueil dans le vieux continent, est plus qu’alarmant. La déconstruction de ce mythe découvre une certaine réalité, celle de la difcile vie, d’une émigration interne en Europe, autant que celle de l’errance et de la souffrance. C’est enn que la « Troisième partie : L’Afrique, terre première, mais terre d’émigration », en trois chapitres, non seulement reconsidère la migration intérieure et extérieure, mais pose également la question de la reconstruction d’une nouvelle identité, conrmant les bouleversements et les mouvements migratoires volontaires ou non, autant que des brassages de populations. L’unique chapitre de Varia rappelle, à travers deux auteurs, le rôle de l’écriture dans la conservation des faits et événements. Et si la « Conclusion » propose le « retour à la maison », cette impulsion ne peut
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qu’annoncer la nouvelle situation de l’être humain contemporain, désormais hybride, évoluant entre déterritorialisation et reterritorialisation. Trois langues sont mises en évidence dans cet ouvrage, langues qui attestent du plurilinguisme et de la pragmatique plurielle qui fonde l’existence de laCollectionLittératures et Cultures afro-américaines. M.-R. Abomo-Maurin, H.-L. de Oliveira, Ch. Mbarga
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NOTICE TO THE READER
Terras de exílio, terras de acolhida : identidades/Terres d’exil, terres d’accueil : identités,is a collection of texts representing different writing conventions that we do not wish to reduce to just one specic writing convention, given the goals of the collectionLittératures et Cultures afro-américaines. At the same time, we have made sure that there is no anarchy whatsoever, be it in the presentation or the ideas herein contained. Our strongest desire is to confront and share our understanding of knowledge and ideas, in the plurality of languages and elds represented, which are all based on a specic theme. This volume has three parts, in other words, it is built on three continents followed by a conclusion.In its rst part « Première partie : Le nouveau monde : Terre d’exil, terres d’accueil : quelles identités possibles ? »Terras de exílio, terras de acolhida : identidades/Terres d’exil, terres d’accueil : identités, it deals with rebuilding identities on the American continent. Throughout eight chapters, the issue of the study of identity appears as a permanent human inquiry. The second part, « Deuxième partie : L’Europe, terre d’accueil : mythe ou réalité », has ve chapters. The realization of the intensity of the demystication of the concept of hospitality in the old continent is truly alarming. The deconstruction of this myth brings a new reality to light, that of a life of hardship, internal migration within Europe, vagrancy and suffering. The last part, « Troisième partie : L’Afrique, terre première, mais terre d’émigration », consisting of three chapters, studies the migration within and without the continent. It further deals with the question of how to rebuild a new identity with the upheavals and population movements, both voluntary and forced, and the often resulting mixing of populations within the continent. The “Conclusion” proposes ‘returning home’, which foreshadows the new situation of the contemporary human being, a hybrid, moving between deterritorialization and reterritorialization.
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Publications in this volume are in three languages, establishing its plurilingual and multi- pragmatic nature, forming the very core of the Littératures et Cultures afro-américainescollection.
M.-R. Abomo-Maurin, H.-L. de Oliveira, Ch. Mbarga
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INTRODUCTION GÉNÉRALE LA TERRE D’ACCUEIL : ENTRE RÊVE ET RÉALITÉ
Depuis des temps immémoriaux, l’être humain migre, se déplace dans l’espace, se met en relations, se confronte, erre, dans une tentative infatigable de trouver sinon le bonheur, le confort, la sécurité, la paix sociale ou la paix intérieure, l’une n’étant possible, peut-être, sans l’autre. Il est certain que la permanence dans son propre sol natal n’est pas toujours possible. Et quand le « foyer », « la patrie », « le terroir » deviennent des dystopies, que reste-t-il sinon partir, affronter l’inconnu, aller vers la recherche de l’accueil ? En effet, des foules sont poussées à abandonner leur foyer, leur terre natale et sont contraintes à affronter l’inconnu, partant sans aucune garantie d’un futur meilleur, sans la certitude de recevoir l’hospitalité sur la terre d’accueil, ou même sans l’assurance qu’il soit possible d’arriver dans un lieu sûr. Il suft que nous nous rappelions les mouvements de fuite de centaines d’exilés qui continuent à fuir la terreur imposée par des milices armées dans différentes régions d’Afrique (Libye,...) en Asie (Syrie, Irak…) ou même à l’intérieur de ce qu’on nomme le « premier monde ». Enn, pour des raisons les plus diverses, une partie de l’humanité migre, laissant derrière elle souvenirs et sentiments, biens et possessions, et par terre, mer ou air, des milliers d’individus partent à la recherche d’espaces nouveaux où ils peuvent reconstruire leurs histoires personnelles et collectives. Bien sûr que nous savons qu’un autre grand contingent, visiblement hybride, car désireux d’intégrer l’exterritorialité – refusant quelconque
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