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Cette femme-là...

De
106 pages
Ce recueil de poèmes est un récit qui relate les relations intimes que l'auteur entretient avec sa mère, depuis le sein maternel jusqu'à ce moment où l'inspiration lui vient de rendre hommage amplement mérité à cette femme. C'est donc un livre de souvenirs qui viennent de son être profond, avec une insistance sur les douleurs de l'enfantement, l'engagement socio-professionnel. Au-delà, c'est un vibrant hommage à toutes les femmes.
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Margo
CETTE FEMME-LÀ…
Poèmes
Ce recueil de poèmes est un récit qui relate les relations intimes
que l’auteur entretient avec sa mère, depuis le sein maternel jusqu’à CETTE FEMME-LÀ…
ce moment où l’inspiration lui vient de rendre un hommage
amplement mérité à cette femme. PoèmesC’est donc un livre de souvenirs qui viennent de son être
profond, avec une insistance sur les douleurs de l’enfantement,
l’engagement socio-professionnel, et la lutte pour la valorisation
des vertus cardinales d’une société en proie au vide éthique.
Au-delà, c’est un vibrant hommage à toutes les femmes qui
luttent pour faire triompher l’humanité de l’homme.
Mani Godefroy Roger, Margo de son nom d’auteur, naît
à Avebe, village situé à une vingtaine de kilomètres au
sud de Mbalmayo, dans le département du Nyong et So’o,
au Cameroun. De formation autodidacte, il interrompt
èreses études en 1 littéraire pour se consacrer à l’écriture.
ISBN : 978-2-343-01898-0
Lettres camerounaises
12 €
CETTE FEMME-LÀ… Margo






Cette femme-là…

Lettres camerounaises
Collection dirigée par Gérard-Marie Messina


La collection Lettres camerounaises présente l’avantage du
positionnement international d’une parole autochtone
camerounaise miraculeusement entendue de tous, par le moyen
d’un dialogue dynamique entre la culture regardante – celle du
Nord – et la culture regardée – celle du Sud, qui devient de plus en
plus regardante.
Pour une meilleure perception et une gestion plus efficace des
richesses culturelles du terroir véhiculées dans un rendu littéraire
propre, la collection Lettres camerounaises s’intéresse
particulièrement à tout ce qui relève des œuvres de l’esprit en
matière de littérature. Il s’agit de la fiction littéraire dans ses
multiples formes : poésie, roman, théâtre, nouvelles, etc. Parce que
la littérature se veut le reflet de l’identité des peuples, elle alimente
la conception de la vision stratégique.


Déjà parus

Eli MEMVOUTA, Blues au village, 2014.
André Léonard TIAGNI, Une apparition surnaturelle, 2014.
Christian TIAKO, L’albinos, 2014.
Tekam TAGNE, Intrigues de couloir dans le marché du bâtiment,
2014.
Béatrice AMMERA MENDO, La vie se moque d’être aigre-douce,
2014.
Gabiel TAGNE, Cellule, 2014.
OPIC SAINT CAMILLE, Un cœur n’aime qu’une seule fois, 2014.
Rabiatou NJOYA, Les cloches du prédateur. Œuvres variées,
2014.
Emmanuel NDJERE, Une vie austère ou une galère ? Entre
tradition et modernité en Afrique, 2014.
Gabriel DEEH SEGALLO (coord.), L’Enfant Bamiléké et autres
nouvelles. Anthologie des écrivains Bamougoum, 2014.
ÉPINGLÉ, La poubelle ou Les mystères de la vie, 2014.
Margo



Cette femme-là…
Poèmes






















































© L’Harmattan, 2014
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-01898-0
EAN : 9782343018980





Fils, voici ta mère
Mère, voilà ton fils
Dixit les Ecritures

SOUVENIRS
Cette femme-là…
Elle n’est pas de taille élancée.
Elle est de corpulence plutôt grassouillette.
Et brune.
De ma naissance jusqu’à sa mort, je ne l’ai pas vue se fâcher
vraiment.
Même avec mon père, son époux.
Ou ses coépouses.
Parce que mon père est un polygame invétéré.
Ce caractère doux et affable m’a grandement et
merveilleusement marqué.
Jusqu’à mon départ de la Terre, il continuera à me marquer.
Je le dis.
Je l’avoue.
Elle a quitté la Terre alors que je suis absent.
Non plus, je ne suis présent à son enterrement.
Elle venait de contracter la maladie qui devait l’emporter,
près de deux mois plus tard.
Je venais de la quitter pour Yaoundé où j’avais quelques
affaires à suivre.
Elle m’avait dit :
« Va, mon petit ».
Je devais revenir au village le plus tôt.
Alors que j’ai ajourné mon retour de quelques un ou deux
jours, la nouvelle de son décès me tombe dessus dru.
C’est au quartier Etam Bafia.
A ce moment précis, il passe sur les ondes d’une radio de la
place le tube d’Ange EBOGO Emérant sur les bienfaits de la
contraception.
Nous sommes en début d’après-midi
Le soleil brûle fort là-haut.
7Au moment où j’entame la rédaction de ce bouquin, le soleil
est à son zénith, en ce premier jour de l’an de grâce deux
mille douze. Comme à la première pièce de cet acte funèbre,
quatorze ans plus tôt.
Je suis assis à la véranda de la bicoque en planches où je loge
chez une cousine au quartier Etam Bafia.
Encore.
Etam Bafia.Le puits que la petite communauté bafia, dans ce
coin de la ville de Yaoundé, a creusé, voici des lustres.
Le puits a donné son nom au quartier.
Le quartier Etam Bafia.
Quartier sordide, peu recommandable à certaines heures de la
nuit.
La crasse y a fait son lit.
Les routes ? Du pipeau. En période des pluies, la boue vous
fait sa fête. En même temps que les eaux de pluie entraînent
tout ce que les habitants balancent à tous vents, dans les
rigoles et dans les rues. Et en saison sèche, c’est la poussière
qui vous met la gorge comme une râpe à fromage.
La consommation de l’électricité et de l’eau… Du piratage à
ciel ouvert.
Nul plan d’urbanisation.
Des maisons convenables côtoient les pires taudis.
Quartier de toutes les misères
C’est pourtant ici, dans la bicoque en planches que je partage
avec une cousine, que l’inspiration me vient d’écrire ce livre.
Et où, chaque après-midi, assis à la véranda, je gribouille.
8Il est douze heures vingt.
C’est drôle ce que la Nature s’amuse à vous faire des ronds
de jambes.
C’est la vie…
Ce jour-là où la triste nouvelle me parvient, est le jour de son
inhumation.
On m’a cherché par une bonne partie de la ville, on n’a pas
eu trace de moi.
Et pourtant, je ne suis pas loin.
Je rôde dans les alentours et à l’intérieur de ce fameux
quartier Etam Bafia.
Mais, ne vais pas là où la triste nouvelle m’attend depuis la
veille, jour de triste mémoire.
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