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Drôles de chroniques hospitalières

De
112 pages
C'est après quelques mois de retraite que l'imprévu, l'impensable, le "machin" lui tombe dessus. Pas le petit truc à moitié mal fini que l'on soigne en quelques jours à coups d'antibiotiques, et dont on parle légèrement au marché avec les relations. Non! Le vrai « machin » qui fait sérieux, avec lequel le traitement te fait perdre tes cheveux, ta barbe et quelques kilos. Il est évident que Gérard n'allait pas se laisser faire par un « machin » sournois, hypocrite, qui chemine caché. Non, Marcel, comme il l'a baptisé, n'aurait pas le dernier mot... Loin de tout pathos, ces "Drôles de chroniques hospitalières" sont un témoignage à lire absolument pour aborder la maladie autrement. L'auteur en a fait son cheval de bataille: il affronterait son cancer armé d'humour – parfois noir –, à grands renforts d'ironie. Grave mais toujours léger, le récit de son combat est une grande leçon de vie et d'espoir.
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IDDN.FR.010.0118754.000.R.P.2013.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication aux Éditions Publibook en 2013
À ma belle-mère en maladie dAlzheimer, lors dune consultation, le médecin demande : « Quest-ce qui vous plaît dans la vie ? » Après un moment dabsence et de réflexion, venu de son subconscient, dun air ému et angélique elle répondit : « La vie ».
Pré-ambulatoire Ambulatoire : qui laisse au malade la possibilité de mener une vie active. Je dois avant tout vous avouer que rien ne me prédisposait à vous raconter tout ça. Peut être un léger goût pour la langue française. Cyrano de Bergerac adolescent ou quelques poèmes appris par cur pour séduire les filles à la même époque. Mais rien de très particulier si ce nest que laide dun poète professionnel dans ces jeunes situations amoureuses ne peut que soutenir lapproche balbutiante dun apprenti amoureux. Eh bien ! Ne croyez pas ça. Dans le meilleur des cas, mes conquêtes semblaient trouver le temps long face à mes propos pompeux dun autre âge  alors quelles nattendaient quun geste de ma part pour aller flirtouiller derrière la haie voisine à labri du regard des parents ou dans un recoin de mur  rarement derrière léglise malgré les idées reçues. Et quand je dis flirtouiller  cétait flirtouiller. Les premiers baisers, leffleurement furtif dun sein et cest tout. Nous étions au début des années 60. Mais excusez moi je mégare. Rien donc ne me prédisposait à ce conte dauteur puisquà ce jour mon père âgé de 91 ans vit toujours chez
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lui avec sa seconde épouse, et que ma mère à 93 ans prend deux fois lan lavion pour quitter sa résidence de personnes âgées de Cannes et venir nous voir à Lyon. Cette longévité parentale me laissait augurer encore de belles années devant moi. Jenvisageais même le centenaire. Hélas ! A 65 ans, après une vie travailleuse de 43 années somme toute enrichissante, je me suis retrouvé face à la maladie. La surprise fût dautant plus grande quen 43 ans javais dû marrêter au plus une semaine pour cas dimpossibilités majeures. Dont 3 jours dune vraie grippe, cloué au fond du lit à essayer démerger. Et encore, javais eu le tact de faire ça alors que jétais en congés pour le week end pascal. La classe ! Donc une belle santé florissante au fil des années. Et là après quelques mois de retraite  le clash  limprévu  limpensable  le machin qui te tombe dessus. Mais toujours élégant, il ne sagit pas du petit truc à moitié  mal fini que lon soigne en quelques jours à coups dantibiotiques, et dont on parle légèrement au marché avec les relations. Non ! Le vrai machin qui fait sérieux, avec lequel le traitement te fait perdre tes cheveux  ta barbe et quelques kilos. Mais comme depuis longtemps javais fait mienne la devise des Kennedy : NE PAS SE LAISSER ABATTRE, il est évident que je nallais pas me laisser faire par un machin sournois, hypocrite, qui chemine caché.
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