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Le Son de vies

De
210 pages
Quand je regarde derrière moi, était-ce vraiment mieux en compagnie de père et mère, mes héros de vie, mes porteurs d'avenir qui levèrent l'assurance que seule la conscience du bien diffuse? Je réponds sans hésitation ni confusion par l'affirmative. La démonstration se fera donc par ce ruban rapporté d'affection et de tendresse. Et quelques poèmes en exhaleront l'épuré parfum. L'abnégation, la sagesse et l'amour du prochain pour un regard unique sur la vie. C'est ainsi que l'auteur évoque ses parents auxquels il rend ici un vibrant hommage. Et au-delà d'une déclaration posthume pleine de tendresse et de reconnaissance pour ces deux êtres "droits, dignes, sobres", se révèle la chronique engagée d'une famille juive inextricablement liée aux soubresauts de l'histoire.
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Le Son de vies
Roland Séroussi Le Son de vies
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0119544.000.R.P.2014.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2014
Voilà longtemps que mes parents ne sont plus de ce monde, pourtant leurs pas résonnent toujours. Rien n’était prononcé par eux qui ne fût essentiel.
Avertissement « Ilne faut jamais oublier d’où l’on vient, et où l’on va », souligne à raison Élie Wiesel dans ses nombreux et si beaux ouvrages. Enterrer le passé, comme on place la poussière sous le tapis de peur qu’elle vous envahisse, c’est d’une certaine manière assister à ses propres funérail-les. En revanche, revenir sur les jours révolus sans être cerné par eux ni bêtement les remâcher n’est certainement pas faire injure au présent et n’entame en rien la naissance de l’avenir. Car aller de l’avant sans un regard sur nos années anté-rieures peut créer malaise et frustration, trouble et égarement. Pire, cela pourrait déstructurer les pas futurs ou empê-cher leur préparation. Le contenu du présent ouvrage oscille entre coller à une réalité (pour une très grande partie) et circonvenir la fic-tion (pour une infime partie) puisqu’il il s’agit parfois de se fondre en l’intérieur intime de nombreux personnages dont je n’ai pu obtenir tous les aveux, confessions ou con-fidences. Bien entendu, j’ai dû atténuer cette insuffisance, en les imaginant sans les inventer, les concevant pour les féconder au plus proche du vécu. Comme un voyage au terme d’une vision de clarté, et non un clap de fin. Dans le présent écrit, j’évoque peu les membres de ma famille, je crois l’avoir longuement établi sur d’autres pa-ges. J’insiste en revanche sur le tracé que nos parents nous
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ont légué : un douaire à deux, revisité par des êtres modè-les. Mais l’essentiel est ailleurs, il réside en la question sui-vante :quand je regarde derrière moi, était-ce vraiment mieux en compagnie de père et mère, mes héros de vie, mes porteurs d’avenir qui levèrent l’assurance que seule la conscience du bien diffuse? Je réponds sans hésitation ni confusion par l’affirmative. La démonstration se fera donc par ce ruban rapporté d’affection et de tendresse. Et quelques poèmes en exhale-ront l’épuré parfum.
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