Va pas te coucher !

De
Publié par

Ce texte a été écrit pour le concours d'écriture "l'étudiant" sur le thème du cirque. Je serais ravie de recevoir vos avis =)

Publié le : jeudi 6 octobre 2011
Lecture(s) : 166
Nombre de pages : 3
Voir plus Voir moins
Cette publication est accessible gratuitement
Va pas te coucher !
« Ce soir dans votre ville, lorsque les douces et ravissantes lucioles scintilleront sur l'herbe folle, se
déroulera un merveilleux spectacle au chapiteau du nom de « Va pas te coucher ! » .
Parce que de toute façon même si vous ne venez pas, vous entendrez la musique clownesque hurler
à travers vos fenêtres à l'autre bout de ce village. Et qu'avez-vous à faire d'autre que de venir au
cirque ? Lorsque l'école sera terminé, que vous restera-t-il, que des vaches qui observent les trains
passer ? Que vous restera-t-il que votre voisine septuagénaire qui vous reluquera à travers le Juda de
sa porte ? Que vous restera-t-il que votre console datant de l'âge de Pierre le simplet ? Que vous
restera-t-il entre les bras que votre hamster qui n'en finissait pas d’émettre du bruit avec sa roue
manuel et qu'en un coup de fourchette, vous avez massacré ? Que vous restera-t-il que votre lait
périmé et vos corn-flakes tout flasque ? Alors, afin de passer une bonne et agréable soirée, je vous
prie mes chères de me suivre vendredi soir prochain dans le chapiteau où vous ne serez jamais
couché !
Bon, sauf bien sûr si vous arrivez à attirer le regard de notre belle et magnifique contorsionniste qui
doit dire s'y connaît en position... Et pour qu'il n'y ait pas de jaloux, il y a aussi un très ravissant
jeune homme, galbé de torride muscles, écopé d'une chevelure lumineuse. Cette homme vous
l'aurez deviné est parfait dans sa posture et sa devanture ! Et par chance, vous venez de le
rencontrez ! Non, messieurs, mesdemoiselles, ne tournez pas la tête. Il est juste devant vous ! »
De là, Balou enleva son chapeau melon et les salua.
Les lycéens l'observèrent amusés. Pourquoi un monsieur Loyal était-il venu les avertir d'un
spectacle qui se déroulait à la fin de semaine ? Certes, il n'y avait pas grand chose à faire dans leur
petit village Certes, il y avait sûrement plus de vaches que d'habitants car la plupart de lycéens
étaient en Internat. Mais, même se poser dans un parc à gober les mouches leur semblait plus
intéressant que de se rendre au cirque ! Quel blague ! Puis, c'était si ringard ! Enfin, c'est vrai, ils
avaient passer l'âge ! Il n'avait plus dix ans ! Le temps leur était si révolu, il est vrai que dix-sept ans
est un vieil âge...
Mais, à croire que Balou donna des idées à certains. En effet, quelques jours après son apparition,
un type nommé Lucien fit des clowneries. De ceux qui font rire les élèves mais pas les professeurs
et encore moins le directeur. Étant dans un lycée agricole, il amena un cochon dans le hall afin qu'à
tour de rôle, ses camarades y fassent un tour de rodéo ! Le pauvre porc en prit pour son grade. Par
ailleurs, les professeurs arrêtèrent cette mascarade mais ne purent rattraper le cochon qui s'enfuit à
l'autre bout du lycée.
Le directeur convoqua donc Lucien dans son bureau car ce dernier s'était dénoncé de suite. A vrai
dire, il n'avait pas trop le choix étant donné qu'il portait une cape rose bonbon. :
« Voilà, en tant normal, je t'aurais renvoyé le temps que tu réfléchisses à ton acte. Mais, Balou, le
monsieur Loyal du cirque ambulant, m'a transmis qu'il cherchait un clown pour son prochain
spectacle. Bien sûr, il contait rémunérer l'acteur en question. Tu as de la chance car je devais mettre
des annonces dans le hall des demain mais tu es donc au courant avant les autres. Bien entendu, vu
que tu devras t’entraîner pour cette activité, tu seras dispensé d'assiduité au cours. N'est-ce pas
merveilleux ?
Oh si ! Plus de cours et cela pendant combien de temps ?
Le temps que le cirque, reste, c'est à dire tout au plus deux semaines.
Combien est-ce payé ?
En nature.
Yep ! A moi, la contorsionniste ! C'est le plus beau cadeau que vous ne m'ayez jamais fait,
directeur mais pourquoi cet soudain élan de générosité ?
Haha ! Je n'évoquais en rien ce type de nature, mon chère. Disons, qu'en échange, tu auras
le droit d'observer la nature. Oui, tout les matins, au lieu de te rendre en cours, tu iras
observer la nature et ses animaux avec Jean, le fermier du coin, celui que vous nommé
« Jean Bon périmé ». L'après-midi, tu t’entraîneras à la clownerie, ce que tu sais si bien
faire ! Sur ce bonne journée, tu n'es pas dispensé de cours pour aujourd'hui et tu as classe
dans dix minutes. Bien sûr, tu as eu tellement de retard non justifier...
Ils étaient tous justifiés !
Hum, comme lorsque tu as été en retard car un dodo provenant de l'île méconnu de
Zibouinino arriva à ta fenêtre qui était si propre qu'il s'y écrasa comme une pauvre feuille
morte mouillée par la pluie. Alors, tu lui réparas sa patte cassée et le laissa s'envoler jusqu'à
son île paradisiaque où tout fleurait bon vivre et où le soleil tape si fort qu'en une journée
que tu deviens tout noir de peau même si ton épiderme ressemblait à de l'aspirine
ultérieurement ? Puis-je te rappeler que la dronte de Maurice n'existe plus vu qu'il a été
exterminé par les Hommes ?
Hum, d'accord, c'était peut-être un kiwi !
Le kiwi ne sait pas voler... Comme le dodo d'ailleurs !
D'accord, balancer moi vos connaissances ornithologiques, parce que je suis sûr d'une chose,
c'est que moi au moins, je sais voler contrairement à vous ! »
De là, Lucien partit, en sautillant comme pour prouver à son directeur qu'il savait voler ! Même si, il
ne volait pas réellement, son mime était exceptionnellement bien fait.
A u lycée, on ne parlait que de cela ! Lucien allait faire le clown et les élèves de même que les
professeurs, quelques peu moqueurs avait vraiment hâte de le voir sur scène.
C'est ainsi, que Balou eu le droit à un public écolier nombreux bien plus qu'il ne pouvait espérer.
Le vendredi soir fatidique arriva à grand pas. Tout le lycée St Germain était réunit pour assister au
spectacle.
« Bonsoir mesdemoiselles, mesdames et monsieur ! Sachez que ce que je porte au bec n'est pas une
clope mais un rouleau de feuille de papier journal autrement appelé papier tue-mouche. Je ne fume
donc pas car comment pouvoir ingérer du véritable et délectable tabac à une représentation d'une
clope ? Je vous laisse, cher enfants car on possède tous une âme d'enfant nativus, méditer là dessus.
Vous aurez bien entendu quelques minutes musicales pour y réfléchir. Car des lors ce laps de temps
passer, je vous laisserais vous plonger intégralement à un numéro d'équilibriste avec la langue d'un
clown extraordinaire. »
Les spectateurs furent à cet instant précis immiscé dans le noir intégral tandis qu'une musique
machiavéliquement enfantine les accompagnait avant le début du spectacle tant attendu .
Le clown, maquillé comme un mur dont l'on peint déjà la troisième couche, les accueilli gaiement.
Il se présenta comme étant l'unique survivant du cirque « Va pas te coucher ! ».
De là, il brandit une pancarte où était écrit : « Va, P'pa te coucher ! ».
Des sifflements se firent entendre dans les gradins.
Ils réclamèrent un véritable numéro.
Alors, le clown plein d'allégresse leur répondit : « Bien entendu, que suis-je bête ! Ceci n'est pas la
fin. Non, je vais vous présenter un tout premier numéro ! »
Les sifflements cessèrent et les acclamations se firent entendre !
De là, le clown distribua des tracts à quelques groupes du publique et partit.
Intrigués, les spectateurs regardèrent les minuscules affiches.
Il y était écrit : « 07.15.46.35.59 : appelez-moi ! »
Alors, une jeune fille ardue de téléphone mobile, prit son portable et téléphona en haut parleur. Le
silence se fit et l'on entendit : « Savez-vous la différence entre le cirque « Va, P'pa, te coucher ! » et
la dinde ? Non ? Aucune, on est tout les deux gavés de farce ! Je t'avais dit P'pa d'aller te coucher ! »
Les lumières s'éteignirent et au loin, on entendit le rire de Balou. De plus en plus loin, de plus en
plus loin. Le chapiteau fut démonté comme par magie et lorsque la lune et les étoiles éclairèrent les
spectateurs, les protagonistes du cirque n'étaient plus là. Pris de cours, les spectateurs ne
s'apercevèrent même pas du numéro intensément magique qui venait de se produire.
Incrédules vers un mutisme archaïque, ils écoutèrent inconsciemment Balou en allant se coucher
directement.
Sacajewa
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.