Divan

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C'est un petit poème(choisi en guise de premier essai) que j'extrait de mon
recueil "Hybrides" paru chez les Editions de l'Harmattan en 1992.Le texte se garde bien d'exposer des idées,se contentant de laisser errer les mots à la recherche d'un sens hypothétique.
Publié le : lundi 31 octobre 2011
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KHALID POESIE
et sauvages figuiers et palmiers nobles
que lunes rivières catins ensemble
vers le temps gras de même
au cours d’un est d’ouragan
granite moscovite et sylvanite explicite
puis l’arsenic flamboyant
l’oued en flammes
ses braises converties en lames
ourang-outans et séditieux
nulles humaines ordures ne figuièrent
nulles saligauds ne palmièrent
à l’appel des magots des pyrites
si l’arganier fort familier
t’appelle pour un djebel de haschisch
où z-aubes et leurs sourdes menées se noir-antiquant
onde sur herbe sur flamme ô brisure
gerbes d’eau lames d’eau ô étincelle
stigmates de non azur d’une colonne les stylites
d’un verbe la cicatrice brise ô bulle ô
le figuier le songe et la griffe des magies les sourciers
figures graphes où coursiers sur leur sillage
tel un gouffre d’iris de hachures en silex
sur l’écume des traces
sur les chiffres d’alumine
d’une race le tatouage
Ecoulement de vers antiques
coule l’improfondeur tel un ourlet de luxuriances en flammes
coule de l’eau un terreux rougeoiement arborant sept fleurs
de rhétorique
en hommage du cher visage à l’imparfait du subjonctif s’adonnant
au tortillement de hanches splendides à l’heure scellement d’un
cachet nué
en l’honneur du beau visage fleur bleue de ses pattes d’éléphant
bien fier
coule le guet de la fraiche chouette sur l’étroitesse rocheuse
vallonnée
hurleuse effraie ô lâcheuse de pets plutôt que de cris louveteux
mauvaise chanteuse ennuagée engendrant des noirceurs flasques
dont la lourdeur de hurlement noie le poète dans un coucher qui
s’intimide
leurres coupables abrégeant en leurs
demeures en silex cérémonies de polysyllabe
émois de corps coupant court à une
toison de douceurs vol de lueurs au-
delà d’un couchant au-delà de ses amples
traces à célébrer une multitude d’attributs sacrés
ô stimulation de vastes marques à ressourcer
sans cérémonie je sacre du grand bazar la noce moribonde
en souvenir de la grande dame au corps de basilic
reposant religieusement sur la froidure de lugubres marbrures
l’herbe toujours large par les grimaces de l’autan
fouettée en présence de comètes empierrées
grimaçant au passage d’asilaires balafrés
de pilleurs d’ombres nacrées d’échardes lointaines
crépitement du quartz gaucher
toutes inscriptions hors de leur raison
prairies tout éclats tout élan
décombres en l’absence d’abattis
le dolmen araméen de qui les
pierreries dans une crête se mirant
hante l’antique miroir d’eau
crépitements d’un vent droitier
crevant flux et reflux
par devant une absence d’effarement
ainsi qu’un crabe desecrivant
tel un piteux épicure
ne hue l’aimant et son arc
que l’air de mensonge grêlé
quand avec des rimes de sainte nitouche
je babille en malherbien francioune
j’ai d’irrépressibles démangeaisons
de leur pincer les fesses sans façon
le fait de chier indéfectiblement
sur ce french caca qui ment
comme sur le yiddish le faisait kafka
qui de Sion a obtenu le certificat
me chatouille la main comme un vin muscat
qu’est- ce que la soif des incas
pour les âmes à corolles sans tracas
devant ma passion pour les indélicats
qui avec un superbe fracas
mutile cette lingua franca
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