extrait de mes recueils de poésie

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recueil de poésie entièrement autobiographqiues

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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« Une guerre d’indifférence »
Toi, corps décharné, Tu t’approches de moi, Mais pourquoi ? Squelette ambulant, Tu marches en piétinant, Tendre la main, Vers qui, Dieu ? Les trous des ténèbres, Vont se refermer, Un jour peutêtre, Quand tu auras culbuté. Le ciel se zèbre d’éclairs, Le torrent de tes larmes est loin, Un animal, un humain, Viendront avec des tonnes de pierre, Boucher les trous des ténèbres, Les trous de l’enfer. Les pierres de plomb, Vont te faire échouer, Vider ton cœur décharné, Remplir le vide de sons. Ta douleur est grande. Ta douleur est muette. Ceux qui se disent humains, Les grands malentendants du cœur, Vivent dans un monde serein. Tu peux hurler, Crier, Crever, Un haussement d’épaules, Un regard apitoyé, Une indifférence, Seront les tombes de ton cimetière.
Les croix, les bannières, Te jettent un regard ironique. Tu veux t’enfuir, et vite. La faucille coupe ton élan. Un hurlement, Un silence de mortvivant, Tu t’accroches aux visages souriants, Tu essaies de prendre les mains, Puis plus rien. Tout s’efface, tout s’effondre, Tu maudis toutes ces tombes, Qui t’appellent, Te rejettent, Sans même te connaître. La gaieté, les sourires, les rires, Font l’effet d’une bombe sur toi. La douleur, la souffrance, le pire, Sur ta terre, c’est la seule loi. Attention à la grêle qui tombe sur toi, Elle fait des crevasses partout. Ce massacre tout comme la boue, Remplira le vide de toutes ces croix.
« Désir retrouvé » Tu t'es approchée de moi, Tu t'es assise près de mon cœur, Un peu fébrile, un peu tremblant, Tu lui as parlé doucement, D'une main sûre, tu l'as effleuré du doigt. Mon corps emprisonné, Apeuré tel un animal blessé, Déconcerté d'avoir donné du plaisir, À cette ombre qui m'a tant fait souffrir. Tu m'as ouvert les portes du désir. Mon corps, hélas, ne s'est pas abandonné au plaisir, Trop dépendant de ma mémoire enchaînée. Libérer ce fantôme du passé. Malgré tes caresses remplies de douceur, En effleurant l'endroit où c'était posé ce démon, Les scènes ont, à nouveau, écorché les lambeaux de mon cœur, Enfoncé ce fantôme dans ma prison. Grâce à ta patience infinie, ta tendresse, ton amour, En mon corps tant blessé, S'est rallumé le plaisir d'être aimée. La lumière dans mon âme, Brûle un peu plus chaque jour. Sur le tapis de mon cœur, Ce démon s'est explosé.
« Le cœur, cette erreur » Moi, animal de chair et de sang, Fixe l’inconnu sombrement, Pupilles sombres, visage glacial, Les yeux coupants comme une lame. Animal intelligent, animal de raison, Caméléon changeant de couleurs comme de saisons, Mon cœur broyé dans cette machine infernale, La vie, l’amour, la mort, la haine me font tout juste mal. L’eau se répand dans une mare de sang, S’y mélange, s’y confond, y disparaît. Elle représente la vie qui ment. La tache sombre triomphe, je la hais. Le cœur est une erreur fatale, Pire que le poison, pire que le venin. Le prince des ténèbres ricane, Ne l’entendstu pas chanter son refrain ? Cette pompe répand son poison, Sur cette femmeenfant, innocente victime, Qui tombe dans cet abîme, Hurle, crie sans prononcer un son. Ce regard glauque, Flotte dans le ciel, De mes pensées qui m’ensorcellent, Et torture mon cœur sans un remord. Dans les flammes, il le jette en ricanant. Le silence de mes mots le trahit sans arrêt. Le poison se répand loin de cette plaie, Enveloppe les os du revenant. L’amour triomphe de l’enfer. J’entends le dernier cri démentiel, Poussé par le prince des ténèbres, S’enfuyant livrer une ultime guerre.
« Panseurs d'âme » Sans un regard, je te laisse sur le chemin, Visage informe, tu t'enfuis dans le lointain, Poison infâme ruisselant loin de cette plaie, Tu t'en vas avec tes armes, tes regrets. Sur mon cœur a cessé le rideau de pluie, La flamme de mon âme l'a réchauffé. Le ciel de mes yeux s'est éclairci, Comme privé d'un bonheur oublié. Les larmes de l’espoir, Ont dissipé le brouillard, Laissé partir le fantôme de ma mémoire, Libérée mon âme blessée, de ces chaînes, Elles qui m'empêchaient d'être sereine. Parfois le doute me ronge, Il disparaîtra comme un songe, Cet amour doux et fort a triomphé, Les pleurs dans mes nuits ont cessé.
« Le conte de la rose » Le lierre s’accroche désespérément sur cette vieille pierre, Essayant d’enfouir sa sève dans cette ancestrale terre, Une rose éclot dans ce sol aride, Cette fleur perdue sera notre seul guide. Le soleil brûle ses épines, ses pétales fragiles, Elle reste plantée là, au milieu du désert, Le silence tombe aussi glacial qu’un cimetière, Nous ne voyons qu’elle, ne bougeant pas d’un cil. Ce rouge sang, oasis au milieu du sable, Est magique, presque inimaginable, Mais que faitelle là ? Dans ce lieu où rien ne pousse icibas. La légende du monde nous parle de cette rose, Aussi irréelle que les druides ou les sages, Nous annonçant mille présages, Conseillant d'écouter notre cœur, de faire une pause. Cette histoire au goût d’inachevé, Nous incite à regarder le monde avec nos yeux d’enfant, Vous verrez, en y croyant vraiment, Cette tache rouge au milieu du désert asséché. Cette légende vieille de plus de cent ans, Transformera ces hommes en ces âmes pures, Qui, tels des gosses fragiles, car sans armures, Veilleront sur elle dans ce désert d’antan.
« Le vieux sage » Son chant nostalgique raisonne dans le ciel, Il emplit le monde de mille peines, Tel un loup gémissement dans la plaine, Il pèse sur moi, me glace les veines. Je me souviendrais de son regard bienveillant, Il voulait garder son coeur d'enfant, Quand parfois sa mémoire lui faisait défaut, Il se balançait, pendant des heures, sans dire un mot. Il m’a appris plus que n’importe qui sur cette terre, Me montrant ne plus avoir peur de mes cimetières, Il était, pour moi comme un second père, Me traversant de sa douce lumière. Et puis un soir d’hiver, Il s’en est allé loin de nos malheurs, Il a rajouté une étoile au fond de mes yeux, Me laissant seule, avec mes larmes, mes adieux, Depuis, mon cœur, erre sur le chemin de mes pleurs.
« Un être à part » Cet être empli d'espérance, L'invite en cette sensuelle danse, A déversé son amour sur le tapis de son cœur, Parsemés, en son âme, ses pétales de bonheur. Elle lui a parlé d'espoir, À l'ombre d'un soir, Elle a déchiré les pans de ses nuits, A empêché son âme de tomber dans l'oubli. Elle est devenue l'essence même de sa vie, Berçant ses songes de sa tendresse infinie, Elle a rallumé le désir en son corps endormi, Et veille sur elle au gré de ses insomnies.
« Écrire » Garder ma peine, Cracher la haine, Continuer d'écrire, Mais redouter le pire. Croire en mon talent, Briller au firmament, Mais le doute me ronge, L'espoir s'enfuit dans un songe. Rester ici vraiment, Ne plus voir ces larmes de sang, Vivre dès à présent, Pour ne plus mourir lentement. La peur au fond de mes entrailles, Reste là où que j'aille, Mais je continue à verser, Ces maux sur le papier. Poser mes émotions, M'empêche de perdre la raison, Guidée par mes sensations, Je n'attends aucune admiration. Juste le respect de mes mots, Qui me collent à la peau Je n'ai pas de regrets, Qu'ils ne soient pas parfaits, Ils sont simplement le reflet, De mon âme enfin en paix.
Ça devait s'arrêter, Pour finir de pleurer, Me plonger dans le noir, Pour vaincre mon désespoir. Connaissezvous Lucifer ? La voix de l'enfer, Son regard me condamne, Je me perds dans ses flammes. Mon cœur torturé, Se met à brûler, Se consume lentement, Se perd dans le vent. Sur cette «putain» de terre, Je redeviens poussière, Audelà de mes cieux, Je vous dis : adieu !
« Au revoir »
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