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Il était une fois aux Feuillantines

De
172 pages
Alors que son père voudrait qu'elle poursuive ses études jusqu'au doctorat, Daphné est victime d'une grossesse non-désirée, humiliante pour ce "grand" du pays. En réaction au comportement inadmissible de son père, elle se réfugie aux Feuillantines, un couvent au coeur de la ville de Séya. Elle y rencontre Minogo, son futur époux et partenaire idéal dans la lutte contre la dégradation de l'environnement. Après son bac, Daphné s'est destinée au métier d'agent des Eaux et Forêts, au grand dam de son père.
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Il était une fois aux Feuillantines
Encres Noires Collection fondée par Maguy Albet et Emmanuelle Moysan La littérature africaine est fortement vivante. Cette collection se veut le reflet de cette créativité des Africains et diasporas. Dernières parutionsN°375, Marie-Ange EVINDISSI,Les exilés de Douma. Tempête sur la forêt. Tome III,2014. N°374, Aurore COSTA,Folie blanche et magie noire. Nika l’Africaine,tome IV, 2014. N°373, Kouka A. OUEDRAOGO,La tragédie de Guesyaoba, 2014. N°372, Kanga Martin KOUASSI,La signature suicide, 2014. N°371, Ayi HILLAH,L’Exotique, 2014. N°370, Salif KOALA,Le cheval égaré, 2013. N°369, Albert KAMBI-BITCHENE,Demain s’appelle Liberté, 2013 N°368, Diagne FALL,Mass et Saly. Chronique d’une relation difficile, 2013. N°367, Marcel NOUAGO NJEUKAM,La vierge de New-Bell, 2012. N°366, Justine MINTSA,Larmes de Cendre, 2012. N°365, Ralphanie MWANA KONGO,La boue de Saint-Pierre, 2013 N°364, Usmaan PARAYAA BALDE,Baasammba maa Nibe nder koydol, 2012. N°363, Stéphanie DONGMO DJUKA,Aujourd’hui, je suis mort, 2012. N°362, Néto de AGOSTINI,Immortels souvenirs, 2012. N°361, Epi Lupi ALHINVI,Pays Crépuscule, 2012.
Joseph Bakhita SanouIl était une fois aux Feuillantines
L’histoire d’une famille burkinabè
Roman
Premier prix littéraire décerné à l’auteur par le jury au concours du GPNAL (Grand Prix national des Arts et e des Lettres) de la 17 édition de la Semaine nationale de la Culture au Burkina Faso, tenue du 22 au29 mars 2014. © L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-04214-5 EAN : 9782343042145
À Martine SANOU À nos enfants
I.
La fête eut lieu trois jours après la proclamation des résultats. C’était le désir ardent d’Auguste. Il ne voulait pas que le succès de sa fille au bac passât inaperçu. Son épouse Angélique en avait parlé à la présidente de l’association pour la défense de la cause féminine de Séya. Et celle-ci s’était enthousiasmée : «Voilà qui va de mieux en mieux pour l’honneur des femmes !» Aussi avait-elle insisté pour que l’association participât financièrement à l’organisation de cette fête afin qu’elle fût «grandiose». D’ailleurs cette idée de «grandiose» était légitimement partagée par Auguste qui attendait ce moment très important. Il était alors tel un fonctionnaire espérant un rappel substantiel ou un crédit pour réaliser un projet qui eût été impossible, faute de pouvoir économiser. Pour les préparatifs, les jeunes du quartier furent sollicités. C’est eux qui se chargèrent de l’aménagement nécessaire pour bien accueillir les invités. Ils dressèrent alors devant la cour deux bâches, disposèrent des bancs et des chaises comme il le fallait, installèrent l’éclairage extérieur pour le cas où la fête continuerait tard dans la nuit, et assurèrent enfin le jour même la surveillance des bicyclettes, des mobylettes et des voitures de ceux qui vinrent pour la réjouissance. Pour les récompenser, on leur offrit du thé et quelques cageots de boissons. Le jour J arriva comme les autres jours, c’est-à-dire sans aucun signe particulier.