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L'ivrogne qui a crié Otototoï!

De
142 pages
L'ivrogne a poussé un cri : Otototoï! Otototöi, c'est le cri de Cassandre quand, sous l'emprise d'Apollon, elle prophétise les malheurs des Atrides. Et ce cri a résonné à nouveau en Provence vers la fin du XXe siècle ? Il est poussé à l'heure des premières secousses de la mondialisation et de l'arrivée en fanfare du TGV. Comment s'adapter au monde nouveau ? Quant au chichibu... C'est un petit oiseau dont le chant sur trois notes (do do mi) annonce le Jugement Dernier!
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L’ivrogne qui a crié Otototoï ! ou On a tué le chichibu
L’ivrogne a poussé un cri : Otototoï ! Otototoï, c’est le cri de Cassandre quand, sous l’emprise d’Apollon, elle prophétise les malheurs des Atrides. Et ce cri a résonné à nouveau en Provence vers la fin e duxxsiècle ? Il est poussé à l’heure des premières secousses de la mondialisation et de l’arrivée en fanfare du TGV. Des sauterelles de touristes vont envahir la Provence ! Et l’industrialisation se généraliser ! Comment s’adapter au monde nouveau ? Quant au chichibu... C’est un petit oiseau dont le chant sur trois notes (dodo mi) annonce le Jugement Dernier !
Louis Falavignaest journaliste, écrivain, comédien. Il a publié Quatorze nouveaux contes de Provence(avec Maurice Chevaly, éditions Le Sureau, 2001),Dieu existe, je ne l’ai pas rencontré(Editions Lethielleux, 2004),La première gynécologue de l’Histoire ou L’enfant du miracle(éditions L’Harmattan, 2013). Il a écrit pour la télévision des séries telles queL’Homme de l’Ombre, Fortune(avec Bernard Dabry) et les dialogues deRocambole. Il a fait jouer au théâtreLes Disparus, Une Dame de haute vertuetAmours et Jalousies de Molière, mise en scène de Georges Vitaly.
Illustration de couverture : photographie de Damien Rouger
ISBN : 978-2-343-01165-3 14,50E
Louis Falavigna
L’ivrogne qui a crié Otototoï ! ou On a tué le chichibu
ETHNOGRAPHIQUES
L’ivrogne qui a crié Otototoï ! ou On a tué le chichibu
© L’Harmattan, 2013 5-7, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1 wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-01165-3 EAN : 9782343011653
Louis Falavigna L’ivrogne qui a crié Otototoï ! ou On a tué le chichibu Tragédie-farce
L’Harmattan
Ethnographiques Collection dirigée par Pascal LE REST
Ethnographiques veut entraîner l’œil du lecteur aux couleurs de la vie, celle des quartiers et des villes, des continents et des îles, des hommes et des femmes, des jeunes et des vieux, des blancs et des noirs. Saisir le monde et le restituer en photographies instantanées, de façon sensible et chaude, proche et humaine, tout en préservant la qualité des références, des méthodes de traitement de l’information et des techniques d’approche est notre signe et notre ambition.
Déjà parus
Louis FALAVIGNA,La première gynécologue de l’histoire ou l’enfant du miracle, 2013. Bertrand ARBOGAST,Ethnographie d’un village si ordinaire, 2012. Pascal LE REST,La marche du temps, (Ethnographie d’un parcours adolescenttome 3), 2011. e Pascal LE REST,Banlieue sud et le 17 printemps (Ethnographie d’un parcours adolescenttome 2), 2011. Bertrand ARBOGAST,La tondue, 2010. Pascal LE REST,Ethnographie d’un parcours adolescent, 2010. Muriel SANTORO,Mon voisin de maíz. Voyage au Guatemala au cœur de la culture maya, 2010. Bertrand ARBOGAST,Voyage initiatique d’un adolescent… Lancelot et le vieux, 2009. Mohamed DARDOUR,Corps et espace chez les jeunes français musulman. Socioanthropologie des rapports de genre, 2008. Jacques HUGUENIN,La révolte des « Lesvieilles » : Panthères Grises toutes griffes dehors, 2003. Pascal LE REST,Des Rives du sexe,2003.
La bouche dit l’abondance du cœur. Hölderlin
Du même auteur : Quatorze nouveaux contes de Provence(avec Maurice Chevaly, éditions Le Sureau, 2001) Dieu existe, je ne l’ai pas rencontré (Préface de Bernard d’Espagnat, éditions Lethielleux, 2004) La première gynécologue de l’histoire ouL’enfant du miracle(éditions L’Harmattan, 2013) Louis Falavigna a écrit pour la télévision des séries telles queL’homme de l’Ombre, Fortune(avec Bernard Dabry) et les dialogues des trois séries deRocambole. Il a fait jouer au théâtreLes disparus, Une femme de Haute Vertu,etAmours et jalousies de Molière,mise en scène de Georges Vitaly.
Pris de colère et de boisson, Fonse a lancé le mot : Otototoï !
Otototoï, c’est le cri de Cassandre quand, sous l’em-prise d’Apollon, elle prophétise les malheurs des Atrides. Et ce cri a résonné à nouveau en Provence vers la fin du ème XX siècle ? Il est poussé à l’heure des premières secousses de la mondialisation et de l’arrivée en fanfare du TGV. Des sauterelles de touristes vont envahir la Provence ! Pitié pour elle ! Quant au chichibu… C’est un petit oiseau dont le chant sur trois notes (dodo mi) annonce le Jugement Dernier ! Mais la Provence ne meurt que pour renaître. Comme tout ce qui vit de source, elle est indestructible, les racines sont toujours là ! Désormais, quand il arrive encore, de loin en loin, qu’on exagère à la Pagnol, c’est pourélargir jusqu’aux étoiles le geste auguste du semeur.Et quand on « pantaille » (qu’on rêve !), c’est d’une très surprenante manière qui montre un mystère à se frotter les yeux. Voici le récit d’une inviolable énigme qui apparaît quand tout est devenu clair. Désormais, la flèche qui perce le cœur d’un rire à faire craquer les boutons de culotte est aussi celle d’une tragédie digne de Sophocle. Car il y a encore, de temps en temps, d’illuminantes ivrogneries.
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Prologue
Dans le courant des années 80, tandis qu’à l’horizon pointait un millénaire (il y a de ce temps tout près d’un quart de siècle)… Déjà ??? Dieux du ciel, que pèse l’an aujourd’hui ? Jadis, saison après saison, le fleuve coulait à son rythme. Même agitées jusqu’à la folie ses eaux suivaient leur fil. Aujourd’hui, jour après jour, minute après minute, tous fils brouillés, cassés, perdus, le fleuve est devenu torrent. Ce qu’il heurte avec violence, il l’engloutit aussi-tôt. Parce que, grossi à l’excès, il approcherait de la mer ? Et adieu, le temps de vivre ? Si incroyable qu’il fût, mieux vaudrait pourtant ne pas l’oublier ce qui s’est passé à l’approche de l’an 2000, dans le courant des années 80, en Provence, du côté de la Sainte Baume, pas très loin de Saint Maximin. En ce temps-là, dans ce coin-là, parmi d’autres chagrins et d’autres joies, il y avait les visages de joies et de cha-grins d’une femme et de trois hommes. Le plus vieux des trois hommes fut celui par qui tout arriva. Malgré lui. Malgré lui parce qu’il était l’homme du passé. Et qu’il était seul. Seul sur son bout de terre, celui où il était né. Comment le vieux Toine avait-il réussi à le garder, son bout de terre, alors que, sous le poids de l’Europe et de son Marché Commun, ce qu’on appelait le remembrement s’imposait plus fort que jamais, sacrifiant les lopins ? Enfants en allés à la ville et femme au cimetière, il aurait
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