Le crépuscule du Èche

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Cette épicée a t cérite en 1998 par Jos Pablo Feinman, philosophe, scénariste, romancier et historien argentin. Ce dernier imagine une rencontre entre Guevara et un historien d'aujourd'hui dans le contexte historique des dernières heures du Èche. Le propos de cette épicée part de ce qu'on ne sait pas, de l'impossible en s'appuyant sur la réalité, dans un décor représentant une croise des chemins o a eu lieu l'embuscade qui a précédé l'arrestation du Èche.
Publié le : mardi 1 février 2011
Lecture(s) : 32
EAN13 : 9782296570863
Nombre de pages : 110
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© L’Harmattan, 2011

5-7, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris

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diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

9782296139541

EAN : 9782296139541

Sommaire

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Page de titre
Collection Théâtres
PERSONNAGES
Note de l’auteur

Le crépuscule du Che

José Pablo Feinm

na

Collection Théâtres

Déjà parus

Alain Lefèvre,
Le Briquet du Roy d’Armes
, 2011.

Alain Lefèvre,
Les oiseaux méritent-ils l’arbre sur
lequel ils se penchent ?
, 2011.

Cette piTèhcéeâ tar eé tdé uc rCéhéêen lee n2o0i rn ào vAevmigbnroe n2009 au

Mise en scène de Gérard Gélas

vAce

Olivier Sitruk, Jacques Frantz

Guillaume Lanson, Laure Vallès, Aloïs Belbachir

PERSONNAGES

Ernesto che Guevara

Andrès Cabreira : historien

Capitaine Gary Prado

Lieutenant Eduardo Huerta

La Paysanne,
La Mère de l’officier Andrès Paredes
Aleida : la femme de Guevara
.

Ces trois personnages seront joués par la même
comédienne

Herbert Ele Matthews: journaliste au New-York Times
Fidel Castro,
Antonio : un guerillero
Colonel Arriola
Ces quatre personnages seront joués par le comédien
qui fait Andrès Cabreira

Journaliste 1 —
Joué par le comédien qui fait Gary
Prado

Journaliste 2 —
Joué par le comédien qui fait Eduardo
Huerta

Le décor principal est celui de la misérable petite
école de la Higuera où Ernesto Che Guevara
passera les 18 dernières heures de sa vie. La
scène est dans le noir. Une lumière éclaire peu à
peu le visage d’Andrès Cabreira.

CABREIRA
Quebrada del Yuro, 8 octobre 1967, deux heures et
demie de l’après-midi.
(Il s’arrête)
. C’est une erreur de
commencer comme ça. Avec une telle précision.
Avec autant de rigueur historique. Cette nuit,
justement, nous allons déballer les imprécisions, les
incertitudes. Cette nuit, nous serons submergés de
questions et nous aurons peu de réponses
satisfaisantes. Non, ça ne va pas, non… C’est encore
une erreur de commencer avec de grandes phrases
solennelles.
(En se moquant)
« Nous serons
submergés par les questions et nous aurons peu de
réponses satisfaisantes ». Non mais vraiment… quelle
merde… ! Il va rire le commandante. Bon… Essayons
encore … Quebrada del Yuro
… (Un temps)
C’est le
lieu de la défaite. C’est à Quebrada del Yuro que le
commandant Ernesto Che Guevara fut arrêté et
détenu par les forces de l’armée bolivienne.
(Un
temps)
là… nous avons plusieurs versions… En voici
: enu

EHCNe tirez pas ! Je suis Ernesto Che Guevara ! Je vaux
plus, vivant que mort !

En voici une autre :

CABREIRA

EHCJe suis Che Guevara… le Che… J’ai perdu…

CABREIRA
Troisième version… La mienne : Le sergent
Bernardino Huanca, une sombre brute, frappe le Che
d’un coup de crosse… Willi Cuba qui l’accompagne et
le protège, s’interpose en rugissant : « C’est le
commandant Guevara ! Respectez-le nom de dieu ! »
(Un temps
) Je ne sais pas rugir, mais, il y avait, n’en
doutez pas, plus de colère, de douleur, de mépris
dans la voix de Willi Cuba que dans ma pâle
description. Pourquoi est-ce que je vous dis ça ?...
Parce qu’il était prêt à tout pour défendre la vie de son
chef. Voilà pourquoi. Et, ce chef, moi, cette nuit, je
suis venu l’interroger. Oui, je vais oser lui poser
certaines questions ! C’est pour ça que je suis ici...

Cabreira regarde Guevara. Lumière sur l’espace
dans lequel se trouve le Che que nous voyons
appuyé contre un bureau. Il est attaché. Il a la
barbe et les cheveux longs. Il est blessé à une
jambe.

CABREIRA
Dans dix-huit heures, on va l’assassiner. Nous ne
savons pas encore s’il le sait, s’il le pressent, s’il a
peur ou s’il est résigné à son destin. Un destin que
secrètement, peut-être, il cherche depuis des années.
Mais ceci n’est qu’une conjecture, une de plus.

En face de Guevara, il y a deux militaires
boliviens, Gary Prado et Eduardo Huerta. Prado
pose par terre le petit appareil contre l’asthme du

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