Le Château des Plaisirs - La fausse ingénue I

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La marquise reçoit en son manoir Lisbeth, vingt-trois ans. Quinze jours avant son mariage, celle-ci veut enterrer sa vie de jeune fille en connaissant tout, tout, tout de l'amour physique. Les hôtes du Château vont s'occuper d'elle...
Premier épisode : La préparation de la fiancée avant de la lâcher aux lions.





Publié le : jeudi 30 août 2012
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782823803617
Nombre de pages : 17
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couverture
Vonnick de Rosmadec

Le Château des Plaisirs

La fausse ingénue I

12-21

Même si elle était blindée, même si sa fonction de présidente du « Château des Plaisirs », lui avait fait connaître, au cours de sa carrière, de curieux personnages parmi ses pensionnaires, la Marquise ne s’était jamais trouvée devant un tel cas de figure.

Face à elle, une jeune fille de vingt-trois ans se tenait assise et tirait sur sa jupe pourtant fort décente afin de cacher ses genoux du regard inquisiteur de la directrice. Ces signes dénotant un caractère pudique ne collaient pas du tout au souhait qu’elle venait d’exposer pour agrémenter sa nuit de noces.

Cette charmante Lisbeth venait en effet de demander s’il lui serait possible de réaliser son vœu le plus secret dans ce « centre de loisirs » ainsi qu’elle venait de nommer le lieu de débauches subtiles sur lequel régnait Ghislaine.

Or, chaque fois qu’elle entendait prononcer « centre de loisirs » pour désigner son château, la patronne rectifiait l’appellation en disant à voix haute : « Disons plutôt : centre de plaisirs pour l’épanouissement des queues et des chattes », en ajoutant sans sourciller : « Ici, on appelle un chat un chat et une verge une bite. » Précision qui n’allait pas sans surprendre les nouveaux venus.

Lisbeth, malgré son innocence apparente, n’avait pas paru choquée par cette mise au point de l’hôtesse. Elle n’avait pas sourcillé en entendant sa respectable interlocutrice employer ces termes si crus. Il faut dire que le désir qu’elle venait d’exprimer n’avait rien d’ordinaire, ni de particulièrement sage. Ghislaine se racla la gorge et fixa sa visiteuse.

– Dites-moi, si j’ai bien compris votre projet, vous allez vous marier dans quinze jours et cette semaine vous voudriez enterrer votre vie de jeune fille trop prude en vous gavant d’amour entre mes murs.

Lisbeth hocha la tête.

– C’est bien cela.

– Et pour fêter cet heureux jour, vous désirez vous voir forcer en tenue de mariée par plusieurs hommes à la fois sans que votre mari s’en doute ?

– Exact. Je souhaiterais vivre ce grand moment huit jours avant.

La Marquise secoua sa sonnette d’argent.

– Vous boirez bien quelque chose : un gin, une vodka, un scotch ?

– Si vous aviez du thé…

– Mais bien sûr…

Mimi parut dans sa tenue habituelle : nue sous son petit tablier blanc. On voyait ses fesses rondes, parfois un brin de sa touffe et elle offrait ses seins à la faveur d’un décolleté plongeant.

Lisbeth la regarda de la tête aux pieds et lui sourit.

Ghislaine, malgré son envie de boire quelque chose de fort, demanda à sa gouvernante de leur servir de ce thé russe qu’elle affectionnait.

Mimi s’arrangea pour frôler la toute jeune femme qui, contre toute attente, tendit une main vers son cul qu’elle tapota effrontément.

La Marquise était décontenancée. Elle ne savait plus en présence de qui elle était. Déjà d’entendre la requête perverse de son interlocutrice l’avait déboussolée, mais voici que cette même jeune femme, sous des apparences de vierge inaccessible, se comportait comme une… comme une… Elle ne trouvait pas les mots pour définir son comportement. Libertine, peut-être ? Afin de cacher sa surprise, elle se montra désinvolte dès que Mimi eut quitté la pièce.

– Vous voudriez peut-être aussi qu’une jeune femme comme celle-ci vous assiste lors de cette nuit de liesse ?

– Ma fois, je n’y avais pas songé, mais la chose serait distrayante. D’autant que votre employée semble être d’un naturel plutôt joyeux.

– C’est le moins qu’on puisse dire. En effet, elle n’est jamais de mauvaise humeur. Mais revenons à votre nuit de noces. Combien voulez-vous d’amants ?

– Au moins trois, mais quatre ou cinq ne me feraient pas peur… Qu’avez-vous à me proposer ? L’âge m’importe peu.

La Marquise reprit les choses en main.

– Et la taille de l’engin de ces messieurs compte beaucoup pour vous ?

La jeune femme éclata de rire.

– Faut-il encore que l’instrument soit actif !

« Mais qu’est-ce que c’est que ce numéro ? se demanda Ghislaine. Je n’ai jamais rencontré une fille pareille ! »

Elle alla à sa bibliothèque, y choisit trois dossiers de photos et de commentaires qu’elle déposa sur son bureau.

– Si vous voulez choisir…

Lisbeth se leva d’un bond et feuilleta avidement l’album, émettant des petits sifflements admiratifs chaque fois qu’un homme se montrait en érection.

La Marquise fit semblant de se plonger dans un dossier pour mieux observer la jeune femme. Elle ne comprenait pas pourquoi cette jolie brune au corps bien en chair sans l’être trop, pouvait être traversée par une telle obsession. Un instant auparavant, elle donnait l’image d’une bourgeoise un peu coincée, préférant se rendre à la messe du dimanche que chez un amant, et voici que désormais elle était en contemplation de queues dressées vers le ciel qui semblaient l’émouvoir au plus haut point. Mieux, Ghislaine faillit s’étrangler de surprise : la jeune fille « si bien » venait de s’empoigner la motte à travers sa jupe de lin écru et faisait monter et redescendre son index et son médius sur un point précis de son anatomie qui ne pouvait être que son bouton. Ses joues en étaient roses d’émotion.

La présidente n’avait rien bien sûr contre ce genre de pratiques. Elle-même… Fallait-il encore que l’intéressée fît partie de son association pour s’envoyer en l’air dans sa demeure. Or, la prénommée Lisbeth n’avait pas encore réglé sa cotisation et était déjà sur le point de se donner du plaisir avec les photos des fidèles de son club ! Cela l’agaça et elle décida de la distraire de cette séance de masturbation gratuite.

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