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Le Château des Plaisirs - La fausse ingénue II

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20 pages

La marquise reçoit en son manoir Lisbeth, vingt-trois ans. Quinze jours avant son mariage, celle-ci veut enterrer sa vie de jeune fille en connaissant tout, tout, tout de l'amour physique. Les hôtes du Château vont s'occuper d'elle...
Second épisode : La cérémonie libertine. Jouissances en série.





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couverture
Vonnick de Rosmadec

Le Château des Plaisirs

La fausse ingénue II

12-21

La Marquise ouvrit en grand les portes séparant les deux salons et, suivant le rythme de la marche nuptiale de Mendelssohn qui venait d’éclater, la mariée et ses accompagnatrices firent leur entrée.

Un instant de surprise figea les prétendants qui cessèrent leurs bavardages. L’apparition était presque irréelle pour ces libertins rompus pourtant aux mises en scène souvent saugrenues de leur idole, la propriétaire du Château des Plaisirs, Cette fois-ci, la patronne avait vraiment fait très fort…

Ils cachèrent leur émotion en applaudissant à tout rompre. Ils poussèrent des « Vive la mariée ! » et des « Hourra ! » enthousiastes. Ils ne savaient cependant pas trop comment cette séance allait réellement se dérouler. Bien sûr, leur hôtesse leur avait tracé les grandes lignes de cette cérémonie assez spéciale, mais elle n’avait pu leur signifier les réactions imprévisibles de celle qu’on leur jetait en pâture.

Après cette ovation des cinq fiancés qui firent rougir Lisbeth sous son voile, la Marquise s’adressa à la nouvelle venue avec une solennité voulue qui fit sourire son auditoire. D’autant qu’elle la présenta sous un patronyme qu’elle venait d’inventer.

– Mademoiselle Lisbeth de la Chatte Neuve, lequel de ces promis voulez-vous prendre en ces lieux pour premier époux avant que vous n’essayiez les quatre autres ?

La jeune fille releva son voile et dévisagea avec une timidité qui pouvait être sincère les cinq hommes qui lui étaient proposés.

Dans une sorte de rêve éveillé, elle les imagina à l’ouvrage alors qu’elle entendait la voix de la Marquise lui vanter les qualités de chacun.

– Chère Lisbeth, vous avez choisi ces messieurs sur catalogue de photos. Mais ils étaient nus. Imaginez ce qui se cache derrière ces pantalons impeccables, imaginez, imaginez… et, je vous le répète, choisissez sans plus attendre. Je crois deviner sous l’étoffe légère de leurs pantalons quelques vilebrequins qui ne demandent qu’à vous perforer.

La promise rabaissa son voile et regarda ses pieds chaussés de blanc.

– Oh, vous m’embarrassez…

Ghislaine savait trop ce qui se cachait derrière ces hésitations hypocrites. Les nouvelles avaient toutes cette réaction de fausse pudeur, comme si elles avaient besoin de se dédouaner auprès d’elles-mêmes et de leur entourage de la folie sexuelle qui couvait en elles et qu’elles voulaient assouvir en ces lieux hors du monde réel.

– Cessez de jouer les prudes, relevez votre voilette pour mieux détailler et choisir l’heureux élu parmi ces messieurs.

La présidente s’approcha de Laurent, le gynécologue, qui semblait le plus excité des cinq. Il bandait fort sous son pantalon de flanelle blanche. Sans plus de façon, elle défit les boutons de sa braguette pour en extraire un sexe de taille moyenne qui redressait fièrement la tête.

– Allons, venez le toucher, le tâter, le soupeser !

La jeune fille hésita, fit deux pas en arrière comme si elle allait s’enfuir. La Marquise comprit que sa crainte n’était pas feinte et qu’il n’était pas impossible qu’elle renonçât à son beau projet. Elle intervint aussitôt. Elle la prit par le bras et la poussa avec force vers l’homme.

– Agenouillez-vous, petite sainte-nitouche et adorez.

La jeune mariée obéit et regarda à terre comme si elle avait honte. Mais la maîtresse des lieux ne la lâchait pas.

– Relevez la tête. Regardez ce que le docteur vous présente. N’est-ce pas un beau manche ? Levez votre voile ou je vous l’arrache. Affrontez cette bite à visage découvert.

La jeune fille obéit. Les hommes furent surpris par l’expression qui s’en dégageait, mélange d’effroi et de folle curiosité. Il est vrai que cette petite oie blanche ne connaissait en guise de sexe masculin que la triste queue de son fiancé qu’elle avait contemplée à la dérobée. Il ne lui avait en effet jamais demandé de la contempler, d’explorer ses couilles, encore moins d’embrasser son appareil. À ce propos, elle n’avait jamais bien compris ce qu’Antoinette, une amie très religieuse, lui avait confié l’année précédente :

« La première fois que mon mari m’a demandé d’avaler sa verge, je me suis exécutée en pensant, tu ne me croiras pas, en pensant… à Dieu ! Oui, j’ai saisi et ai englouti son membre comme j’avale à la messe chaque dimanche une hostie lors de l’eucharistie. C’était un don que me faisait Alain et que je recevais dans le même temps comme un cadeau du Très Haut. Il y avait et il y a pour moi chaque fois qu’il me présente sa… son… enfin son sexe, comme une mission sacrée que je dois remplir. Oui, c’est ça : un don de mon dieu d’époux. »

Lisbeth lui avait alors demandé si cela la répugnait ou si elle y prenait du plaisir et elle se souvenait de sa réponse :

« Maintenant, oui, j’y prends de la joie, une grande joie, seulement… j’ai envie de faire la même chose avec tout homme bien foutu que je rencontre. »

« Et tu le fais ? lui avait-elle demandé.

– Quand l’occasion se présente, oui, mais tu sais, c’est très curieux, en bouffant une pine, j’ai l’impression de tromper mon mari alors que lorsque je me fais mettre devant ou derrière par un nouvel amant, cela ne me perturbe en rien et ne me donne aucun remords. Je trouve ça normal, comprends-tu ? »

Lisbeth avait acquiescé et même si aujourd’hui, elle ne percevait certes pas le côté mystique de cette faveur, comme son amie Antoinette l’appelait, elle redoutait de devenir une femme pervertie. Et cela l’inquiétait… modérément à vrai dire, et l’excitait grandement ! Elle avait devant elle, à dix centimètres de sa bouche, ce gland rosacé qui semblait lui faire de l’œil pour l’encourager à s’en approcher, à le saisir avec ses lèvres, à l’engloutir. Elle ne ressentait rien de mystique là-dedans, juste une véritable appréhension à franchir le pas. Il lui semblait que si elle prenait cette chose d’un inconnu dans sa bouche, non seulement elle allait trahir pour de bon son fiancé, ce dont elle ne se souciait pas, mais qu’elle allait être entraînée sur la pente fatale des femmes condamnables et condamnées à perpétrer ce qui lui apparaissait jusqu’alors comme un vice.

Toutes ces pensées l’avaient traversée à la vitesse de l’éclair et lorsque la présidente lui lança son ordre elle prit un plaisir certain à lui obéir en tremblant.

– Goûtez sa bite, sucez-la, allons, n’ayez pas peur, petite cochonne de mariée.

Le médecin lui prit la nuque, l’attira vers lui et rabattit son voile sur sa queue. Les hommes et les jeunes femmes s’approchèrent et firent cercle autour de Laurent et de sa « patiente » qui, sur ses encouragements, faisait aller sa tête d’avant en arrière sous son voile. De son côté, l’homme commençait à donner des coups de bassin de plus en plus forts, quand l’hôtesse interrompit son manège.

– Arrêtez, Lisbeth, levez-vous. Et, docteur, faites-moi le plaisir de rentrer votre bistouri, enfin je veux dire, votre instrument. N’avez-vous pas honte, vous, le gynécologue le plus distingué de la profession, de vous exhiber ainsi devant l’une de vos futures patientes ! N’allons pas trop vite en besogne…

L’homme se reboutonna en riant.

Ghislaine claqua dans ses mains et un disque-jockey invisible remplaça la marche nuptiale de Mendelssohn par « Let’s fall in love », enregistré en 1978 par Willem Breuker.

Ghislaine annonça la suite des réjouissances. Un programme croustillant de débauche forcenée ou hommes et femmes allaient se déchaîner pour donner à la jeune mariée des bonheurs indicibles que, même dans ses rêves les plus fous, elle n’aurait pu imaginer.

– Messieurs, vous allez vous présenter oralement à notre nouvelle amie. Vous allez lui dire d’une voix forte vos noms, prénoms, surnoms et qualités. Et je te demande Lisbeth de bien écouter ces messieurs car tu devras reconnaître leur voix dans un avenir très proche. Mais j’en ai déjà trop dit. Allons, messieurs, présentez-vous !

Les pensionnaires obéirent et évidemment, toujours prêt à faire une plaisanterie, Loustalou s’amusa à travestir sa voix, prenant celle d’un adolescent atteignant la puberté.

Ghislaine l’obligea à recommencer en utilisant son timbre naturel. Il s’exécuta de bonne grâce.

La directrice passa à l’exercice érotique suivant.

– Vous allez vous mettre dans la situation d’une jeune mariée ouvrant le bal. Si ce n’est qu’il ne s’agira pas ici d’une valse romantique, mais d’un slow, disons, très chaud. C’est Jérôme que je vous attribue comme époux, du moins comme cavalier servant pour cette première danse.

Lisbeth regarda timidement le journaliste qui s’avançait vers elle en souriant et en ouvrant les bras. On l’avait surnommé Chopin, nous le savons, car il jouait du piano à merveille, mais aussi à cause de cette grande mèche noire qui lui coupait le visage en deux. Il avait beau se révolter en disant que cette comparaison était par trop élogieuse, on s’entêtait à l’appeler ainsi et à le classer parmi les romantiques du cul.

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