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Football, amour, kébab

De
290 pages
Jeune et désespérant de trouver un travail, des amis aux amours névrotiques et une famille pour le moins épuisante, un art consommé de s’enticher du mauvais garçon: ceci pourrait être le portrait de la narratrice par elle-même. Une femme un rien désenchantée, qui noie ses chagrins dans quelques verres quand elle ne passe pas ses soirées devant les séries télé, à l’écoute de ses amis alors qu’elle-même est incapable de trouver chaussure à son pied… Bienvenue donc dans l’existence turbulente de l’héroïne de "Football, amour, kebab", qui, cerise sur le gâteau, doit encore supporter un nouveau voisin avec qui les relations seront loin d’être évidentes. Une bande d’amis aux vies compliquées, des coups de tonnerre dans la famille, des amants qui vont s’avérer rapidement aussi décevants que les précédents… Laura Bernard réunit là les ingrédients d’une chick-lit comme on l’aime… Si l’on ajoute que l’écriture de ce roman manie acidité et mordant, que l’auteur distille une bonne dose d’autodérision dans ces pages et se plaît à vous entraîner là où vous ne doutiez pas aller, force est de constater que l’on tient là une œuvre hautement réjouissante et addictive!
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Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication aux Éditions Publibook en 2012
 Amor, quest-ce que tu fous ? On ne va pas tattendre quinze ans ! Je meurs de froid moi ! Et avec lhumidité, jai les cheveux qui friiisent ! Jadore Éric soit, mais quelques fois, ses jérémiades me donnent envie de lui écraser la tête contre le mur. Ses che-veux qui frisent ? Il est bien le seul à ne pas avoir remarqué quils sont raides, comme le reste lorsquil aper-çoit la pop star Mika à la télévision. Il na pas encore compris le sens du mot « politesse », et lorsque quelquun est au téléphone, il serait temps quil apprenne quon ne lui hurle pas dessus comme il le fait même sil en est à sa deuxième bouteille de blanc et quil ne pense strictement quà sa petite personne. Peut-être que je devrais être plus compréhensive ? Après tout, ils sont venus pour moi et avec la journée de merde que je viens de passer, jai besoin deux. Tout avait pourtant bien commencé. Un entretien dembauche qui sannonçait intéressant, étant donné la conversation téléphonique que javais eue avec le gars en question, un dîner aux chandelles avec le beau Sandro, dont jespérais beaucoup, bref cétait le bonheur le plus total. Il fallait quil me gâche tout. Bon OK, peut-être que ce-la aurait été différent si je navais pas été en retard, mais je ny pouvais rien. Jai toujours été très ponctuelle, mais ce matin, dès la première minute, tout sétait ligué contre moi.
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Le réveil ayant sonné à 7 h 00, javais largement le temps. Mon entretien nétait quà 9 h 30, à un quart dheure tout au plus de chez moi, et javais deux heures pour my préparer mentalement. Un bon bain chaud, un café, surtout pas instantané (qui arrive à boire cette im-mondice ?), deux tartines, une touche de maquillage, des vêtements décents et confortables (pour un emploi dans un centre social, pas besoin den faire trop, cest lavantage de ces jobs), tout était calculé. Cétait sans compter sur lui. Alors que jétais installée devant mon petit déjeuner, en pyjama, ma bonne humeur amplifiée par la chronique acerbe de Stéphane Guillon, un bruit fracassant ou plutôt le sursaut qui en a découlé de ma part, a fait valser ma tasse de café dans toute la pièce. Chose imprévue, chose que je hais. Cela faisait plusieurs jours que ce vacarme me foutait en rogne et jétais dautant plus contente davoir une pers-pective demploi car une journée entière de plus dans cet appartement et je finirai par devenir dingue. Cinq jours quil avait emménagés et cinq jours que ce vacarme durait. De huit heures du matin jusquà neuf, de seize heures jusquà jusquà je ne savais quand car pour ma part, mes soirées je les passais chez Sandro et ce nétait pas pour me déplaire. À la pensée de Sandro, jai senti un sourire, le fameux sourire idiot poindre sur mon visage, et ai décidé de net-toyer les dégâts dans la cuisine avant de sombrer dans une crise de chamallowisme aigu, votre esprit divaguant dans
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