Le coeur a sa raison

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Hugo et Émilie sont amis depuis toujours. Ils ne se sont pas vus depuis quelques années. Depuis son retour à Paris, Hugo reçoit de mystérieux messages signés de l'initiale "P". Qui tente de rentrer en contact avec lui ? Et surtout, pourquoi ?


Et si la mort était un mensonge ?


Les deux adolescents, Hugo et Émilie deviennent-ils amis pour toujours ?


Une histoire d'amour est-elle en danger avec les messages signés " P " ?


Dans le royaume des morts, faut-il prendre la richesse sans profaner les sépultures ?


La formule magique est-elle identique au tremblement de terre ?


Le suspense engendre-t-il les énigmes ?


" Face à l'énorme menace, le sage a pris sa décision. Le petit cœur est un joyaux. Dans ce cœur se trouve la raison."


Tout au long de ce roman, avec l'aide précieuse d'Émilie, Hugo va devoir affronter tous les dangers pour tenter de découvrir un très lourd secret. Un secret enfoui qui remonte jusqu'aux blessures de l'enfance.


Tony Bérault signe ici son premier roman qu'il a commencé à écrire à l'âge de 17 ans. Une aventure qui vous tiendra en haleine, de la première à la dernière ligne.









Publié le : mardi 18 août 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782372222334
Nombre de pages : 48
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LE  COEUR  A  SA  RAISON

 

 

TONY BÉRAULT

 

 

ROMAN

 

 

 

 

À Tiffany, 

Pour des choses qui rempliraient un livre aussi long que celui-ci...

 

© Tony BÉRAULT

BOOKLESS-EDITIONS

Tous droits réservés

Août 2015

 

 

 

Chapitre 1

 

 

 

Derniers rayons de soleil sur la capitale Parisienne. La circulation est encore dense avenue des Champs-Élysées.

À quelques kilomètres de là, rue Saint-honoré, une jeune française, Émilie Brandon, dort d'un sommeil profond.

 

«Mesdames, Messieurs.

Attention, le train à destination de Paris-Austerlitz va entrer en gare voie 4.

Attention à l'ouverture des portes.

La SNCF vous souhaite une agréable journée.» 

 

Hugo sort du compartiment où il est resté assis durant tout le trajet, Londres via Paris.

 

Son  pantalon de jean et sa chemise blanche s’accordent parfaitement avec son teint mat, ses cheveux sombres et ses yeux bleu-clair.

 

Joli garçon doté d’un charme dont il use à sa guise, son sac de voyage en bandoulière, il marche le long du quai, quitte la gare et se dirige vers une station de taxis...

Chapitre 2

 

 

 

Hôpital Val de Grâce,

Émilie et Hugo ont 15 ans.   

 

Au premier étage du bâtiment de l'hôpital de Paris, un jeune homme marche seul dans le couloir obscur. La trentaine.

Les cheveux encore naturellement bruns et un regard songeur.

De taille moyenne, son corps robuste, musclé est caché par une blouse blanche.

Il allume la lumière et commence la visite du matin vers les chambres de ses patients.

 

Mathias Druelle entre dans la chambre 105. Il avance vers le lit d'une jeune adolescente de quinze ans, qui a été opérée de l'appendicite, deux jours plus tôt.

- Bonjour docteur Druelle.

- Bonjour Élodie, répond Mathias.

 

Il examine Élodie quelques minutes. 

- Je vais bien docteur ?

- Oui, je pense que tu vas pouvoir rentrer chez toi dans peu de temps. Je vais en parler avec tes parents.

- Cool, ils viennent me rendre visite cet après midi si vous voulez les voir.

- D'accord, je serai là, à tout à l'heure.

 

Mathias se dirige vers la porte, s'arrête net, fait demi-tour et demande à Élodie.

- On est le 4 juin aujourd'hui ?

- Oui docteur !

- Alors, bon anniversaire Élodie.

 

Il s'approche d'elle et lui pose un baiser sur le front.

 

Élodie, les pommettes rosies par la surprise et la joie le remercie en rigolant.

 

Mathias sort de la chambre d’Élodie et poursuit sa visite.

 

Le docteur Druelle entre dans la chambre 110.

Sur un des deux lits qui se font face, Hugo, un adolescent de 15 ans est assis, le dos appuyé contre deux oreillers, il fixe de ses yeux bleu-clair, le mur.

 

Il pense à la tragédie qui s’est déroulée une semaine plus tôt.

 

Sa petite amie, Pauline, a été assassinée à la sortie d’une soirée chez des amis.

Hugo devait la raccompagner chez elle, mais Pauline a préféré rentrer avec des amis et voisins de ses parents.

 

Émilie, une autre jeune adolescente de 15 ans est présente. Suite à la rupture avec son petit ami Nicolas, elle a fait une tentative de suicide et s’est retrouvée dans la chambre voisine de celle d’Hugo.

 

Chaque jour, elle vient voir Hugo.

Chaque jour elle s’assied dans ce fauteuil de la chambre 110.

Chaque jour Hugo et Émilie se posent ces questions et des milliers d’autres encore et encore, jour et nuit 

 

Elle aurait du accepter que je la raccompagne !

Elle ne serait pas morte !

Elle serait vivante !

Je ne serais pas dans cet hôpital !

Pourquoi a-t-elle fait ça ?

Pourquoi vouloir mourir à cet âge là ?

Elle ne savait pas elle-même! 

Un ras le bol de tout, jusqu'à en finir ! 

Mettre un terme à sa vie ! 

Gâcher sa vie pour un amour de jeunesse ! 

Perdre quelqu'un qu'on a aimé est terrible ! 

Le malheur laisse des cicatrices indélébiles ! 

 

Les deux adolescents se sont raconté leur histoire et maintenant, ils sont dans leur « bulle », ne parlent pas, mangent très peu, tombent parfois dans un sommeil profond mais ne dorment pas.

Ils fixent le mur de la chambre, se regardent, et attendent…

 

Mathias s'avance vers eux.

- Je sais que c'est difficile de perdre une personne à qui l'on tient plus que tout au monde.

Je sais ce que c'est, je suis médecin et je n’ai rien pu faire pour sauver ma fille, Mélanie, d’une maladie incurable il y a deux ans.

Je ne voulais pas qu’elle parte, elle était pleine de joie, toujours à l'écoute des gens, même si elle ne les appréciait pas toujours spécialement.

 

Je vous en prie, parlez-moi, juste un mot.

Vous ne pouvez pas rester dans cet état, il faut réagir, avoir du courage, vous êtes jeunes, vous avez toute la vie devant vous.

Vous avez de la peine certes, mais voyez-vous le chagrin que vous faites aussi à vos proches ?

 

Hugo écoute le docteur Druelle, il veut parler, mais aucun son ne sort de sa bouche.

Une larme coule sur sa joue. Il revoit la scène lorsqu’il a découvert le corps sans vie de Pauline. Il se recroqueville sur son lit et baisse les paupières…

 

Mathias sort de la chambre.

 

Les pauvres,  

Comment pouvoir tout effacer ?

Comment pouvoir oublier ces cauchemars ?

Combien de jours et de nuits faudra t-il, pour cicatriser ?

Comment réapprendre à vivre avec l’absence d’un être cher ?

Comment ne pas penser à la solitude qui envahit leur esprit ?

Comment affronter ce nouveau monde ?

Comment retrouver la force et le courage ?

Le mieux serait peut être de ne plus aimer ?

 

Émilie et Hugo se regardent.

Ils se sentent anonymes auprès des gens.

Ils ressentent une souffrance difficile à supposer. Ils se sentent invisibles.

 

Un sourire vaut parfois mieux qu’une parole. Ils ont compris que tous les deux, ils pourront s’entendre. Ils seront les meilleurs amis. Ils ne vont plus jamais se perdre de vue. Ils resteront ensemble. Ils s’acheminent vers un nouveau départ.

Chapitre 3

 

 

 

Toujours main dans la main, ils rejoignent l’appartement d’Émilie, rue Saint-honoré.

 

Ils sont allongés sur le lit. Émilie demande à Hugo comment s’est passé son séjour à Londres.

 

Elle met sa tête sur l’épaule d’Hugo, pose son bras sur son torse et baisse les paupières.

Hugo raconte, dépose doucement un baiser sur le front d’Émilie, ferme les yeux et s’endort à son tour.

 

Émilie dort toujours à poings fermés, étendue de tout son long, le bras posé à la place d’Hugo, elle est réveillée par les ronronnements de Crapule.

Elle s'aperçoit qu'Hugo n'est plus là. Il a laissé un mot sur lequel elle reconnaît aussitôt l'écriture.

 

Ma belle,

Je suis parti en ville, pour aller faire des courses. Ne t’inquiète pas,

À tout à l’heure.  

Je t'embrasse, Hugo.

PS : Il y a des croissants sur la table de la cuisine.

 

Tranquillement, elle se lève, va dans la cuisine et mange un croissant tout en se préparant un café.

 

Que va-t-elle faire aujourd'hui avec Hugo ?

Se balader dans les rues de Paris ? Aller voir un film? Une pièce de théâtre ? Rester à l’appartement ?  

 

Ses pensées sont interrompues par la sonnerie du téléphone.

 

En décrochant, elle regarde le numéro affiché : « numéro inconnu »

 

Qui cela peut-il bien être ? 

 

- Bonjour, excusez-moi de vous déranger. Je cherche à joindre mademoiselle Émilie Brandon, dit une voix masculine.

- Oui, c'est moi même.

- Vous connaissez monsieur Hugo Beauvallet ?  

- Oui, bien sûr, pourquoi ?

- Je suis désolé de vous dire ça mais…

- Que se passe t-il, qui êtes vous ?

- Je suis Paul Marin, officier de police, votre ami a eu un accident de voiture.

- Un accident de voiture ? C’est grave ?

 

Émilie se précipite dans le salon et s’aperçoit que les clefs de sa voiture ne sont plus sur le buffet.

- Allo ! Allo ! Mademoiselle … 

Émilie reste quelques instants sans voix, avant de répondre.

- Oui, où est-il ? Où êtes-vous ?

- Ne vous affolez pas, votre ami est légèrement blessé, nous sommes aux urgences de l'hôpital du Val de Grâce.

- Je prends un taxi et j’arrive.

- D’accord mademoiselle, nous vous attendons.

 

Elle raccroche aussitôt. Elle enfile un jean et un pull. En sortant de son immeuble, elle fait signe à un taxi. En quelques minutes, qui pour Émilie sont des heures, avec les embouteillages parisiens, le chauffeur la dépose devant l’hôpital.

 

Un homme en uniforme se trouve près des ambulances sur le parking des urgences. Émilie se dirige vers lui :

- Bonjour Monsieur… je suis Émilie Brandon, c’est vous qui m’avez  prévenue de l’accident de mon ami Hugo Beauvallet ? Où est-il ? Je veux le voir.

- Bonjour Mademoiselle, oui c’est moi qui vous ai appelé, ne vous inquiétez pas, il est entre de bonnes mains.

- Comment cela est-il arrivé ?

- Une voiture l'a percuté, alors qu'il avait la priorité en sortant d'un parking. Nous avons de suite été prévenus et nous nous sommes rendus sur le lieu de l’accident. J’ai trouvé votre nom et votre numéro de téléphone dans les papiers du véhicule.

- Dans quel état est-il ?

- Il va s'en sortir, je vous le promets.

 

Émilie fait les cent pas. Pour tenter de la rassurer, le policier lui dit :

- Cela aurait pu être pire.

 

Sans faire attention aux paroles du policier, elle continue de marcher dans un sens et dans un autre.

- Arrêtez s'il vous plaît, vous allez me donner le tournis.

Émilie s'arrête net.

- Vous voulez que je reste là, les bras croisés, à ne rien faire ?

- Vous êtes quelqu'un de proche ? De sa famille ?

- Oui, je vous ai dit, je suis… sa compagne.

 

Elle ne veut pas dire qu'ils sont simplement les meilleurs amis depuis longtemps.

- D'accord, je vois, allez attendre dans la salle d'attente, une infirmière vous appellera pour aller voir le médecin qui s'occupe de lui.

- Serait-il possible que je le voie maintenant, juste quelques instants ?

- Excusez-moi, je ne sais pas, je ne suis pas médecin ! Je vous laisse ma carte avec mon numéro de téléphone, si vous avez besoin, n'hésitez pas à m'appeler.

- Merci, c'est gentil.

- Bon courage mademoiselle.

 

Émilie entre dans le bâtiment et s'approche de l'accueil :

- Bonjour, je suis Émilie Brandon, la compagne d'Hugo Beauvallet, et je voudrais le voir.

 

L’hôtesse d’accueil pianote sur son ordinateur, pour voir où en sont les examens d'Hugo, quel médecin s'occupe de lui,

- Monsieur Beauvallet  est actuellement avec le docteur Druelle, attendez dans la salle d'attente, le docteur va venir vous recevoir, ils n'ont pas encore fini tous les examens.

 

Émilie la remercie, et se dirige vers la salle d'attente. Elle passe devant un distributeur, fouille dans son sac à la recherche de son porte monnaie, et se commande un café.

 

Depuis qu’elle s’est assise sur cette chaise de métal, couleur canari, le temps s’écoule lentement, Émilie s'inquiète et se dit que ça...

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