Rien sous la lune

De
Publié par

Sous le sang et les larmes, Abby déambule sur les trottoirs de la ville. Chez Arbeth, les autres chantent... dans ce petit cabaret de seconde zone, les hommes ont une vie entière derrière eux, refoulée, oubliée ou reniée. Abby y trouvera refuge, sacrifiant une candeur encore vivace, apprenant à vivre entre illusions et concessions, adoucissant sa peine dans la ferveur des chants populaires, allant au bout de sa passion afin d'en prendre toute la mesure... jusqu'à sentir enfin la vie grouiller au plus profond d'elle-même.
Publié le : dimanche 1 juillet 2007
Lecture(s) : 330
EAN13 : 9782296175280
Nombre de pages : 88
Prix de location à la page : 0,0062€ (en savoir plus)
Voir plus Voir moins
7 jours d'essai offerts
Ce livre et des milliers d'autres sont disponibles en abonnement pour 8,99€/mois

Marie Gutierrez

RIEN SOUS LA LUNE
(Comment j' ai rencontré Cary Grant)

Préface d'Andrzej

Seweryn

L'Harmattan

2007 5-7, rue de l'Ecole polytechnique; 75005 Paris

@ L'Harmattan,

http://www.Iibrairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattanl@wanadoo.fr ISBN: 978-2-296-03481-5 EAN : 9782296034815

Je vous invite à plonger dans la nuit de Rien sous la lune, à pousser la porte du cabaret, à rencontrer ces marginaux, ces artistes équilibristes suspendus audessus d'un abîme, réunis là par leurs solitudes. Ces endroits, il en existe partout dans le monde, avec les mêmes fumées de cigarettes, les mêmes paupières alourdies par trop de maquillage, les mêmes complaintes douces-amères. Vous pourriez y croiser les personnages de Tennessee Williams échappés pour un soir de leur bar de Tokyo ou les «grands et petits» de Botho Strauss, ou même, qui sait, l'ombre de l'héroïne de Sans toit, sans loi de Agnes Varda. .. Ces personnages -les nôtres- réunis par cette notion d'universalité, forment pour ainsi dire un assemblage de «caractères », de figures déjà connues, déjà vues; pourtant la tension dramatique omniprésente nous les rend attachants, nous nous passionnons pour leur destinée, happés par la force extraordinaire de leur fragilité. Chacun avec leur poids d'énigme, de tendresse, de méchanceté, de menace et d'amour. Marie Gutierrez creuse l'âme de ces êtres, dénonce leur complexité et leurs contradictions, refusant ainsi une vision manichéenne des choses, les explications tranchées. C'est pourquoi ces personnages sont de véritables cadeaux pour les acteurs, cousus-main avec une sensibilité palpable. J'aimerais tellement jouer le rôle d'Abby !... C'est une réelle héroïne de tragédie grecque: soumise à deux absolus qui s'affrontent, qui s'excluent, elle doit dépasser le dilemme pour devenir adulte, pour vivre. Là où les personnages de tragédie meurent,

ceux de Marie Gutierrez continuent leur vie; ayant trouvé dans l'art de faire des compromis un moyen et une raison de poursuivre leur existence, ils portent

leur croix - leur sensibilité et leur conscience.
Mus par une grande sincérité, ils sont avant tout vivants. Si un soir, au détour d'une rue je croisais Abby, que pourrais-je bien dire ou faire? Je l'accompagnerais sûrement dans le cabaret d'Arbeth et je regarderais ces gens, ces autres, je les écouterais chanter leur peine... et, en partant, j'oublierais peut-être sur le comptoir de Jimmy Paulette le texte de la lettre de Saint-Paul sur le sens de l'amour. Oui, j'ai été ému par ces personnages. Touché, sincèrement. Nous, gens de théâtre, nous avons un bien joli mot pour souhaiter à nos amis bonne chance. C'est un mot peu élégant mais on ne peut plus explicite. Eh bien, Marie Gutierrez, M. . ..! Nous attendons impatiemment la réalisation de votre texte au théâtre et la suite de vos écrits, transcendés par l'extraordinaire force de votre fragilité.

Andrzej Seweryn,
Sociétaire de la Comédie-Française.

« Un oiseau bleu veut sortir de mon cœur. (00 .J

Je dis: je sais que tu es là, ne sois pas triste. Puis je le rentre, mais il chante doucement à l'intérieur. Je ne ['ai pas laissé mourir. Et on dort ensemble, avec notre pacte secret. Cela suffit àfaire pleurer un homme, mais je ne pleure pas. Et toi? »
Charles Bukowski

à mes anges, passés trop vite.

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.