Mozambique

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Dans ce volume, six articles sont consacrés à la littérature mozambicaine contemporaine et mettent en valeur la société pluriethnique, plurilinguistique et pluriculturelle du Mozambique, à travers Vozes Anoitecidas (Les Baleines de Quissico) et Terra Sonâmbula (Terre somnambule) de Mia Couto, le roman Niketche, uma história de poligamia (Niketche : le parlement conjugal) de Paulina Chiziane et les contes Nós Matámos o Cão-Tinhoso (Nous avons tué le chien teigneux) de Luís Bernardo Honwana.
Publié le : samedi 1 mars 2014
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EAN13 : 9782336341743
Nombre de pages : 196
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MoZambiQue : littératures et sociétés contemporaines.
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S H D
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© INDIGO & Côté-femmes éditions 55 rue des Petites Écuries 75010 Paris http://www.indigo-cf.com ème Dépôt légal, 2 trimestre 2013 ISBN 2-35260-093-6
MoZambiQue : littératures et sociétés contemporaines.
Sous la direction de Geneviève Vilnet
Avec la participation deBenoît Dagobert(Université TechnologiQue de la Riviera Maya, MexiQue),Rosiany Peixoto Rocha(Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle), Neusa Maria Oliveira Barbosa Bastos(Universidade Presbiteriana MackenZie, Pontifícia Universidade Católica de São Paulo),Regina Helena Pires de Brito(Universidade Presbiteriana MackenZie, Institut National de LinguistiQue du Timor-Oriental),Albertina Ruivo(Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle),Geneviève Vilnet(Université de Caen Basse-Normandie).
INDIGO
DÉdICàCe
A Michel Laban, Professeur des Universités (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle), spécialiste en littérature et civilisation des pays africains de langue portugaise et traducteur littéraire, décédé à Paris le 25 novembre 2008. A travers cet ouvrage consacré à la littérature et à la société moZambicaine contemporaine, ses anciens étudiants et collègues lui rendent hommage, saluant ses écrits et son œuvre de traducteur.
Écrits sur le Cap-Vert, la Guinée-Bissau, São Tomé et Príncipe, le MoZambiQue, l’Angola et le Timor-Oriental dans les revues Vértice,Arquipélago,Jornal de Angola,Anto,Veredas,Revue Noire,Lusotopie,Cahiers du Crepal(Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle),Travaux et Documents(Université Paris 8, Vincennes-Saint-Denis). Publication de Quatre ouvrages de référence :Angola : Encontro com escritores(2 vol.),Cabo-Verde : Encontro com escritores(2 vol.),Mozambique : Encontro com escritores(3 vol.), São-Tomé et Príncipe : Encontro com escritores(Porto, Fund. Eng. A. de Almeida, 1991, 1992, 1998, 2002). Parmi les nombreuses œuvres littéraires traduites par l’auteur : Ballade de la plage aux chiens, Alexandra AlphaetLisbonne, livre deordouDe Profundis, valse lentede Cardoso Pires (Gallimard, 1986, 1991, 1998, 2008),Chiquinhode Baltasar Lopes (Actes Sud / Unesco, 1990)Insomniede Graciliano Ramos (Gallimard, 1998)
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MOzAMBIqUE João Vencio : ses amours, de Luandino Vieira (Gallimard, 1998), Récits et nouvelles du Cap-Vert : Claridade(Chandeigne, 1996), L’Esprit des eauxde Pepetela (Actes Sud, 2002),La Saison des fous, de José Eduardo Agualusa, (Gallimard, 2003),La Maison vieille des rives, d’Arnaldo Santos (L’Harmattan, 2008),Ricardo Rangel, photographe du Mozambique(Findakly, 1998),Contes tra-ditionnels du Mozambique(Chandeigne, 1999)Nous avons tué le chien teigneux, de Luis Bernardo Honwana Honwana (Chandeigne, 2006).
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PRÉFACE Geneviève Vilnet
Dans ce volume, six articles présentent une facette de la littérature et de la société moZambicaine contemporaine, à partir d’une vision francophone, brésilienne et portugaise. Les textes portent sur le domaine littéraire traversé par les champs linguistiQue, sociologiQue, anthropologiQue, artistiQue et philosophiQue. Romans ouestóriasplus brèves, ils incitent à lire, à voir, à comprendre mais aussi à imaginer et inventer la société pluriethniQue et multiculturelle moZambicaine contemporaine. Une société plurielle, portée par les provinces du Nord et du Sud, par la tradition et la modernité, par le féminin et le masculin, par la gémellité et les figures du double, par la force de l’oralité et la magie des écritures et langues plurielles. Dans un premier article, intitulé «L’espace dansVozes Anoitecidasde Mia Couto.», Benoît Dagobert s’attache à l’une des œuvres majeures du conteur et romancier à l’initiative du courant de la MoZambicanité des années 1990 et 2000, auteur moZambicain à l’heure actuelle le plus traduit et le plus primé. Dans ce volume de contes et de nouvelles, plus précisément d’estórias, publié en 1986, le travail de l’écrivain sur l’espace est exceptionnel. Entre réalisme magiQue et réalisme fantastiQue, l’espace moZambicain n’est pas seulement décor, il agit au cœur de la narration, au plus près des actions des personnages et de leur relation au monde. L’article montre le lien inédit de ceux-ci à la nature et leur confrontation aux espaces hostiles tandis Que le recours au rêve et à l’imaginaire devient
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MOzAMBIqUE l’une des seules réponses possibles. Si la mort est omniprésente dans le paysage narratif, des éléments du vivant peuplent également l’espace, associés à l’invention et à la création, à la magie et à la fantasmagorie, contribuant à la poétisation du récit. Dans cette Quête d’identité où l’espace ethnolinguistiQue et celui de l’oralité sont largement abordés, les imaginaires se construisent sur fond de paysage touché par les guerres. Dans cet article, Benoît Dagobert montre combien le lien à l’espace et sa perception sont essentiels dans le roman pour ceux dont les voix se sont souvent tues au cours de l’Histoire. Rosiany Peixoto Rocha relève l’importance de l’élément aQuatiQue et du rêve dans le romanTerra Sonâmbulade Mia Couto et s’appuie sur l’ouvrage de Gaston BachelardL’Eau et les rêvespour instaurer un dialogue entre le conteur romancier et le poète philosophe. Son article intitulé «A Água e o sonho emTerra Sonâmbula: um diálogo entre Mia Couto e Gaston Bachelard» tisse des liens entre la symboliQue de l’eau et les rêves Qu’elle véhicule. Dans un MoZambiQue ravagé par la guerre, le roman de Mia Couto conte la rencontre et l’errance du jeune KindZu et de l’homme mûr Muidinga, tandis Qu’un récit emboîté éclaire à la fin du roman l’histoire de KindZu et sa véritable identité. Dans ce roman-Quête au titre poétiQue et songeur, traduit en français sous le titreTerre somnambule, les personnages, à l’instar de la terre, errent sur les chemins dévastés par la guerre, à demi-inconscients et sans réel destin. Seuls la terre et l’eau, les plantes et la faune les entourent et les accompagnent tandis Que le rêve devient la seule échappatoire et la capacité à rêver, leur seul espoir. L’article de Rosiany Peixoto Rocha, complémentaire à celui de Benoît Dagobert, montre l’importance de l’accès au rêve et à l’imaginaire cheZ Mia Couto, en particulier dans ce roman Qui porte sur la mémoire et la construction de l’identité.Terra SonâmbulaetVozes Anoitecidas, les deux ouvrages les plus importants de l’auteur, se complètent et révèlent le travail d’écriture du romancier et l’importance Qu’il accorde à la construction desestórias, histoires produites aux confins des cultures africaines, de l’océan Indien et européennes. Geneviève Vilnet poursuit la lecture deTerra Sonâmbula,à travers une approche paratextuelle et intertextuelle montrant le rôle de cette terre somnambule dans l’acte d’écriture et de lecture. Terre Qui communiQue en silence avec la solitude des hommes, figure erratiQue et énigmatiQue,
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LITTÉRATURES ET SOCIÉTÉS CONTEMPORAINES elle enrichit l’imaginaire des hommes et les aide à entrevoir un futur. Dans ce roman traitant de l’errance et de la relation entre les êtres, la nature et le cosmos, tous les éléments participent à la transmission de l’histoire individuelle et collective, de l’imaginaire, de la mémoire, de l’écriture et de la lecture. L’intertextualité très dense souligne le Questionnement de l’écrivain Quant au versant erratiQue et énigmatiQue de l’écriture et de la lecture. L’ouvrage de Jean Bessière,Enigmaticité de la littérature,permet d’approfondir cette réflexion. En effet,Terra Sonâmbularévèle la singularité et la complexité de ce parcours erratiQue et métaphoriQue, sur fond de gémellité secrète. Neusa Barbosa Bastos et Regina Pires de Brito, dans leur article intitulé «Mia Couto e um contato lusófono MoçambiQue/Brasil.», reviennent sur l’histoire politiQue et linguistiQue du MoZambiQue et sur le concept de lusophonie. Puis elles commentent la diffusion de la production littéraire africaine au Brésil, depuis les années 70, époQue des indépendances, et la bonne réception des oeuvres. Elles soulignent en particulier l’importance au Brésil des écrivains moZambicains avant de s’intéresser plus particulièrement à la réception de l’œuvre de Mia Couto. Rappelant l’intérêt du conteur et romancier moZambicain pour les écrivains brésiliens comme Jorge Amado et Guimarães Rosa, elles commentent son travail linguistiQue de recréation et d’invention Qui vise à représenter le peuple moZambicain, sa relation à la culture, à la langue portugaise et à la lusophonie. Cet article montre également combien les échanges littéraires et la diffusion des œuvres enrichissent les différentes cultures y compris celles d’une même aire linguistiQue, comme celles du MoZambiQue et du Brésil, permettant de les éclairer et de les rapprocher. Conteuse et romancière, ayant elle-même contribué largement à l’originalité du courant de la MoZambicanité, Paulina ChiZiane publie en 2002 un roman Qui raconte une histoire de polygamie parmi tant d’autres. Roman aux accents de la Négritude et de l’Africanité, réinterprétés à la lumière de la MoZambicanité, il s’inspire de manière très originale de la thématiQue du corps et de la danse pour dépasser la simple réflexion sociologiQue sur le thème de la polygamie au profit d’une réflexion artistiQue et philosophiQue. Dans son article intitulé «Le corps et la danse, écritures plurielles dans le roman de Paulina ChiZianeNiketche : uma História de PoligamiaouLe Parlement conjugal : une histoire de
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