Clandestin

De
Publié par

"Alfredo Fressia possède le bonheur de la remarquable intimité de sa voix avec la poésie. C'est ce qui permet de nous identifier avec ce paradoxal clandestin : nous nous reconnaissons dans ses vers au moment même où ces poèmes nous changent, nous rendent autres du fait même de les avoir lus. Il existe dans l'écriture de Fressia une sagesse de soi-même, un nosce te ipsum qui passe outre le discours confessionnel pour nous interpeller directement". Dirceu Villa
Publié le : dimanche 1 septembre 2013
Lecture(s) : 33
Tags :
EAN13 : 9782336324050
Nombre de pages : 122
Prix de location à la page : 0,0076€ (en savoir plus)
Voir plus Voir moins
7 jours d'essai offerts
Ce livre et des milliers d'autres sont disponibles en abonnement pour 8,99€/mois
Alfredo FRESSIA
Clandestin
Clandestin
3
Poètes des cinq continents En hommage à Geneviève Clancy qui l’a dirigée de 1995 à 2005. La collection est actuellement dirigée par Philippe Tancelin et Emmanuelle Moysan La collectionPoètes des cinq continentsnon seulement révèle les voix prometteuses de jeunes poètes mais atteste de la présence de poètes qui feront sans doute date dans la poésie francophone. Cette collection dévoile un espace d’ouverture où tant la pluralité que la qualité du traitement de la langue prennent place. Elle publie une quarantaine de titres par an. Déjà parus 593 – Tònia PASSOLA,Margelle d’étoiles, 2013. 592 – Jacques GUIGOU,Exhaussé de l’instant, 2013. 591 – MALIBERT,Demeterre, 2013. 590 – José LE MOIGNE,Echos de l’ile,2013. 589 – Patrick RAVEAU,Feux de lumière tardive,2013. 588 – VÂN HҦI,Les poèmes de Vân.Témoignage (bilingue vietnamien-français), 2013. 587 – Joseph OHMANN-KRAUSE,Le livre d’heures, 2013. 586 – Carole MIROCHE,La femme barkhane,2013. 585 –Serpilekin Adeline TERLEMEZ,Mon ombre et Moi,2013.584 – Arnaud DELCORTE,Éden, 2013.583 – Philippe TANCELIN (dir.),À la rencontre de Geneviève Clancy, 2013. 582 – Serge VENTURINI,Éclats d’une poétique de l’approche de l’inconnaissable, 2013. 581 –Jean-François COCTEAU,Evidence, 2012. 580 – François-H. CHARVET,D’esquifs en bouquets de sable, 2013. 579 – Philippe TANCELIN,Poet(h)ique de l'Urgence (regards croisés), 2013. 578 – Carlos ALVARADO-LARROUCAU,Des cours d’eau, 2013. 577 – Théodore Mann,Terminaisons, 2013. 576 – Enán BURGOS,À l’aube du sacré, 2013. 575 – Georges MAVOUBA-SOKATE,Libertés d'oiseaux et de pierres vives, 2013. 574 – Monique OBLIN-GOALOU,Résonances, 2013. 573 – Damien BERDOT,Le Livre des sacrifices de Valère Méziers, 2013. 572 – Véronique BRUNET,Voyage poétique au nord du Chili, 2013.
Alfredo Fressia ClandestinTraduction d’Annie Salager et Alfredo Fressia
5
© L'HARMATTAN, 2013 5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-01498-2 EAN : 9782343014982
6
A Jean-Francis Aymonier, In Memoriam
7
 TRADUITDE L’URUGUAYEN  CeClandestinmon premier recueil de poèmes en est France, en version bilingue. Je suis un poète uruguayen, c’est-à-dire latino-américain, c’est-à-dire appartenant à un continent métis. Il faudra toujours me traduire en Europe.  Ille faut même si l’Europe occupe une place importante dans mon continent et dans ma vie. Je restel’autreEurope. Il faut que je me traduise même si je en suis moi-même d’origine européenne: espagnol —la famille galicienne de ma mère— et italien —les Fressia viennent du lac de Côme, entre l’Italie et la Suisse—.  Ilm’est arrivé de naître en Uruguay où j’ai fait mes études et c’est en Uruguay que j’ai publié mon premier recueil de poésie, en 1973, voilà exactement 40 ans. Je suis uruguayen à part entière même si j’habite au Brésil depuis 1976, il y a quatre décennies déjà. Mon parcours reste une petite histoire banale dans l’Histoire de mon continent :le coup d’État en Uruguay, un homme forcé à partir, un poète que fuyait une dictature et qui a pris refuge dans un autre exil, le Brésil de l’époque. Je me traduis depuis. Voilà quatre décennies que j’habite un pays de langue portugaise. Je continue d’écrire en espagnol. Et oui, je parle français aussi, comme beaucoup d’Uruguayens de ma génération.  Jesais que « Uruguay » ne veut pas dire grand-chose à un lecteur français. J’en ferai une traduction littéraire: voilà, c’est le tout petit pays entre le Brésil et l’Argentine, sur l’Atlantique, le pays qui a ceci d’irréel d’avoir été la patrie d’Isidore Ducasse, Comte de Lautréamont, de Jules Laforgue et de Jules Supervielle.  Àpropos, Murilo Mendes, un poète brésilien, avait écrit un poème en prose intitulé «L’Uruguay ».C’était dans les années 60. Je le traduis, aussi :
9
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.