Courts poèmes long-courriers

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Ce recueil, composé de sonnets, est consacré à de longs voyages aériens, vers l'Afrique noire, les Amériques, l'Asie et l'Océanie. Il se prolonge par une méditation sur une destination intitulée "Ailleurs", à la fois plus lointaine et plus intérieure.

Publié le : dimanche 1 mai 2011
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EAN13 : 9782296806245
Nombre de pages : 115
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 Maquette de la couverture : Osama Khalil Illustration de la couverture : xylographie de Sergio Birga     
 
 Illustrations Sergio Birga
Courts poèmes long-courriers               Dominique Thiébaut LEMAIRE
             
  
Le Scribe cosmopoliteŔPoésie Collection dirigée par Osama Khalil  
                     © Le Scribe l’Harmattan ISBN : 978-2-296-54655-4
 
 
          
Il faut de tout pour faire un monde Il faut d’abord l’idée du tout Se dire aussi la terre est ronde Mais on ne peut en voir le bout
Des hauts des bas du plein des trous Des jours de joie des nuits profondes Il faut de tout pour faire un monde Il faut d’abord l’idée du tout 
De la violence et des yeux doux Sous un ciel i ’ en rotonde qu s ouvre Le bien qui donne un espoir fou Le mal qui bruit avec faconde Il faut de tout pour faire un monde     
  
Matière en feu souffles de vent Le philosophe avait ses mondes Cherchant à devenir vivants Si nouveaux que le front se plisse Autour de lui faisant la ronde Sans lui laisser la pensée lisse  J’en ai vu moi aussi plusieurs Autour de mes yeux se mouvant Soucieux de choisir le meilleur Et le plus vrai parmi ces mondes Certains gravitant gravement Quand d’autres voguent sur des ondes  N’aurais-je pas faible devin Laissé leplus radieux d’entre eux Trop beau pour moi partir en vain Hanter la sphère des possibles Et disparaître aventureux Dans l’éclat d’astres combustibles  A moins qu’il ne soit revenu Dans une âme plus incendiaire Ou dans la mienne en inconnu Sans galaxie comme équipage Faire en secret de la lumière Entre les lignes de mes pages
Préface   En publiant aprèsAérogrammes ce deuxième recueil illustré par Sergio Birga et consacré à des impressions de voyages aériens recueillies au long d'une carrière internationale bien remplie, Dominique Thiébaut Lemaire poursuit un travail séduisant qui, dans une langue superbe, confère des lettres de noblesse à ce genre inédit dans notre littérature.  Au début du XXe siècle, en effet, l’écrivain et poète-voyageur se déplace en train (Cendrars), en cargo marchand (Louis Brauquier), et ce n’est que peu à peu que l’avion, militaire d’abord, puis mythique (l’Aéropostale) Ŕ toujours héroïqueŔ en gagne importance. Dans les cinquante dernières années du siècle, devenu moyen dede masse, pour hommes d’affaires, diplomatestransport et bien sûr touristes, il n’est plus guère « chanté ». Cocteau aurait-il jeté un anathème sur ce vecteur moderne en se plaignant que les avions voyagent désormais plus vite que nos âmes ?  Dans leparcours de mots (IV) où s’engage ici le poète, est explicitement recherchéela calligraphie d’une aérienne aisance, qui n’exclut pas le ton plaisant du conteur :Si la terre soudain tournait sur un autre axe/ L’idiome des climats changerait de syntaxe(LXX). Comme pourAérogrammes, ce parcours est balisé par un classement géographique. Rien n’interdit cependant au lecteur qui commence à rêver de composer son propre circuit, feuilletant le recueil au gré des impressions déclenchées par exemple par les toponymes parés des prestiges du voyage.   
  
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Quel que soit l’ordre de la lecture-découverte, le lecteur-voyageur ne sera pas déçu : sentiments, rencontres, paysages de différentes échelles, sensations physiologiques - bien-être ou angoisses du voyageur installé dans cetueur sauveur l’avion Sans (XXIII)... bouder au passage le plaisir de nombreuses notations picturales et symboliques :Dans la brousse non loin les baobabs s’attroupent/ Aérophages lourds à patte enracinée /Portant comme abdomen un grand ciel calciné(XXIX).  Bien qu’il soit tout aussi à l’aise dans la ballade ou le rondeau, Dominique Thiébaut Lemaire utilise ici la forme du sonnet, parfaitement adaptée au propos. La jouissance sonore procurée par une maîtrise savante de l’alexandrin accompagne, sans jamais l’oblitérer, ce voyage qui, bien qu’international, est aussi Ŕ qu’on me pardonne ce jeu de motsŔvol intérieur.  C est que le recueil s’élargit, pour finir, et sans emphase, à des considérations plus générales. Ces visions, ces paysages, cette dynamique du voyage qui passent par le langage conduisent l’auteur à s’interroger :Reste-t-il de l’inconnu digne qu’on l’explore … / Dans le grand jeu du langage(LXV) et à suggérer une solution :Que le secret n’est pas dans le fond des cieux vagues/ Maisdans le mot premier dans l’amorce de braise (LXXV) Ŕ étant précisé que le mot premier n’est pas forcément celui par lequel débute le poème.  Que le lecteur n'hésite donc pas à explorer cet état du monde que l'auteur lui offre à partager dans un parcours de mots. Sachant que le plaisir de poésie n'est pas seulement de parcourir la réalité sensible, mais aussi d'approcher l'indicible:les mots parfois on en tire/ Le fil et l’on trouve encore un mystère(LXXXV).     
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Philippe Démeron RevueLes Citadelles
 
Envo
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