Le Semeur de cendres

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Charles GuérinLe Semeur de cendres : 1898-1900eSociété du Mercure de France, 1901 (2 éd.) (pp. 227-234).Ô JEUNESSE, FERVENT ET CLAIR FOYER D’AMOUR 9LIVRE PREMIERINUIT D’OMBRE, NUIT TRAGIQUE, Ô NUIT DÉSESPÉRÉE 13IIMARS. UN OISEAU, FAUVETTE OU GRIVE JE NE SAIS 18IIIDEVANT LE CIEL DE NACRE ET D’OR D’UN SOIR D’ÉTÉ 21IVQUAND, AU MATIN, JE VOIS TES PERSIENNES S’OUVRIR 25VL’ABEILLE QUI PLONGEAIT DANS CETTE CAMPANULE 27VIAU BOUT DU CHEMIN 28VIITU RANGEAIS EN CHANTANT POUR LE REPAS DU SOIR 30VIIITACITURNES, LE FRONT BAISSÉ, NOUS TISONNONS 33IXOCTOBRE A SN MANTEAU D’AZUR FOURRÉ DE VAIR 34XCE SOIR, SUR LE CHEMIN SONORE DU COTEAU 36XIVOUS QUI SUR MON FRONT, TOUTE EN LARMES 38XIIÔ TRAGIQUES INSTANTS DU DÉPART, HEURE AMÈRE 40XIIIUN SOIR, AU TEMPS DU SOMBRE ÉQUINOXE D’AUTOMNE 42XIVL’HIVER A, CETTE NUIT, UNE ODEUR DE PRINTEMPS 47XVLE SABLE DU RAVIN EST ROUGE. L’EAU QUI COULE 49XVILE SOLEIL DE CE JOUR D’AUTOMNE SE COUCHA 53XVIIMAÎTRESSE, TENDRE ET NOBLE AMIE AU PUR VISAGE 55XVIIIJ’IMAGINE SOUVENT TA MAISON ; JE T’Y VOIS 58XIXLE JOUR BLANC SE LEVAIT À PEINE SUR LA MER 61XXLA NUIT RÉPAND SUR LE VILLAGE 67XXICONTEMPLE TOUS LES SOIRS LE SOLEIL QUI SE COUCHE 83XXIIVOUS, LE CHARME ET L’HONNEUR DE MON JARDIN NATAL 86XXIIIC’ÉTAIT ENCORE UN SOIR AU COUCHER DU SOLEIL 88XXIVAINSI QU’UN LIERRE OBSCUR CEINT LE BORD D’UNE COUPE 92XXVÔ JARDIN ! QUAND LA MORT AU CŒURS SOMBRE FIDÈLE 94XXVIUNE FLÛTE AU SON PUR, JE NE SAIS OÙ, SOUPIRE 100XXVIILA ...
Publié le : dimanche 22 mai 2011
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Charles Guérin Le Semeur de cendres: 1898-1900 e Société du Mercure de France, 1901 (2éd.) (pp.227-234).
Ô JEUNESSE, FERVENT ET CLAIR FOYER D’AMOUR 9 LIVRE PREMIER I NUIT D’OMBRE, NUIT TRAGIQUE, Ô NUIT DÉSESPÉRÉE 13 II MARS. UN OISEAU, FAUVETTE OU GRIVE JE NE SAIS 18 III DEVANT LE CIEL DE NACRE ET D’OR D’UN SOIR D’ÉTÉ 21 IV QUAND, AU MATIN, JE VOIS TES PERSIENNES S’OUVRIR 25 V L’ABEILLE QUIPLONGEAIT DANS CETTE CAMPANULE 27 VI AU BOUT DU CHEMIN 28 VII TU RANGEAIS EN CHANTANT POUR LE REPAS DU SOIR 30 VIII TACITURNES, LE FRONT BAISSÉ, NOUS TISONNONS 33 IX OCTOBRE A SN MANTEAU D’AZUR FOURRÉ DE VAIR 34 X CE SOIR, SUR LE CHEMIN SONORE DU COTEAU 36 XI VOUS QUISUR MON FRONT, TOUTE EN LARMES 38 XII Ô TRAGIQUES INSTANTS DU DÉPART, HEURE AMÈRE 40 XIII UN SOIR, AU TEMPS DU SOMBRE ÉQUINOXE D’AUTOMNE 42 XIV L’HIVER A, CETTE NUIT, UNE ODEUR DE PRINTEMPS 47 XV LE SABLE DU RAVIN EST ROUGE. L’EAU QUICOULE 49 XVI LE SOLEIL DE CE JOUR D’AUTOMNE SE COUCHA 53 XVII MAÎTRESSE, TENDRE ET NOBLE AMIE AU PUR VISAGE 55
XVIII
J’IMAGINE SOUVENT TA MAISON ; JE T’YVOIS 58 XIX LE JOUR BLANC SE LEVAIT À PEINE SUR LA MER 61 XX LA NUIT RÉPAND SUR LE VILLAGE 67 XXI CONTEMPLE TOUS LES SOIRS LE SOLEIL QUISE COUCHE 83 XXII VOUS, LE CHARME ET L’HONNEUR DE MON JARDIN NATAL 86 XXIII C’ÉTAIT ENCORE UN SOIR AU COUCHER DU SOLEIL 88 XXIV AINSI QU’UN LIERREOBSCUR CEINT LE BORD D’UNE COUPE 92 XXV Ô JARDIN ! QUAND LA MORT AU CŒURS SOMBRE FIDÈLE 94 XXVI UNE FLÛTE AU SON PUR, JE NE SAIS OÙ, SOUPIRE 100 XXVII LA CHÈVRE DANS L’ENCLOS QUIL’ENFERME PIÉTINE 102 LIVRE SECOND XXVIII LA PENSÉE EST LA PLUS AMÈRE DES MAÎTRESSES 105 XXIX JE SUBIS LA PEINE DU DAM 108 XXX LA MÉMOIRE DE L’HOMME EST UNE PIERRE DURE 110 XXXI J’AI DANSL’ÂTRE ENCOR VIDE ET SÉVÈRE JETÉ 111 XXXII MA PLUME, CETTE NUIT DE DOUTE ET DE TÉNÈBRES 113 XXXIII PLUTÔT QU’UN MÉDIOCRE HONNEUR, ACCORDEZ-MOI 119 XXXIV ÉCOUTE. QUELQU'UN CHANTE OU SOUPIRE, POÈTE 121 XXXV PARFOIS L’ESPRIT SE PERD DANS LA FORÊT DES MOTS 123 XXXVI AIMER, RÊVER, PRIER, SE TAIRE 125
XXXVII D’APRÈS LES ENTRELACS INGÉNIEUX DU NID 130 XXXVIII L’HUMBLE POTIER, MODELEUR 132 XXXIX LA PENSÉE EST UNE EAU SANS CESSE JAILLISSANTE 136 XL HEUREUX QUI, D’UNE VEINE ÉGALE 138 XLI VOICI DEVANT MESYEUX LA TABLE COUTUMIÈRE 141 XLII À L’HEURE OÙ L’ORIENT D’ÉTOILES SE DIAPRE 143 XLIII CETTE VIEILLE EST LA SŒUR DES BORNES DU CHEMIN 147 XLIV IL EST SI TARD, IL FAIT, CETTE NUIT DE NOVEMBRE 149 XLV DESCENDS PLUS BAS ENCOR QUE DANTE DANS LA NUIT 151 XLVI LE POÈTE S’ACCUSE ICID’AVOIR ÉTÉ 153 XLVII TE VOILÀ NUE, AVEC TES BIJOUX, TOUTE EN FLEUR 155 XLVIII AMI, RAPPELLE-TOI LES SOIRS 157 XLIX COMME UN ANGE DÉCHU QUIMARCHE DANS SES AILES 160 L JE SOUFFRE, LAISSEZ-MOISOUFFRIR, LAISSEZ-MOI SEUL 163 LI ME SENTANT FAIBLE ET SEUL AU MONDE ET MISÉRABLE 165 LII LA DOULEUR AU CHEVET DE NOTRE LIT S’ASSEOIT 166 LIII TOUT ÊTRE A SON REFLET OU SON ÉCHO. LE SOIR 168 LIV QUAND LE SIÈCLE DÉCHOIT DE L’IDÉAL DIVIN 169 LV AH ! SEIGNEUR, DIEU DES CŒURS ROBUSTES, RÉPONDEZ 170 LVI
IL EST TEMPS D’ÉCLATER DE RIRE SUR TOI-MÊME 171 LVII C’EST VOUS, VOLUPTUEUX CHÉNIER, VOUS, GRAND VIRGILE 173 LVIII LES ROSIERS CHARGÉS D’EAU LUISENT. LE CRÉPUSCULE 175 LIX GOÛTE, ME DIT LE SOIR DE JUIN AVEC DOUCEUR 177 LX À L’OUEST OÙ MEURT LA LUMIÈRE 179 LXI TON CŒUR EST FATIGUÉ DES VOYAGES ? TU CHERCHES 182 LXII SEPTEMBRE. LE COUCHANT ROUGIT LES HAUTS FEUILLAGES 184 LXIII BAIGNER AU POINT DU JOUR SES LÈVRES DE ROSÉE 187 LXIV MURE COMME UN CAVEAU TA CELLULE, POÈTE 190 LXV JE VAIS SUR LA PELOUSE HUMIDE DE ROSÉE 193 LXVI JUIN FLAMBOIE. ÉTENDU DANS LA PRAIRIE EN FLEUR 196 LXVII CLARTÉ DU CIEL, CLARTÉ DES EAUX, JE VOUS SALUE 199 LXVIII LE VENT POUSSE EN CHANTANT MA FENÊTRE ENTR’OUVERTE 201 LXIX DES CLOCHES. C’EST LE JOUR DE PÂQUES, SOMBRE CŒUR 206 LXX L’HOMME SOMBRE QUISIÈGE AU CONSEIL DES IMPIES 208 LXXI NOUS SOMMES, Ô MON DIEU, PLUSIEURS DANS LA CITÉ 211 LXXII CE SOIR, MON DIEU, JE VIENS PLEURER, JE VIENS PRIER 214 LXXIII COMME UN FAIBLE ABRISSEAU QUIBOIT PAR LA RACINE 216 LXXIV LE JUSTE DIT : « MA TÂCHE EXPIRE AVEC LE JOUR » 217 LXXV LOIN DES TOMBEAUX DE MARBRE ÉLEVÉS À LA GLOIRE 219
ÉLÈVE MON ESPRIT ET M’ENSEIGNE, Ô SAGESSE 223
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